Créer votre espace personnel

Connectez-vous avec Google afin de synchroniser vos favoris et vos futures collections.

Nouvelle collection

Ex. Conciles · Ex. À lire · Ex. Histoire

Renommer la collection

40 caractères maximum. Le nom doit être unique.

Nouvelle sous-collection

Changer l'icône

Changer la couleur

Supprimer la collection

Collection
Ressources

Voile chrétien

Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur la première Épître aux Corinthiens

Nous devons nous demander pourquoi l’homme ne devrait pas se voiler la tête, mais bien la femme. Cela peut être compris de deux manières : premièrement, parce qu’un voile posé sur la tête désigne le pouvoir d’un autre sur la tête d’une personne existant dans l’ordre de la nature. Par conséquent, l’homme existant sous Dieu ne devrait pas avoir une couverture sur sa tête pour montrer qu’il est immédiatement soumis à Dieu ; mais la femme devrait porter une couverture pour montrer que, outre Dieu, elle est naturellement soumise à un autre. On met donc un terme à l’objection concernant le serviteur et le sujet, car cette sujétion n’est pas naturelle. Deuxièmement, montrer que la gloire de Dieu ne doit pas être cachée mais révélée ; tandis que la gloire de l’homme doit être cachée. C’est pourquoi il est dit dans Ps 115 : « Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre nom, donnez la gloire ».

Saint Augustin, Lettre CCXLV

Je ne veux pas pourtant que vous vous hâtiez d’interdire les parures d’or et les riches vêtements, sauf à l’égard de ceux qui, n’étant pas mariés et ne désirant pas se marier, ne doivent songer qu’à plaire à Dieu. Quant aux autres, ils pensent à ce qui est de ce monde ; les maris cherchent à plaire à leurs femmes et les femmes à leurs maris. Il ne convient pas pourtant que les femmes, même celles qui sont mariées, laissent voir leurs cheveux : l’Apôtre veut qu’elles soient voilées. Pour ce qui est de l’emploi du fard afin de se donner plus d’éclat ou de blancheur, c’est une misérable falsification : je suis bien sûr que les maris eux-mêmes ne voudraient pas être ainsi trompés ; or, c’est seulement pour leurs maris qu’il est permis aux femmes de se parer : c’est une simple tolérance et non point un ordre. Car la vraie parure, surtout des chrétiens et des chrétiennes, ce n’est point le charme menteur du fard, ni l’éclat de l’or, ni la richesse des étoffes, ce sont les bonnes mœurs.

Tertullien, Du voile des vierges

Nous sommes scandalisées, disent les filles mondaines, de ce que d’autres marchent voilées ; et elles aiment mieux s’en scandaliser que de les imiter. Le scandale, si je ne me trompe, n’est pas l’exemple d’une bonne chose, mais d’une mauvaise qui porte au péché. Les bonnes choses ne scandalisent que les esprits pervers. S’il est vrai que la modestie, la pudeur, le mépris de la gloire, le désir de plaire à Dieu soient des choses bonnes, tous ceux qui se scandalisent d’un tel bien reconnaissent que le mal est en eux.

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue

Il faut qu’elles aient la tête voilée quand elles paraissent en public ; car il leur est vraiment honteux que leur beauté serve de piège à la faiblesse des hommes, ou de se servir d’un voile de pourpre pour mieux attirer leurs regards.

1 Corinthiens XI, 6

Si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique (Question 169, article 2)

« Toutefois il ne convient pas aux femmes, même mariées, de laisser voir leurs cheveux, car l’Apôtre leur ordonne de se voiler la tête. » Dans ce cas cependant, certaines pourraient ne pas commettre de péché, si elles ne le font pas par vanité, mais à cause d’une coutume contraire, bien que cette coutume ne soit pas à recommander.

Saint Jean Chrysostome, Homélie XXVI sur la première Épître aux Corinthiens

« Si une femme ne se voile point la tête, elle devrait donc avoir aussi les cheveux coupés. » Si vous rejetez le voile, dit l’apôtre, que Dieu vous a donné, rejetez donc aussi le voile de la nature. On objectera : comment serait-ce une honte pour la femme de s’élever à la gloire de l’homme ? Nous répondrons, nous, qu’elle ne s’élève pas, qu’elle tombe, qu’elle se dégrade de ses propres honneurs ; car outrepasser ses limites, les lois reçues de Dieu, les transgresser, ce n’est pas ajouter à ses prérogatives, c’est les diminuer. […] Eh bien, dira-t-on, si sa chevelure lui a été donnée comme un voile, à quoi bon y ajouter un autre voile ? c’est que la femme ne doit pas confesser sa dépendance uniquement par des signes naturels, elle la doit reconnaître aussi par sa volonté. Tu dois porter un voile que la nature tout d’abord t’a imposé ; joins-y donc l’œuvre de ta volonté, si tu ne veux pas avoir l’air de renvoyer les lois de la nature ; ce serait le comble de l’impudence de prendre à partie, non-seulement nous, mais la nature.

Code de Droit Canonique de 1917 (Canon 1262, Paragraphe 2)

Quand ils assistent aux fonctions sacrées, spécialement à la messe, soit à l’église, soit au dehors, les hommes doivent être découverts, à moins que les circonstances n’imposent le contraire, ou que les usages n’exigent qu’ils restent couverts ; quant aux femmes elles doivent avoir la tête couverte et être vêtues modestement, surtout quand elles s’approchent de la sainte table.

Dom Bernard Maréchaux, Le Sel de La Terre (Nº 51, Hiver 2004-2005)

Même dans son intérieur, il y a seulement vingt-cinq ans, une femme sérieuse n’était jamais tête nue ; elle portait quelque chose, un bonnet flottant, une mantille, un fichu ; elle était couverte. Aujourd’hui les femmes vont dans les rues sans coiffure quelconque ; en certains pays, elles entrent à l’église, en cheveux. En Italie, les filles et les femmes qui exceptionnellement sont entrées à l’église tête nue, s’en accusent en confession comme d’un péché ; il nous semble voir encore les petites filles de Rome se jeter un bout de mouchoir sur les cheveux, avant de pénétrer dans le lieu saint. Ce sont là les vestiges de la coutume chrétienne qui était invariable. Autrefois on eût été aussi choqué de voir une femme tête nue, même dans un salon, qu’on le serait de voir un homme dans ce même salon le chapeau sur la tête. On dirait de celui-ci : c’est un malotru. On eût dit de celle-là : c’est une effrontée. […] On nous dira que c’est vainement que nous prêchons l’adoption du voile par les chrétiennes de nos jours. Nous leur demandons seulement que, comme leurs mères ou aïeules, elles aient la tête modestement couverte : par ce seul fait, elles exhaleront un parfum de modestie chrétienne, elles inspireront le respect. Le respect n’ira jamais de la sorte à une personne en cheveux.

Saint Jérôme, Commentaires sur les lettres de Saint Paul

Celle-là doit vous paraître belle et digne d’être admise dans votre société, qui ignore qu’elle est belle ; qui ne tire point parti de ses avantages extérieurs ; qui, se produisant en public, ne découvre ni son cou ni sa poitrine ; qui reste la tête couverte de son voile, et qui ne l’écarte que pour se ménager l’ouverture nécessaire pour guider sa marche.