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Prosélytisme

Héribert Jone, Précis de théologie morale catholique (Page 76)

On est obligé, par un commandement de Dieu, de professer publiquement la foi, lorsque le silence ou une parole évasive comporterait un reniement de la fol, ou un mépris de la religion, ou une injure envers Dieu, ou un scandale pou le prochain (cf. canon I345, § I).

Pape Pie XI, Quadragesimo Anno (Encyclique)

Qu’ils s’unissent donc, tous les hommes de bonne volonté qui, sous la direction des pasteurs de l’Église, veulent combattre ce bon et pacifique combat du Christ ; que, sous la conduite de l’Église et à la lumière de ses enseignements, chacun selon son talent, ses forces, sa condition, tous s’efforcent d’apporter quelque contribution à l’œuvre de restauration sociale chrétienne que Léon XIII a inaugurée.

Ephésiens VI, 14-17

Tenez donc fermes, ayant vos reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice, les pieds chaussés de zèle pour l’évangile de la paix, prenant par-dessus tout le bouclier de la foi, au moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. Prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu.

Pape Innocent III, Encyclique aux comtes et barons, fidèles et populations du royaume de France

En avant, donc, chevaliers du Christ ! En avant, vaillantes recrues de l’armée chrétienne ! […] Appliquez-vous à détruire l’hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera […] Quant au comte de Toulouse, chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres, afin que des habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés.

Saint Augustin, Sermon 185

L’Église persécute par l’amour, les autres par la haine ; elle veut ramener, les autres veulent détruire ; elle veut tirer de l’erreur, et les autres y précipitent. L’Église poursuit ses ennemis et ne les lâche pas jusqu’à ce que le mensonge périsse en eux et que la vérité y triomphe.

Saint Pie V

Gardez-vous de croire, très-chère fille en Jésus-Christ, que l’on puisse faire quelque chose de plus agréable à Dieu que de persécuter ouvertement ses ennemis, par un zèle pieux pour la religion catholique.

Pape Pie XII, Invicti Athletae (Encyclique)

Aujourd’hui, comme Nous l’avons dit, vénérables frères, la religion catholique est exposée partout à de graves périls. Il est par conséquent nécessaire de la défendre par tous les moyens possibles, de l’expliquer et de la propager. Dans cette cause insigne, que non seulement les Ministres sacrés vous portent aide, eux qui par l’office qui leur est confié, doivent vous fournir une assistance zélée, mais aussi le laïcat, si généreux et si prêt à participer au combat pour la Paix de Dieu.

Don Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché ( Pages 104-105)

Dans chaque localité, il faut qu’ils se connaissent, se voient, s’unissent. Il ne doit pas y avoir aujourd’hui une cité, une bourgade catholique qui n’ait son noyau d’hommes d’action. Cette organisation attire les indécis, donne du courage aux hésitants, fait contrepoids à l’influence du « qu’en dira-t-on » et rend chacun fort de la force de tous. Vous n’êtes qu’une douzaine d’hommes de cœur, n’importe : fondez une académie de la jeunesse catholique, une conférence ou du moins une confrérie. Mettez-vous aussitôt en relation avec la société analogue de la ville voisine ou de la capitale. Serrez-vous de la sorte dans toute la contrée, associations avec associations ; reformant à l’aide de vos boucliers la fameuse « tortue » que les légionnaires romains formaient en réunissant leurs boucliers ; ainsi unis, si peu nombreux que vous soyez, vous porterez haut la bannière d’une doctrine saine, pure, intransigeante, sans déguisement ni atténuation, sans pacte ni alliance avec l’ennemi. L’intransigeance courageuse offre un aspect noble, sympathique et chevaleresque. Il est beau de voir un homme battu comme un rocher par les flots et les vents rester debout, immobile, sans reculer. Bon exemple surtout, bon exemple constamment ! Prêchez par votre conduite, prêchez par elle en tout lieu. Vous verrez bientôt avec quelle facilité vous inspirerez le respect, puis l’admiration et ensuite la sympathie.

Monseigneur de Ségur, La révolution expliquée aux jeunes gens

Comment vaincrons-nous ? D’abord, je le répète, en ne craignant pas. Un chrétien, un catholique, un honnête homme ne doit craindre que Dieu. Or, Dieu est avec nous, et nous sommes certains de vaincre tôt ou tard. Peut-être faudra-t-il du sang comme aux premiers siècles, du sang et des humiliations et des sacrifices de tout genre ; soit. Mais nous finirons par vaincre : Ayez confiance, j’ai vaincu le monde : Confidite, ego vici mundum !

Joseph Lémann, La religion de combat

Des apôtres ! des apôtres ! que tout catholique devienne un apôtre ! » C’est le cri de la nécessité. Dans les temps qui ont précédé les nôtres, ce rôle de fatigues et d’honneur était réservé à un certain nombre d’enfants de lumière : aujourd’hui, tous doivent y participer. Devant la coalition de toutes les ténèbres et de toutes les haines pour la ruine de l’Église et la perte des âmes, n’est-il pas convenable, et urgent, que le zèle apostolique bride les cœurs demeurés fidèles ? ne suffit plus de croire, il faut convaincre; il ne suffit plus de se sauver, il faut sauver.

Saint Augustin, Sermon XXIV

Dieu veut en effet, Dieu ordonne que l’on fasse disparaître toutes les superstitions des païens et des gentils.

Psaume 143

Béni soit le Seigneur mon Dieu, qui enseigne à mes mains le combat, à mes doigts la guerre.

Monseigneur Lefebvre, Sermon (29 août 1976)

L’Église, si elle a à dialoguer, c’est pour convertir. Notre-Seigneur a dit : « Allez, enseignez toutes les nations, convertissez-les ». Mais il n’a pas dit : « Dialoguez avec elles pour ne pas les convertir, pour essayer de vous mettre sur le même pied qu’elles ». L’erreur et la vérité ne sont pas compatibles. Si on a de la charité pour les autres – et comme vient de le rappeler l’Évangile, celui qui a la charité, c’est celui qui sert les autres – si on a de la charité pour les autres, on doit leur donner Notre-Seigneur, leur donner la richesse que l’on a et non pas converser avec eux, dialoguer avec eux sur un pied d’égalité. La vérité et l’erreur ne sont pas sur un pied d’égalité. Ce serait mettre Dieu et le diable sur le même pied, puisque le diable est le père du mensonge, le père de l’erreur. Nous devons par conséquent être missionnaires. Nous devons prêcher l’Évangile, convertir les âmes à Jésus-Christ, et non pas dialoguer avec elles en essayant de prendre leurs principes. C’est cette volonté de dialogue avec les protestants qui nous a valu cette messe bâtarde, et ces rites bâtards. Les protestants nous ont dit : « Nous ne voulons pas de votre messe parce qu’elle comporte des choses incompatibles avec notre foi protestante, alors changez cette messe et nous pourrons prier avec vous, nous pourrons faire des intercommunions, nous pourrons recevoir vos sacrements, vous pourrez venir dans nos églises, nous, nous irons dans les vôtres, et tout sera fini, et nous aurons l’unité ». Oui, nous aurons l’unité, mais dans la confusion, dans la bâtardise. Nous ne voulons pas de cela. Jamais l’Église ne l’a voulu. Nous aimons les protestants, nous voudrions les convertir, mais ce n’est pas les aimer que de leur faire croire qu’ils ont la même religion que la religion catholique. Il en est de même avec les francs-maçons. On veut maintenant dialoguer avec les francs-maçons, non seulement dialoguer avec eux, mais permettre aux catholiques de faire partie de la Franc-Maçonnerie. C’est encore un dialogue abominable. Nous savons parfaitement que les personnes qui dirigent la Franc-Maçonnerie, au moins les responsables, sont foncièrement contre Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et ces messes noires qu’ils font, ces messes abominables, sacrilèges, horribles qu’ils font. Ce sont des parodies de la messe de Notre-Seigneur! Et ils veulent des hosties consacrées, eux, pour faire ces messes noires ! Ils savent que Notre-Seigneur est dans l’Eucharistie, car le diable le sait que Notre-Seigneur est dans l’Eucharistie ! Ils ne veulent pas des hosties qui viennent de messes dont ils ne savent pas si le Corps de Notre-Seigneur est là ou pas. Alors, dialoguer avec des gens qui veulent la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ une seconde fois, dans la personne de leurs membres, dans la personne de l’Église. Nous ne pouvons pas admettre ce dialogue ! Nous savons ce qu’a valu le dialogue avec le diable, le premier dialogue d’Eve avec le diable. Elle nous a perdus, elle nous a mis tous dans l’état de péché, parce qu’elle a dialogué avec le diable. On ne dialogue pas avec le diable. On prêche à tous ceux qui sont sous l’influence du diable, afin qu’ils se convertissent, qu’ils viennent à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

1 Macchabées III, 59

Il nous est meilleur de mourir dans le combat, que de voir les maux de notre peuple et des choses saintes.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique (IIa, IIae, Question 10, Article 8)

Parmi les infidèles il y en a qui n’ont jamais reçu la foi, tels que les païens et les juifs ; et l’on ne doit pas forcer ceux-ci à la foi, parce que croire est un acte qui dépend de la volonté, cependant les fidèles doivent les contraindre, s’ils en ont le moyen, à ne pas susciter des obstacles à la foi, par blasphèmes, séductions, ou persécutions ouvertes. C’est ainsi que les chrétiens ont souvent déclaré la guerre aux infidèles, non pour les obliger à se convertir, puisque même étant victorieux, ils les laisseront libres d’embrasser la foi ou non, mais pour les empêcher de nuire à la propagation de la vraie foi. Mais il y a d’autres infidèles, tels que les hérétiques et les apostats, et ceux-là doivent être ramenés même par la force à la foi qu’ils avaient reçue.

Pape saint Léon IV, Décrétale

Bannissez toute crainte, combattez vaillamment contre les ennemis de la sainte foi et les adversaires de la religion. Car le Tout-Puissant sait bien que, si quelqu’un de vous succombe, il meurt pour la vérité de la foi, pour le salut de la patrie et la défense des chrétiens ; et dès lors il lui accordera la récompense céleste.

Pape Jean VIII, Aux évêques de France

Quant à ce que vous nous avez demandé avec modestie, vénérables frères, si ceux qui sont morts dernièrement, ou qui mourront dans l’avenir dans la guerre entreprise pour la défense de la sainte Église de Dieu et pour la conservation de la religion chrétienne et de l’État, peuvent obtenir le pardon de leurs péchés, nous répondons sans crainte, que ceux qui succombent dans des sentiments de piété catholique pendant une action de guerre contre les païens et les infidèles, sont reçus dans le repos éternel.

Pape Léon XIII, Sapientae Christianae (Encyclique)

Dans ce déluge universel d’opinions, c’est la mission de l’Église de protéger la vérité et d’arracher l’erreur des âmes, et cette mission, elle la doit remplir saintement et toujours, car à sa garde ont été confiés l’honneur de Dieu et le salut des hommes. Mais, quand les circonstances en font une nécessité, ce ne sont pas seulement les prélats qui doivent veiller à l’intégrité de la foi, mais, comme le dit saint Thomas : « Chacun est tenu de manifester publiquement sa foi, soit pour instruire et encourager les autres fidèles, soit pour repousser les attaques des adversaires. » Reculer devant l’ennemi et garder le silence, lorsque de toutes parts s’élèvent de telles clameurs contre la vérité, c’est le fait d’un homme sans caractère, ou qui doute de la vérité de sa croyance. Dans les deux cas, une telle conduite est honteuse et elle fait injure à Dieu ; elle est incompatible avec le salut de chacun et avec le salut de tous ; elle n’est avantageuse qu’aux seuls ennemis de la foi ; car rien n’enhardit autant l’audace des méchants que la faiblesse des bons. D’ailleurs, la lâcheté des chrétiens mérite d’autant plus d’être blâmée, que souvent il faudrait bien peu de chose pour réduire à néant les accusations injustes et réfuter les opinions erronées ; et, si l’on voulait s’imposer un plus sérieux labeur, on serait toujours assuré d’en avoir raison. Après tout, il n’est personne qui ne puisse déployer cette force d’âme où réside la propre vertu des chrétiens ; elle suffit souvent à déconcerter les adversaires et à rompre leurs desseins. De plus, les chrétiens sont nés pour le combat. Or, plus la lutte est ardente, plus, avec l’aide de Dieu, il faut compter sur la victoire : Ayez confiance, j’ai vaincu le monde.

Pape saint Pie X, Singulari quadam caritate (Encyclique)

Nous proclamons hautement que le devoir de tous les catholiques — devoir qu’il faut remplir religieusement et inviolablement dans toutes les circonstances tant de la vie privée que de la vie sociale et publique — est de garder fermement et de professer sans timidité les principes de la vérité chrétienne, enseignés par le magistère de l’Église catholique.

Lionel Lindsay, Catéchisme de controverse (Page 75)

Certains écrivains trouvent absurde et infâme que l’Église songe parfois à se défendre et à protéger la foi des fidèles par la force des armes. Mais qu’y a-t-il en cela de blâmable ? Ne voit-on pas tous les jours des individus qui défendent leur fortune et leur vie ? Pourquoi ne leur serait-il pas loisible de défendre leur foi, qui est le plus précieux de tous les biens ? On applaudit à un peuple qui court aux armes pour protéger ses frontières ; pourquoi serait-ce un crime pour une nation chrétienne de protéger par les armes sa foi qui est le plus grand de tous les trésors ?

Sainte Thérèse d’Avila, Livre de la Vie (Chapitre XVI)

Les prédicateurs eux-mêmes visent dans leurs discours à ne point déplaire. Leur intention est bonne, ainsi que leur conduite, je veux bien le croire ; mais enfin, de cette manière, ils convertissent peu de monde. Pourquoi ne sont-ils pas en plus grand nombre, ceux que les sermons arrachent aux vices publics ? Savez-vous ce qu’il m’en semble ? C’est qu’il y a dans les prédicateurs trop de prudence mondaine. Elle ne disparaît pas chez eux, comme chez les apôtres, dans cette grande flamme de l’amour de Dieu ; voilà pourquoi leur parole embrase si peu les âmes. Je ne dis pas que leur feu doive égaler celui des apôtres, mais je voudrais le voir plus grand qu’il n’est. Voulez-vous savoir ce qui communiquait ce feu divin à la parole des apôtres ? C’est qu’ils avaient la vie présente en horreur, et foulaient aux pieds l’honneur du monde. Quand il fallait dire une vérité et la soutenir pour la gloire de Dieu, il leur était indifférent de tout perdre ou de tout gagner. Quiconque a tout hasardé pour Dieu domine également et les succès et les revers. Je ne dis pas que je suis telle, mais je voudrais bien l’être. Oh ! de quelle magnifique liberté ne jouit pas celui qui regarde comme un esclavage d’avoir à vivre et à converser avec les humains d’après les lois du monde !

Monseigneur Charles-Émile Freppel, Panégyrique de saint Hilaire

Le plus grand des malheurs pour un siècle ou pour un pays, c’est l’abandon ou l’amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste ; on ne se relève jamais du sacrifice des principes. Les caractères peuvent fléchir à des moments donnés, et les mœurs publiques recevoir quelque atteinte du vice ou du mauvais exemple ; mais rien n’est perdu tant que les vraies doctrines restent debout dans leur intégrité. Avec elle tout se refait tôt ou tard, les hommes et les institutions, parce qu’on est toujours capable de revenir au bien lorsqu’on n’a pas quitté le vrai. Ce qui enlèverait jusqu’à l’espoir même du salut, ce serait la désertion des principes, en dehors desquels il ne se peut rien édifier de solide et de durable. Aussi le plus grand service qu’un homme puisse rendre à ses semblables, aux époques de défaillances ou d’obscurcissement, c’est d’affirmer la vérité sans crainte, alors même qu’on ne l’écouterait pas ; car c’est un sillon de lumière qu’il ouvre à travers les intelligences ; et si sa voix ne parvient pas à dominer les bruits du moment, du moins sera-t-elle recueillie dans l’avenir comme la messagère du salut.

François, La Civiltà Cattolica (28 octobre 2016)

Faire du prosélytisme dans le domaine ecclésial est un péché.

Père Cloupet, Enseignement catholique actualités

L’école catholique se veut une force de proposition et se sent lavée de toute volonté de prosélytisme.

François, Conférence de presse (21 juin 2018)

Dans le mouvement œcuménique, nous devons ôter du dictionnaire un mot : prosélytisme. C’est clair ?