Pape Pie XI, Divini illius Magistri (Encyclique)
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Il faut donc, dès l’âge le plus tendre, corriger les inclinations déréglées de l’enfant, développer et discipliner celles qui sont bonnes. Par-dessus tout, il importe d’éclairer l’intelligence et de fortifier la volonté au moyen des vérités surnaturelles et avec le secours de la grâce, sans laquelle il est impossible de dominer les mauvaises inclinations et d’atteindre la perfection requise par l’action éducatrice de l’Église : de cette Église que le Christ a dotée, en toute perfection et plénitude, de sa divine doctrine et des sacrements, instruments efficaces de la grâce divine. Est donc faux tout naturalisme pédagogique qui, de quelque façon que ce soit, exclut ou tend à amoindrir l’action surnaturelle du christianisme dans la formation de la jeunesse ; erronée toute méthode d’éducation qui se base, en tout ou en partie, sur la négation ou l’oubli du péché originel ou du rôle de la grâce, pour ne s’appuyer que sur les seules forces de la nature. Tels sont, ordinairement, ces systèmes modernes, aux noms divers, qui en appellent à une prétendue autonomie et à la liberté sans limites de l’enfant, qui réduisent ou même suppriment l’autorité et l’œuvre de l’éducateur, en attribuant à l’enfant un droit premier et exclusif d’initiative, une activité indépendante de toute loi supérieure, naturelle ou divine, dans le travail de sa propre formation.
L’abée Charles, La semaine du Clergé
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Si la religion ne préside à l’éducation, en lui servant comme de base, ce ne pourra être qu’une éducation fausse, une éducation manquée. En effet, que faut-il entendre par l’éducation ? Selon la première et la plus légitime signification du mot, l’éducation peut se définir : le développement et l’expansion de tout ce qu’il y a de bon dans l’homme, à l’exclusion de tout ce qu’il y a en lui de mauvais. « Découvrir du regard pénétrant de l’amour, dit un auteur contemporain, tout ce qu’au plus intime de son être une âme renferme de plus généreux, de plus noble, de plus pur, de plus saint, et donner à ces instincts sublimes un développement harmonieux et fécond, refouler, en les combattant, tous les instincts pervers qu’elle apporte en naissant, ou qui pourraient y prendre racine, telle est l’œuvre de toute véritable éducation. » Or quel est, à son entrée dans la vie, le besoin de l’homme, de tous le plus primordial, le plus impérieux et le plus sacré ? C’est incontestablement le besoin de Dieu, et des rapports nécessaires qui doivent le reporter vers lui. En preuve, cet accueil si sympathique que la religion reçoit toujours de l’enfant, dont le mal n’a pas encore flétri l’innocence. Parler de Dieu à cette âme si tendre et si pure, c’est lui parler de quelque chose dont il semble qu’elle ait déjà entendu parler dans une vie antérieure, et dont elle aurait conservé le souvenir. Lui parler de Dieu, c’est mettre comme devant elle un miroir dans lequel elle se reconnaît, parce qu’elle porte toujours gravés en elle-même les traits ineffaçables de la grande image à la ressemblance de laquelle elle a été créée.De là cette séduction invincible qu’exerce sur elle la religion, ce besoin d’adoration et de prière qui la reporte avec un charme ravissant vers l’auteur de son être, cette foi si franche et si pleine d’abandon, ces élans d’une naïve tendresse qui lui font rechercher les caresses, le sourire et les bénédictions de celui auquel elle dit si volontiers, en se prosternant à ses genoux : Mon Père ! L’instinct religieux, voilà donc la première passion de l’âme humaine, sa première aspiration, son élément. Donc, ne pas répondre à ce premier essor de la vie humaine, ne pas favoriser ces précieuses inclinations ou, pire encore, les contrarier, c’est radicalement fausser l’éducation de l’homme et, dès le principe, le blesser à mort dans sa vie morale. Arrière donc tout précepteur de l’enfance, gui ne comprendrait pas ce que nous disons ici ; car éloigner la religion ou simplement la regarder comme indifférente, pour le but et la mission sacrée qu’il doit poursuivre, serait l’absurde, la contradiction et le non-sens ; ce serait d’une main, saper par la base l’édifice, que de l’autre il s’efforcerait en vain de construire ; ce serait vouloir n’aboutir qu’à des ruines. Non-seulement l’éducation sans religion ne serait qu’une éducation fausse et désastreuse pour l’enfant qui serait forcé de la subir ; mais, je dis plus, elle n’existerait pas et ne pourrait jamais exister en dehors du divin élément de la religion. La raison en est qu’il ne peut y avoir d’éducation sans morale et qu’il n’y a pas de morale possible sans religion.
Proverbes XXIX, 15
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La verge et la correction donnent la sagesse ; mais l’enfant qui est abandonné à sa volonté fait honte à sa mère.
Saint Jean Chrysostome, De l’obligation de bien élever les enfants
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Beaucoup de pères, pour procurer à leur fils un beau cheval, une maison luxueuse, un riche domaine, font tout et mettent tout en œuvre ; mais que son âme soit vertueuse et sa volonté pieuse, ils n’y attachent aucune importance. C’est là ce qui bouleverse le monde : que nous négligions nos enfants, que nous prenions soins de leur fortune et dédaignons leur âme, admettant ainsi une conduite qui est le comble de la folie. Une fortune considérable, opulente, si celui qui peut l’administrer selon la vertu n’est pas un homme sérieux, se perdra tout entière et disparaîtra avec lui, et elle sera pour son possesseur l’occasion du plus grave dommage ; mais un homme à l’âme généreuse et pleine de sagesse, même s’il n’a chez lui rien en réserve, pourra conserver sûrement les biens de tous. Ce à quoi nous devons viser, ce n’est donc pas à rendre les enfants riches en argent, en or, en avantages de ce genre ; mais nous devons faire en sorte qu’ils soient opulents par-dessus tout en piété, en sagesse, en trésors de vertu, qu’ils aient besoin de peu, qu’ils ne soient pas fascinés par les bien de ce monde et les désirs inconsidérés. Nous devons nous tenir exactement au courant de leurs allées et venues, de leurs passe-temps, de leurs fréquentations, sachant que, si nous sommes négligents sur ce point, Dieu n’aura pour nous aucun pardon. Si on nous demande compte de notre sollicitude pour les autres en général. « Que chacun, dit l’Apôtre, cherche non pas son bien, mais celui du prochain », à combien plus forte de notre sollicitude pour nos enfants ? « Ne l’ai-je pas mis chez vous dès sa naissance ? » nous dira le Seigneur ; ne vous ai-je pas préposé à sa conduite comme instituteur, protecteur, surveillant et maître ? n’ai-je pas remis entre vos mains l’autorité complète sur sa personne ? Dès sa tendre enfance, je vous ai ordonné de le façonner, de le diriger. Quelle indulgence méritez-vous, si vous voyez ses écarts d’un œil indifférent ? Que direz-vous ? Qu’il est malaisé à conduire et d’un caractère difficile ? C’est chose dont il fallait vous apercevoir au début ; quand il était tout jeune et maniable, il fallait le soumettre au frein rigoureusement, l’accoutumer au devoir, le dresser, réformer les infirmités de son âme. C’est dans le temps où cette âme était plus facile à cultiver qu’il fallait y sarcler les épines, au temps où, en raison de son âge plus tendre, elles s’arrachaient sans peine ; ainsi, ses passions n’auraient pas été négligées, elles n’auraient pas grandi, elles n’en seraient pas venu au point qu’il est difficile d’en triompher. « Courbe son col dès sa jeunesse » est-il écrit, quand son éducation peut être faite avec le moins de peine.
Monseigneur Louis-François Laflèche, Quelques considérations sur les rapports de la société civile avec la religion et la famille
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Le père, qui est la personnification la plus légitime et la plus parfaite de l’autorité, tient de Dieu lui-même les attributs essentiels à la paternité, dont le premier est la puissance d’enseigner et d’instruire ; c’est en lui un droit inviolable contre lequel aucune usurpation, quelque longue et puissante qu’elle puisse être, ne pourra jamais prescrire. Le père et la mère dans la famille sont les premiers maîtres de l’enfant : c’est sous le rayonnement de leur parole que se produira le premier mouvement de la vie intellectuelle de l’enfant. La parole maternelle d’abord fait briller aux yeux de cette âme, encore plongée dans le plus profond sommeil, une lumière aussi douce que celle de l’aurore qui dissipe au matin les ténèbres de la nuit. Puis la parole paternelle s’unissant à celle de la mère, semblable au soleil qui apparaît sur l’horizon, donne à l’âme de l’enfant la vérité qui l’éclaire, la nourrit et la développe. Et c’est ainsi qu’il reçoit la vie de l’intelligence. Le second attribut de la paternité, c’est le droit de gouverner. La vérité qui éclaire déjà l’intelligence de l’enfant lui montre le bien, ce qu’il doit aimer et pratiquer ; mais en même temps se présente sur son chemin le mal qu’il doit haïr et repousser. Une voix qui retentit au fond de son âme lui dit qu’il peut choisir entre l’un et l’autre. Faible et sans expérience, que va-t-il faire ? Abandonné à lui-même, ses premiers pas dans la vie morale, comme dans la vie physique, seront accompagnés de chutes nombreuses, si la surveillance maternelle et l’autorité des commandements du père ne sont là pour le soutenir et le défendre contre les sollicitations et les premiers entraînements des mauvais penchants qui ne tardent pas à faire leur apparition. C’est sous cette surveillance et soutenu par cette autorité que l’enfant débute dans la vie morale ; il apprend peu à peu à faire l’application des principes éternels et immuables qui ont été gravés au fond de son âme, sur lesquels s’appuie son intelligence pour soutenir courageusement les luttes de la vie. En pliant sa volonté sous le joug de l’obéissance, il apprend peu à peu à se commander lui-même. Le commandement fait à l’enfant a donc le double avantage d’éclairer son intelligence, de fortifier son cœur par la crainte du châtiment qui en suivra la violation, et en même temps de développer l’énergie de la volonté par les efforts qu’il lui faut faire pour se soumettre.
Père Possevin, Morale tirée de saint Augustin (Tome I, Chapitre 8)
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La première chose qu’il faut pour verser dans l’âme innocente et pure des enfants, c’est la vérité chrétienne, afin qu’ils connaissent la source première de laquelle les païens ont tiré ce qu’il y a de bon dans leurs livres : Fontem unde ethnici derivarunt in sues libres. Il importe extrêmement qu’ils boivent le lait chrétien avant le païen. Ceux qui sont élevés autrement, ont, plus tard, de la peine à se laisser instruire par la sagesse divine, qui devrait être leur première maîtresse.
Cardinal Pie, Devoirs
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Comprennent-ils leurs devoirs ces parents qui laissent leurs enfants jusqu’à l’âge de sept ou huit ans, sans leur donner aucun soin religieux ni aucun exemple de vertu, et qui les traitent jusqu’alors comme de purs automates ? Non ; l’enfant, même sans raison, ne doit pas être traité ainsi, et aucune de ses actions ni de ses habitudes n’est indifférente parce qu’il doit avoir la raison un jour, et que ce qu’il fait aujourd’hui sous l’empire d’une habitude machinale, demain il le continuera sous l’empire de la raison. Et maintenant comprennent-ils leurs devoirs, ces parents qui, dans la maison, abandonnent sans réflexion et sans surveillance tout le soin de leurs enfants à des étrangères dont ils n’ont souvent éprouvé ni la religion ni la délicatesse, et qui laisseront contracter, si elles ne les leur insinuent pas, ces habitudes et ces instincts de vices, que le démon, de son côté, et la nature corrompue ne leur inspirent que trop : habitudes, instincts qu’une pudeur innée leur fait déjà cacher et qui se, transformeront en des fautes du jour où la conscience éclairera ces actes de sa lumière ? Et maintenant, dirai-je enfin avec le grand Bossuet commentant ces paroles de saint Jean : Scribo vobis infantes, comprennent-ils leurs devoirs, ces parents qui semblent craindre d’initier trop tard leurs enfants aux vanités et aux plaisirs du monde, et qui leur font jouer par rôle, dit toujours le grand évêque, des passions qu’hélas ! ils ne joueront que trop tôt au naturel ? Infortunés parents, attendez donc que l’eau baptismale ait séché sur les fronts, encore humides, de ces enfants, avant de les faire renoncer aux engagements de leur baptême ! […] La vocation dépendant de la libre volonté de Dieu, le premier devoir des parents est de le consulter et de dire avec le saint roi Josias : Ignorant ce que nous devons faire, il ne nous reste autre chose que de tourner les yeux vers vous. Mais, dit saint Augustin, il ne faut point marcher devant Dieu, il faut le suivre ; il ne faut point lui donner conseil, mais le recevoir de lui. Que de parents prennent leurs propres idées pour des inspirations d’en haut, et leur imagination pour la volonté de Dieu ! Ils consultent Dieu en lui faisant d’abord sa réponse ; ils ne reçoivent pas conseil de Dieu, ce sont eux qui le conseillent. Le deuxième devoir des parents, c’est d’étudier les inclinations et les goûts de leurs enfants, Dieu déclarant presque toujours sa volonté par l’attrait qui incline le cœur vers tel ou tel état. Le sage recommande de ne pas mépriser les premières fantaisies de l’enfance. Turenne livrait des batailles à dix ans, Raphaël essayait des tableaux, saint Charles célébrait dans un petit oratoire ; il y a mille exemples semblables. C’est aux parents à recueillir précieusement ces premiers indices, à en suivre et à en favoriser le développement, à ne point opposer à ces vocations naissantes de trop grands obstacles, sous le prétexte de les éprouver ; souvent l’épreuve tue une vocation très réelle. Enfin, en ce qui concerne le troisième devoir, les parents doivent veiller à ne point se laisser entraîner, ni eux ni leurs enfants, au courant de l’habitude et du caprice du siècle. Il y a, dans chaque siècle, certains préjugés, certains engouements, certaines antipathies qui décident de tous les choix d’un état de vie. Pendant longtemps, dans beaucoup de familles, c’était un principe reçu que l’aîné était pour le monde et pour les affaires, le second pour l’Église, le troisième pour les armes ; celle qui était disgraciée pour le cloître, l’autre pour le mariage. Il fallait que la Providence s’arrangeât de ces principes, et peut-être s’en arrangeait-elle quelquefois ; mais il y avait aussi bien des mécomptes.
Psaume LXXVII, 3-8
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Ce que nous avons entendu et appris, et ce que nos pères nous ont raconté. Ils ne l’ont point caché à leurs enfants, ni à leurs postérité. Ils ont publié les louanges du Seigneur, les actes de sa puissance, et les merveilles qu’il a accomplies. Il a fait une ordonnance dans Jacob, et établi une loi dans Israël ; c’est ce qu’il a commandé à nos pères de faire connaître à leurs enfants, afin que la génération suivante l’apprît ; les enfants qui naîtront, et s’élèveront après eux, le raconteront aussi à leurs enfants, pour qu’ils mettent en Dieu leur espérance, qu’ils n’oublient pas les œuvres de Dieu, et qu’ils cherchent ses commandements ; de peur qu’ils ne deviennent, comme leurs pères, une race mauvaise et exaspérante ; une race qui n’a pas gardé son cœur droit, et dont l’esprit n’est pas resté fidèle à Dieu.
Règle de Saint Basile
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On leur proposera des récompenses, soit pour les exercices de mémoire, soit pour leurs compositions, afin qu’ils se portent à l’étude comme à une récréation de l’Esprit, sans aucun ennui, sans aucune répugnance. À cet âge, ordinairement, on est simple, on ne sait pas tromper, on est inhabile à mentir, et le cœur sait mal garder ses secrets. […] Pour le reste, sommeil, veille, repos, quantité et qualité des aliments, les enfants suivent un régime particulier accommodé à leurs forces ; le frère âgé qui les surveille doit faire preuve de douceur. Les enfants doivent être corrigés avec une indulgence paternelle et même avec un langage modéré.
Giovanni Dominici, L’éducation des enfants dans la Règle
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Il faut avoir à la maison des peintures de jeunes saints ou de jeunes vierges, où l’enfant, encore dans les langes, se reconnaîtra et prendra plaisir à se mirer. Il faut qu’il se mire dans le saint Baptiste, vêtu d’une peau de chameau, petit enfant qui pénètre dans le désert, joue avec les oiseaux, suce la sève des plantes, dort à même le sol. Il faut nourrir les petites filles du spectacle des onze mille vierges, avec leurs discours, leurs prières, leur combat. J’aimerais qu’elles vissent Agnès et le mouton gras, Cécile couronnée de roses, Élisabeth couverte de roses, Catherine sur sa roue.
Pape Pie XII, Radio message (23 mars 1952)
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La famille est le berceau où naît et se développe la vie nouvelle, qui a besoin, pour ne pas périr, d’être soignée et éduquée ; c’est là un droit et un devoir fondamentaux donnés et imposés immédiatement par Dieu aux parents. L’éducation, dans l’ordre naturel, a pour contenu et but le développement de l’enfant, pour devenir un homme complet ; l’éducation chrétienne, a pour contenu et but la formation du nouvel être humain, rené par le Baptême, pour de venir un parfait chrétien. Une telle obligation, qui fut toujours une règle et un honneur pour les familles chrétiennes, est solennellement prescrite par le canon 1113 du Code de Droit canonique, qui déclare : Les parents ont la grave obligation de veiller avec tous leurs soins à l’éducation religieuse et morale, physique et civique de leurs enfants, et de pourvoir également à leur bien-être temporel.
Héribert Jone, Précis de théologie morale catholique (Page 135)
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Avant la naissance doit être évité tout ce qui pourrait nuire à l’enfant à naitre. Après la naissance la mère doit nourrir elle-même son enfant. Ne pas s’acquitter de ce devoir cause habituellement un grave préjudice à l’enfant ; la mère pèche gravement en se dérobant à ce devoir, si elle n’est pas excusée par une raison proportionnellement grave. À ces soins se rattachent la nourriture, le logement, l’habillement ainsi que le devoir de procurer aux enfants par le travail et l’épargne un avenir assuré, dans la mesure du possible. […] Les parents ont un droit naturel inviolable et le devoir d’assurer la bonne éducation de leurs enfants. En vertu de cette obligation, les parents doivent faire donner à leurs enfants une instruction conforme à leur situation, les habituer de bonne heure au travail et à l’action personnelle, mais veiller avant tout à leur bien moral et éternel. De ce dernier devoir en particulier découle pour eux l’obligation du bon exemple, de la correction et de la vigilance.
Jacques Baugé-Prévost, Le celtisme
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On doit enseigner aux enfants, dès leurs premières années scolaires, les périls que représentent les agents stressants ou mutagéniques, tels que : course à l’argent, alimentation dénaturée, empoisonnement par la publicité, médicaments chimiques, vaccins, rayons X, air toxique, eau polluée, bruit, tabac, etc., qui comptent parmi les causes principales de l’intoxication aboutissant à la dégénérescence.
Pape Pie XI, Mit brennender Sorge (Encyclique)
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Le croyant a un droit inaliénable à professer sa foi et à la vivre comme elle veut être vécue. Des lois qui étouffent ou rendent difficile la profession et la pratique de cette foi sont en contradiction avec le droit naturel. Des parents sérieux, conscients de leur devoir d’éducateurs, ont un droit primordial à régler l’éducation des enfants que Dieu leur a donnés, dans l’esprit de leur foi, en accord avec ses principes et ses prescriptions. Des lois ou d’autres mesures qui éliminent dans les questions scolaires cette libre volonté des parents, fondée sur le Droit Naturel ou qui la rendent inefficace par la menace ou la contrainte, sont en contradiction avec le Droit Naturel et sont foncièrement immorales.
Bibliographie
- Mgr Joseph Rozier, L’art d’être Maman
- Mgr Tihamer Toth, L’éducation du jeune homme / La chaste adolescence
- R.P. Paul Mongour, 80 histoires pour retraites d’enfants
- Père Marie Théodore Ratisbonne, Le Manuel de la mère chrétienne / Nouveau manuelle des mères chrétiennes
- Clément Tilmann, Pour toi qui grandis, ma fille / mon garçon
- Mgr de Ségur, La religion enseignée aux petits enfants
- Abbé René Bethléem, Catéchisme de l’éducation
- Pierre Dufoyer, L’âme enfantine / Initiation des enfants et des adolescents à la vie
- Joseph Duhr, L’art des arts : Éduquer un enfant
- Vidéothèque
- Abbé Rolland – L’éducation Chrétienne
- Mme de La Chanonie – L’éducation de l’enfant