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Prophéties

R.P. Sylvester Berry, L’Apocalypse de Saint Jean

Il est un fait historique que les plus désastreuses périodes pour l’Église, furent les moments où le siège pontifical fut vacant, ou lorsque des antipapes s’opposaient avec la tête légitime de l’Église. II en sera de même dans ces terribles jours qui arrivent. L’Église, privée de son pasteur suprême, devra trouver refuge dans la solitude, là où se trouvera le conseil de Dieu Lui-même pendant ces temps difficiles. En ces jours, l’Église trouvera aussi refuge et consolation auprès des âmes fidèles, tout particulièrement dans la réclusion de la vie religieuse.

Augustin Lemann, L’Antéchrist

C’est contre Rome, en effet, que se coalisent, depuis des années, les efforts de toutes les sectes maçonniques. Rome redevenue païenne, ce serait l’étape préparatoire à la royauté romaine de l’Antéchrist. Une grave allocution de Léon XIII donne à réfléchir. C’est dans le Consistoire du 30 juin 1889 qu’elle a été prononcée : « Il est douloureux à constater que dans cette auguste Ville où Dieu a établi le domicile de Son Vicaire retentisse l’éloge de la raison humaine en révolte contre Dieu, et que là où le monde entier a été instruit à demander les purs principes de l’Évangile et les conseils du salut, aujourd’hui, par l’effet d’un bouleversement criminel, des erreurs coupables et l’hérésie elle-même soient impunément consacrées par des statues. Les événements nous ont conduits à ce point que nous voyons l’abomination de la désolation dans le lieu saint… C’est à un homme impie et perdu de mœurs qu’on élève un monument. Cette ville de Rome, qu’on affirmait devoir être toujours le siège glorieux et assuré des Pontifes Romains, on veut en faire la tête d’une impiété nouvelle en y fondant le culte absurde et insolent de la raison humaine portée comme à un fait divin. » La douleur que Léon XIII épanchait de la sorte au sein du Sacré Collège, il l’exprimait quelques années plus tard, le 8 décembre 1892, au peuple italien tout entier : « Peut-on voir sans pleurer la partie la plus privilégiée du troupeau de notre adorable Rédempteur, un peuple toujours demeuré fidèle pendant dix-neuf siècles, exposé aujourd’hui à toute heure au péril imminent de l’apostasie et entraîné dans la voie des erreurs et des vices, des misères matérielles et des abjections morales ? Mais d’où vient-elle cette guerre ? Elle sort surtout de cette secte maçonnique dont Nous vous avons entretenus au long dans l’Encyclique Humanum genus, du 20 avril 1884, et plus récemment, le 15 octobre 1890, en Nous adressant aux évêques, au clergé et au peuple d’Italie. Par ces deux lettres, Nous avons arraché le masque dont la maçonnerie se couvrait aux yeux du peuple, et Nous l’avons dévoilée dans sa hideuse difformité, dans son action ténébreuse et funeste. Grâce aux complots, à la corruption et à la violence, elle est parvenue à dominer l’Italie et Rome elle-même. » Dans l’Encyclique Humanum genus, rappelée par l’auguste Pontife et l’une des premières de son Pontificat se trouvait déjà cet avertissement solennel : « Dans l’espace d’un siècle et demi, la secte des francs-maçons a fait d’incroyables progrès. Employant à la fois l’audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commence à prendre, au sein des États modernes, une puissance qui équivaut presque à la souveraineté. À l’égard du Siège Apostolique et du Pontife romain, l’inimitié de ces sectaires a redoublé d’intensité. Après avoir, sous de faux prétextes, dépouillé le Pape de sa souveraineté temporelle, nécessaire garantie de sa liberté et de ses droits, ils l’ont réduit à une situation tout à la fois inique et intolérable, jusqu’à ce qu’enfin, en ces derniers temps, les fauteurs de ces sectes en soient arrivés au point qui était depuis longtemps le but de leurs secrets desseins : à savoir que le moment est venu de supprimer la puissance sacrée des Pontifes romains et de détruire entièrement cette Papauté qui est d’institution divine. »

Exorcisme de Léon XIII

L’Église, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. Ô saint Michel, chef invincible, rendez-vous donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l’esprit d’iniquité, donnez-lui la victoire et faites le triompher.

Deuxième Épître de Saint Paul aux Thessaloniciens II, 3-4

Que personne ne vous égare d’aucune manière ; car auparavant viendra l’apostasie, et se manifestera l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou honoré d’un culte, jusqu’à s’asseoir dans le sanctuaire de Dieu, et à se présenter comme s’il était Dieu.

Saint Athanase, Lettre aux fidèles d’Alexandrie

Que Dieu vous console ! […] Ce qui vous attriste, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique […] Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ.

Notre-Dame de La Salette

L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. […] Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.

Matthieu XXIV, 15-16

Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne. Alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes.

Pierre le vénérable, De miraculis libri duo (Livre II, Chapitre 16)

Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist, tête de tous les schismatiques, siègerait dans le temple de Dieu, que les siens seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le siège de Pierre.

R. P. Sylvester Berry, The Church of Christ : An Apologetic and Dogmatic Treatise (1929)

Les prophéties du Livre de l’Apocalypse montrent que Satan cherchera à imiter l’Église du Christ afin de tromper l’humanité. Il érigera une église de Satan en opposition à l’Église du Christ. L’Antéchrist s’y présentera dans le rôle du messie, le faux prophète se présentera sous l’apparence d’un pape et l’on verra alors apparaître des imitations des Sacrements de l’Église. On verra aussi des prodiges trompeurs, en imitation des véritables miracles de l’Église.

Saint Augustin, Lettre à Hésychius

Le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière, parce que l’Église, anéantie pour ainsi dire sous les efforts redoublés des persécuteurs et des impies, ne paraîtra plus.

Révérend Père Herman Kramer

Cette situation causera de grands troubles à l’Église, car un interrègne prolongé a toujours des conséquences désastreuses, en particulier dans un contexte de persécution généralisée. Si Satan devait chercher à empêcher l’élection papale, l’Église connaitrait de grandes souffrances. Satan sait bien à quel point une longue vacance du trône papale favoriserait son projet de reconquérir son ancienne domination sur le monde. De même que l’Église est le Corps Mystique du Christ, de même, les forces du mal, dans ce monde, forment le corps de Satan, ce dernier étant l’âme de ce corps. Tel un dragon, Satan, avec l’aide des forces de ce monde, cherchera à pénétrer la hiérarchie de l’Église, à en réduire la liberté et cherchera à influencer subtilement le choix des candidats à l’épiscopat afin de finalement pouvoir empêcher l’élection du candidat le plus méritant à la papauté.

Mgr Fulton Sheen, Sermon (1947)

L’antéchrist établira une fausse église, qui singera l’Église, tout comme lui, le diable, singe Dieu. Cette église sera le corps mystique de l’antéchrist, ressemblant extérieurement à l’Église, corps mystique du Christ.

José María Zavala, Le secret le mieux gardé de Fatima : Une enquête 100 ans plus tard

José María Zavala : Pardonnez-moi d’insister sur le troisième secret de Fatima : le Padre Pio l’a-t-il relié à la perte de la Foi dans l’Église ? Le Père Gabriele fronce son front et fait un hochement de tête. Il paraît très affecté. Gabriele Amorth : En effet. Un jour, Padre Pio m’a dit avec tristesse : « Vous savez, Gabriele ?Satan s’est introduit au sein de l’Église et, dans très peu de temps, il arrivera à gouverner une fausse Église. » José María Zavala : Oh mon Dieu ! Une sorte d’antéchrist ! Quand a-t-il fait cette prophétie ? Gabriele Amorth : Cela devait être vers 1960, puisque j’étais déjà prêtre. [Don Amorth a été ordonné le 24 juin 1954, à Rome.] José María Zavala : Est-ce pour cela que Jean XXIII fut si effaré à l’idée de publier le troisième secret de Fatima, afin qu’on ne pense pas qu’il était l’antipape ou un équivalent ? Un léger sourire de complicité apparaît sur les lèvres du père Amorth. José María Zavala : Est-ce que Padre Pio vous a dit quelque chose d’autre sur des catastrophes futures : tremblements de terre, inondations, guerres, épidémies, faim ? A-t-il fait allusion aux mêmes fléaux que ceux prophétisés dans les Saintes Écritures ? Gabriele Amorth : Même s’il trouvait tout cela terrifiant, rien de tout cela ne l’intéressait excepté la grande apostasie au sein de l’Église. C’était la question qui le tourmentait vraiment et pour laquelle il priait et offrait une grande partie de sa souffrance, crucifié par amour. José María Zavala : C’est-à-dire le troisième secret de Fatima ? Gabriele Amorth : Exactement.