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Fideon

Protestantisme

Abbé Baudrand

Lisez l’Écriture, me dit-on, lisez l’Écriture, c’est la voix du ciel, c’est la parole de Dieu même. Mais n’est-ce pas de l’Écriture mal expliquée qu’ont pris naissance toutes les hérésies et toutes les sectes ? N’y en a-t-il pas assez, et faut-il que j’en forme encore une nouvelle ? Lisez l’Écriture : je la lis, et je suis arrêté à chaque pas ; et qui m’a dit que c’est là le sens véritable, et que je ne prends point l’ombre pour le corps, et les ténèbres pour la lumière ? En suis-je encore réduit à moi-même, à me décider ou à m’égarer ? Lisez l’Écriture; mais voyons, lisez-la vous-même, vous luthérien d’une part, et vous calviniste de l’autre. Voici l’Écriture, que dit-elle sur l’eucharistie ? Lisez : Ceci est mon Corps ; voilà bien la lettre ; mais quel en est l’esprit ? Quel en est le sens ? C’est la présence réelle, dit le luthérien. Non, ce n’est que la figure et l’image, dit le calviniste. Quoi ! Vous vous divisez dès le premier pas ? Accordez-vous donc. Lisez encore. Je lis, et je pense avoir raison, dit l’un ; je lis, et je ne crois pas avoir tort, dit l’autre. Moi j’ai prié et examiné ; il me paraît ainsi, dit encore l’un. Moi j’ai prié et examiné ; il me paraît autrement, dit de même l’autre. Quoi donc ! Vous prenez l’Écriture pour juge, et c’est l’Écriture même qui vous divise ? Elle doit être le lien de conciliation, et c’est un mur de division qui vous sépare. De bonne foi, Dieu aurait-il pourvu au dépôt de la foi, s’il n’avait constitue un juge infaillible qui pût décider en dernier ressort, et décider infailliblement ? Mais d’ailleurs, lisez l’Écriture. Eh ! tout le monde est-il en état de la lire et de la comprendre ? Faudra- t-il qu’un pauvre laboureur, qu’une femme du peuple lise l’Écriture pour se décider ? Et n’est-ce pas là demander l’impossible ? Pour le faire encore mieux sentir, empruntons ici la comparaison que fait un grand homme. Voilà un pauvre malade, un paralytique étendu dans son lit de douleur, perclus de tous ses membres ; tout-à coup le feu prend à sa maison, les flammes avancent, elles vont l’environner ; il voit déjà autour de lui tout en feu ; dans sa juste frayeur, il s’adresse à quatre personnes différentes, qui lui crient : levez, marchez, courez, sauvez-vous de l’incendie, Hélas ! Je ne puis, et sans quelque secours, me voilà perdu. Dans ce moment, il en vient un cinquième qui lui dit : Pauvre infirme ! Venez, jetez-vous entre mes bras ; je vous sauverai, je vous porterai, confiez vous à moi. Ah! Avec quelle joie ! Avec quelle confiance ne s’y jette-t-il pas ! Voilà notre image. Dans le feu des divisions qui peuvent agiter l’Église, je m’adresse aux sectes différentes ; elles me crient : lisez, examinez, discutez, décidez ; mais je ne puis, et sans autre secours, je suis égaré. Alors l’Église catholique se présente à moi, et me dit : Venez, jetez-vous entre mes bras, j’aurai soin de votre sort, j’examinerai, je déciderai pour vous ; je suis pour cela députée de Dieu ; confiez-vous à moi, et laissez-vous conduire. Ô Eglise sainte ! À ces traits je reconnais une tendre mère, je me jette avec confiance entre vos bras : que je suis heureux d’être à vous ! Quelles obligations ne vous ai-je donc pas, Église sainte ! Ah ! Que ma langue desséchée s’attache pour toujours à mon palais, si je vous oublie jamais ; que ma main droite soit livrée à un éternel oubli, si éternellement je ne me souviens pas de vos bienfaits.

Mikhaïl Bakounine, Oeuvres (Tome III, Page 108)

Le protestantisme est la religion bourgeoise par excellence. Elle accorde juste autant de liberté qu’il en faut aux bourgeois, et a trouvé le moyen de concilier les aspirations célestes avec le respect que réclament les intérêts terrestres.

Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies

La véritable sagesse est la doctrine des Apôtre qui est arrivée jusqu’à nous par la succession des évêques en nous transmettant la connaissance très complète des Écritures, conservées sans altération

Saint Hilaire, Commentaire sur Matthieu

Le Christ, se tenant dans la barque pour enseigner, nous fait entendre que ceux qui sont hors de l’Église ne peuvent avoir aucune intelligence de la parole divine. Car la barque représente l’Église, dans laquelle seule le Verbe de vie réside et Se fait entendre, et ceux qui sont en dehors et qui restent là, stériles et inutiles comme le sable du rivage, ne peuvent point le comprendre.

Saint Augustin, Contre Faustus (Chapitre 3)

Vous qui dans l’Évangile croyez ce qui vous plaît et refusez de croire ce qui vous déplaît, vous croyez à vous-mêmes, beaucoup plus qu’à l’Évangile

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Encyclique)

La doctrine céleste de Jésus-Christ, quoiqu’elle soit en grande partie consignée dans les livres inspirés de Dieu, si elle eût été livrée aux pensées des hommes, ne pouvait par elle-même unir les esprits. Il devait aisément arriver, en effet, qu’elle tombât sous le coup d’interprétations variées et différentes entre elles et cela non seulement à cause de la profondeur et des mystères de cette doctrine, mais aussi à cause de la diversité des esprits des hommes et du trouble qui devait naître du jeu et de la lutte des passions contraires. Des différences d’interprétation naît nécessairement la diversité des sentiments : de là des controverses, des dissensions, des querelles, telles qu’on en a vu éclater dans l’Église dès l’époque la plus rapprochée de son origine. Voici ce qu’écrit saint Irénée en parlant des hérétiques : « Ils confessent les Écritures, mais ils en pervertissent l’interprétation ». Et saint Augustin : « L’origine des hérésies et de ces dogmes pervers qui prennent les âmes au piège et les précipitent dans l’abîme, c’est uniquement que les Écritures, qui sont bonnes, sont comprises d’une façon qui n’est pas bonne. »

Jacques Maritain, Trois réformateurs (Pages 19-20)

La Réforme a débridé le moi humain dans l’ordre spirituel et religieux, comme la Renaissance a débridé le moi humain dans l’ordre des activités naturelles et sensibles.

Pape Léon XIII, Diuturnum (Encyclique)

C’est de cette hérésie [protestante] que naquirent, au 18ème siècle, la fausse philosophie et ce qu’on appelle le droit moderne, la souveraineté du peuple, et cette licence sans frein en dehors de laquelle beaucoup ne savent plus voir de vraie liberté.

Pape Grégoire XVI, Inter praecipuas (Lettre apostolique)

Mais il fallait user d’une vigilance nouvelle avec les hérésies de Luther et de Calvin. Assez audacieux pour vouloir ébranler la doctrine immuable de la foi par la diversité presque incroyable des erreurs, leurs disciples mirent tout en œuvre pour tromper les âmes des fidèles par de fautives explications des saints livres.

Épître de Saint Jacques II, 24

Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.

Jean Daujat, La face interne de l’histoire (Pages 189-194)

Par suite de son milieu familial, de son enfance, de son éducation, Luther était un grand angoissé pathologique : nous verrons qu’il arrive souvent que des névrosés, quand ils ont du génie, soient de grands entraîneurs de foules particulièrement dangereux (le docteur Assailly a bien montré que le démon se sert facilement à leur insu de psychismes névrotiques). Parce que Luther était un moine engagé dans la vie religieuse par souci de son salut, son angoisse pathologique s’est fixée sur l’inquiétude d’avoir la certitude d’être sauvé malgré ses péchés. Cette certitude, il aurait dû la trouver dans la certitude infaillible de la vertu théologale d’espérance dont le motif est la Miséricorde infinie de Dieu qui ne peut en aucun cas nous manquer. Mais c’est une certitude pratique, ce n’est pas une certitude spéculative. Or les angoissés que sont les scrupuleux ne parviennent pas à calmer leur angoisse avec une certitude pratique, ils poursuivent désespérément une certitude spéculative, de sorte que Luther, au lieu de se fonder sur la certitude pratique de la vertu théologale d’espérance, a demandé la certitude de son salut à la certitude spéculative de la vertu théologale de foi. Or la foi qui est adhésion de l’intelligence aux vérités révélées ne peut pas donner une certitude du salut parce que le salut individuel de chacun n’est pas enseigné par la Révélation. C’est ainsi que Luther a été amené à déformer la notion de la foi en y voyant, au lieu de la connaissance de ce qui est révélé par Dieu fondée sur la Vérité infaillible de cette Révélation, une confiance nous garantissant notre salut, ce qui entretiendra dans le luthérianisme un climat d’angoisse bien apparent dans l’œuvre dramatique de Strindberg car on y sera conduit à une introspection perpétuelle pour découvrir si l’on a ou non en soi cette foi-confiance seule garantie de notre salut. Ceci entraîne une conséquence d’importance considérable, c’est que le salut n’est plus considéré comme le fruit de la charité inspirant des actes qui sont surnaturellement bons parce que motivés par l’amour de Dieu, le salut est considéré comme le fruit de la foi seule, indépendamment des actes bons ou mauvais que nous accomplissons de sorte que si l’on a la confiance d’être sauvé on peut l’être en étant et restant pécheur : Luther pensait se délivrer par là de l’angoisse que provoquaient chez lui ses péchés. Certes Luther avait très bien vu là une vérité fondamentale de la foi chrétienne, c’est qu’hors de la Rédemption par la Croix de Jésus-Christ nous sommes irrémédiablement pécheurs, absolument incapables par nous-mêmes d’échapper au péché, et que, quelles que puissent être l’accumulation et la gravité de nos péchés, nous pouvons avoir la confiance infaillible qu’ils sont effacés au point qu’il n’en reste rien par la valeur infinie du Sacrifice Rédempteur. Mais Luther n’a pas vu que cette efficacité infinie de la Croix de Jésus-Christ ne nous sauve pas en nous laissant pécheurs, qu’elle nous change intérieurement en nous transformant de pécheurs en saints, qu’elle nous sanctifie réellement d’une sainteté qui certes ne vient pas de nous mais nous est donnée par Jésus-Christ, que par là elle nous rend capables d’accomplir des actes surnaturellement bons motivés par la vertu théologale de charité. Ceci nous amène à la plus grave des erreurs de Luther, c’est de nier que la grâce dont la source unique est la Croix de Jésus-Christ soit sanctifiante, c’est-à-dire change intérieurement et réellement ce que nous sommes, c’est de la considérer comme une simple attribution juridique et extérieure du salut qui nous sauverait sans nous transformer et en nous laissant pécheurs. Luther a été ici victime de sa formation théologique à l’école du nominalisme de Guillaume d’Occam pour lequel il n’y a pas de natures des choses mais seulement des dénominations, alors la grâce n’est plus participation réelle à la nature divine mais simple titre extérieur à être sauvé sans être changé intérieurement par là : accorder cette grâce est alors pur arbitraire divin, mais pour Occam déjà tout était l’arbitraire divin puisque selon lui il n’y a pas de natures des choses dont Dieu soit l’auteur. Toutes les erreurs de la Réforme ont eu leur source dans cette négation que la grâce soit sanctifiante : quand des protestants en viennent à reconnaître que la grâce est sanctifiante, on devrait arriver ensuite à s’accorder facilement avec eux sur tout le reste. En effet, si la grâce n’est pas sanctifiante, il n’y a pas de saints et Marie elle-même n’est pas sainte, les sacrements ne sont pas sanctifiants, il n’y a pas de ministères sanctifiants dans l’Église, le péché originel nous a rendus intrinsèquement mauvais et nous ne pouvons pas en être purifiés, il n’y a pas de purgatoire pour purifier après la mort ce qui ne l’a pas été en cette vie : on voit là comme tout s’enchaîne. La conséquence la plus grave concerne l’Eucharistie : si l’on ne reconnaît plus de transformation atteignant la nature des choses, on ne reconnaîtra plus que le pain soit changé en le Corps du Christ, c’est-à-dire la transsubstantiation. Luther, lui, sans admettre la transsubstantiation, admet encore une présence réelle du Corps du Christ dans le pain restant du pain, ce qu’il appelle la consubstantiation. Mais Calvin ira plus loin en n’admettant plus qu’une présence spirituelle et Zwingle ira plus loin encore en n’y voyant plus qu’un pur signe. L’autorité enseignante de l’Église ne pouvait accepter ces erreurs de Luther inconciliables avec une foi authentique et c’est alors que l’orgueil de Luther rejeta cette autorité enseignante en prétendant se baser sur la seule Écriture interprétée par lui. C’était en réalité faire appel à la seule conscience individuelle et introduire par là ce qu’on appellera « le libre examen » : on verra par la suite que cela conduira, à l’époque des philosophes du XVIIIe siècle, de la Révolution française et surtout de Kant qui avait eu une formation première luthérienne, à revendiquer une autonomie absolue de l’intelligence humaine maîtresse de sa pensée et n’acceptant pas que s’impose à elle une vérité qui n’aurait pas sa source en elle. Certes Luther n’en est pas là en ce sens qu’il fait appel au Saint-Esprit pour éclairer intérieurement la conscience individuelle, mais c’est oublier que si le Saint-Esprit agit bien intérieurement en tous les baptisés, ceux-ci peuvent attribuer au Saint-Esprit ce qui ne vient nullement de Lui, mais des tendances désordonnées de leur nature, et donc que l’autorité enseignante de l’Église est indispensable pour reconnaître ce qui vient authentiquement du Saint-Esprit. On remarquera d’ailleurs au passage la contradiction de Luther qui admet la Lumière intérieure du Saint-Esprit pour interpréter la Bible alors qu’il n’admet pas de transformation intérieure sanctifiante par le même Saint-Esprit communiquant la grâce. Le résultat du libre examen de la Sainte Écriture a été dans le protestantisme l’absence de toute unité de foi et le plus extraordinaire foisonnement de doctrines variées. […] L’Écriture Sainte nous arrive transmise par l’Église qui en a précisé au cours des siècles l’interprétation authentique, avec son contenu pensé, précisé, développé, expliqué par des siècles de pensée et de méditation chrétiennes, prié et contemplé par des siècles de prière et de contemplation chrétiennes, vécu par des siècles de vie et de sainteté chrétiennes : c’est de tout cela que nous héritons dans et par l’Église. C’est avec tout cela que Luther a rompu en prétendant revenir à l’Église primitive telle qu’elle fut avant tous ses développements sous la conduite du Saint-Esprit à travers l’histoire et par là en interprétant à sa manière ce que fut cette Église primitive sans tenir compte de tout ce qui est issu d’elle. […] Calvin s’accorde sur bien des points avec Luther : rejet de toute autorité enseignante dans l’Église pour se fonder sur la seule Écriture Sainte livrée à l’interprétation individuelle, rejet d’une grâce sanctifiante qui transforme intérieurement et donc d’une sanctification des hommes et de leurs activités, rejet du purgatoire. Mais alors que Luther attribuait le salut à la foi définie comme la confiance d’être sauvé, Calvin l’attribue à une prédestination déterminante devant laquelle il ne nous reste aucune liberté et par laquelle Dieu décide arbitrairement de sauver les uns et de damner les autres. La foi catholique affirme bien, dans le cas du salut qui est l’œuvre de la grâce, une initiative prédestinante de Dieu donateur de la grâce mais qui ne se réalise pas sans notre libre consentement et que nous pouvons refuser dans le cas de notre perte de sorte que, comme l’a défini le Concile d’Orange, si notre salut est l’œuvre de la grâce divine acceptée par nous, notre perte est notre œuvre à nous seuls et Dieu n’y est pour rien, ce qui veut dire que s’il y a prédestination au salut il n’y a pas prédestination à la damnation, mais dans le cas de la damnation refus par nous de la prédestination au salut car saint Paul a affirmé que « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ». C’est là ce que méconnaît Calvin en envisageant un arbitraire divin pouvant prédestiner à la damnation. Une conséquence importante pour l’histoire humaine est que pour le calvinisme la réussite temporelle elle-même dépend de la prédestination, ce qui portera à la rechercher comme signe de prédestination. Cela explique que les pays influencés par le calvinisme (Suisse, Hollande, pays anglo-saxons) seront à l’avant-garde des efforts de réussite temporelle et donc du progrès économique et technique. Ils seront aussi les pays de l’essor du capitalisme, mais une autre explication vient s’ajouter ici, c’est que Calvin a rejeté la condamnation de la pratique de l’usure par l’Église de sorte que l’usure, jusque-là réservée aux juifs, se développera partout où régnera le calvinisme (d’ailleurs le calvinisme, tout en affirmant la divinité de Jésus-Christ et le salut par Lui seul, s’est quelque peu rapproché du judaïsme par la place qu’il accorde à l’Ancien Testament).

Saint Robert Bellarmin, Les Controverses de la Foi Chrétienne contre les Hérétiques de ce Temps

Absolument parlant, l’Église est antérieure et plus connue que l’Écriture. Car, l’Église a existé avant l’Écriture et c’est à elle que l’Écriture a été donnée par Dieu ; C’est elle qui la communique aux autres et qui l’explique.

Pape Pie XI, Rerum omnium perturbationem (Encyclique)

[…] les hérésies engendrées par la Réforme. C’est dans ces hérésies que l’on découvre dans l’humanité les débuts de son apostasie de l’Église, les tristes et désastreux effets qui sont à déplorer, même à l’heure présente, par tout esprit juste.

François Spirago, Recueil d’exemples appliqués au catéchisme catholique populaire

Un catholique et un protestant discutaient un jour sur la tradition. Ce dernier prétendait que toute la révélation est contenue dans la Bible, que la tradition est inutile et sans valeur. — « Eh bien ! répliqua le catholique, cherchez-moi votre Bible et je vous démontrerai immédiatement que la tradition est nécessaire » Le protestant l’ayant fait, son contradicteur la feuilleta et lui dit : « Monsieur, je vous ai demandé les Livres Saints et non pas cette collection de fables. » — « Mais, répliqua l’autre, ceci est bien la Bible. » — Qu’en savez- vous ? qui vous dit que ce sont là les Saints Livres ? — Qui ? je le sais de mon père, de mes aïeux, qui depuis des siècles ont toujours regardé ce livre comme divin. — Voilà donc bien la tradition que vous ne voulez pas admettre ! » — Saint Augustin avait donc raison de dire : « Je ne croirais pas aux Écritures si l’autorité de l’Église n’en garantissait pas l’authenticité. »

Joseph de Maistre, Sur le protestantisme

Qu’est-ce qu’un protestant ? Il semble d’abord qu’il est aisé de répondre ; mais si l’on réfléchit, on hésite. Est-ce un anglican, un luthérien, un calviniste, un zwinglien, un anabaptiste, un quaker, un méthodiste, un morave, etc… C’est tout cela, et ce n’est rien. Le protestant est un homme qui n’est pas catholique, en sorte que le protestantisme n’est qu’une négation.

Monseigneur de Ségur, Réponses courtes et familières aux objections les plus répandues contre la religion

Les mauvaises passions seules ont accepté leur religion nouvelle. C’était, en effet, fort commode ; tout ce qui gêne était supprimé : l’obéissance aux vrais pasteurs de l’Église, la nécessité des bonnes œuvres, les pénitences corporelles, le jeûne, l’abstinence, la confession, la communion, le célibat des prêtres, les vœux de la perfection religieuse, la crainte de perdre la grâce de Dieu, etc ; chacun n’avait d’autre règle à suivre que la Bible, entendue suivant son caprice.

Saint Vincent de Lérins, Commonitorium

C’est évidemment que l’Écriture sacrée, en raison simplement de sa profondeur, tous ne l’entendent pas dans un seul et même sens : les mêmes énoncés sont interprétés par l’un d’une façon, par l’autre d’une autre, si bien qu’on a un peu l’impression qu’autant il y a de commentateurs, autant il est possible de découvrir d’opinions. Novatien l’explique d’une façon, Sabellius d’une autre façon ; Donat d’une autre encore ; Arius, Eunomius, Macédonius ont leur opinion ; Photin, Apollinaire, Priscillien ont la leur ; la leur encore Jovinien, Pélage, Célestius ; la sienne enfin Nestorius. Et c’est pourquoi il est bien nécessaire, en présence du si grand nombre de replis d’une erreur aux formes si diverses, que la ligne de l’interprétation des livres prophétiques et apostoliques soit dirigée conformément à la règle (norma) du sens ecclésiastique et catholique.

Actes des Apôtres VIII, 27-31

Et voici qu’un Éthiopien, un eunuque, ministre de Candace, reine d’Éthiopie, et intendant de tous ses trésors, était venu adorer à Jérusalem. Il s’en retournait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. Alors l’Esprit dit à Philippe : Approche-toi et rejoins ce char. Et Philippe, accourant, l’entendit lire le prophète Isaïe ; et il lui dit : Crois tu comprends ce que tu lis ? Il répondit : Et comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me dirige ?

Catéchisme du concile de Trente, Chapitre XVIII

Saint Paul, après avoir rappelé la consécration que le Seigneur avait faite du pain et du vin, et la distribution des saints Mystères à ses Apôtres, ajoute : « que l’homme s’éprouve donc lui-même, et qu’après cela il mange de ce pain et boive de ce calice : car celui qui le mange et le boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne discernant pas le corps du Seigneur ». Si, comme le prétendent les hérétiques, nous n’avions autre chose à vénérer dans ce Sacrement que le souvenir et le signe de la Passion de Jésus-Christ, pourquoi l’Apôtre se servirait-il d’expressions aussi fortes pour exhorter les Fidèles à s’éprouver ?

Maurice Halbwachs, Le suicide et la religion (Page 181)

Que les protestants se suicident plus que les catholiques, c’est un fait que, sur des données statistiques cependant assez limitées, Adolph Wagner a mis en lumière dès 1864. Étant protestant, il déclare que cette découverte ne lui a pas été agréable et qu’il a hésité longtemps, mais qu’il lui a bien fallu reconnaître qu’il en était ainsi, quelque raison d’ailleurs qu’on en pût donner. Œttingen, Legoyt et surtout Morselli, en 1879, ont confirmé cette observation. Morselli disait : « Les Italiens, les Espagnols, les Portugais, nations purement catholiques, produisent le moins de suicides. C’est l’inverse dans les pays presque exclusivement protestants, par exemple en Saxe, au Danemark et en Scandinavie. » Ceci pourrait tenir à l’influence du climat, de la race ou de la nationalité. Mais, dans les pays où les deux confessions sont en présence, la tendance au suicide, remarquait-il, diminue à mesure que les catholiques sont plus nombreux. Sur 37 comparaisons faites quant à la proportion des suicides de catholiques et de protestants, dans les provinces bavaroises, prussiennes, autrichiennes, hongroises, en Wurtemberg et en Bade, il ne trouvait que quatre cas qui faisaient exception : dans les 33 autres, les protestants se suicidaient beaucoup plus que les catholiques.

Syllabus de Pie IX Proposition condamnée :

Le protestantisme n’est pas autre chose qu’une forme diverse de la même vraie religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu aussi bien que dans l’Église catholique.

Monseigneur Émile Bougaud, Le christianisme et les temps présents

Le protestant ne croit pas à la Bible ; il croit en lui-même. Sa foi n’est pas proprement une foi ; c’est une manière de voir, une opinion humaine, essentiellement vacillante et changeante ; une opinion personnelle qui ne peut servir aux autres et qui, même pour soi, ne saurait être la base d’une religion quelconque. Croire en soi, c’est ne pas croire du tout. Pour les natures molles, c’est l’indifférence ; et, si on prend cœur aux problèmes éternel, c’est le doute et quelquefois le désespoir.

Abbé Dominique Bourmaud, Cent ans de modernisme

La doctrine pessimiste de Luther est née d’une expérience intime mais faussée. Sombrant dans le désespoir de jamais éviter le péché, la seule issue qu’il découvre pour s’exonérer de la faute est d’affirmer que l’homme déchu est dépourvu de liberté, rendant Dieu responsable du mal. Cette solution, cependant porte atteinte à la sainteté de Dieu et ruine la morale chrétienne. Mais le pire, c’est que Luther endosse une telle position en suivant ses propres lumières plutôt que la saine raison et de la foi catholique. Il rejette d’emblée toute autorité qui ne soit pas sa conscience autonome. Cette inversion volontariste et individualiste, Luther va l’étendre à toute la doctrine catholique qu’il passe au crible du libre examen. Tout homme réformé est pape et fait sa propre vérité. De même tout protestant, après avoir rejeté le magistère de l’Église, s’érige en prêtre et prophète de la parole de Dieu. Le dogme luthérien fait que l’homme est son propre sauveur, et Dieu devient superflu, d’autant plus que ce Dieu est le décalque de l’homme déchu de Luther, cruel, injuste et impuissant. Le libre examen fait toute la trame de l’hérésie doctrinale de Luther et c’est celui qu’il professe hautement pour amorcer la Réforme.

Jacques Balmès, Preuves de la religion pour les enfants

Si l’on veut rendre manifeste l’égarement où se trouvent toutes les sectes séparées de l’Église romaine, il n’est pas nécessaire d’attaquer une à une toutes les erreurs dans lesquelles elles sont tombées, mais il suffira d’exposer une raison, qui militant également contre toutes, les convainc toutes de fausseté. Pour cela nous leur demanderons : quelle est la véritable Église ? Il est clair qu’elles doivent convenir que c’est celle qui ayant été fondée par Jésus-Christ et les apôtres, s’est perpétuée jusqu’à nous. Bien. Continuons : quelle est l’église qui réunit ces caractères ? Est-ce l’Eglise romaine, ou quelqu’une des autres ? Qu’elles se présentent toutes en. ligne de bataille, luthérienne, calviniste, protestantes de tout nom, nous les mettrons en déroute à l’aide d’une seule question. Et cette question sera : qui t’a fondée ? Moi, répondra l’une, Luther m’a fondée ; moi, Calvin, dira l’autre ; Socin, exclamera celle-ci ; Fox, dira celle-là ; et ainsi pourrons-nous nous adresser successivement à toutes. C’est-à-dire que leur ancienneté remonte à deux cents ans, ou à trois cents ans tout au plus, tandis que la fondation de l’Église romaine date de l’apôtre saint Pierre, et que la succession de ses pontifes s’étend par une chaîne non interrompue de saint Pierre au Pape actuel Pie IX. C’est là un argument sans réplique, puisqu’il est fondé sur un fait que ne peuvent nier les protestants eux-mêmes, et qu’à dire vrai ils n’ont jamais osé nier non plus. Que disent donc les protestants pour cacher leur apostasie ? ils disent que l’Église romaine s’est corrompue, est tombée dans l’erreur, et que partant il était nécessaire de la corriger et de la réformer ; tellement qu’ils s’appellent euxmêmes réformés, et leurs églises, églises réformées. Dans de semblables disputes les hérétiques affectent d’habitude beaucoup de zèle pour la vérité et la vertu ; c’est pour cela qu’il faut être circonspect, et ne pas se laisser éblouir par des paroles qui ne signifient rien, par des raisonnements qui ne prouvent rien. Il est nécessaire aussi de tenir pour suspects beaucoup de récits dans lesquels ils exagèrent les abus et les vices, parce que l’esprit de secte et la haine profonde qu’ils nourrissent contre l’Église catholique romaine, les entraînent souvent jusqu’à la calomnie, soit en inventant ce qui n’a jamais existé, soit en grossissant et en envenimant ce qui est vrai. Le fidèle catholique, surtout s’il n’est pas suffisamment versé dans la connaissance de l’histoire, ne doit pas entrer dans les questions où il s’agit de savoir s’il y a eu ou non plus ou moins de corruption en tel ou tel temps, en tel ou tel lieu, si tel ou tel ecclésiastique ou évêque a rempli ses devoirs ou non. Le moyen le plus court et le plus judicieux de répondre à de pareilles difficultés est renfermé dans le dialogue suivant : Le protestant dira : en tel siècle il y a eu tel et tel abus ; même à Rome on remarquait tel ou tel excès ; les ecclésiastiques n’accomplissaient pas leurs devoirs, s’abandonnaient au vice. Le catholique : Je n’examinerai pas ce qu’il y a de vrai ou de faux dans ce que vous dites ; mais je veux bien supposer que tout cela soit ainsi. Jésus-Christ n’a point dit qu’Il fondait une Église, dans laquelle tous les papes seraient bons, dans laquelle tous les évêques et tous les ecclésiastiques rempliraient toujours leurs devoirs ; ce qu’il a dit c’est qu’il ne permettrait pas que cette Église tombât dans l’erreur, et qu’Il serait avec elle jusqu’à la consommation des siècles. Qu’ont de commun les vices soit des ecclésiastiques, soit des évêques, soit des papes, avec la doctrine qu’ils enseignent ? Ils sont chargés de me l’enseigner, je vois en eux des envoyés de Jésus-Christ ; s’ils sont vicieux, je m’en affligerai, j’en aurai pitié, cependant cela ne m’autorise pas à me séparer de leur doctrine. Jésus-Christ m’a dit d’écouter Ses ministres, et Il ne m’a pas averti que je ne devais point les écouter s’ils étaient mauvais. Le protestant : Comment est-il possible que Jésus-Christ pour nous enseigner la vérité, ait jamais voulu se servir de ministres pervers ? Qu’a de commun la sainteté avec le vice, la lumière avec les ténèbres ? Le catholique : Voyez comment chacun considère les choses à sa façon. Je suis si loin de m’étonner de ce qui vous parait étrange, que je trouverais très irrégulier au contraire que Jésus-Christ n’eût voulu se servir que de ministres vertueux seulement. Car ou bien il eût fallu en pareil cas qu’Il opérât continuellement un grand miracle, en ne permettant qu’en aucun temps et en aucune partie du monde aucun ministre de l’Église commit un seul péché, ou bien il eût été nécessaire qu’Il nous donnât une marque certaine pour reconnaître parmi Ses ministres ceux qui seraient pécheurs, afin de savoir que nous ne devions pas les écouter. Or vous savez, et tout le monde sait, qu’il y a beaucoup de péchés qui peuvent se commettre sans que personne d’autre le sache que celui qui les commet : en pareil cas quel remède aurions-nous ? Dieu devrait nous envoyer continuellement des anges pour nous révéler de ne point écouter tel ecclésiastique, tel évêque, parce qu’il aurait commis à telle heure tel ou tel péché. Ne voyez-vous pas en quelle confusion nous nous trouverions tout de suite, si nous suivions une semblable doctrine ? Ne voyez-vous pas combien il est peu fondé de dire que l’Église romaine a erré, et que nous ne devons point l’écouter, en appuyant cette assertion sur les vices des ecclésiastiques, des évêques, et même des papes ; et cela même en supposant que ces vices ont été aussi nombreux et aussi graves que vous le dites, et même qu’ils l’ont été beaucoup plus ? Le protestant : Mais n’est-ce pas une chose bien dure que vous soutenez et que vous pratiquez, vous autres catholiques, en assujettissant la raison en matière de foi au jugement de l’Église, c’est-à-dire, d’autres hommes ? Le catholique : Nous assujettissons notre raison à l’autorité de l’Église, parce qu’elle est dépositaire de la vérité, dont Dieu même lui a confié le dépôt, en lui promettant Son assistance pour la garder et pour l’enseigner ; par conséquent en nous soumettant à l’autorité de l’Église, nous nous soumettons à l’autorité de Dieu même. Le protestant : Mais est-ce que la sainte Écriture ne suffit pas pour savoir tout ce que Dieu a voulu nous révéler ? Le catholique : Non, monsieur : et la meilleure preuve c’est vous-mêmes protestants. Depuis que vous vous êtes séparés de l’Église catholique, vous en avez toujours appelé à l’autorité de la sainte Écriture, et vous êtes parvenus à tirer si bien au clair la vérité, que vous avez fini par ne plus vous entendre entre vous ; vous avez formé des sectes si nombreuses et si variées, qu’il n’est pas facile de les classer, ni même de les compter. La vérité est une, et toujours la même : comment est-il possible que la vérité se trouve dans des sectes si peu d’accord entre elles, et dont la croyance va changeant chaque jour ? Il n’y a pas de preuve plus solide de la fausseté d’une règle que d’être conduit par la règle même à des résultats faux : or la règle d’interpréter la sainte Écriture, en s’attachant uniquement au jugement de chaque individu, et en refusant d’écouter la voix de l’Église catholique, a conduit les protestants dans un tel nombre d’erreurs, qu’au moment présent ce serait une tâche des plus ardues de vouloir, non pas les réfuter, mais seulement les compter. Le protestant : Mais à quoi pouvons-nous recourir de meilleur que la parole même de Dieu ? Le catholique : Si la parole de Dieu était tellement claire dans toutes ses parties, qu’elle n’offrit aucune difficulté, de façon que chacun pût la comprendre sans danger de se tromper, alors le système des protestants serait admissible ; mais j’entends dire que la sainte Écriture est un océan dans lequel se perdent les hommes les plus sages ; et vous-mêmes, qui vous opiniâtrez â la tenir pour si claire et si facile, vous nous donnez une preuve évidente qu’elle ne l’est pas, puisque chaque secte, pour ne pas dire chaque sectaire, a une façon particulière de l’entendre. Il me parait à moi que si Jésus-Christ n’avait pas institué sur la terre une autorité vivante pour nous enseigner la vérité, nous éloigner de l’erreur et éclaircir nos doutes, Il nous aurait abandonnés dans une confusion telle que la lumière de la vérité divine ne nous aurait pas beaucoup servi. Depuis que Jésus-Christ est venu au monde, il est né continuellement sectes sur sectes, qui ont enseigné les erreurs les plus grossières et les plus monstrueuses, comme vous ne pouvez le nier : que serait-il donc advenu de la vérité, si nous n’avions à la main une règle fixe et sûre au moyen de laquelle nous pouvons distinguer la vérité de l’erreur ? Nous autres catholiques, nous disons que cette règle infaillible est l’autorité de l’Église ; nous le disons et nous pouvons le prouver par la même Écriture sainte à laquelle vous, protestants, en appelez ; et de plus, à ne considérer la chose qu’à la lumière naturelle seulement, on voit si évidemment qu’il est conforme à la raison que Jésus-Christ ait établi sur la terre un maître qui pût nous instruire sans péril d’erreur, que si cela n’était pas, on pourrait dire qu’Il nous a laissés dans l’incertitude sur ce qui est le plus nécessaire à notre salut, et qu’Il n’a pas réussi à fonder solidement Son Église, ce qui serait un blasphème contre Sa bonté et contre Sa sagesse.

Abbé Alexis Mailloux, Le petit arsenal du catholique

Vous entendrez les protestants sans cesse prononcer le divin nom du Christ, et ils ont abandonné l’Église, son épouse bien aimée ; ils se diront les disciples du Dieu fait-homme, et ils blasphémeront et insulteront la très sainte Vierge, sa mère ; ils auront sans cesse à la bouche les mots de liberté évangélique, et ils sont les esclaves de l’erreur ; ils blâmeront et censureront l’Église, ses croyances, ses sacrements, ses pratiques religieuses, et ils sont d’une ignorance monstrueuse sur ce qu’enseigne l’Église ; ils crieront bien haut contre le Pape et les évêques, et ils ignorent complètement quelle est la mission du Pape et des évêques « que l’Esprit-Saint a établis pour gouverner l’Église de Dieu » (Act. des Ap. XX) ; ils condamneront les pratiques de pénitence et tout ce qui mortifie cette chair que saint Paul « traitait rudement et réduisait en servitude, dans la crainte d’être réprouvé » (I Cor. IX:27) et ils ne s’aperçoivent point qu’ils font « un Dieu de leur ventre » (Philip. VIII:19) ; enfin ils publieront sur les toits et avec une audace diabolique, que l’Église catholique est en opposition directe avec la bible, pendant qu’on leur a démontré cent fois que c’était eux qui ne la suivait point, qu’ils en torturaient le sens pour la mettre d’accord avec les égarements de leur raison, et n’y prenaient que ce qui pouvait entrer dans le système religieux qui était de leur goût. […] On leur ferait croire qu’un individu, avec sa pauvre raison individuelle, et qui n’étudie la bible que depuis deux jours, la comprendrait mieux que tous les papes et les évêques qui l’étudient depuis plus de dix-huit cents ans ? On viendrait à bout de leur faire croire qu’une société aussi nombreuse et aussi savante que celle de l’Église catholique, aurait conservé, avec un soin infini, un livre divin qui la condamne ?

Louis Veuillot, Les pèlerinages de Suisse

L’hérésie de Jean Huss fit périr plus de trois cent mille hommes, celle de Luther en a fait périr des millions, et il n’est pas encore temps de clore la liste des victimes : ces millions d’hommes sont morts sans aucune espèce de profit pour le genre humain ; ils ont légué des haines, des troubles, des sophismes, plus d’éléments de crime et de dissolution qu’il n’en faudrait pour faire périr un monde, si la miséricorde de Dieu ne veillait pas sur nous.

Saint Jean Climaque, L’échelle sainte

J’appelle « méchant » celui qui corrompt et obscurcit la loi de Dieu, en l’interprétant selon son propre esprit, et qui, tout en suivant son opinion erronée, et même quelquefois hérétique, préfère son autorité à celle de Dieu, ses lumières à celles de l’Esprit saint.

Cardinal de Richelieu, Lettre à la duchesse d’Aiguillon

Si on avait empoisonné Luther et Calvin lorsqu’ils commencèrent à paraître, on aurait épargné de grands maux à la Religion et beaucoup de sang à l’Europe.

Léon Bloy, Je m’accuse (Page 75)

Qu’est-ce en effet, que le Protestantisme, sinon le déchet du Christianisme, la négation de l’Essence et de la Substance révélées ? Quand un homme dit : « Je suis protestant », c’est comme s’il disait : « Je n’existe pas. »

William Cobbett, Une Histoire de la Réforme protestante en Angleterre et en Irlande (Chapitre VII)

Jamais le monde ne vit, dans un même siècle, une collection de misérables tels que Luther, Zwingle, Calvin, etc. ; le seul point de doctrine sur lequel ils étaient d’accord était l’inutilité des bonnes œuvres, et leur vie sert à prouver combien ils étaient sincères dans ce principe.

Lionel Lindsay, Catéchisme de controverse (Page 18)

Si l’on examine un peu le caractère et la vie certainement peu édifiante des chefs du protestantisme, tels que Luther, Calvin, Zwingle, Bucer, Mélanchton, Henri VIII, Elisabeth, etc, on arrive facilement à la conclusion que Dieu n’a pas dû se servir de pareils instruments pour opérer une réforme dans son Église. Sans aucun doute, Dieu peut absolument se servir de pécheurs pour produire quelque bien, mais ce n’est pas là le moyen qu’il emploie ordinairement : l’Esprit de Dieu n’a pas coutume de choisir des hommes orgueilleux, charnels, abandonnés à toutes les mauvaises passions, pour en faire ses organes et ses interprètes.

Monseigneur de Ségur, Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui

Le seul moyen d’être chrétien, a dit Bossuet, c’est d’être catholique, c’est-à-dire d’appartenir non seulement par les sympathies et par les croyances, mais encore par la pratique ouverte et publique, à l’Église catholique, à l’Église gouvernée par le pape, au seul vrai bercail de Jésus-Christ. Il n’y a jamais eu et il ne peut y avoir qu’un seul christianisme. Si le protestantisme était le christianisme, le catholicisme ne le serait point. Ce n’est point ici une question de forme, mais bien une question de fond. L’institution de Jésus-Christ ne peut être soumise aux caprices de personnes, et le protestant qui se forge un christianisme à sa fantaisie n’a pas le vrai christianisme, le christianisme que Notre-Seigneur a apporté au monde et dont il a confié le dépôt et la diffusion à l’Église. On a fait de nos jours un étrange abus de ce glorieux nom de chrétien. Depuis le protestant qui professe ou rejette à sa guise la divinité du Christ, jusqu’au socialiste qui ne voit la liberté que dans l’anéantissement de l’Église, toute la foule des hérétiques et des révolutionnaires fait parade de christianisme, mais quel christianisme ! Être chrétien, c’est être catholique ; hors de là, on peut être luthérien, calviniste, mahométan, mormon, libre penseur, bouddhiste, mais on n’est pas, on ne peut pas être chrétien.

Henri Delassus, La conjuration anti-chrétienne (Page 45)

Le protestantisme nous vint de l’Allemagne et surtout de Genève. Il est bien nommé. Il était impossible de qualifier la Réforme de Luther autrement que par un mot de protestation, car elle est protestation contre la civilisation chrétienne, protestation contre l’Église qui l’avait fondée, protestation contre Dieu de qui elle émanait. Le protestantisme de Luther est l’écho sur la terre du « Non serviam » de Lucifer. Il proclame la liberté, celle des rebelles, celle de Satan : le libéralisme. Il dit aux rois et aux princes : « Employez votre pouvoir à soutenir et à faire triompher ma révolte contre l’Église et je vous livre toute l’autorité religieuse. » Tout ce que la Réforme avait reçu de la Renaissance et qu’elle devait transmettre à la Révolution est dans ce mot : Protestantisme. Communiqué d’individu à individu, le protestantisme gagna bientôt de province en province. L’historien allemand et protestant Ranke nous dit quel fut son grand moyen de séduction : la licence, que la Renaissance avait mise en honneur. « Beaucoup de gens embrassèrent la Réforme, dit-il, avec l’espérance qu’elle leur assurerait une plus grande liberté dans la conduite privée. » C’est qu’en effet il y a entre le catholicisme et le protestantisme, tel qu’il fut prêché par Luther, une différence radicale sous ce rapport. Le catholicisme promet des récompenses futures à la vertu et menace le vice de châtiments éternels ; par là, il met aux passions humaines le frein le plus puissant. La Réforme, elle, venait promettre le paradis à tout homme, même le plus criminel, sous la seule réserve d’un acte de foi intérieur à sa justification personnelle par l’imputation des mérites du Christ. Si, par le seul effet de cette persuasion, qu’il est facile de se donner, les hommes sont assurés d’aller en paradis tout en continuant de se livrer au péché, même au crime, bien sot serait celui qui renoncerait à se procurer ici-bas tout ce qu’il trouve à sa portée.

Abbé Jean-Baptiste Aubry, Études sur Dieu, l’Église, le Pape

Les protestants, dans leur conduite relative à l’Écriture, sont coupables 1° d’un vol, puisqu’ils l’enlèvent à l’Église, 2° d’un sacrilège et d’une hérésie, puisqu’ils en faussent le rôle, la portée et le sens, 3° d’une témérité intolérable, puisqu’ils en confient l’interprétation à la raison, et soumettent le Verbe de Dieu au verbe de l’homme.

Marchal Charles de Bussy, Les révoltés contre l’Église et l’ordre social (Pages 2-3)

Le protestantisme, ou mieux les protestantismes, c’est la révolution, c’est la révolte contre l’Autorité, contre la Vérité. Le protestantisme religieux s’appelle hérésie ; c’est lui qui a enfanté tous les autres protestantismes : le protestantisme philosophique, qui s’appelle rationalisme ; le protestantisme politique, qui s’appelle Jacobinisme ; le protestantisme social, qui s’appelle socialisme ou communisme. Dans tout protestantisme religieux, dans toute hérésie, il y avait le germe du rationalisme, du jacobinisme et du socialisme, et au bout de tout cela, la civilisation chrétienne renversée, et la société marchant aux abîmes par le matérialisme.

Chanoine Georges Panneton, La Franc-Maçonnerie : Ennemie de l’É

Il faut admettre que la secte parait moins agressive en pays anglais, sans doute parce qu’elle s’accommode bien du protestantisme, religion de la majorité en ces pays, et qui laisse le champ libre aux activités maçonniques. Pourquoi, d’ailleurs, Satan combattrait-il les hérésies qu’il a lui-même suscitées pour affaiblir l’Église du Christ? Il concentre ses troupes d’élite, ses troupes maçonniques contre l’Église catholique romaine et contre les nations en majorité catholiques.

Héribert Jone, Précis de théologie morale catholique (Page 77)

On renie directement sa foi, en disant qu’on n’est pas catholique ou bien qu’on est protestant, de même en prenant part à un sacrifice idolâtrique ou en participant à la Cène des protestants ou encore en se faisant rebaptiser.

Julius Evola, Révolte contre le monde moderne (Page 591)

On a déjà vu ce à quoi la religiosité se réduit avec le protestantisme : ayant rejeté tout principe d’autorité et de hiérarchie, s’étant libéré de tout intérêt métaphysique, des dogmes, rites, symboles et sacrements, elle s’est appauvrie en un simple moralisme qui, dans les pays anglo-saxons puritains, et surtout en Amérique, est au service de la collectivité conformiste.

Joseph de Maistre, Sur le protestantisme

Qu’est-ce que le protestantisme ? C’est l’insurrection de la raison individuelle contre la raison générale.

Monseigneur Gaume, À quoi sert le Pape ?

Tout homme qui dit : je crois à la Bible mais je ne crois pas au Pape, ne sait ce qu’il dit. Il se ment à lui même et vit d’inconséquence. Le jour où il n’en vivra plus, il sera athée ou Catholique. En attendant, il ne vit pas, il végète. Ainsi, le protestant peut nier la personnalité du Pape, mais, bon gré, malgré, il est forcé d’admettre le principe du Pape. Il y a mieux. Cette nécessité du Pape, pour rester chrétien, est tellement implacable, que nul n’est aussi papiste que le protestant. Le catholique ne reconnaît qu’un seul Pape, évêque de Rome. Le protestant ne se contente pas de si peu. Il a autant de papes qu’il a de ministres, de rois ou de reines ; autant qu’il a lui même, dans le cours d’une journée, d’affirmations religieuses. Il a toujours un pape avec lui ; il est même son Pape. […] Le Pape catholique ne varie jamais. L’essence des papes protestants est de varier toujours. Jamais ils ne sont d’accord entre eux ni avec eux-mêmes. En voulez-vous la preuve ? Regardez la myriade de sectes dans lesquelles ils ont morcelé le dogme chrétien. C’est au point que tout ce qui reste aujourd’hui de croyances communes parmi les protestants, pourrait, dit un de leurs ministres, s’écrire sur l’ongle du pouce. Par sa nature ce principe de division tend au morcellement infini. Qui l’empêche d’y arriver ? C’est encore le Pape. Pourquoi ? Parce que le Pape est une affirmation et tant qu’une affirmation existe, la négation ne peut être complète. Tenez ceci pour certain : sans l’action indirecte du Pape sur les pays protestants, c’est-à-dire sans l’influence permanente de l’affirmation catholique dans le monde baptisé, il y a longtemps que les derniers vestiges de vérité chrétienne, et avec eux, les derniers élément de civilisation, auraient disparu des nations hétérodoxes.

R.P. Henri-Dominique Lacordaire, Discours sur la vocation de la nation Française (14 février 1841)

En suscitant Luther, en inventant le protestantisme, l’esprit de ténèbres savait ce qu’il faisait : il avait bien prévu que des peuples longtemps nourris de la doctrine divine seraient bientôt rassasiés de cette doctrine humaine. Il avait calculé qu’après avoir pris le mensonge pour la vérité ; les hommes seraient amenés par le dégoût du mensonge au dégoût de la vérité même, et que des abîmes de l’hérésie ils tomberaient dans les abîmes de l’incrédulité. Le protestantisme, d’ailleurs, n’était pas une hérésie ordinaire ; il ne niait pas seulement un dogme particulier, mais l’autorité même, qui est le soutien du dogme, et sans laquelle il n’est plus qu’un produit de la raison. La raison, exaltée, devait tôt ou tard s’affranchir des derniers langes de la foi, et le protestantisme tomber dans le rationalisme.

Gilbert Keith Chesterton, Pourquoi je suis catholique (Pages 55-56)

Pour un observateur païen ou impartial, cela doit toujours faire l’effet de l’histoire la plus étrange qui soit au monde ; le fait que des hommes se sont rués à l’intérieur d’un temple pour le saccager, y renverser l’autel et en chasser le prêtre, qu’ils y ont trouvé quelques livres sacrés intitulés « Psaumes » ou « Évangiles » ; et le fait qu’ils ont commencé (plutôt que de les jeter dans le feu avec le reste) à s’en servir comme d’oracles infaillibles pour condamner toutes les autres dispositions. Si le maître-autel sacré était un mensonge grave, pourquoi les documents sacrés secondaires étaient-ils nécessairement vrais ? Si le prêtre avait trafiqué les Sacrements, pourquoi n’aurait-il pas trafiqué les Écritures ?

Gilbert Keith Chesterton, Pourquoi je suis catholique

Il est parfaitement vrai que l’on peut imputer à l’Église romaine, juste avant la Réforme, des torts réels, susceptibles de provoquer une rébellion. Ce que l’on ne peut trouver, c’est un seul de ces torts réformé par la Réforme. Par exemple, c’était un abominable abus de voir la corruption qui régnait dans les monastères permettre parfois à un riche noble de jouer au protecteur et même à l’abbé, ou encore de détourner des revenus qui étaient censés appartenir à une fraternité vouée aux pauvres et à la charité. Mais tout ce que la Réforme a fait, cela a été d’autoriser le même riche noble à s’emparer de tout le revenu, de toute la maison et de la transformer en palais ou en porcherie, et à éradiquer la dernière légende d’une fraternité vouée aux pauvres.

François de Fénelon, Lettres sur divers sujets concernant la Religion et la Métaphysique

Tous les hommes, et surtout les ignorants, ont besoin d’une autorité qui décide, sans les engager à une discussion dont ils sont visiblement incapables. Comment voudrait-on qu’une femme de village ou qu’un artisan examinât le texte original, les éditions, les versions, les divers sens du texte sacré ? Dieu aurait manqué au besoin de presque tous les hommes s’il ne leur avait pas donné une autorité infaillible pour leur épargner cette recherche impossible, et pour les garantir de s’y tromper. L’homme ignorant, qui connaît la bonté de Dieu et qui sent sa propre impuissance, doit donc supposer cette autorité donnée de Dieu et la chercher humblement pour s’y soumettre sans raisonner. […] D’un autre côté, les savants même ont un besoin infini d’être humiliés et de sentir leur incapacité. […] ils disputent sans fin entre eux, et ils s’entêtent des opinions les plus absurdes. Ils ont donc autant de besoin que le peuple le plus simple d’une autorité suprême qui rabaisse leur présomption, qui corrige leurs préjugés, qui termine leurs disputes, qui fixe les incertitudes, qui les accorde entre eux, et qui les réunisse avec la multitude.

Deuxième épître de Pierre III, 16

C’est ce qu’il [Paul] fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.

Pierre Guyon et Bruno Hirout, Combat pour la France (Pages 21-24)

L’Égypte a eu ses 10 plaies : l’eau du Nil et de toute l’Égypte se changeant en sang, les grenouilles infestant le pays, la grêle détruisant les récoltes ou encore l’invasion de sauterelles… La France n’a malheureusement pas été épargnée et a également eu ses plaies. Elles sont certes différentes : libéralisme, franc-maçonnerie, communisme, mais elles sont beaucoup plus destructrices, car elles agissent le plus souvent dans l’ombre ou en se faisant passer pour agréables auprès des esprits simples, pour ensuite tout détruire. Le protestantisme fut l’une d’elles. Même si aujourd’hui il se fait très discret, n’oublions pas le rôle important qu’il a pu avoir dans l’horrible concile Vatican II ou lors des « guerres de religion » en France au XVIème siècle. En mars 1560, la conspiration d’Amboise verra une première trahison protestante contre la France, la tentative d’enlèvement du roi François II par le protestant La Renaudie. Mais François duc de Guise, bien organisé, protègera le roi et tuera le traître La Renaudie. Première trahison des protestants. Les protestants étaient en rébellion ouverte contre la France et enchaînaient les provocations, il fallut que leur chef Condé fût arrêté pour calmer en partie les rebelles. Mais le calme était de courte durée et la mort du roi ravivera les tensions. À la mort du roi François II, Catherine de Médicis et le chancelier l’Hospital prennent le pouvoir, le nouveau roi Charles IX étant trop jeune pour gouverner. Ceux-ci, trop timorés, eurent le tort de pardonner leurs trahisons aux protestants, Condé fut gracié, les calvinistes amnistiés. Les protestants s’enhardirent de cette faiblesse du pouvoir et se mirent à perturber les messes et provoquer les catholiques. En 1562 à Wassy, ce fut la provocation de trop. Des émissaires catholiques du duc de Guise sont violemment pris à partie par les protestants et une sanglante bataille éclate, qui fera des dizaines de morts et des centaines de blessés. Le duc de Guise sera lui-même blessé lors de cette bataille. Lors de cette même année 1562, les protestants passeront à la vitesse supérieure dans leur trahison envers la France : les rebelles protestants décident de livrer Le Havre et Dieppe aux Anglais en échange de leur aide pour lutter contre les catholiques, c’est le traité d’Hampton Court. C’est une haute trahison des protestants : l’abandon d’une partie du royaume de France à nos ennemis anglais. Les protestants n’ont plus de limites dans leur haine de la France et mèneront bataille aux côtés des Anglais contre la France. L’année 1562 sera terrible, la barbarie des protestants s’amplifiera, ils détruiront églises et tombeaux. L’année suivante, en 1563, le duc de Guise sera assassiné par le protestant Poltrot de Meré. Henri de Guise, son fils, répondra à ce lâche assassinat et aux provocations incessantes des protestants en commanditant l’assassinat du traître Coligny lors de la nuit de la Saint-Barthélemy. La Saint-Barthélemy, malgré ses excès, fut un bienfait pour la France, lui permettant de se libérer des exactions et des trahisons protestantes. Charles IX et Henri III étaient des rois faibles voulant à tout prix rétablir la paix entre catholiques et protestants, ils n’hésitèrent pas à accorder de nombreux droits aux protestants, ce qui leur mit les catholiques à dos. Le nouveau duc de Guise Henri devint chef de la ligue et reprendra la guerre contre les protestants où il remportera de nombreuses batailles. Sa popularité fut telle que le roi Henri III le verra comme un adversaire et le fera assassiner le 23 décembre 1588. La vengeance ne tarda pas et un moine du nom de Jacques Clément assassinera le roi Henri III le 2 août 1589. La France catholique avait été mise à mal par les protestants et la tiédeur des frères rois Charles IX et Henri III envers eux. Ces derniers n’ayant pas eu de descendance c’est Henri IV le protestant qui devint l’héritier du trône, mais il était dit que la France resterait toujours catholique et le nouveau roi Henri IV se convertira au catholicisme le 25 juillet 1593.

Bibliographie

  • Michel Defaye, Le protestantisme assassin
  • Père Henri Denifle, Luther et le luthéranisme
  • Joseph de Maistre, Sur le protestantisme
  • Monseigneur de Ségur, Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui
  • Abbé Alexis Mailloux, Le petit arsenal du catholique (Lien)
  • Abbé Jean-Michel Gleize, Le vrai visage de Luther
  • R.P J. Fontaine, Les infiltrations protestantes et le clergé français (Lien)
  • Danilo Castellano, Martin Luther : le chant du coq de la modernité
  • Frère Louis-Marie, Du protestantisme à l’Église du Christ
  • Léon Cristiani, Du Luthéranisme au Protestantisme
  • Wojciech Golonka, Chesterton face au protestantisme
  • Angela Pellicciari, Martin Luther : La face cachée d’un révolutionnaire
  • Mgr Freppel, Étude sur le protestantisme
  • A.J.S.-M. de La Cambre-Mialet, Les protestants à travers l’histoire
  • Arnaud de Lassus, Connaissance élémentaire du Protestantisme
  • Abbé C. Guillaume, Le protestantisme jugé et condamné par les protestants (Lien)
  • Le Sel de la Terre n°99, 500 ans de subversion protestante
  • Vidéothèque
  • Matthieu Lavagna – Réfutation du protestantisme (Sola scriptura)