Chandra Wickramasinghe, professeur de mathématiques appliquées et d’astronomie à l’University College de Cardiff,
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La probabilité que la vie ait pu se former à partir de matière inanimée correspond à un chiffre avec 40 000 zéros avant le 1. Un chiffre assez petit pour enterrer Darwin et la totalité de la théorie de l’évolution. Il n’y a jamais eu de soupe primitive, ni sur cette planète ni sur une quelconque autre. Et si les débuts de la vie n’étaient pas dus au hasard, ils sont donc certainement le produit voulu d’une intelligence .
Jean Rostand, biologiste,
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Le hasard, même en disposant de millions de siècles, même en gaspillant follement le matériel vital, n’arrivera pas à faire un cerveau ou un œil.
Mgr Gaume, La vie n’est pas la Vie
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Mieux élevés que leurs devanciers, les aliénés d’aujourd’hui ont découvert, grâce à la physiologie comparée, que l’homme descend du singe. Au lieu d’admettre notre noble descendance et de dire avec tout le genre humain : nous sommes de notre père, qui fut de Noé, qui fut d’Adam, qui fut de Dieu, Ils se croient fils, petits-fils, arrière-petits-fils de quelque gorille à longue queue et à museau pointu, solitaire habitant des déserts africains. Et ils se donnent pour des singes perfectionnés : ils y tiennent, et s’efforcent de le persuader à eux-mêmes et aux autres. À vrai dire, en voyant leurs instincts et leurs gambades, on serait tenté de leur reconnaître une pareille généalogie. Mais non. « Âme abjecte, leur dit Rousseau, tu veux en vain t’avilir : c’est ta triste philosophie qui te rend semblable aux bêtes ; mais ton génie dépose contre tes principes, et l’abus même de tes facultés prouve leur excellence en dépit de toi. » N’en déplaise à cette poignée de petits gorilles, l’homme forme une espèce à part dans la chaîne des êtres : il est la créature la plus noble du monde visible. Doué de raison et de liberté, il est le roi de tout ce qui l’environne. Si, par son corps, chef-œuvre d’une puissance et d’une sagesse infinies, il touche aux êtres matériels, c’est pour les dominer ; tandis que, par son âme, mille fois plus noble que son corps, il touche aux êtres purement spirituel et c’est pour s’ennoblir. Qui dira sa dignité ? Noblesse oblige : qui dira l’étendue de ses devoirs ? Toutefois la grandeur de l’homme disparaît devant celle du chrétien.
R.P. Antoine Lemonnyer, La
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La question de savoir si le premier homme était en état de recevoir la révélation primitive, élevée et profonde, que nous décrivent les premiers chapitres de la Genèse, n’intéresse, à proprement parler, que son esprit. Il est, en effet, bien évident que c’est uniquement avec son esprit qu’il avait à recevoir cette révélation divine. Cependant, l’état corporel des premiers hommes doit être pris en considération, pour autant qu’un certain degré minimum d’évolution corporelle et, en particulier, de développement du cerveau est requis, sans nul doute, pour que l’esprit ait à sa disposition l’instrument qu’exige l’exercice même de ses facultés. Était-ce vraiment le cas des premiers hommes ? Cette question offre une réelle actualité en face des théories modernes sur les origines humaines. L’homme, en effet, serait issu, d’après ces théories, de formes si inférieures que, jusqu’à un certain point de la série évolutive ascendante, le degré requis de développement corporel n’était certainement pas atteint. Dans les siècles antérieurs, les savants ne faisaient pas difficulté d’admettre pour l’homme une origine propre, totalement indépendante des autres êtres, et telle que l’homme s’était trouvé, dès le premier moment, réellement homme. De même qu’on tenait les différentes catégories d’animaux (espèces) pour constantes (théorie de la constance des espèces), et que chacune d’entre elles était supposée avoir eu une origine propre, de même, l’homme étant considéré par tout le monde comme formant une espèce à part, la logique exigeait qu’on lui attribuât aussi une origine propre. Les choses changèrent lorsque apparurent les premières théories évolutionnistes, qui, après avoir aboli le concept de la constance des espèces, enseignèrent qu’elles dérivaient les unes des autres, sans même faire d’exception en faveur de l’homme. Le premier représentant de la théorie évolutionniste qui mérite d’être mentionné, Lamarck (1744-1829), en faisait déjà l’application à l’homme, quoique par manière de simple hypothèse. Cependant sa théorie, comme d’ailleurs la théorie postérieure de Geoffroy Saint-Hilaire (1830), furent tenues en échec par l’autorité plus forte de Cuvier, qui était demeuré fidèle à l’idée de la constance des espèces. L’année 1859 vit une nouvelle transformation de la situation, qui depuis lors n’a plus cessé de se développer dans le sens évolutionniste. Sir Charles Lyell, l’éminent géologue anglais, apporta l’appoint considérable de son autorité à la thèse de l’archéologue français Boucher de Perthes, lequel jusque-là avait fait de vains efforts pour amener les savants français à reconnaître la portée des fouilles entreprises par lui dans la vallée de la Somme et qui prouvaient, à son avis, l’existence d’hommes préhistoriques. C’est en cette même année 1859 que parut le grand ouvrage de Charles Darwin : De l’origine des espèces par sélection naturelle, où il enseignait la transformation d’espèces anciennes et la formation continuelle d’espèces nouvelles sous l’influence d’une incessante évolution. À la vérité, c’est seulement en 1871, dans l’ouvrage intitulé : La descendance de l’homme et la sélection naturelle, qu’il fit l’application de sa théorie à l’homme lui-même. Huxley l’avait devancé sur ce point dans son livre : Documents relatifs à la place de l’homme dans la nature (1863). Depuis lors, l’idée que l’homme descend de l’animal par évolution est demeurée à l’ordre du jour. De très nombreux ouvrages pour ou contre ont été publiés. Ses partisans ont élaboré, pour la faire valoir, toute une suite de théories, et il importe de connaître les principales, d’entre elles, avant d’aborder l’examen des preuves que l’on apporte en sa faveur. Car, selon la nature particulière de chacune de ces théories, la valeur respective des preuves en ce qui la concerne doit être appréciée différemment ; souvent môme telle ou telle d’entre elles en arrive à perdre toute valeur et parfois se transforme en objection. La théorie la plus naïve et dont le simplisme frappe dès l’abord, est celle qu’a formulée Haeckel. Elle se rattache, par son principe fondamental, à celles de Huxley et de Wiedersheim. Haeckel se borne à ranger les animaux d’après le degré de leur évolution. Le tableau synoptique ainsi obtenu prend pour lui le caractère et la valeur d’un arbre généalogique. Il aboutit à la série suivante que nous reproduisons à partir seulement des Lémuriens, parce que c’est à cet endroit qu’elle commence de se révéler tout à fait fantastique. Lémuriens – Catarrhiniens – Anthropoïdes – (Chimpanzés) – Homme Contre un pareil arbre généalogique, les objections les plus graves surgissent d’elles-mêmes. L’homme présente, par exemple, de nombreuses caractéristiques qui ne se rencontrent pas chez les singes anthropoïdes, et qui cependant n’ont pu être acquises plus tard, attendu qu’elles ne sont pas dans le sens de l’évolution supposée. Réciproquement les anthropoïdes et les catarrhiniens offrent des caractéristiques dont nulle trace n’apparaît chez l’homme, permettant de croire qu’il les ait jadis possédées. On peut citer à titre d’exemples : les caractères de la dentition, les callosités fessières, les abajoues, le double placenta chez les catarrhiniens. Aussi, c’est à peine si l’on pourrait citer un seul savant de marque qui accepte l’arbre généalogique de Haeckel. G. Schwalbe a fait subir à cet arbre généalogique une modification qui paraissait particulièrement indiquée. Il en retranche les catarrhiniens, dont il fait des collatéraux éloignés de l’homme. On ne voit pas très bien, en revanche, quel sort il fait aux platyrrhiniens. Il regarde en outre les singes anthropomorphes actuels, non pas comme des ancêtres de l’homme, mais comme de simples parents en ligne collatérale. L’homme et eux auraient pour ancêtre commun un anthropoïde, dont l’existence est d’ailleurs purement hypothétique. Sclwalbe remplit l’intervalle existant entre cet anthropoïde et l’homme avec le Pithécanthrope et son « Homo primigenius ». Sous le nom d’ »Homo primigenius », Schwalbe désigne l’homme de Néanderthal, sur lequel ses minutieux travaux ont attiré de nouveau l’attention. II y voit une espèce particulière du genre « homo », espèce qui n’aurait plus actuellement de représentants. Se basant sur des données recueillies par un savant antérieur, Aeby, Kohlbrugge dresse un autre arbre généalogique. Il insiste sur ce fait que les Gibbons (Hylobates) et plus encore, certains singes de l’Amérique du Sud (le Chrysothrix en particulier, et aussi l’Ateles), en ce qui regarde précisément quelques-unes des caractéristiques les plus importantes de l’homme (hauteur du crâne, étroitesse de la face, forme allongée de l’occiput), se rapprochent beau coup plus de ce dernier que les anthropoïdes. Il estime donc que l’arbre généalogique de l’homme doit laisser de côté les anthropoïdes et adopter la ligne des platyrrhiniens et des singes de l’Amérique du Sud. Tandis que tous les autres arbres généalogiques mentionnés jusqu’ici, partent des lémuriens, Hubreclit refuse de voir en eux la souche d’où l’homme est sorti. La raison qu’il en donne est que, chez eux, le placenta est amorphe et formé de chorion et non pas d’allantoïde, comme chez l’homme. Ils se rapprochent donc sur ce point des ongulés. Ils ont de même un proamnion, comme beaucoup de mammifères inférieurs. Par contre, les insectivores, comme les rongeurs, les chauves-souris, les singes et l’homme, ont un vrai placenta. Il regarde donc ces insectivores comme représentant le type primitif des mammifères, et il en fait le point de départ de son arbre généalogique. En ce qui concerne l’enveloppe embryonale, ils se rapprochent plus des anthropoïdes et de l’homme que des autres mammifères, y compris les prosimiens et les catarrhiniens. Il fait donc des anthropoïdes et de l’homme les descendants en ligne directe des insectivores de la période éocène, et, dans l’intervalle ainsi considérablement agrandi, il introduit, comme formes intermédiaires, les singes fossiles de l’Amérique du Sud, les singes actuels de la môme région et tout spécialement les tarsiers (Tarsius spectrum), qu’il sépare des lémuriens. Antérieurement, Haacke avait déjà dressé un arbre généalogique analogue. L’un et l’autre, dans l’établissement de leur arbre généalogique, ont pris pour principe, non plus la similitude des formes extérieures, mais les caractères embryonnaires, ce qui leur permet de remonter à une période beaucoup plus ancienne. Mais leurs constructions en deviennent de plus en plus hypothétiques, attendu que les formes extra-utérines et existant de fait, qu’ils ont pu trouver, sont trop peu nombreuses pour remplir l’immense intervalle qui sépare l’homme de ses ancêtres présumés. Klaatsch, dont les recherches retiennent plus spécialement l’attention en ce moment, remonte beaucoup plus haut encore, au delà de l’ère tertiaire et même de tout le mésozoïque. Il trace la descendance de l’homme à partir d’un groupe de vertébrés terrestres qui vivaient à l’ère paléozoïque. Ces vertébrés devaient posséder, en ce qui concerne les extrémités, tous les caractères des primates, avec cinq doigts à la main et au pied, et dont le premier pouvait être opposé aux autres. Comme spécimen et vestige de ces vertébrés, on peut citer le Chirotherium. Stratz s’est rallié à la théorie de Klaatsch. K. Snell, dès 1863, avait formulé des idées analogues. Klaatsch déclare nettement qu’on ne peut découvrir « dans les restes humains fossiles aucune ressemblance spécifiquement animale ». Cela ne l’empêche pourtant pas, comme Kolilbrugge l’a relevé, d’appeler l’attention avec insistance sur le crâne fuyant et sur l’arcade sourcilière proéminente des Australiens et de l’homme de Néanderthal, qui leur donnent une ressemblance avec le singe et donc avec l’animal. Il y voit des preuves de leur caractère primitif et il regarde ces races comme les plus anciens types d’humanité que nous connaissions. Il est vrai que sur ce point il se montre finalement très hésitant et qu’il laisse entrevoir des velléités et plus que des velléités de se rapprocher d’une autre théorie, qu’il nous faut maintenant exposer. C’est celle de Kollmann, avec laquelle les idées émises par Ranke, sauf en ce qui concerne les pygmées, présentent de très nombreux points de contact. Kollmann prend pour base, non plus les formes extra-utérines qui se rencontrent chez les sujets ayant réalisé leur croissance, mais les caractères que présente l’embryon. Il s’attache spécialement, parmi ces caractères embryonnaires, à la forme de la tête et il signale le fait que, chez le singe, le crâne de l’embryon (forme ronde, brachycéphalie, partie faciale petite, partie cérébrale développée, ampleur du crâne) se rapproche beaucoup plus du crâne humain que celui de l’adulte. L’évolution du singe adulte ne peut donc avoir abouti à l’homme ; elle a suivi une ligne divergente. L’homme doit se rattacher à des formes se rapprochant des caractères qu’offre le singe pendant la période embryonale. Kollmann lui-même ne cite aucune forme réelle de ce genre dans les régions supérieures du règne animal. Mais les théories exposées plus haut nous aident à conjecturer de quelles formes il peut être question, c’est-à-dire tout spécialement des singes de l’Amérique du sud. Kollmann pense aux chimpanzés ; mais c’est de sa part une inconséquence. Les premières formes humaines issues de ces formes animales devaient présenter les caractères de l’enfance. Elles ne comportaient pas l’aplatissement du crâne, ni la saillie des arcades sourcilières, mais un front haut et bien conformé. La race de Néanderthal et les Australiens d’une part, les singes d’autre part, seraient des dégénérés par rapport à ces formes primitives, de même que le singe adulte se révèle inférieur par rapport à l’embryon. Les ressemblances existant entre la race de Néanderthal, les Australiens et les singes, représenteraient un phénomène de convergence, dont le caractère distinctif consisterait, d’après Klaatsch, en ce que « des faits physiologiques analogues aboutissent à rapprocher les uns des autres des êtres qui, au point de vue morphologique, se révèlent très différents ». Kollmann regarde les pygmées comme la plus ancienne forme humaine. Et comme, d’autre part, il reconnaît dans l’humanité actuelle quatre races principales : jaune, blanche, noire et rouge, il admet, pour chacune de ces races de haute taille, des ancêtres pygmées de même type. Il se trouve donc amené à chercher partout des traces de cet indispensable stade pygméen. Il s’applique d’abord, mais sans beaucoup de succès (E. Schmidt), à en découvrir à l’époque préhistorique. Il les cherche ensuite à travers les cinq parties du monde parmi les races encore existantes. Mais dans cette recherche, il fait preuve de la plus extrême fantaisie, faisant état, sans craindre de se mettre en opposition avec sa propre théorie, même des mésocéphales et des pygmoïdes. Mais tous les vrais Pygmées ont les cheveux crépus, ce qui suffit à réduire à néant son hypothèse relative à ces quatre races de Pygmées d’où seraient sorties les quatre races actuelles de haute stature. La diversité même des théories qui viennent d’être exposées, diversité allant souvent jusqu’à l’opposition, montre déjà avec toute la netteté possible que la thèse de la descendance animale de l’homme n’est ni certaine, ni même vraiment probable, ainsi qu’on voudrait fréquemment nous le faire croire. Le point précis, en tout cas, où la lignée proprement humaine aurait pris son commencement, demeure entouré d’une profonde obscurité. Nous sommes passés des platyrrhiniens aux lémuriens, puis aux insectivores, pour aboutir ensuite au type primitif des mammifères et finalement au prototype des vertébrés, sans que jamais, parmi ces milliers de formes, on puisse, de façon précise et catégorique, en désigner une seule comme représentant l’ancêtre immédiat dont l’homme serait issu. Il convient d’insister très fortement sur ce dernier point. Il arrive fréquemment que les auteurs respectifs de ces diverses théories se répandent en considérations interminables, entremêlées de plaisanteries et agrémentées d’ironie, pour faire voir que les systèmes adverses ne sont nullement prouvés. Il suffirait de lire leurs livres pour que tout devienne clair désormais. La vérité est que toutes ces théories soulèvent de très fortes objections et renferment de graves lacunes. C’est ce que nous allons constater en étudiant de façon détaillée quelques-uns des éléments dont se compose ordinairement la « démonstration » de la descendance animale de l’homme, et en les soumettant à une critique attentive. Nous nous apercevrons en particulier que ces éléments revêtent dans les différents systèmes des significations opposées et qui se détruisent les unes les autres. Occupons-nous d’abord des ressemblances que présente la structure du squelette chez l’homme et chez le singe. Rappelons, sans y insister, qu’à côté de ces ressemblances et leur faisant contre-poids, s’observent de nombreuses différences concernant la marche debout, la conformation du pied, la position du crâne et sa capacité, le rapport du crâne et de l’angle facial, etc. Mais, à ne considérer même que ces ressemblances, on ne saurait en conclure à la descendance simienne de l’homme. Les théories de Schwalbe, Aeby, Ilubrecht, Ilaackc, Klaatsch, Ranke, Kollmann les interprètent tout aussi naturellement comme des phénomènes de parallélisme ou de convergence. Dans le premier cas, elles peuvent être tout au plus considérées comme la preuve que l’homme et le singe proviennent d’un ancêtre commun, mais fort éloigné. Dans le second cas, elles attestent simplement le progressif rapprochement de deux types différents par leur origine. La parenté du sang entre l’homme et les singes anthropoïdes, que Friedenthal fut le premier à signaler, ne conduit pas à des résultats plus assurés. Cette parenté consiste en ce que le sang de l’homme entre autres ne décompose pas les globules rouges des singes anthropoïdes, comme il fait de ceux des cynocéphales. Mais, sans parler des très nombreuses clauses restrictives dont ces recherches continuent d’être embarrassées, et que les plus récentes expériences ont plutôt multipliées et renforcées, il s’agit, dans le cas, d’une ressemblance restreinte à la composition du sang et donc d’une parenté restreinte elle-même et partielle, nullement d’une parenté complète au sens de descendance. La ressemblance dans la composition du sang n’a rien de bien étonnant, étant donné la ressemblance qui existe dans la structure même du squelette. On y pourrait voir, tout aussi naturellement, comme pour cette dernière, un cas de parallélisme ou de convergence. La découverte du Pithecanthropus erectus par E. Dubois, découverte autour de la quelle on a fait tant de bruit, n’a pas apporté davantage d’argument décisif à la théorie d’une descendance simienne de l’homme. D’après les recherches récemment effectuées par l’expédition Selenka, il serait tout à fait possible que le pithécanthrope ait continué de vivre à l’époque qui suivit l’apparition de l’homme, ce qui rend beaucoup plus difficile d’y voir l’ancêtre de l’homme. Le fémur indique assurément une marche debout. Mais il n’est pas absolument sûr qu’il appartienne au même individu que le fragment de crâne, dont l’énorme capacité (830 cm3) est à coup sûr très remarquable. À tout cela viennent s’ajouter une quantité d’autres particularités dont la présence dissuade un grand nombre de savants, le plus grand nombre peut-être (Klaatsch, Alsberg, Bumüller, Hertwig, Kollmann, Ranke, Branca, Macnamara, etc.), de reconnaître dans le Pithécanthrope le chaînon, jusqu’ici manquant, susceptible de relier l’homme au singe. L’on aurait plutôt cette fois encore un phénomène de convergence tendant à rapprocher le singe de l’homme. Mais le thème préféré de discussion a été fourni, au cours de ces dernières années, par un certain nombre de squelettes humains préhistoriques, complets ou fragmentaires. Sur ce terrain aussi, les conclusions un peu précises, auxquelles on est en train d’aboutir, sont défavorables à la thèse d’une descendance simienne de l’homme. La discussion a été provoquée par le nouvel examen auquel G. Schwalbe a soumis les restes, connus depuis 50 ans et très diversement interprétés, de l’homme de Néanderthal, et tout spécialement sa calotte crânienne. Cet examen lui révéla un front tellement surbaissé et fuyant, une saillie osseuse de l’orbite tellement prononcée, qu’à son avis aucune race connue ne présente rien de pareil. L’incertitude qui subsiste touchant l’âge géologique de ces restes rend pareillement incertaine leur force probante. Mais Schwalbe pouvait établir la présence de caractères semblables sur les autres crânes préhistoriques, que leur provenance géologique nous fait apparaître comme les plus anciens que nous connaissions. Justement, au cours de ces deux dernières années, de nouvelles trouvailles du même genre se sont succédé quasi sans interruption, en France particulièrement, si bien que nous possédons à l’heure qu’il est, une imposante série de pièces justificatives. Voici les endroits où l’on a découvert jusqu’à ce jour ces précieux documents : Néanderthal, Prusse rhénane (calotte crânienne et fémurs) ; La Naulette, Belgique (mâchoire inférieure et os du bras) ; Arcy, France (mâchoire inférieure) ; Gibraltar (crâne, moins la mâchoire inférieure) ; Glichy, France (voûte crânienne, fémur, tibia, péroné) ; Marcilly, France (crâne) ; Bréchamp, France (crâne) ; Gourdan, France (mâchoire inférieure) ; Schipka, Balkan (partie du menton) ; Malarnaud, France (mâchoire inférieure) ; Isturitz, France (mâchoire inférieure) ; Puy-Moyen, France (trois mâchoires inférieures) ; Spy, Belgique (deux squelettes) ; La Chapelle-aux-Saints, France (un squelette) ; Le Moustier, France (un squelette) ; La Denise, France (fragments de crânes) ; Tilbury, Angleterre (divers fragments de squelette) ; Bury-Saint-Edmond, Angleterre (calotte crânienne) ; Taubach, Wurtemberg (deux dents) ; Krapina, Croatie (un squelette complet et des fragments de squelette) ; Maucr, Heidelberg, Bade (mâchoire inférieure). Tous ces restes humains présentent, à des degrés divers, les caractéristiques suivantes : front fuyant, arcades sourcilières proéminentes, orbites très grands et ronds, ouvertures nasales très larges, prognathisme, menton peu développé, dents fortes. Schwalbe était d’avis que ces caractéristiques (celles qui intéressent le bas du visage ont été signalées tout d’abord non par lui, mais par Klaatsch) ne se rencontrent dans aucune race actuellement existante. Tous ces restes humains appartiendraient d’après lui à une espèce spéciale, à laquelle il donnait le nom d’ »homo primigenius ». Klaatsch fit entendre d’énergiques protestations. Il fit observer qu’on retrouvait ces caractères chez les Australiens actuels, certains d’entre eux même dans un degré encore plus élevé, ce que Schwalbe se vit contraint d’admettre. Klaatsch repoussait aussi très catégoriquement l’appellation d’ »homo primigenius ». L’appellation d’ »homo primigenius » appliquée à l’homme de Néanderthal ne se justifie nullement. C’est une des désignations les plus malheureuses qui aient jamais été imaginées, et il faut espérer qu’on y renoncera. Il n’y a là rien de primitif, rien qu’on puisse placer aux origines de l’humanité. Ce prétendu « homo primigenius » représente un type déjà très évolué, par comparaison avec ces formes très inférieures que postule l’écart constaté entre le type australien, et l’homme de Néanderthal. À partir de ce point, les vues de Ivlaatscli deviennent excessivement flottantes et incertaines. L’ensemble des caractères énumérés plus haut pourraient paraître rapprocher l’homme des singes anthropoïdes. Malgré cela, Klaatsch s’attache à l’idée que l’homme remonte à des formes situées beaucoup plus loin dans la série des êtres. Mais alors, d’où viennent les formes anthropoïdes en général ? Ces théories insistent sur ce que les particularités susdites caractérisent le type d’humanité que les données géologiques nous conduisent à regarder comme le plus ancien. Mais il n’en est rien. Elles s’observent toujours chez un grand nombre de tribus australiennes. Par contre, celles d’entre elles qui sont particulièrement inférieures ne se rencontrent pas sur les crânes de Galley Hill et de l’Olmo, qui appartiennent cependant à la même période géologique. La première de ces constatations prend une signification plus précise encore, à raison de ce fait que les caractères dont il s’agit, sont particulièrement fréquents et accusés chez les tribus australiennes les plus récentes. De plus, on ne fait pas suffisamment attention que ceux de ces caractères qui intéressent la partie antérieure du crâne (front fuyant et saillie des arcades sourcilières), distinguent les sujets de sexe masculin et d’âge avancé. Or, sur les crânes préhistoriques aussi, ils sont d’autant plus accentués qu’il s’agit d’individus plus âgés. De tout ceci, il résulte que ces deux derniers caractères pourraient fort bien n’être apparus qu’à une phase tardive de l’évolution et comme conséquence de l’âge. C’est ainsi que les choses se passent pour les singes anthropoïdes. Elles ne sauraient donc rien nous apprendre de certain touchant la forme ancestrale, ni prouver non plus, et encore moins, quoi que ce soit touchant l’existence d’une connexion avec les anthropoïdes. Klaatsch reconnaît lui-même, et de plus en plus nettement, que ces deux caractères pourraient être d’origine secondaire. À la vérité, il maintient pour un certain nombre de cas leur caractère primaire. Mais je crois avoir montré dans mon ouvrage sur les Pygmées que c’était de sa part une inconséquence. Il en va autrement pour les caractères intéressant la partie inférieure du crâne : prognathisme, larges ouvertures nasales, menton en retrait. Ce ne sont plus cette fois des signes caractéristiques de la vieillesse, mais plutôt, du moins en partie, de l’enfance. C’est le mérite de Ivlaatsch d’en avoir fait une étude attentive et d’avoir déterminé leur véritable signification. Il convient d’attirer l’attention sur ce que ces caractéristiques s’observent chez tous les peuples pygmées, qui, par contre, pour ce qui concerne la partie supérieure du crâne, présentent un front élevé et très bien conformé et des arcades sourcilières sans proéminence spéciale. Nous retrouvons ici la théorie embryologique sous la forme spéciale que lui donnent Kollmann et Ranke et pour laquelle Klaatsch laisse voir une certaine préférence. D’après cette théorie, chaque homme au cours de son évolution reproduirait les phases jadis parcourues par l’évolution de l’humanité. Tout au début de l’évolution de l’espèce humaine, il faudrait placer des races offrant les caractères propres à l’enfance. À ces races primitives appartiendraient les Pygmées, ainsi qu’en témoignent leur petite taille, les proportions existant chez eux entre les membres (prédominance du tronc sur les extrémités), leur crâne élevé et une foule d’autres particularités. Il faut signaler, comme s’accordant parfaitement avec ces indices, le fait que, géographiquement, les Pygmées apparaissent partout comme les races les plus anciennes. Il en est de même au point de vue ethnologique, où l’état de leur civilisation matérielle et spirituelle les signale comme des primitifs entre tous les peuples de la terre, ainsi que nous le montrerons plus en détail en traitant de l’élément spirituel dans l’homme. De toutes les théories évolutionnistes, c’est donc cette forme de la théorie embryologique qui apparaît comme la plus acceptable, relativement. Mais, indépendamment des multiples difficultés de détail qu’elle soulève toujours, il reste qu’elle ne parvient pas à faire la lumière sur le point précis où se serait effectuée la liaison entre l’homme et les formes antérieures et inférieures desquelles il serait issu. À supposer qu’on l’acceptât, deux grandes possibilités se laisseraient entrevoir. Ou bien l’homme serait issu d’une forme ancestrale à front bas, mais qui, au cours de son existence embryonale, présenterait un front élevé. Le caractère se serait maintenu chez l’homme après la naissance et se serait fixé. Mais il est clair que ce passage du front surbaissé au front élevé ne se serait pas produit par voie d’évolution lente, mais d’un seul coup et par une mutation soudaine au sens de De Vries. Dans cette hypothèse, on pourrait concevoir que l’homme soit issu d’une forme ancestrale voisine des singes anthropoïdes, par voie de mutation brusque, si les graves difficultés énoncées plus haut ne s’y opposaient. Ou bien l’homme serait issu d’une forme ancestrale possédant déjà, dans la phase extra-utérine, un crâne relativement élevé et auquel il aurait suffi d’un dernier et léger progrès pour réaliser la hauteur minima que requiert le crâne humain. L’évolution dans ce cas se serait accomplie par étapes insensibles. Mais l’homme se rattacherait alors à des formes beaucoup plus anciennes et les formes intermédiaires, que la paléontologie nous devrait révéler, manquent absolument. Dans l’un et l’autre de ces deux cas, une chose est claire. C’est que la caractéristique essentielle de l’homme, à savoir un front élevé, indiquant la présence d’un cerveau plus volumineux susceptible de devenir l’instrument de l’intelligence, serait apparue beaucoup plus vite au cours de l’évolution, que ne disparaissaient les caractères inférieurs affectant le bas du visage. L’on devrait donc conjecturer un état de l’humanité, où ces deux séries de caractères, les supérieurs et les inférieurs, coexistaient. Les races actuelles de Pygmées pourraient être considérées comme appartenant à cette phase de l’évolution de l’humanité. Quoi qu’il en soit, meme la théorie embryologique, qui de toutes les théories évolutionnistes est pourtant la plus acceptable relativement, soulève des difficultés si nombreuses et si graves que, à ne l’envisager que du seul point de vue scientifique, on ne peut la regarder que comme une hypothèse parmi d’autres hypothèses. Ajoutons que, si supérieure qu’apparaisse à beaucoup d’égards la théorie embryologique comparée aux autres théories de la descendance, le principe même sur lequel elle repose est susceptible d’une autre interprétation. Elle semble s’harmoniser tout aussi bien avec l’idée d’un plan génétique purement idéal, arrêté d’avance par la sagesse du Dieu créateur, et d’après lequel les diverses catégories d’êtres vivants auraient été produites au temps marqué et dans un ordre déterminé par leur degré d’affinité mutuelle, sans descendre pour autant les unes des autres. Il faut cependant reconnaître que pour le moment, les idées biogénétiques ne semblent pas devoir s’orienter dans cette direction. Il est de fait que pas un peut-être des anthropologues et des paléontologistes qui comptent, sans en excepter ceux qui sont catholiques, ne repousse absolument l’idée d’évolution, même appliquée à l’homme. Tous sont pareillement d’avis que les indices tendant à suggérer que l’homme descend de formes plus anciennes et inférieures, bien loin de voir avec le temps leur force diminuer, sont devenus, au cours de ces dix dernières années, et plus nombreux et plus significatifs. À la vérité, le poids de cet argument d’autorité se trouve diminué de façon appréciable, du fait que ces anthropologues et paléontologistes ne représentent nullement un bloc homogène, susceptible d’être placé tout entier et en une seule fois dans le plateau de la balance. L’idée qu’ils se font de la manière précise dont cette évolution se serait accomplie, accuse de notables divergences, à ce point que souvent les éléments essentiels de leur démonstration revêtent des significations opposées et vont jusqu’à se détruire mutuellement.
Colin Patterson, Paléontologue en chef du musée d’histoire naturelle d’Angleterre,
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Personne n’a jamais pu produire une nouvelle espèce avec les mécanismes de la sélection naturelle. Personne n’a même jamais pu se rapprocher d’un tel résultat. Aujourd’hui, ce sujet et la grosse source de polémiques du néodarwinisme.
Chesterton, L’Homme Éternel
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Il faut une bonne dose d’hypocrisie pour affirmer que les neufs dixièmes des puissants penseurs évolutionnistes et autres professeurs d’histoire comparée des religions sont assurément impartiaux. Pourquoi le seraient-ils ? Et qu’est-ce que cela veut dire ? Nous sommes plongés dans une guerre de religion universelle au sujet d’une croyance qui est, pour les uns, l’opium du peuple et, pour les autres, le salut du monde. Ah non ! Ils ne sont pas impartiaux. Jamais ils ne tiennent la balance égale, surtout quand leur dogme fondamental, l’évolution, est en jeu. Ils projettent sur toutes les questions la lumière déclinante de ce crépuscule des dieux dont ils proclament la venue. […] Ce qui n’a pas changé non plus c’est la volonté farouche des anti-créationnistes de faire passer leurs théories pour des faits scientifiques.
Jean Augier, Introduction à la biologie
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Nous n’avons aucun fait paléontologique qui puisse montrer le passage par évolution d’un embranchement à un autre. L’indépendance des embranchements est même un des résultats les plus importants de la science moderne. De toute façon, il n’est pas question de relier tous les animaux à un précurseur unique : l’hypothèse d’une série continue de la monère à l’homme n’a plus aucun crédit scientifique.
Abbé Dominique Bourmaud, Cent ans de modernisme, Généalogie du concile Vatican II
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En réalité, la position moderniste qui suit Darwin sur l’origine simiesque de l’homme est en pleine déconfiture et a été désormais contredite. Toutes les disciplines annexes, embryologie, génétique, géologie, paléontologie, éprouvent de graves difficultés à intégrer l’évolutionnisme. C’est même ce que concluaient les scientifiques évolutionnistes au Congrès de Chicago en 1980.
Abbé Julio Meinvielle, De la Cabale au Progressisme
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L’évolutionnisme, s’il n’est pas une hypothèse impossible, n’est pas démontré par les faits : ceux-ci tendent plutôt à l’exclure. En effet, la biologie, et particulièrement sa branche génétique, démontre l’impossibilité pour une espèce de provenir d’une espèce différente. Et la paléontologie est jusqu’à présent une construction arbitraire qui ne se fonde pas sur des faits dûment vérifiés. Le professeur Hurzeler en offre un cas typique en affirmant lors d’un entretien : « Ma découverte de l’oréopithèque retarde les origines de l’homme de 60 millions d’années. » On voit des photographies de l’oréopithèque (12 000 000 années), de l’australopithèque (moins de un million d’années), du pithécanthrope (moins de 300 000 ans), de l’Homme de Néandertal (moins de 80 000 ans) et de l’homme de Cro-Magnon (moins de 30 000 ans). Mais l’article se termine sur cet aveu : « Assurément, bon nombre d’auteur en paléontologie admettent les macro mutations ; c’est la manière la plus facile de résoudre le problème de l’évolution des espèces. Mais jusqu’à présent, on manque absolument de preuves. »
Adrien Arcand, Du communisme au mondialisme
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La science produisit des machines qui engendrèrent le Machinisme, celui-ci engendra l’Industrialisme, puis l’on vit naître en de rapides générations le Capitalisme, le Mercantilisme, le Planisme, l’Étatisme, bref toute une série de religions nouvelles subdivisées en toutes sortes de sectes secondaires, chacune ayant son absolu, sa condition du bonheur humain, sa panacée capable de changer la face du monde et de redonner à l’homme son paradis perdu. Entre-temps, pour ceux qui avaient encore des penchants pour les spéculations métaphysiques ou purement morales, on offrait des « satisfactions » nouvelles tous les vingt ans. D’où venaient l’homme, en définitive ? D’où venaient ses inspirations, qu’est-ce qui le fait agir ? L’homme descendait d’une cellule primitive qui eut la bonne fortune d’évoluer jusqu’au singe ; du singe à l’homme il n’y a qu’un pas à franchir. N’est-ce pas clair et simple ? Le pas a été franchi par un animal mi-singe mi-homme qu’on a artistement nommé anthropopithèque ou pithécanthrope, au choix, suivant le sens euphonique personnel. Tous les cinq ans depuis un demi-siècle on a annoncé au monde la découverte d’un crâne de cet extraordinaire ancêtre, chaque nouvelle découverte annulant la précédente, et l’on cherche encore un spécimen final et péremptoire. Cet Animalisme, qui a honoré le singe d’un culte patriarcal auquel il ne comprend rien et qui ne semble pas l’inciter à évoluer plus vite, a pourtant un immense avantage : il fait de tout mouvement spirituel une simple fonction du cerveau et dispense catégoriquement de toute recherche concernant l’âme humaine. En ce siècle de confort, il est tellement plus aisé de faire l’anatomie du singe que de pénétrer les arcanes de l’esprit ! Bientôt même, il ne nous sera peut-être plus nécessaire de posséder un cerveau pour troubler notre existence ; une machine électronique mesurera, calculera, spéculera, réglera tous les problèmes pour nous. Une fois que la théorie de l’évolutionnisme eût été bien répandue à grands renforts de propagande et d’enseignement académique, sans exigence de preuve formelle, on présenta au monde l’explication finale des mouvements intérieurs et extérieurs du singe-homme ou homme-singe (au choix !)
Bruce Lipton, professeur à l’université du Wisconsin,
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En tant que biologiste conventionnel, je croyais que j’étais juste un mécanisme et que ma vie n’était que replis de molécules. Et ainsi je sentais que je n’étais qu’un accident, comme aurait dit Darwin. Ma recherche en biologie cellulaire m’a révélé que j’étais beaucoup plus que ma réalité physique. Et qu’il y avait une énergie, un Esprit ou un Dieu qui contrôlait les lois de la biologie .
Francis Parker Yockey, Imperium
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La réfutation la plus facile est la paléontologie. Les dépôts fossiles – découverts dans des parties différentes de la terre – devraient représenter les possibilités générales. Pourtant ils ne livrent que des espèces stables, et pas de types transitionnels qui montreraient une espèce « évoluant » en quelque chose d’autre. Et ensuite, dans une nouvelle réserve fossile, une nouvelle espèce apparait, dans sa forme définitive, qui demeure stable. Les espèces que nous connaissons aujourd’hui, et depuis les siècles passés, sont toutes stables, et on n’a jamais observé aucun cas d’une espèce « s’adaptant » pour changer son anatomie ou sa physiologie, dont l’«adaptation» aurait ensuite entrainé davantage d’«aptitude» pour la « lutte pour la vie », et qui aurait été transmise par l’hérédité, avec pour résultat une nouvelle espèce. […] L’analogie darwinienne entre la sélection artificielle et la sélection naturelle est aussi en opposition avec les faits. Les produits de la sélection artificielle tels que les volailles, les chiens de course, les chevaux de course, les chats de concours et les canaris chanteurs seraient certainement désavantagés face aux variétés naturelles. La sélection artificielle n’a donc été capable de produire que des formes de vie moins adaptées. La sélection sexuelle darwinienne n’est pas non plus en accord avec les faits. La femelle ne choisit pas toujours l’individu le plus beau et le plus fort comme partenaire, que ce soit dans l’espèce humaine ou dans d’autres. L’aspect utilitaire de l’image est aussi très subjectif – c’est-à-dire anglais, capitaliste, parlementaire -, car l’utilité d’un organe dépend de l’usage qu’on veut en faire. Une espèce dépourvue de mains n’a pas besoin de mains. Une main qui se développerait lentement serait un désavantage positif pendant les « millions d’années » nécessaires pour perfectionner la main. De plus, comment ce processus commencerait-il ? Pour qu’un organe soit utile, il doit être prêt ; pendant qu’il est en cours de préparation, il est inutile. Mais s’il est inutile, il n’est pas darwinien, puisque le darwinisme dit que l’évolution est utilitaire. En fait, toutes les techniques de l’évolution darwinienne sont simplement tautologiques. Ainsi, à l’intérieur d’une espèce, ce sont les individus qui ont une prédisposition à s’adapter qui le font. L’adaptation présuppose l’adaptation. Le processus de sélection affecte les spécimens ayant des aptitudes précises qui les rendent dignes de sélection, en d’autres mots, ils ont déjà été sélectionnés. La sélection présuppose la sélection. Le problème de l’hérédité dans l’image darwinienne est traité comme une explication des relations entre les espèces. Ayant supposé leur interrelation, il découvre ensuite quelles sont reliées entre elles, et prouve ainsi l’interrelation. L’hérédité présuppose l’hérédité.
Abbé Olivier Rioult, La clef des Écritures
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La création d’Ève, la première femme à partir d’Adam le premier homme, paraît à M. Soler un « mythe peu crédible ». La prétendue évolution de l’homme doué de spiritualité à partir d’un chaînon manquant, mi-guenon mi-singe, dont on parle tout le temps mais dont on n’a jamais pu retrouver la moindre trace doit lui paraître plus crédible… La réalité est que l’hypothèse évolutionniste n’est qu’un conte de fées pour grandes personnes. Outre qu’elle contredit les faits que nous constatons (en raison du caractère généralement récessif des mutations, l’évolution des êtres vivants se trouve être en réalité une dévolution vers une condition de moindre organisation), outre qu’elle contredit les lois de la génétique (perfection de l’être dès son premier instant d’existence cellulaire) et la saine raison philosophique (le plus ne sort pas du moins ; nécessité des causes agentes et finales), cette théorie absurde exige une quantité de miracles de la « nature » bien plus surprenants que la simple réalité mystérieuse de la création. Imaginons, par l’absurde, qu’au cours d’une évolution de millions d’années, des chiens puissent faire des chats, il aurait fallu que cette impossibilité se réalise non une fois mais plusieurs fois : une fois pour donner un homme, une autre fois pour donner une femme, et que tout cela se soit réalisé au même endroit et à la même époque… Bref la possibilité d’un tel événement doit être comparée à celle de pouvoir gagner au Loto quatre semaines de suite… La vie n’est pas le fruit du hasard mais un don de Dieu, le Vivant par excellence.
Bibliographie
- Dominique Spisan et Eva Dejoie, Les formes de la vie et la question de l’évolution
- Louis d’Anselme, L’évolution : une théorie en crise
- Dominique Tassot, L’évolution en 100 questions-réponses / L’évolution : Une difficulté pour la science, un danger pour la foi / Le darwinisme – Un mythe persistant réfuté par la science ?
- Jean-François Peroteau, Le singe descend de l’homme
- Paule Haigh, L’Évolution un mensonge
- Olivier Henri-Rousseau, Darwin et ses Héritiers
- Michael Denton, Évolution une théorie en crise
- Jean-François Moreel, Le darwinisme
- Arthur Demongeot, Le darwinisme tient-il debout ?
- Dr Hans-Joachim Zillmer, Darwin : le mensonge de l’évolution / L’erreur de Darwin
- Jacques Henry, Darwin méconnu
- Maciej Giertych, Évolution – dévolution – science
- Olivier Henri-Rousseau, Darwin et ses héritiers
- Daniel Raffard de Brienne, Pour en finir avec l’évolution
- Georges Salet, Hasard et certitude : Le transformisme devant la biologie actuelle
- Michel Algrin, Le chromosome cintré
- Anne-Edgar Wilke, Regard de la foi sur l’évolution
- Dr Constantin James, Moïse et Darwin – L’homme de la Genèse comparée à l’homme-singe
- Dr Jacques Costagliola, Faut-il brûler Darwin ?
- Arnaud de Lassus, Évolution, une théorie sans preuve
- Vidéothèque
- Le Cercle d’Ulfric – On ne provient pas du singe