Mgr Ricard, Les chefs-d’œuvre oratoires de l’abbé Combalot (Pages 57-58)
Vous avez entendu les blasphèmes idiots de l’incrédulité. – Pourquoi, dit-elle, le prêtre catholique se refuse-t-il aux douceurs du foyer conjugal ? Pourquoi, gardant le célibat, se condamne-t-il à une stérilité contre nature, en refoulant en lui le principe de vie ? Insensés ! Vous accusez le prêtre de ne pas connaître les joies de la paternité, et moi, je vous dis que vous venez de formuler un mensonge, car le prêtre lui aussi est père. Pauvres aveugles ! je vais vous dire ce qu’est cette paternité du prêtre. Il y a deux sortes de paternité dans le monde, Il y a la paternité du sang, et il y a la paternité de la grâce ; il y a la paternité de la terre, et il y a la paternité du ciel ; il y a la paternité du temps, et il y a la paternité de l’éternité ; il y a la paternité des corps, et il y a celle des âmes. À vous, les enfants du siècle, cette paternité du sang, qui commence et finit à la terre, à nous celle des âmes que nous enfantons à Jésus-Christ. Si, pendant tout le cours de mon apostolat, j’ai ramené une seule âme à Jésus-Christ, j’ai enfanté cette âme à la vie éternelle, je l’ai tirée du néant du péché. C’est la pensée qu’exprime saint Paul, quand il dit, en s’adressant à ses chrétiens qui avaient abandonné la foi : « Je voudrais vous enfanter une seconde fois à Jésus-Christ ! » Ah ! si, dans les tribulations de mon zèle, je ramène, je ressuscite un pécheur, j’arrache une âme aux ténèbres du péché, lorsqu’un jour nous nous retrouverons dans l’éternité, cette âme viendra à moi, se jettera dans mes bras et elle m’appellera son père, disant : J’étais assise à l’ombre de la mort, et vous m’en avez tirée ; j’avais perdu la vie de la grâce, et le souffle de votre charité l’a ressuscitée en moi… Vous êtes mon père. Non, le prêtre de Jésus-Christ n’est pas condamné à une stérilité perpétuelle ; non, il n’a pas renoncé aux joies de la paternité. Il a pour enfants l’humanité tout entière, toutes ces âmes que Jésus-Christ lui a ordonné de racheter par ses soins, par son enseignement, par sa charité.
Code de droit canon de 1917 (Canon 277, §1)
Les clercs sont tenus par l’obligation de garder la continence parfaite et perpétuelle à cause du Royaume des Cieux, et sont donc astreints au célibat, don particulier de Dieu par lequel les ministres sacrés peuvent s’unir plus facilement au Christ avec un cœur sans partage et s’adonner plus librement au service de Dieu et des hommes.
Concile de Néocésarée (Canon 1)
Si un prêtre se marie, il sera exclu des rangs du clergé : s’il commet une fornication ou un adultère, il sera de plus excommunié et soumis à la pénitence.
Pape Pie XII, Sacra Virginitas (Encyclique)
C’est précisément pour que ses ministres sacrés arrivent à cette liberté spirituelle de l’esprit et du corps et qu’ils ne soient pas embarrassés dans des affaires terrestres que l’Église latine leur demande d’assumer volontairement et de bon gré l’obligation de la chasteté parfaite […] Il faut de plus observer que les ministres sacrés s’abstiennent complètement du mariage, non seulement pour qu’ils s’acquittent de leur charge apostolique, mais également parce qu’ils servent à l’autel.
1er Concile de Latran
Nous interdisons absolument aux prêtres, aux diacres et aux sous-diacres d’avoir sous leur toit des concubines ou des épouses et de cohabiter avec d’autres femmes, à l’exception de celles dont le concile de Nicée a permis qu’elles habitent avec eux en raison seulement des nécessités, à savoir la mère, la sœur, la tante paternelle ou maternelle ou d’autres femmes semblables, ne pouvant donner lieu à aucun soupçon justifié.
Lionel Lindsay, Catéchisme de controverse
Parmi les principales obligations que contractent les prêtres de la Nouvelle Loi, se trouve celle de la continence parfaite ou de la chasteté. Cette vertu a toujours été en grande vénération, même chez les païens ; les vierges étaient regardées comme des êtres supérieurs, seuls dignes d’avoir des relations intimes et constantes avec Dieu ; on les comblait d’honneurs ; on était persuadé que leur union avec la divinité les rendait plus puissantes pour apaiser le courroux des dieux ou en obtenir des faveurs. Le christianisme a favorisé ce sentiment, pour ainsi dire, naturel ; il l’a popularisé, et l’Église catholique possède des milliers de vierges, pures comme des anges, qui font sa consolation et sa gloire. Notre-Seigneur a rehaussé encore la beauté naturelle de la chasteté et par ses conseils et par son exemple. Vierge lui-même, il veut naître d’une vierge immaculée ; son père nourricier, saint Joseph, est vierge ; son précurseur et son disciple bien-aimé possèdent, eux aussi, l’auréole de la virginité. Ses apôtres, d’après la tradition, étaient vierges ou avaient du moins cessé de vivre avec leurs femmes après leur élévation à l’apostolat. Le Sauveur et les écrivains inspirés ne cessent de recommander la continence parfaite comme un degré de perfection que tous ne peuvent pas atteindre : aussi se bornent-ils à la conseiller sans en faire un précepte. Ceux qui sont revêtus du sacerdoce étant représentants de Jésus-Christ sur la terre, il était tout naturel qu’ils fussent tenus d’imiter leur divin Maître et de pratiquer la plus haute perfection possible. D’ailleurs toutes leurs charges, leurs fonctions de chaque jour, semblaient les y astreindre. Le prêtre offre le saint sacrifice tous les matins ; il tient entre ses mains le Dieu de toute pureté ; il le reçoit dans son cœur : comment pourrait-il convenablement s’acquitter d’un ministère aussi saint avec un cœur rempli d’affections charnelles ? Le prêtre est le dépositaire des secrets des consciences ; les tentations, les peines spirituelles, les fautes, les replis les plus cachés, tout lui est manifesté ; il doit être d’une discrétion inviolable ; il lui faut appliquer sur toutes ces plaies si profondes de l’âme humaine le remède convenable, le baume salutaire destiné à les cicatriser et à prévenir la rechute : comment pourrait-il, avec une compagne un peu curieuse, garder le secret requis ? Comment diriger dans la pratique de la pureté, lorsqu’on n’est pas pur soi-même ? Les ministres qui sont mariés et qui recommandent la confession à leurs ouailles, voient-ils beaucoup de fidèles venir leur ouvrir leurs consciences et confesser leurs fautes ? L’expérience prouve l’inutilité de leurs efforts. Le prêtre est obligé de prier pour le peuple et pour ceux qui ne prient pas ; il est le médiateur entre Dieu et l’homme coupable ; il doit élever vers le ciel des mains suppliantes et pures : où trouvera t-il le temps et le recueillement nécessaires s’il a à s’occuper des soins du ménage, à pourvoir à l’entretien de sa femme et de ses enfants, à songer à l’avenir de ces êtres qui lui sont si chers ? Le prêtre est pasteur et doit, par conséquent, être prêt à donner sa vie pour ses brebis, s’il le faut ; mais comment le prêtre marié risquera-t-il sa vie pour assister un moribond atteint d’une maladie contagieuse ? Sera-t-il disposé à laisser sa famille dans le deuil et la misère et à aller au secours de cet infortuné ? Non, les faits nous montrent ; encore que la prudence intéressée et les affections de famille l’emportent sur toute autre considération : le devoir du ministre cède le pas à celui de l’époux. Le prêtre est le ministre de Jésus-Christ, la lumière du monde, le sel de la terre : il lui faut une grande sainteté, une pureté inviolable, un détachement complet du monde et des affections de la terre, une parfaite liberté d’esprit et de cœur pour pouvoir sauvegarder les intérêts de Dieu au sein de l’humanité, prêcher sa doctrine, éclairer les consciences, empêcher la corruption des mœurs. Or ce n’est pas avec les embarras continuels d’une famille qu’il pourrait avoir cette sainte indépendance réclamée par ses redoutables fonctions, non plus que l’esprit de prière qui doit l’unir constamment à Dieu. Les plus anciens Pères de l’Église et les Conciles ont parfaitement compris l’importance de la chasteté pour le prêtre : ils en ont toujours fait une condition indispensable pour l’admission au sacerdoce. Si des hommes déjà mariés ont été quelquefois ordonnés prêtres, ils étaient tenus de cesser de vivre avec leurs femmes qui devaient, elles aussi, renoncer au monde et à un nouveau mariage. L’Église n’a jamais permis à un homme promu aux saints ordres de se marier ensuite. La plupart des premiers réformateurs, Luther, Zwingie, Œcolampade, Bucer et autres, cédant à la fougue de leurs passions mauvaises, devinrent époux après avoir été prêtres ; ils violèrent le vœu solennel et perpétuel de chasteté qu’ils avaient fait librement à Dieu. Pour se justifier, aux yeux de l’univers chrétien, de leur sacrilège union, ils commencèrent à déclamer contre le célibat des prêtres ; ils le représentèrent comme contraire à l’enseignement des Saintes Ecritures, des Pères de l’Église, des Conciles, contraire à la nature et à l’intérêt général de la société. Nous allons répondre en quelques mots à leurs principales objections. Première objection. — Saint Paul dit que l’évêque que doit être irréprochable, n’avoir épousé qu’une seule femme, et tenir ses enfants soumis en toute chasteté. Donc, disent les protestants, les évêques, et à plus forte raison, les prêtres peuvent contracter mariage. Réponse. — Le sens de ces paroles est que l’on ne doit pas choisir pour évêque un homme qui aurait déjà été marié plus d’une fois, ou qui aurait des enfants insubordonnés et scandaleux. Mais saint Paul ne dit pas que quelqu’un, pour devenir évêque ou prêtre, doive être marié, puisqu’il ne l’était pas lui-même et qu’il exprimait le désir que tout le monde fût comme lui, vierge et continent ; il ne déclare pas non plus que le mariage soit permis présentement à ceux qui veulent entrer dans le sanctuaire ; il se contente d’affirmer que, si l’on choisit l’évêque parmi les veufs qui ont déjà une famille, il ne devra avoir contracté mariage qu’une fois et avoir des enfants formés aux vertus chrétiennes. Deuxième objection. — Saint Paul, écrivant aux Corinthiens, leur dit : « N’avons nous pas le droit de mener partout avec nous une femme sœur, à l’exemple des autres Apôtres ? » Donc, disent les protestants et incrédules, les Apôtres étaient mariés. Réponse. — Tous les plus anciens Pères de l’Église soutiennent que les Apôtres demeurèrent tous vierges, à l’exception de saint Pierre qui était marié avant d’être appelé à l’apostolat, mais qui renonça alors à ses droits d’époux. Nos adversaires ont bonne grâce à venir soutenir le contraire lorsque saint Paul déclare lui même qu’il n’était pas engagé dans le mariage. Prétendraient-ils par hasard être mieux renseignés sur ces faits à dix-neuf siècles de distance que les Pères du deuxième, du troisième et du quatrième siècle ? Pareille prétention serait absurde. Les femmes sœurs dont il est ici question, étaient des femmes pieuses qui, avec leurs propres revenus, assistaient les prédicateurs de l’Évangile dans leurs besoins temporels. Troisième objection. — Que faites- vous, nous disent les protestants, des paroles de saint Paul aux Corinthiens : « A cause de la fornication, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. » Voilà un précepte qui est clair et formel. Réponse. — Le grand Apôtre évidemment ne fait pas un précepte du mariage, puisqu’il eût été le premier à le violer, en demeurant, comme il le fit, célibataire pendant toute sa vie et en conseillant à tout le monde de garder la virginité. Il n’engage donc pas les célibataires à contracter mariage, mais il veut que chaque homme, déjà marié, vive avec sa femme, et chaque femme avec son mari, afin d’éviter le péché de fornication. Quatrième objection. — Saint Paul ajoute encore : « S’ils ne peuvent garder la continence, qu’ils se marient. Car il vaut mieux se marier que de brûler. » Donc la préférence est donnée au mariage. Réponse. — L’Apôtre parle en cet endroit de personnes libres, c’est-à-dire qui ne sont liées ni par un vœu de virginité ni par le mariage. Alors il leur déclare que plutôt que de brûler ou d’être consumé par le feu des passions impures et d’offenser Dieu gravement, il vaut mieux se marier. C’est aussi ce que prétendent les catholiques. Mais si quelqu’un a déjà contracté des engagements envers une épouse ou envers Dieu à qui il s’est irrévocablement consacré, nous ne lui permettons pas de les violer – cela serait contraire à la doctrine du même Apôtre – mais nous lui conseillons d’avoir recours à la prière, à la vigilance, à la mortification, à la fréquentation des sacrements, comme autant de remèdes divins contre les tentations du démon. Cinquième objection. — Mais, reprennent nos adversaires, le même Apôtre n’a-t-il pas écrit que c’est une doctrine diabolique que de défendre le mariage ? Ne veut-il pas que les jeunes personnes se marient, etc. Réponse. — Saint Paul dit que c’est une doctrine diabolique de défendre le mariage d’une manière générale, comme le faisaient certains hérétiques de son temps qui regardaient le mariage comme chose absolument impure, mais il ne prétend pas que ceux qui se sont liés à Dieu par des vœux solennels doivent les violer et contracter des engagements qui seraient directement opposés aux premiers. Les catholiques n’interdisent pas non plus le mariage aux personnes encore libres ; au contraire, ils le considèrent comme un sacrement, conférant la grâce divine à ceux qui le reçoivent dignement, et ils ne le défendent qu’à ceux qui sont déjà consacrés à Dieu librement et d’une manière irrévocable. Quand l’Apôtre ajoute que les jeunes personnes doivent se marier, il parle des jeunes veuves, qui sont plus attachées aux plaisirs du monde qu’au service du Christ ; son désir est qu’elles se marient de nouveau et s’épargnent ainsi des chutes déplorables. Toute la doctrine de saint Paul, comme celle du Christ, se réduit aux points suivants : 1° Il proclame l’unité et l’indissolubilité du sacrement de mariage. « Pour ceux qui sont mariés, dit-il, ce n’est pas moi, mais le Seigneur qui commande que la femme ne se sépare point de son mari. Que le mari de même ne quitte point sa femme. » 2° Il préfère la virginité à l’état du mariage et il la conseille comme plus parfaite. « Je voudrais, dit-il, que vous fussiez tous comme moi (non marié) ; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier. Je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, qu’il leur est avantageux de rester ainsi, comme moi-même. N’êtes-vous point lié à une femme ? Ne cherchez pas de femme. Celui qui marie sa fille fait bien ; celui qui ne la marie pas fait encore mieux (1 Cor. VII). » 3° II veut que celui qui a déjà été marié plus d’une fois ne soit pas admis à l’épiscopat ou à la prêtrise. L’avantage du célibat dans le sacerdoce est incontestable. Si le prêtre était marié, pourrait-il se dévouer tout entier à procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes ? Exposerait-il bien souvent sa vie pour accomplir les fonctions de son ministère ? Non, l’histoire nous en offre une démonstration évidente chez les schismatiques et les protestants : leurs théologiens et écrivains les plus distingués se plaisent à reconnaître la supériorité d’un clergé non marié et les inconvénients qui résultent des ministres ayant femme et enfants. D’ailleurs saint Paul ne déclare-t-il pas que « celui qui n’a pas de femme met sa sollicitude dans les choses du Seigneur et cherche comment il plaira au Seigneur ? » Au contraire « celui qui est avec une femme met sa sollicitude dans les choses du monde, et cherche comment il plaira à sa femme et il se trouve ainsi partagé. » Sixième objection. — Le célibat est contraire à la nature ; il est impossible. De là certains désordres qu’on n’aurait pas à déplorer s’il était permis au clergé de se marier. Réponse. — Comment le célibat pourrait-il être impossible et contraire à la nature, lorsqu’on le voit conseillé par le Sauveur et les Apôtres, observé par saint Paul, saint Jean et toute cette myriade de religieux, de prêtres, de vierges de tout âge et de toute condition qui ont illustré l’Église depuis dix huit siècles ? Que doivent penser alors les protestants de leurs ministres veufs ou non mariés, des veuves de ministres, des jeunes personnes qui, pour une raison quelconque, ne trouvent pas d’époux ? S’ils ne gardent pas la continence, ils vivent dans le péché : conséquence affreuse mais logique de cette doctrine. Non, Dieu ne commande pas des choses impossibles ; sa grâce ne fait pas défaut à ceux qui la lui demandent et par elle l’homme devient fort contre les tentations du démon. On voudrait permettre le mariage aux clercs, pour empêcher certains désordres. Quoi qu’en puissent dire nos adversaires, ces désordres, Dieu merci, sont très rares ; cependant nous ne devons pas être surpris qu’il en arrive parfois, puisque sur douze Apôtres il y eut un traître, Judas. Mais, dites-moi, est-ce qu’il n’y a pas aussi des désordres dans le mariage ? S’il fallait abolir le célibat parce qu’il s’y rencontre des abus, il ne serait pas moins rationnel d’abolir le mariage ou de permettre la polygamie, parce qu’il y a des adultères. Parce que quelques impurs sectaires, comme Luther, Loyson, Chiniquy et autres ont souillé leur sacerdoce par une alliance sacrilège, ce n’est pas une raison de juger le célibat impossible ou tyrannique. Les liens du mariage sont aussi indissolubles que ceux qui sont contractés avec Dieu au jour de l’ordination : on ne parle jamais de tyrannie dans le premier cas, pourquoi en par- le-t-on si fréquemment dans le second ? Septième objection. — Le célibat, dit-on, nuit aux intérêts de la population. Réponse. — Les faits prouvent tout le contraire, car c’est dans les pays où les religieux et religieuses sont en plus grand nombre que la population est la plus dense ou s’accroît le plus rapidement. On en a des exemples en Italie, en Belgique, et même dans notre province catholique de Québec. La raison en est simple : c’est qu’il y a dans le clergé célibataire une force moralisatrice qui empêche la corruption de la jeunesse, qui sanctifie les époux et qui assure par là à la société le service de ces nombreuses et patriarcales familles qui font l’admiration de tout le monde.
Saint Jérôme, Lettre à Pammachius
Le Christ vierge, la Vierge Marie ont pour chaque sexe consacré les débuts de la virginité ; les apôtres furent ou vierges, ou continents après le mariage. Evêques, prêtres et diacres sont choisis vierges ou veufs ; en tout cas, une fois reçu le sacerdoce, ils observent la chasteté parfaite.
Pape Grégoire XVI, Quo graviora (Bref apostolique)
Ici apparaissent pour la première fois les objections des partisans du vil complot contre le célibat clérical. Ils n’osent pas critiquer ouvertement la loi du célibat, comme d’autres le font néanmoins ; néanmoins ils en bavardent avec une audace seulement équivalente à leur erreur ! Ils veulent que les prêtres qui ne souhaitent pas garder la loi du célibat et dont les mœurs sont déjà si désespérément corrompues puissent retourner au statut de laïc afin qu’ils puissent contracter des mariages valides au sein de l’Eglise. Ceci n’est guère conciliable avec l’intention des pères du Concile de Trente, qui fut expliquée dans la session 7, au canon 9 traitant des sacrements en général, tout comme dans la session 23, chapitre 4 et canon 4. Il ne Nous échappe pas, quel que soient les moyens qu’ils utilisent, qu’ils tentent de déformer l’enseignement du Concile de Trente.
Claudio Hummes, L’importance du célibat sacerdotal
Le célibat sacerdotal est véritablement un don précieux du Christ à son Église, un don qu’il faut toujours méditer et renforcer à nouveau, en particulier dans le monde d’aujourd’hui, profondément sécularisé. En effet, les chercheurs indiquent que les origines du célibat sacerdotal nous ramènent aux temps apostoliques. Père Ignace de la Potterie écrit : « Les chercheurs s’accordent généralement pour dire que l’obligation du célibat ou du moins de la continence est devenu une loi canonique depuis le IVème siècle […]. Mais il est important d’observer que les législateurs des IVème et Vème siècles affirmaient que cette disposition canonique était fondée sur une tradition apostolique. Le Concile de Carthage (en 390) disait par exemple : « Il faut que ceux qui sont au service des mystères divins soient parfaitement continents (continentes esse in omnibus) afin que ce qu’ont enseigné les apôtres et a maintenu l’antiquité elle-même, nous l’observions nous aussi ». Dans le même sens, A. M. Stickler parle d’arguments bibliques en faveur du célibat d’inspiration apostolique. Le Magistère solennel de l’Église répète de façon ininterrompue les dispositions sur le célibat ecclésiastique. Le Synode d’Elvira (300-303?) prescrit au canon 27 : « Un Evêque, comme tout autre clerc, ne doit avoir auprès de lui qu’une sœur ou une vierge consacrée ; il a été établi qu’il ne doit absolument pas avoir auprès de lui une étrangère »; et au canon 33 : « Il a été décidé de façon générale l’interdiction suivante aux Evêques, aux prêtres et aux diacres, ainsi qu’à tous les clercs qui exercent un ministère : qu’ils s’abstiennent de leur épouse et n’engendrent pas d’enfants ; ceux qui l’auront fait devront être éloignés de l’état clérical ». Le Pape Sirice (384-399), dans la lettre à l’Evêque Imerius de Tarragone, en date du 10 février 385, affirmait : « Le Seigneur Jésus […] voulait que de la figure de l’Église, dont il est l’époux, émane la splendeur de la chasteté […] nous tous prêtres sommes liés en vertu de la loi indissoluble de ces dispositions […] afin qu’à partir du jour de notre ordination, nous confions tant nos cœurs que nos corps à la sobriété et à la pudeur, pour plaire au Seigneur notre Dieu dans les sacrifices que nous offrons chaque jour ». Dans le premier Concile œcuménique du Latran de 1123, au canon 3, nous lisons : « Nous interdisons de la façon la plus absolue aux prêtres, aux diacres et aux sous-diacres, de vivre avec leur concubine ou épouse et d’habiter avec des femmes autres que celles avec lesquelles le Concile de Nicée (325) a permis de vivre ». De même, dans la XXIVème session du Concile de Trente, au canon 9, est rappelée l’impossibilité absolue de contracter un mariage pour les clercs constitués dans les Ordres sacrés ou les religieux qui ont fait le vœu solennel de chasteté ; et avec elle, la nullité du mariage lui-même, unie au devoir de demander à Dieu le don de la chasteté dans une juste intention. […] Le Christ est nouveauté. Il réalise une nouvelle création. Son sacerdoce est nouveau. Il renouvelle toutes les choses. Jésus, Fils unique du Père, envoyé dans le monde, « s’est fait homme pour que l’humanité, sujette au péché et à la mort, soit régénérée et, par une nouvelle naissance, entre dans le Royaume des cieux. S’étant consacré tout entier à la volonté de son Père, Jésus accomplit par son ministère pascal cette création nouvelle, introduisant dans le temps et dans le monde une forme nouvelle, sublime, divine, de vie qui transforme la condition terrestre elle-même de l’humanité ». Le mariage naturel lui-même, béni par Dieu dès sa création, mais blessé par le péché, fut renouvelé par le Christ qui « l’a élevé à la dignité de sacrement et de signe mystérieux de sa propre union avec l’Église » […]. Mais le Christ, Médiateur d’une Alliance plus haute, a ouvert un autre chemin où la créature humaine, s’attachant totalement et directement au Seigneur, exclusivement préoccupée de Lui et de ce qui Le concerne, manifeste de façon plus claire et plus complète la réalité profondément novatrice de la Nouvelle Alliance. Cette nouveauté, ce nouveau chemin est la vie dans la virginité, que Jésus Lui-même a vécue, en harmonie avec sa nature de médiateur entre le ciel et la terre, entre le Père et le genre humain. « En pleine harmonie avec cette mission, le Christ est resté durant toute sa vie dans l’état de virginité, qui signifie son dévouement total au service de Dieu et des hommes ». Service de Dieu et des hommes signifie amour total et sans réserves, qui a marqué la vie de Jésus parmi nous. Virginité par amour du Royaume de Dieu ! À présent, le Christ, appelant ses prêtres à être ministres du salut, c’est-à-dire de la nouvelle création, les appelle à être et à vivre en nouveauté de vie, unis et semblables à Lui dans la forme la plus parfaite possible. C’est de cela que découle le don du célibat sacré, comme configuration plus complète avec le Seigneur Jésus et prophétie de la nouvelle création. Il a appelé ses apôtres « amis ». Il les a appelés à Le suivre de très près, en tout, jusqu’à la Croix. Et la Croix les conduira à la résurrection, à la nouvelle création accomplie. C’est pourquoi, nous savons que le suivre avec fidélité dans la virginité, qui inclut un sacrifice, nous conduira au bonheur. Dieu n’appelle personne au malheur, mais au bonheur. Toutefois, le bonheur va toujours de pair avec la fidélité.
Pape Pie XII, Menti Nostrae (Exhortation apostolique)
Le prêtre a comme champ d’activité propre tout ce qui se rapporte à la vie surnaturelle, puisqu’il pourvoit à l’accroissement de cette même vie et qu’il la communique à tout le Corps mystique du Christ. C’est pourquoi il doit renoncer aux « affaires de ce monde » pour vaquer seulement aux « affaires du Seigneur ». Et c’est précisément parce qu’il doit être libéré de tous soucis profanes et consacré totalement au service de Dieu que l’Église a établi la loi du célibat, afin de rendre toujours plus manifeste à tous que le prêtre est ministre de Dieu et père des âmes. Par cette obligation du célibat, bien loin de perdre entièrement le privilège de la paternité, le prêtre l’accroît à l’infini, car la postérité qu’il ne suscite pas à cette vie terrestre et passagère, il l’engendre à la vie céleste et éternelle.
Concile de Mâcon (Canon 12)
Si les vierges ou religieuses consacrées à Dieu se marient, elles seront excommuniées jusqu’à leur mort, ainsi que leurs maris.
Héribert Jone, Précis de théologie morale catholique (Page 267)
Les clercs dans les Ordres sacrés n’ont pas le droit de se marier et ont en outre le devoir particulier de vivre chastement. Un péché même simplement intérieur contre la sainte vertu est un sacrilège (canon 132).
Jules Michelet, Histoire de France (Volume I, Page 168)
Certes, ce n’est pas moi, qui parlerai contre le mariage ; cette vie a aussi sa sainteté. Toutefois, ce virginal hymen du prêtre et de l’Église, n’est-il pas quelque peu troublé par un hymen moins pur ? Se souviendra-t-il du peuple qu’il a adopté selon l’esprit, celui à qui la nature donne des enfants selon la chair ? La paternité mystique tiendra-t-elle contre l’autre ? Le Prêtre saurait se priver pour donner aux pauvres, mais il ne pourra priver ses enfants ! Et quand il résisterait, quand le Prêtre vaincrait le père, quand il accomplirait toutes les œuvres du sacerdoce, je craindrais encore qu’il n’en conservât pas l’esprit. Non, il y a dans le plus saint mariage, il y a dans la femme et dans la famille, quelque chose d’énervant, qui brise le fer et fléchit l’acier. Le plus ferme cœur y perd quelque chose de soi. Le Prêtre était plus qu’un homme ; marié, ce n’est plus qu’un homme… Et cette poésie de la solitude, ces mâles voluptés de l’abstinence, cette plénitude de charité et de vie, où l’âme chrétienne embrasse Dieu et le monde, ne croyez pas qu’elle puisse subsister entière au lit conjugal… Et que deviennent ces méditations solitaires où l’âme se retrempe devant un crucifix, les rêves mystérieux et les sublimes orages ou combattent en nous Dieu et l’homme ? C’était fait du christianisme, si l’Église, amollie et prosaïsée dans le mariage, se matérialisait dans les soins de la famille. Dès-lors, plus de force intérieure ni d’élan vers le ciel. Jamais une église à prêtres mariés n’aurait enfanté les prodiges de l’art religieux, ni l’âme de Saint-Bernard, de Saint-Vincent-de-Paul ou d’un Saint-François de Sales, ni le génie de Saint-Thomas, ni tous ces ordres religieux, ni les savants et profonds Bénédictins. À de tels hommes il faut le recueillement solitaire, ou le monde entier pour famille. Car voilà le chef-d’œuvre du christianisme ; l’individu et les petites affections disparaissent devant les besoins spirituels et corporels de tous les hommes. Jésus-Christ a presque abandonné sa mère pour embrasser le genre humain ; en mourant il la remet à Saint Jean, pour ne penser qu’à une seule chose, le salut du monde entier ; il a vécu vierge, il est mort vierge ; dès là, la grande consécration du célibat des prêtres. Mais le temps seul pouvait amener cette belle pensée à toute sa perfection, qui date de l’organisation complète de l’Église.
Adolf Hitler, Mein Kampf
Sur ce point, l’Église catholique peut servir d’exemple et de modèle. Le célibat de ses prêtres la force, puisqu’elle ne peut pas recruter son clergé dans ses propres rangs, à puiser continuellement dans la masse du peuple. Beaucoup méconnaissent l’importance du célibat à cet égard. C’est à lui qu’il faut attribuerl’incroyable vigueur dont est douée cette institution si ancienne. Car, recrutant sans interruption l’immense armée de ses dignitaires ecclésiastiques dans les dernières couches du peuple, l’Eglise ne maintient pas seulement sa liaison d’instinct avec l’atmosphère des sentiments populaires ; elle s’assure aussi la somme devigueur et d’énergie qui se trouvera éternellement à ce degré dans la masse populaire. De là seule l’étonnante jeunesse de ce gigantesque organisme, sa souplesse intellectuelle et sa volonté d’acier.
Pape Pie XI, Ad Catholici Sacerdotii Fastigium (Lettre encyclique)
De fait, la loi du célibat ecclésiastique, dont la première trace écrite, qui suppose évidemment une coutume plus ancienne, se rencontre dans un canon du Concile d’Elvire au début du IVe siècle, alors que la persécution sévissait encore, ne fait que rendre obligatoire une certaine exigence morale, pourrions-nous dire, qui ressort de l’Évangile et la prédication apostolique. Constater la haute estime dont le divin Maître avait fait montre pour la chasteté en l’exaltant comme une chose qui dépasse les forces ordinaires (cf. Mt 19, 11) ; savoir qu’il était « fleur d’une mère vierge », et depuis l’enfance élevé dans la famille virginale de Marie et de Joseph ; voir sa prédilection pour les âmes pures, comme les deux Jean, le Baptiste et l’Évangéliste ; entendre le grand Apôtre Paul, fidèle interprète de la loi évangélique et des pensées du Christ, prêcher le prix inestimable de la virginité, spécialement dans le but d’un service de Dieu plus assidu : celui qui est sans épouse se préoccupe des choses du Seigneur ; il cherche comment plaire à Dieu (1 Co 7, 32) ; tout cela devrait pour ainsi dire nécessairement faire sentir aux prêtres de la Nouvelle Alliance l’attrait céleste de cette vertu choisie, leur faire désirer d’être du nombre de ceux à qui il a été donné de comprendre cette parole (cf. Mt 19, 11), et leur faire adopter spontanément cette observance, sanctionnée très tôt par une loi très grave dans toute l’Eglise latine, « afin que ce que les Apôtres ont enseigné – comme l’affirme à la fin du IVe siècle le IIIe Concile de Carthage – et ce que nos prédécesseurs ont observé, nous aussi, nous y soyons fidèles…. Ainsi libéré des principaux liens qui pourraient le tenir attaché au monde, le prêtre sera davantage enflammé de ce feu céleste de l’amour, l’amour des âmes s’entend, qui jaillit du Cœur de Jésus-Christ et ne cherche qu’à se communiquer aux cœurs apostoliques et à embraser toute la terre.
Jean Duchesne, Communio N°251-252
La conviction qu’aucun homme n’est chaste et que la plupart dissimulent leurs frasques rejoint Néron qui jugeait normale son incontinence et vertueuse la transparence en la matière. Mais le taux de débordements sexuels serait-il, à cause de la discipline du célibat, plus élevé dans la caste sacerdotale que dans n’importe quelle autre catégorie socio-professionnelle ? Cette hypothèse n’a aucun fondement sérieux et en dit, elle aussi, plus sur les obsessions de qui l’émet que sur les mœurs du clergé catholique. Le mariage et la paternité n’empêchent pas infailliblement ni les infidélités ni les viols, hélas : l’info le rappelle périodiquement. Il faut avoir lu Freud trop vite pour supposer qu’avoir une femme et des enfants suffit à résoudre tous les problèmes de frustration. Plus largement, il n’est nullement évident que l’activité sexuelle soit indispensable à l’épanouissement personnel. Pouvoir la dissocier de la reproduction est certes une des caractéristiques de l’espèce humaine. Mais cela ne différencie pas vraiment de l’animal, puisqu’on reste conditionné par des pulsions et autres mécanismes biologiques. La liberté requiert de ne pas s’estimer obligé de recourir à ce moyen. Car ce n’est clairement pas le seul possible pour parvenir à une vie et une dignité qui ne sont pas uniquement ni même essentiellement physiques et qui se développent à la mesure où on les partage et transmet. Ce n’est pas mépriser le corps mais l’honorer que de lui reconnaître d’autres fins que la satisfaction de désirs immédiats qui peuvent devenir addictifs. Quant à l’idée que les communautés chrétiennes seraient mieux servies et que l’évangélisation serait plus efficace avec un personnel plus nombreux et plus heureux si on ne lui imposait pas le célibat, elle peut faire sourire. Dans les Églises où le clergé est marié, les congrégations n’attirent manifestement pas plus que celles où il ne l’est pas et les vocations sont loin de surabonder. On peut dire qu’en l’occurrence, la sécularisation ne touche pas seulement la société civile, mais aussi les communautés chrétiennes et leurs ministres, quelles que soient par ailleurs la sincérité et l’authenticité de leur foi.
Concile de Trente
Si quelqu’un dit que les clercs qui ont reçu les ordres sacrés ou les réguliers qui ont fait profession solennelle de chasteté peuvent contracter mariage, qu’un tel mariage est valide, malgré la Loi de l’Église ou leur vœu, et qu’affirmer le contraire n’est rien d’autre que condamner le mariage ; que peuvent contracter mariage tous ceux qui n’ont pas le sentiment d’avoir le don de chasteté (même s’ils en ont fait vœu) : qu’il soit anathème. Puisque Dieu ne refuse pas ce don à ceux qui le demandent comme il faut, et qu’il ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces (1Co 10,13).
Pierre Lombard, Les Quatre Livres des Sentences (Quatrième livre, Distinction XXXVII, Chapitre I)
Ainsi donc, il y a certains ordres pour lesquels ne peut aucunement être contracté un mariage ; et, si était intervenue une union, qu’il y ait séparation comme le sacerdoce, le diaconat et sous-diaconat. Mais, pour les autres, il est permis de choisir le mariage, sauf s’ils ont pris l’habit religieux ou s’ils ont fait un vœu de continence. D’où le pape Léon : « Les clercs, les lecteurs, les portiers, les exorcistes et les acolytes qui se trouvent exemptés de vœu et hors de l’état [ecclésiastique], et qui ne souhaitent pas observer la continence, l’Église Romaine leur permet de prendre une vierge pour épouse ; ni une veuve, ni une femme répudiée, car ils ne pourront plus ensuite être promus au sous-diaconat ; ni un laïc, qui choisi une épouse qui n’est pas vierge ou qui est bigame, ne pourra être promu à la cléricature. » De même, d’après le concile de Carthage : « Il a paru bon que les évêques, les presbytres, les diacres, les sous-diacres aussi s’abstiennent d’épouses : dans le cas où ils ne le feraient pas, qu’ils soient aussi écartés du ministère ecclésiastique ; tandis que tous les autres clercs n’y sont pas contraints. » De même, le pape Léon : «La même loi de continence s’applique aux ministres de l’autel, laquelle est pour les évêques et pour les presbytres : eux qui, alors qu’ils étaient laïcs ou lecteurs, pouvaient licitement prendre une épouse ; mais, du moment qu’ils sont parvenus aux degrés susdits, ce qui était permis à commencer à ne plus leur être permis. » De même, au Sixième Synode : « Si l’un de ceux qui se joignent au clergé, voulait s’unir à une femme selon la loi du mariage, qu’il le fasse avant l’ordre du sous-diaconat. » Le pape Calixte : « Aux presbytres, aux diacres, aux sous-diacres et aux moines, nous interdisons absolument d’avoir des concubines ou de contracter un mariage ; nous jugeons que, selon la définition des canons sacrés, les mariages contractés par des personnes de ce genre soient défaits et que les personnes doivent être ramenées à la pénitence. » Grégoire : « Que les évêques n’aient pas la présomption d’ordonner quelqu’un sous-diacre, si ce n’est celui qui promettrait de se surpasser avec chasteté ; car nul ne doit accéder au ministère de l’autel, si ce n’est celui dont la chasteté était reconnue avant de recevoir le ministère. » Innocent II : « Nous avons décrété que ceux qui dans l’ordre du sous-diaconat auraient eu précédemment des épouses, ou bien auraient eu des concubines, soient privés du ministère et du bénéfice ecclésiastique. En effet, puisqu’ils doivent être eux-mêmes et être appelés temple de Dieu, vases du Seigneur, sanctuaire de l’Esprit-Saint, il est indigne qu’ils se consacrent aux coucheries et aux impuretés. »
Bibliographie
- Abbé Bernard de Lacoste, Sacerdoce et célibat
- Mgr Antoine Ricard, Le mariage des prêtres – Pourquoi le célibat ecclésiastique ?
Pape Sirice, Lettre aux évêques des Gaules (386)