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Remigration

Jean-Yves Le Gallou, Remigration : Pour l’Europe de nos enfants

Ce projet est le plus vaste et le plus décisif de toute l’histoire européenne. Un exemple peut en faire sentir l’urgence : l’Allemagne compte, en 2025, 83 millions d’habitants. Or il ne reste qu’environ 11 millions de femmes allemandes de moins de 40 ans sans origine migratoire. C’est moins que la population de l’Allemagne en 1684, au lendemain immédiat de la guerre de Trente Ans. Le taux de natalité de ces 11 millions se situerait entre 1 et 1,3. La génération suivante de femmes ne dépassera donc pas 6 millions. De 80 millions en théorie à 6 millions en seulement deux générations. Nous vivons dans une illusion démographique, un simple effet d’optique créé par la « majorité » des baby-boomers. Quand ils disparaîtront, l’équilibre basculera. Déjà, nos pays portent en eux un État pluriethnique dominé par l’islam. Dans vingt ans, la plupart des baby-boomers seront morts. Voilà la vérité dérangeante que les médias nous cachent : nous n’avons qu’une fenêtre de 15 à 20 ans pour sauver notre héritage européen vieux de 40 000 ans. Toutes les grandes batailles des deux derniers millénaires pâlissent en comparaison. Toutes les grandes victoires des deux derniers millénaires ne vaudront rien si nous perdons ce combat. Ni les Thermopyles, ni Tours et Poitiers, ni Vienne, ni Lépante ne furent ni ne sont plus importants que notre lutte pour la remigration. Au cours des vingt prochaines années, les espérances et les souffrances, la foi, le sang, la sueur et les larmes de dizaines de milliers d’années vont converger vers un seul point. L’Europe doit s’unir sous la bannière de la remigration et accomplir cette œuvre monumentale, ou bien elle sombrera à jamais dans l’échec.

Martin Sellner, Remigration, ein vorschlag

Le choc culturel, l’ampleur et la rapidité de l’immigration, conjugués à une approche antidémocratique menée contre la volonté des autochtones, ont condamné à l’échec. Ce n’est pas que les migrants soient « trop paresseux, trop stupides ou trop musulmans », mais qu’ils sont surtout bien trop nombreux. La xénophobie grossière, le revanchisme, le racisme ouvert et le mépris obtus des religions n’ont pas leur place dans une politique de remigration identitaire. Il s’agit d’un projet profondément éthique visant à mettre fin à une situation injuste et à rétablir un équilibre raisonnable.

Greg Johnson, Manifeste nationaliste blanc

Est-ce possible pour des millions de non-Blancs de quitter les nations blanches ? La meilleure façon de répondre à cette question est une autre question : cela a-t-il été possible pour eux de venir ici ? Si cela a été possible pour eux de venir, il leur est possible de partir, avec tous leurs enfants aussi. Avec la technologie moderne, il n’a jamais été plus facile pour des millions de gens de se déplacer. De plus, les gens sont plus déracinés que jamais. La famille moyenne aujourd’hui déménage régulièrement après quelques années. Donc la plupart des non-Blancs se déplacent de toute façon. Nous voulons juste que leur prochain déménagement soit en-dehors de nos patries. Bref, il y a clairement un moyen de décoloniser les patries blanches. Il nous suffit d’en avoir la volonté. Quant à la question de la volonté, trois questions sont pertinentes. D’abord, pouvons-nous vivre avec le rapatriement des populations non-blanches ? Pouvons-nous être à l’aise avec la décolonisation de nos patries ? Cela peut-il devenir une partie de la vie ordinaire ? Ensuite, il y a la question plus spécifique de savoir si cela est moral. Les gens sont obligés de déménager tout le temps pour des raisons économiques : – Dès que l’on va sur le marché de l’emploi, on doit aller là où sont les emplois. – Dès qu’on a un emploi, on peut être déplacé par son employeur. – Quand on perd un emploi, on doit à nouveau aller là où sont les emplois. – Quand le coût de la vie dans une région particulière augmente, largement du fait de la spéculation sur le marché du logement, beaucoup de gens dont les revenus ne peuvent pas suivre sont obligés de déménager dans des quartiers moins chers. Les Blancs semblent très bien dormir la nuit en sachant que des millions de gens sont forcés de déménager pour des raisons économiques, ce qui se résume fondamentalement à de l’avidité privée. Donc les Blancs peuvent apprendre à vivre en encourageant des gens à déménager pour un objectif beaucoup plus élevé : la création d’un monde meilleur où tous les peuples auront leurs propres patries. Puisque la plupart des gens n’ont pas de problème avec un système qui force les gens à déménager pour des raisons économiques, un gouvernement nationaliste blanc peut faire tourner ces deux choses en notre faveur. Nous n’avons pas besoin de nous presser. La prochaine fois qu’une famille non-blanche devra déménager pour des raisons économiques, nous nous assurerons simplement qu’elle déménagera en-dehors de nos patries. En outre, les Blancs vivent déjà avec le nettoyage ethnique pour raisons politiques. Mais les Blancs sont simplement les victimes au lieu d’être les bénéficiaires. Depuis au moins deux générations maintenant, les Blancs ont été soumis à un nettoyage ethnique massif dans nos patries. Des millions de Blancs ont changé de domicile, d’école et d’emploi des millions de fois à cause de la fin des quartiers, des écoles et des entreprises racialement ségrégés et de l’afflux de millions d’immigrants non-blancs, qui ont détruit les quartiers, les écoles et les emplois blancs, forçant les familles blanches à partir ailleurs à la recherche de « meilleurs » (c’est-à-dire davantage blancs) endroits pour vivre et travailler. En dépit des énormes coûts humains et financiers de ce nettoyage ethnique, les Blancs ont très bien « vécu avec ». Cela semble rarement entrer dans leur conscience, encore moins dans l’expression publique, et encore plus difficilement dans l’action et le changement politiques. Donc je pense que les Blancs peuvent très bien vivre avec s’ils imposaient les mêmes processus de remplacement démographique aux non-Blancs, et je pense que les non-Blancs pourraient aussi vivre avec. […] Pour créer des patries blanches, nous devons créer un système où ce seront les non-Blancs qui n’auront pas d’avenir dans nos patries. Dans ce cas, cependant, « pas d’avenir » n’est pas une sorte d’euphémisme de style mafieux ou militaire pour désigner un génocide, puisque les non-Blancs ont des patries tout autour du monde, et nous nous assurerons qu’ils s’y rendront. Et si les Blancs peuvent vivre avec un système dans lequel ils n’ont aucun avenir, les non-Blancs pourront sûrement vivre avec un système dans lequel les membres de leurs peuples auront un avenir dans leurs propres patries. Certains pourraient objecter que les non-Blancs auront seulement un triste avenir dans leurs patries. Notez cependant que cette objection écarte tranquillement l’un des principes majeurs des défenseurs de la diversité, à savoir que les non-Blancs qui viennent chez nous enrichissent nos sociétés. Car si les non-Blancs enrichissent nos sociétés, pourquoi n’enrichiraient-ils pas aussi leurs propres sociétés ? En vérité, les non-Blancs viennent dans les sociétés blanches parce que nous les enrichissons. Nous leur fournissons des vies meilleures que celles qu’ils pourraient avoir dans leurs patries. L’une des beautés du nationalisme est que chaque peuple est responsable de son propre destin. Parce que les Blancs font face à l’extinction, notre première obligation est envers nous-mêmes. Donc, bien que nous souhaitons bonne chance à tous les peuples, en fin de compte la manière dont ils se débrouillent dans leurs propres patries n’est pas notre problème. […] Pour comprendre comment il est possible de restaurer des patries blanches d’une manière graduelle, ordonnée et humaine, nous devons faire quelques distinctions. Il y a des citoyens non-blancs et des étrangers non-blancs. Et parmi les étrangers, il y a des étrangers légaux et des étrangers illégaux. Nous devons nous occuper des étrangers en premier. Nous commencerons par fermer les frontières aux non-Blancs. Ensuite les illégaux non-blancs doivent être simplement expulsés. La manière la plus économique est de les faire partir d’eux-mêmes en supprimant leurs emplois et leurs avantages. Les étrangers légaux sont ici avec des visas. Nous nous abstiendrons simplement de renouveler leurs visas, et quand leurs visas expireront, nous nous assurerons qu’ils partiront. Nous abrogerons aussi le droit du sol, et nous rendrons cette mesure rétroactive. Nous renverrons aussi les « bébés-ancre » avec leurs mères. Mais même si les non-Blancs n’auront plus des droits de citoyens (droits civiques) dans les pays blancs, nous respecterons bien sûr leurs droits humains à la vie, à la propriété, et à un traitement honnête, comme nous le faisons avec tous les étrangers. Quant aux non-Blancs qui sont citoyens, la restauration de la souveraineté blanche requiert qu’ils n’aient plus aucun pouvoir politique dans nos sociétés. Mais ils ont auront toujours des droits humains à la vie, à la propriété, à un traitement honnête, etc., que bien sûr nous respecterons. Nous respecterons aussi leurs droits à certains avantages gouvernementaux, par exemple l’éducation, l’aide sociale, les pensions des retraités, etc. Nous devons reconnaître que la principale menace démographique de la part des non-Blancs vient des gens en âge d’avoir des enfants, qui doivent être notre préoccupation principale. Par conséquent, les non-Blancs au-dessus de l’âge de 50 ans qui sont des citoyens productifs et ordonnés ne devraient rien avoir à craindre de nous. Ils devraient pouvoir travailler, prendre leur retraite, et vivre leur vie avec tous les avantages auxquels ils ont droit, et avec une pleine protection de leurs droits humains. Cependant, un régime nationaliste blanc prendrait également soin que la réunification familiale se fasse dans le cadre de l’émigration, donc les non-Blancs âgés se verront accorder des incitations pour rejoindre leurs familles dans leurs patries, où leurs retraites seront probablement prolongées. Les citoyens non-blancs peuvent être divisés en ceux qui respectent la loi et ceux qui violent la loi. Ceux qui violent la loi devraient être emprisonnés et mis en liberté conditionnelle en-dehors de nos patries. Étant donné qu’un pourcentage très élevé de Noirs ont des problèmes avec la loi, cette politique à elle seule nous débarrasserait de millions d’entre eux en quelques décennies. Les non-Blancs respectueux de la loi et en âge d’avoir des enfants peuvent aussi être divisés en populations industrieuses et capables d’ascension sociale (par ex. les Juifs et les gens d’Asie du Sud-Est) et en populations indolentes, dépendantes de l’aide sociale (principalement les Noirs et les métis). Cette dernière population augmentera considérablement dès que nous mettrons fin à la discrimination positive et aux emplois artificiels. Cela nous coûterait moins cher de leur donner une aide sociale à vie plutôt que les laisser encombrer le système en faisant semblant de travailler. Un gouvernement nationaliste blanc pourrait leur donner une aide sociale à vie, à condition qu’ils la reçoivent dans leurs patries. Quant aux non-Blancs énergiques et capables d’ascension sociale, comme la plupart des gens modernes, ils déménagent beaucoup. Nous nous assurerons simplement que leur prochain déménagement les emmènera en-dehors de nos patries. Les écoliers non-blancs seront éduqués dans les langues natives de leurs patries. Lorsqu’ils atteindront l’âge d’aller à l’université, ils seront envoyés dans des universités en-dehors de nos pays, donc il leur sera naturel d’y chercher un emploi. De telles politiques restaureraient des patries blanches en l’espace de quelques décennies, et le processus serait ordonné, humain, et cohérent avec les droits humains de toutes les parties. […] Beaucoup de Blancs sont mal à l’aise à l’idée de faire partir des non-Blancs qui ont « pris racine » dans nos patries. Mais les non-Blancs ont des dizaines de milliers d’années d’enracinement dans leurs patries. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, ils ont réussi à venir ici. Donc si leurs racines ne comptaient pas pour eux, pourquoi leurs « racines » ici compteraient-elles pour nous ? Et si leurs racines superficielles ici comptent pour nous, nos propres racines profondes ne devraient-elles pas compter beaucoup plus ? Peut-être que la technique la plus éhontée de manipulation émotionnelle utilisée pour s’opposer au contrôle de l’immigration est l’affirmation que le rapatriement est mauvais parce qu’il « brise des familles ». Mais l’immigration brise aussi des familles, donc si le fait de briser des familles est mauvais, l’immigration est mauvaise aussi. Nous cesserons de briser des familles non-blanches en stoppant complètement l’immigration. Il est aussi tout à fait éhonté que l’idée de réunification familiale soit utilisée seulement pour arguer en faveur de l’immigration à la chaîne. Mais ce peut être tout aussi bien un argument en faveur du rapatriement à la chaîne. Si la réunification familiale est un but légitime d’une politique d’immigration, alors nous devons encourager les immigrants à retourner dans la chaleur de leurs familles dans leur Vieux Pays. […] Et si une nation blanche décide un processus de rapatriement graduel, pacifique et humain, mais que les non-Blancs répondent par la violence ? Cela nous donnerait simplement l’opportunité de construire un consensus pour des formes plus rapides et plus énergiques de rapatriement. Le problème essentiel du Nationalisme Blanc est de trouver un moyen pour concilier les nécessités de la survie blanche avec la délicatesse hautement évoluée et peut-être même morbide des gens de notre peuple. Mais cela rendra en fait plus facile de mobiliser notre peuple si des solutions honnêtes et raisonnables sont rejetées par la violence. Même si la restauration des patries blanches pourrait prendre plusieurs générations, il y aura des bénéfices psychologiques immédiats pour les Blancs dès que nous saurons que notre race a de nouveau un avenir. Il y aura moins d’aliénation et de dépression, moins de losers, d’alcooliques, de drogués, et de suicides.

Jean-Yves Le Gallou, Remigration : Pour l’Europe de nos enfants

La mise en avant du thème de la remigration est essentielle, d’un point de vue nationaliste comme identitaire. D’abord comme exercice de clarification et de définition : la remigration, c’est la baisse de la pression migratoire, la diminution du nombre d’hommes et de femmes étrangers à la civilisation européenne et pourtant présents sur son sol. Compte tenu des flux démographiques (entrées d’étrangers, différentiel de fécondité selon l’origine des populations), la remigration est indispensable à la survie des peuples européens, peuples premiers d’Europe, dans leur identité historique et culturelle. Une remigration raisonnée et progressive peut s’articuler ainsi : – Arrêt de toute immigration nouvelle ; – Renvoi des clandestins et des délinquants ; – Interruption des titres de séjour des étrangers n’ayant plus les moyens de subsister dans le pays d’accueil sans recourir aux aides sociales ; – Déchéance de la nationalité et expulsion de ceux des binationaux qui sont à la fois inassimilés et hostiles ; – Encouragement au retour de tout étranger ou descendant d’étranger non assimilé.

Julien Langella, Catholiques et identitaires

Pour éviter la guerre civile, à laquelle nous condamne la coexistence de deux civilisations antagonistes sur le même territoire, il ne faut plus craindre d’envisager la remigration. C’est-à-dire le retour au pays d’une grande partie des Afro-musulmans vivant en France, volontaire ou contraint et échelonné sur un temps plus ou moins long. L’absurdité des discours faussement « pragmatiques » Immédiatement, c’est la levée de boucliers : « c’est trop tard », « on ne les renverra jamais chez eux » et autre « ils sont déjà trop nombreux ». Nous sommes parfaitement conscients que la faisabilité d’une telle proposition ne va pas de soi, et qu’elle mérite une discussion sérieuse. Mais avant toutes choses, nous aimerions bien que les professionnels du « pragmatisme » nous démontrent que le maintien de la situation actuelle est préférable à ce que nous proposons. Avant de nous expliquer par a + b que nous vivons dans le rêve et l’utopie, qu’ils nous montrent, eux les « réalistes », que la coexistence sur un même territoire de deux peuples aussi différents peut déboucher sur autre chose qu’une guerre civile. À ce moment-là, peut-être que nous daignerons revoir notre copie. En attendant, il nous paraît plus sage de proposer une séparation à l’amiable plutôt qu’un mariage forcé. Comme disait Chesterton, « ils veulent connaitre notre plan dans tous ses détails de manière à prévoir toutes les exceptions possibles, alors qu’ils n’osent pas regarder en face leur propre système où la ruine est devenue la règle […] Ils sont si soucieux de découvrir les points faibles de notre programme qu’ils n’ont pas encore été capables de nous montrer les points forts de leur propre système ». Bien que reconnaissant volontiers la faillite du multiculturalisme et ne croyant pas en l’assimilationnisme, des personnes de bonne volonté peuvent se laisser abuser par les arguments faussement raisonnables de la pensée unique. Car le Système est retors, il sait comment jouer avec les faiblesses du cœur, usant tour à tour de l’intimidation et de paroles décourageantes présentées dans un enrobage sympathique : « je comprends votre détresse ma bonne dame, je suis le premier à condamner ces méfaits, mais il faut apprendre à vivre avec ». Bernanos disait : « le Réalisme est le bon sens des salauds ». Dire que la remigration est un fantasme, c’est comme expliquer à la victime d’un empoisonnement qu’il n’y a pas d’alternative au cyanure contenu dans son pain quotidien. Veut-elle mettre les boulangers sur la paille ? A-t-elle essayé de vivre sans manger de pain ? Quelle folie ! Pourtant, la réalité est incontestable : le multiculturalisme est le poison qui nous tue de l’intérieur, à petit feu. L’assassinat du peuple français Allez dire aux Français cloîtrés dans les cités martyres de la drogue, de la violence sauvage et de l’islam conquérant qu’ils sont condamnés à vivre toute leur vie avec leurs bourreaux. Allez leur dire qu’ils ont tort, que l’immigration n’est pas une invasion mais une chance pour la France. Allez leur expliquer que ce qu’ils voient quotidiennement et, pour beaucoup, vivent dans leur chair, n’est pas la réalité. Allez leur dire qu’ils ne doivent pas « mettre d’huile sur le feu ». Allez dire aux jeunes Françaises violées par des prédateurs agissant en bande, bien conscientes qu’elles sont victimes parce que blanches et seules, sans famille solide pour se faire respecter, que la « paix » et « l’unité nationale » valent bien leur sacrifice. Car c’est bien de sacrifices dont il est question lorsqu’on s’obstine à vouloir sauver les apparences d’une religion à laquelle plus personne ne croit. Une religion qui, comme les dieux aztèques en leur temps, réclame sa part de sang : la République une, indivisible et multiraciale. L’immigration de masse est un cancer. Elle nous ruine et fait vivre les nôtres dans la peur. C’est une profonde injustice : le visage de notre pays est mutilé et notre peuple, méprisé. L’immigration telle que nous la connaissons revient à enfermer un homme dans une pièce sombre avec une meute de loups affamés. C’est une séquestration collective. C’est un meurtre. On nous tue. Les scénarios de séparation inenvisageables À ce moment-là, il n’y a pas d’autre issue que la séparation. Or, celle-ci ne peut pas consister en un partage ethnique du territoire français, avec les Européens ici et les Africains là-bas. On ne peut pas contenir une partie de la population dans un ghetto isolé, la jungle de Calais en est l’illustration dramatique : cambriolages, agressions sexuelles, pillages et attaques diverses sont monnaie courante aux alentours des camps sauvages. Les groupes humains ne sont pas des pions et la gestion d’un pays, une partie de jeu de société. Si certains sont tentés par une politique de regroupement communautaire, pilotée par l’État comme première étape vers un transfert ultérieur de population, qu’ils se désillusionnent rapidement : le séparatisme racial existe déjà, comme nous l’avons vu avec le white flight, et cette situation ne fait que conforter certains voyous dans leur prise de contrôle du territoire français. Par ailleurs, cette séparation ne peut pas, non plus, prendre la forme d’un départ forcé vers un pays européen voisin. Cette proximité demeure beaucoup trop dangereuse pour les Français et il y a peu de chances que les voisins concernés acceptent de jouer le jeu. C’est pourquoi nous parlons de remigration, c’est-à-dire d’inversion des flux migratoires, donc de retour au pays d’origine. Ce n’est plus le temps des demi-mesures, il n’y a que des remèdes de cheval pour nous sauver. Au train où vont les choses, poursuivre la coexistence multiethnique ne mènera qu’à toujours plus de violences barbares, de racisme antiblanc et de création d’un État dans l’État. Soit on veut la paix, soit on veut la guerre. Mais il faut choisir son camp. Ceux qui veulent continuer à nous imposer une telle cohabitation ont choisi le leur : c’est la guerre civile. Nous, nous voulons la paix. Une paix séparée et durable, sans haine ni rancœur. Peu importe la forme qu’elle prendra, la remigration c’est d’abord dire « stop ! », « assez ». La remigration est techniquement possible Techniquement, la remigration est parfaitement réalisable. L’histoire nous le montre. En 1609, l’édit d’expulsion des Morisques, les Arabo-berbères demeurés en Espagne à l’issue de la Reconquista, fixe le départ de 300 000 personnes : « Tous les Morisques de ce royaume, hommes, femmes et enfants, devront quitter leurs maisons et leurs villages et aller s’embarquer à l’endroit qui leur sera indiqué. Chacun pourra emporter la part de ses biens meubles qu’il pourra porter sur sa personne et devra s’embarquer sur les galères et les navires qui sont préparés pour les transporter en Berbérie, où ils seront débarqués. » Il y avait alors 8,5 millions d’habitants en Espagne, les Morisques représentant moins de 4% de l’ensemble. Mais ils sont nombreux dans certaines régions comme Valence, où ils représentent près de la moitié de la population ! Préparé depuis plusieurs mois, l’édit est promulgué le 22 septembre 1609. Mais le roi Philippe III doit faire face à des révoltes et l’expulsion des Maures durera jusqu’en décembre 1613 dans la région de Murcie, au sud-est du pays. Pour la mener à bien, toute la flotte royale est mobilisée et des soldats espagnols sont ramenés de Naples, de Milan et de Flandre. Grâce à l’importance de ces forces armées, assurant les embarquements et la sécurité de l’opération, l’expulsion est réalisée avec humanité. Les Maures sont débarqués à Oran, possession espagnole reprise aux pirates barbaresques en 1509. De là, ils se disperseront en Afrique du Nord et dans l’empire ottoman. On peut citer bien d’autres exemples, comme le traité de Lausanne de 1923 qui organise l’échange des Grecs de Turquie (1,2 million) contre les Turcs de Grèce (365 000), l’exode des Pieds-Noirs vers la métropole en 1962 (1,5 million), le retour en Allemagne d’environ quinze millions de germanophones d’Europe de l’Est entre 1945 et 1947, etc. Ces épisodes de l’histoire européenne sont tragiques, les départs se faisant souvent baïonnette dans le dos. C’était la valise ou le cercueil. Ces transferts de population se sont faits dans l’urgence, conséquence expéditive de défaites militaires ou de trahisons politiques accompagnées de nombreux massacres. Mais rien nous interdit d’imaginer, comme en Espagne, un déplacement mûrement réfléchi et mis en œuvre. Les succès de la politique Saoudienne En Arabie saoudite par exemple, les immigrés clandestins sont régulièrement expulsés vers leur pays d’origine. En novembre 2013, une grande opération est lancée : en un peu plus d’un mois, 150 000 Éthiopiens ont été renvoyés chez eux. Dans les semaines qui suivent, c’est le tour de 400 000 Yéménites. Mais il y a aussi les Indiens, les Soudanais, les Égyptiens ou les Somaliens. La campagne lancée en novembre 2013 visait un million d’immigrés clandestins, mais 900 000 clandestins avaient déjà été expulsés depuis le début de l’année. Des équipes d’inspecteurs et des patrouilles de police sont allées perquisitionner les entreprises suspectées de faire travailler des immigrés illégaux avant de les envoyer, par bus entiers, dans des centres de transit préalables à leur expulsion. Ce n’est pas nouveau : en 1990, 700 000 Yéménites ont été renvoyés chez eux. Pour donner un ordre d’idées, 200 000 immigrés rentrent clandestinement en France chaque année et ils sont actuellement 550 000 en France métropolitaine. Une nouvelle vague d’expulsions a été lancée par l’Arabie saoudite en mars 2015. Bien sûr, les clandestins sont souvent mal traités dans ces centres de transit. Mais cela s’explique par la situation du pays : l’Arabie saoudite est une société tribalisée à l’extrême, où règne l’arbitraire, motivé par un puissant sentiment de supériorité des Saoudiens, très fiers de vivre sur la terre de leur prophète et d’abriter la Mecque. D’où leur violent mépris des étrangers, même musulmans. Mais l’essentiel n’est pas là : le cas saoudien montre que les moyens modernes ne manquent pas pour organiser la remigration d’une population nombreuse. Les pays européens, forts de leur héritage chrétien et d’une tradition juridique respectueuse de la personne humaine, pourraient organiser ce déplacement dans la dignité. On ne pourrait pas interpeller les clandestins vivant en France alors que, en 1307, le roi de France Philippe le Bel lançait la plus grande opération de police de l’histoire en arrêtant tous les Templiers du royaume en un seul jour ? Il n’y a pas de fatalité, seule la volonté politique manque.

Jean-Yves Le Gallou, Remigration : Pour l’Europe de nos enfants

De l’extrême gauche à l’extrême centre, toute la stratégie médiatique consiste à bannir du débat ceux qui posent les problèmes de l’immigration et, pire encore, ceux qui proposent de les prendre à bras-le-corps. La remigration a longtemps été diabolisée et donc censurée. Comment ? En présentant le problème à l’envers ! Il y a différentes catégories de populations immigrées ou issues de l’immigration : – les étrangers qui entrent légalement ; – les étrangers clandestins ; – les étrangers titulaires d’un titre de séjour ; – les étrangers naturalisés ; – les descendants d’étrangers ayant acquis la nationalité pays d’accueil. Sortir la remigration du piège de la propagande immigrationniste La colossale finesse des immigrationnistes est d’avoir centré le débat sur la remigration sur les deux dernières catégories, sous l’angle émotionnel suivant : ce serait moralement inhumain, juridiquement impossible et pratiquement difficile de faire repartir les binationaux. Avec une conclusion apparemment imparable : puisque tout ne serait pas possible, alors ne faisons rien ! Alors qu’il faut adopter une position pragmatique et non maximaliste. Bien sûr, le fait qu’un Franco-Algérien soit supporter de l’équipe de football de son pays d’origine n’est pas un problème en soi, mais le fait qu’il casse du mobilier urbain et brûle des voitures à chaque match, perdu ou gagné, par les Fennecs, en est un. De même, le fait que le titulaire, d’origine turque, d’un passeport allemand, suive les exhortations de Recep Tayyip Erdoğan l’engageant à rester un nationaliste ottoman militant, est préoccupant. Il faudra bien se pencher, un jour, sur les dérives de nombreux (pas tous) binationaux. Pour autant, et sans attendre cela, beaucoup d’actions sont possibles. Pourquoi diable faudrait-il commencer par ce qui est le plus difficile ? Il faut d’abord créer un climat – intellectuel et juridique – favorable aux thèses nationales. D’abord, en coupant les crédits des associations et des lobbys immigrationnistes : partout en Europe, SOS Méditerranée et les ONG de Soros ; en France, le groupe SOS, la CIMADE, France Terre d’asile, Utopia 56, Viltaïs et tant d’autres officines plus ou moins proches de l’extrême gauche ou de l’Open society. Des groupes qui bénéficient de subventions publiques et de marchés d’État, et qui, en même temps, mènent des actions de propagande contre la maîtrise de ses frontières par l’État. Il faut aussi rétablir une pleine et entière liberté d’expression et abroger les lois liberticides ayant créé des délits d’opinion. Préférence nationale et préférence de civilisation Le renversement de la dictature des juges rend aussi possible la mise en œuvre des principes de préférence nationale et de préférence de civilisation. Prendre en compte la préférence nationale aura deux conséquences : d’abord mettre un terme à tous les dispositifs de préférence étrangère accordant, statistiquement ou juridiquement, des avantages en termes d’accès aux services publics (santé, logement, écoles) aux populations issues de l’immigration ; ensuite, en réservant l’accès aux avantages sociaux (aides sociales, logement) aux seuls ressortissants nationaux, des mesures, tout le moins, susceptibles de couper certaines pompes aspirantes à l’immigration. La préférence de civilisation rappellera que, dans l’accès à la culture et à l’éducation, tous les héritages ne sont pas à mettre sur le même plan : 5 000 ans de civilisation européenne, quinze siècles de chrétienté, un millénaire d’histoire nationale doivent conduire à laisser de côté les mœurs étrangères venues d’Afrique ou du monde musulman. Nous n’avons à accepter ni le voile islamique, ni l’abattage halal. La mise en avant, politique et juridique, des principes de préférence nationale et de préférence de civilisation réorientera naturellement l’action des services publics culture, sécurité, enseignement vers le bien commun majoritaire. Sur ce socle, il est possible d’engager une vraie politique de remigration, raisonnable, raisonnée et progressive. Pour une remigration raisonnée La remigration raisonnée sera progressive et distinguera selon les différents cas de figure suivants : S’agissant des étrangers : – arrêt de tout nouveau titre de séjour ; – expulsions des clandestins et des délinquants ; – interruption des titres de séjour de ceux qui en bénéficient ou se les sont vu attribuer de manière indue (chômeurs, assistés) ; S’agissant des naturalisés, il conviendra de distinguer trois catégories : – les assimilés ; – les mal assimilés, mais non hostiles ; – les hostiles et les délinquants, à déchoir de la nationalité. Fermeté et proportionnalité : étrangers clandestins et délinquants… Légitime et indispensable, la remigration est possible, contrairement à ce qu’affirment les artisans du malheur de l’extrême gauche ou les modérés intimidés. Comment ? En procédant de manière progressive. En expulsant d’abord les clandestins et les délinquants. Pourquoi est-ce essentiel de commencer par eux ? Parce que, comme l’a bien vu l’écrivain français Renaud Camus, l’homme du constat du Grand Remplacement, les délinquants sont le bras armé du colonisateur. Si on les met hors d’état de nuire et qu’on les expulse, tout devient possible. Ensuite, il faut renvoyer ceux qui ne vivent que d’aides sociales et d’allocations. Cela fait du monde dans nos pays à l’État-providence généreux. Rien n’interdit non plus de refuser le renouvellement, à leur expiration – voire d’interrompre – des titres de séjour imprudemment attribués à certains ressortissants de nationalités statistiquement considérées comme les plus problématiques. …binationaux assimilés, inassimilé ou hostiles Restera un dernier problème, le plus sensible : que faire des non-Européens présents depuis deux ou trois générations sur notre sol ? La question est plus délicate, d’autant que, dans de nombreux pays – la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, mais aussi l’Allemagne -, certains ont pu acquérir trop facilement la nationalité du pays d’accueil. Il faut distinguer trois catégories : – Ceux qui ne sont pas assimilés et qui développent une attitude hostile envers le pays qui les a accueillis ; – Ceux qui, partiellement intégrés sans être assimilés, respectent les mœurs, comme les hommes et les femmes, du pays d’accueil ; – Ceux qui sont pleinement assimilés. Le renvoi des hostiles – y compris par le retrait d’une nationalité qu’ils ne méritent pas -doit être une priorité. Car leur hostilité en fait, là aussi, les soldats du colonisateur. Un colonisateur qu’il faut désarmer par une répression sans faille de ses délinquants, et ce quelle que soit leur nationalité. C’est le dans cette voie que s’est engagé, depuis 2022, gouvernement conservateur suédois, soutenu par les Démocrates de Suède, à travers une loi visant à retirer la binationalité à ceux qui ont acquis la nationalité suédoise par fraude, qui menacent la sécurité de l’État ou qui appartiennent à des gangs. Ce dernier motif de déchéance n’est toutefois pas encore acquis, en l’état des contraintes constitutionnelles de la Suède. Il est pourtant essentiel que les délinquants issus de l’immigration soient mis hors d’état de nuire, d’abord parce que, partout en Europe, ils représentent statistiquement les contingents les plus importants de la criminalité violente, ensuite parce que ces criminels contribuent à imposer la dictature des communautés dont ils sont issus. À l’inverse, les descendants d’étrangers pleinement assimilés méritent la nationalité que leurs parents et eux-mêmes ont acquise. Ils n’ont aucune inquiétude à nourrir quant aux politiques de remigration. Reste une zone grise : celle des immigrés de deuxième ou troisième génération, nombreux, qui ne sont pas hostiles mais ne sont pas pour autant assimilés. Leur maintien sur le sol européen n’est pas souhaitable, sans être pour autant gravement problématique. Le simple retour à eux-mêmes d’Européens fiers de leur passé et de leur histoire, affirmant clairement leur fidélité à leur civilisation, pourrait réduire progressivement le nombre d’immigrés sous-assimilés : soit par un effet d’attraction débouchant sur une assimilation réelle, soit par un effet de répulsion les incitant à retourner vivre dans le pays de leurs ancêtres, afin d’y mener une existence conforme à leurs valeurs et à leurs mœurs. Pour ceux-là, la solution du retour volontaire, à l’instar de l’Alya des Juifs, du retour des Allemands de la Volga ou des Russes du Kazakhstan, apparaît sans doute comme la plus prometteuse. Un retour volontaire susceptible d’être encouragé et accompagné. Voilà ce que pourraient être les grandes lignes d’une politique de reconquête de l’Europe par les Européens. « Les solutions exigent un radicalisme sans remords » Ne soyons pas naïfs, néanmoins : les risques d’affrontements entre la majorité européenne et des minorités allogènes sont réels et élevés, quelles que soient les politiques suivies – qu’elles relèvent de la fermeté ou, plus gravement encore, de la faiblesse. Parue en 2025, une étude universitaire du King’s College de Londres estime à 4 % par an, soit 18,5 % sur cinq ans, le risque de conflits violents au sein des pays européens les plus exposés aux dissensions ethno-politiques, parmi lesquels la France, la Grande- Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède. Elle souligne également des risques de répercussions d’un pays à l’autre. Son auteur, David Betz, cite le sociologue James Davison Hunter : « Entre deux groupes de personnes qui veulent créer des mondes incompatibles, je ne vois pas d’autre remède que la force. » Lors de la vague migratoire de 2015, le géopoliticien Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères et ancien secrétaire général de l’Élysée sous François Mitterrand, avait déclaré : « un jour le recours à la force sera inéluctable. » Diplomate de profession, Pierre Brochand a dirigé les services spéciaux français, la DGSE, sous la présidence de Jacques Chirac. Il a appliqué à la situation française actuelle les méthodes d’analyse issues de l’expérience des services qu’il a dirigés. Il en a tiré un diagnostic sans concession, avertissant que « si rien n’est fait, nous allons vers le pire ». Mais, contrairement à l’immense majorité de ses pairs, il a assumé les conséquences de cette analyse, estimant que « les solutions exigent un radicalisme sans remords » : « Les réponses existent et sont devenues banales. Mais elles sont aussi inévitablement féroces, à proportion du temps et du terrain perdus. S’il reste une petite chance d’éteindre la mèche, il n’est d’autre voie que celle d’un radicalisme sans remords. Soit, à la fois, réduire les flux d’entrée à leur plus simple expression, reprendre le contrôle des diasporas et rétablir l’ordre public […]. Puis enjamber le préambule constitutionnel, indispensable au rétablissement des droits collectifs et autonomes du peuple français. Enfin, sur ce canevas, faire flèche de tout bois : externaliser les demandes d’asile, ramener à zéro l’attractivité sociale et médicale de la France, dégonfler les diasporas en agissant sur les titres de séjour, muscler la laïcité en l’étendant à l’espace public. Plus généralement, s’attaquer au virus mortel de l’impunité par une réforme pénale décomplexée […]. Sous cette brève formulation, l’ordonnance cache, on le sait, une entreprise herculéenne. » « Exister, c’est combattre ce qui me nie » On retrouve ici l’essence du politique, telle que l’a formulée Julien Freund dans son ouvrage éponyme : l’opposition ami/ennemi. Et surtout son caractère inéluctable : si tu ne désignes pas l’ennemi, c’est l’ennemi qui te désignera. Une nation, un peuple peut renoncer au conflit ; ce n’est pas pour autant que le conflit disparaît. C’est un peuple, une nation qui s’efface. On pense à la maxime de Dominique Venner : « Exister c’est combattre ce qui me nie. » La remigration est une nécessité absolue pour les Européens.