Vincent Reynouard, Plaidoyer pour le racisme (Pages 40-43)
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La boutade d’un raciste américain qui a déclaré : « Vous pouvez sortir le Noir de sa jungle, vous ne pouvez pas sortir la jungle du Noir » (You can take the nigger out of the jungle, you can’t take the jungle out of the nigger), renferme une bonne dose de vérité. L’exemple d’Haïti en apporte une éclatante confirmation. Au XVIIIème siècle, la partie occidentale de cette île des Caraïbes, devenue française au traité de Ryswick (1697), fut l’une des plus florissantes colonies de la monarchie. Grande productrice mondiale de sucre, de café et de coton avec ses 7 800 plantations dans lesquelles travaillaient 500 000 esclaves noirs, les Blancs y avaient apporté leurs lois et construit d’admirables villes, des hôpitaux, des églises, des routes, des ponts, des écoles, etc. Le 28 mars 1790, au nom des idéaux révolutionnaires, l’Assemblée nationale accorda les droits politiques aux Noirs. À partir d’août 1791, les révoltes d’anciens esclaves (avec Toussaint Louverture) entraînèrent le départ progressif des Blancs (un bon nombre d’entre eux ayant été assassinés). Le 1er janvier 1804, le neveu de T. Louverture, le général noir Dessalines, proclama l’indépendance de l’île et prit le titre d’empereur sous le nom de Jacques Ier. Lui et ses congénères héritaient non seulement de toutes les ressources naturelles de l’endroit, mais aussi d’un monde entièrement façonné par les Blancs rien d’africain n’avait survécu dans les lois écrites, dans le langage officiel, dans la religion et dans les institutions. Les esclaves libérés n’avaient qu’à poursuivre l’œuvre des colons européens. Or, ils en furent totalement incapables. En 1806, Dessalines fut assassiné et, après une période de troubles, un autre Noir, Henri Christophe, s’empara de pouvoir en se proclamant roi sous le nom d’Henri Ier (1811-1820). Mais son rival, le mulâtre Pétion, avait constitué une république dans le sud de l’île (1807-1818). Son successeur, Jean-Pierre Boyer, parvint à réunir Haïti (1822). Dès 1843, cependant, il fut chassé pour tyrannie et la partie orientale de l’île fit définitivement sécession, devenant la République Dominicaine. À l’ouest, le nouvel État d’Haïti se constitua tout d’abord en empire de Soulouque. Cette période de calme relatif sous Faustin Ier (1849-1859) ne dura guère. Suite à des révolutions de palais, Haïti devint une république en proie à une instabilité permanente et à de nombreuses guerres civiles. Dès 1850, A. De Gobineau écrivit : « L’agriculture est annulée, l’industrie n’existe même pas de nom, le commerce se réduit de jour en jour, la misère, dans ses déplorables progrès, empêche la population de se reproduire, tandis que les guerres continuelles, les révoltes, les exécutions militaires, réussissent constamment à la diminuer. » Peu après 1900, un observateur anglais, Hesketh Prichard, membre de la Royal Geographic Society, vint dans l’île en observateur. Nullement raciste, il voulait voir comment des Noirs avaient su gérer une civilisation introduite par les Blancs après le départ de ces derniers. Lui aussi dut convenir qu’à Haïti, la civilisation existait uniquement sur le papier : il y avait bien des hôpitaux, mais dans un état déplorable, avec le sol couvert de boue ; des gares et des voies ferrées, mais aucun train capable de rouler ; des stations productrices d’énergie, mais qui ne produisaient rien ; des églises catholiques, mais qui servaient aux rites vaudous et aux sacrifices d’animaux ; des tribunaux et des lois constitutionnelles, mais qui n’empêchaient ni la corruption généralisée, ni le despotisme. La situation d’Haïti était telle qu’en 1915, des militaires américains y furent envoyés pour rétablir la stabilité et apporter la « démocratie ». Ils y restèrent 19 ans, durant lesquels ils construisirent des hôpitaux, des stations productrices d’énergie, des écoles, un réseau téléphonique moderne, plus de 200 ponts et 1 000 Km de routes carrossables. Après leur départ, l’île revenue aux Noirs et aux mulâtres fut une nouvelle fois complètement ruinée. L’instabilité politique, notamment, réapparut, avec des coups d’État qui éliminèrent successivement les présidents Lescot (1946), Dumarsais Estimé (1950) et Magloire (1956). En septembre 1957, François Duvalier prit le pouvoir et, avec l’aide des Américains, entreprit de reconstruire le pays. Mais sept ans plus tard, ces derniers se retirèrent et F. Duvalier instaura un régime dictatorial s’appuyant sur les Noirs contre les mulâtres. La suite est connue : la dictature des Duvalier s’effondra finalement dans le sang (massacre des « tontons macoutes ») et en 1994, les Américains durent une nouvelle fois revenir pour tenter de stabiliser l’île… Dans son rapport rédigé vers 1900, H. Prichard avait franchement posé la question : « Les Haïtiens peuvent-ils se gouverner eux-mêmes ? » Il y répondait ainsi : « Les conditions actuelles en Haïti donnent la meilleure réponse à la question, et, considérant que l’expérience a duré un siècle, sans doute aussi la plus concluante. Pendant un siècle […] le Noir a eu sa chance, loyalement, sans aucune faveur. Il a eu le plus beau et le plus fertile coin des Caraïbes pour lui seul ; il a eu l’avantage des lois françaises ; il a hérité d’un pays déjà construit, avec Cap Haïti pour Paris… Il y avait ici une grande étendue bien ensemencée, boisée, avec de l’eau, des villes et des plantations, et au milieu de celle-ci le Noir pouvait travailler sans être esclave. Qu’a-t-il fait des chances qui lui ont été données ?… Au terme de cent années d’essai, comment le Noir se gouverne-t- il ? Quels progrès a-t-il réalisés ? Absolument aucun. » Sans surprise, le cas d’Haïti n’est quasiment jamais cité par les chantres de l’égalité raciale. Car il permet de répondre à l’argument selon lequel « si les Noirs avaient eu leur chance, ils auraient pu bâtir une civilisation ». Ils l’ont eue ; ils ont même eu mieux, puisque tout était déjà bâti. Loin d’en profiter, ils ont tout gâché, tout détruit, tout ruiné…
William Luther Pierce, Fierté blanche (Page 46)
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Haïti est un bon exemple de la loi de l’entropie. Au XVIIIème siècle, Haïti était la perle des colonies européennes du Nouveau Monde. C’était un territoire propre, vert et prospère, un pays civilisé, qui possédait un gouvernement efficace, une industrie et un commerce florissants, qui connaissait la loi et l’ordre. C’était une île française, une île européenne. Puis survint la démence égalitaire, la pure et simple folie démocratique de la Révolution française, qui déclara égaux les esclaves noirs et les maîtres blancs. Le résultat fut que les Français prévoyants quittèrent Haïti et que les Noirs, après qu’on les eut persuadés qu’ils étaient aussi capables que les Français, massacrèrent le reste des Blancs, dans l’espoir d’obtenir toutes les richesses d’Haïti pour eux-mêmes. Au lieu de quoi, naturellement, ce fut la civilisation d’Haïti qui déclina en quelques années, passant du niveau européen au niveau africain, et qui en est restée là depuis, en dépit du fait que les marines américains allèrent sur place, vers le début de ce siècle, rebâtir toute l’infrastructure d’Haïti et réorganiser son système politique. Dès que les marines blancs furent partis, en 1934, le tropisme noir du crime, de la saleté et du désordre reprit le dessus une nouvelle fois. Ainsi en sera-t-il de notre avenir, si nous nous contentons de rester assis à regarder : toujours plus de non-Blancs, toujours plus de crimes, d’immondices et de désordres, et pour finir, dans un siècle ou deux, une autre Haïti, cette fois sur le continent.