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Fideon

Grand remplacement

Éric Dupin, La France identitaire (Page 82)

En l’absence de statistiques ethniques, les données de ce dépistage [de la drépanocytose] donnent ainsi une bonne estimation de la proportion des naissances d’origine, au moins partiellement, extra-européenne. Celles ci représentent 38,9 % du total des nouveau-nés en 2015 contre 31,5 % en 2010. […] Mais ce sont les chiffres des régions qui sont les plus spectaculaires. En Île-de-France, 73,4 % des nouveau-nés ont été dépistés à la drépanocytose en 2015 contre 54,2 % en 2005. En PACA, pour les mêmes années, on est passé de 32,5 % à 52,4 %. En Languedoc-Roussillon, les chiffres sont respectivement de 29,3 % et 41,9 %. Il est peu contestable que la composition ethnique de la population française se modifie rapidement et que cette mutation est particulièrement marquée dans les régions où se sont concentrées les populations d’origine immigrée.

Adolf Hitler, Mein Kampf

Si l’évolution de la France se prolongeait encore trois cents ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l’État mulâtre africano-européen qui est en train de se constituer un immense territoire de peuplement autonome s’étendant du Rhin au Congo, rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l’influence d’un métissage prolongé.

Laurent Dandrieu, Église et immigration

Pour saint Augustin, nous dit Guy Augé, « l’État existe pour assurer, au moins relativement, l’ordre, l’union, la paix. Il doit garantir la protection de ses sujets contre les désordres intérieurs, par une législation et des juridictions adéquates ; il doit aussi les garantir contre des ennemis extérieurs, au besoin par une guerre qui n’est pas illégitime ». Pour saint Thomas, le bien commun à rechercher par l’autorité est « l’état tranquille de la Cité ». « Ainsi donc, pour instituer la vie bonne de la multitude, trois conditions sont requises. D’abord que la multitude soit établie dans l’unité de la paix. Ensuite, que la multitude unie par le lien de la paix soit dirigée au bien-agir. Car, comme un homme ne peut bien agir en rien si l’on ne suppose d’abord l’unité de ses parties, ainsi la multitude des hommes, privée de l’unité de la paix, est empêchée de bien agir, étant en lutte contre elle-même. En troisième lieu, il est requis que, par l’application du gouvernant, il y ait une quantité suffisante de choses nécessaires au bien-vivre. » Ce bien-vivre, trois choses en menacent la perpétuation : la finitude de la condition humaine, la perversion des volontés et les troubles venus de l’extérieur : « Un troisième empêchement à la conservation de la chose publique a une cause extérieure : c’est le cas où, par une invasion de l’ennemi, la paix est détruite et, parfois, le royaume ou la cité anéantis de fond en comble. » Il est donc du devoir de l’autorité politique de protéger l’état tranquille de la Cité des menaces extérieures.

Albert Camus, Lettre à Jean Grenier (28 juillet 1958)

Le train du monde m’accable en ce moment. À longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. Il faudrait prêcher, mais l’Europe ne croit à rien. Alors, il faut attendre l’an mille ou un miracle. Pour moi, je trouve de plus en plus dur de vivre devant un mur.

Maurice Bardèche, Les Temps modernes (Pages 193-194)

[…] nous entrons dans le temps des migrations. La défaite que nous préparent les démocraties modernes ne sera pas une sujétion, elle sera une transplantation. D’autres peuples, à notre place, s’installeront dans nos fermes et dans nos villes. Ils irrigueront nos terres d’Europe, ils s’installeront parce qu’ils les auront conquises, ils s’y installeront et nous transvaseront vers d’autres climats pour que leur conquêtes soit sans recours. […] Nous serons remplacés sur nos territoires par un sang nouveau, docile, par une race nouvelle, obéissante. Nous serons déracinés. Car telle est la forme de la conquête moderne, du moment que tout être vivant est devenu une volonté.

Julien Langella, Catholiques et identitaires (Pages 20-21)

Selon les démographes Michèle Tribalat et Jean-Paul Gourévitch, 20 % de la population totale est d’origine étrangère, soit un habitant sur cinq. D’autres pays européens connaissent le même phénomène, comme la Grande-Bretagne, où 80% de la croissance démographique est due aux minorités extra-européennes. Selon le géographe Laurent Chalard, « l’ouest du continent ressemblera de plus en plus aux États-Unis avec des grandes métropoles (Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam) où les minorités pourraient devenir majoritaires à moyen-terme ». […] Déchristianisation et grand remplacement vont de pair. L’ouragan migratoire achève de disperser au vent les restes de l’Europe vidée de son énergie par le reniement de son baptême. La nature ayant horreur du vide, le christianisme est remplacé par l’obsession du « bien- être », le bouddhisme occidentalisé, quelques sectes pseudo-chrétiennes à l’instar des Témoins de Jéhovah, l’Islam – plus conquérant que jamais – et surtout : le culte du dieu Consommation.

Nicolas Berdiaev, Le Nouveau Moyen Âge (Page 43)

Dans l’humanisme il y eut trahison de ce qui était le plus sacré et à cause de cette trahison l’homme paye par son histoire, il subit déception après déception. Aujourd’hui commence le processus de barbarisation de la culture européenne. Après la décadence raffinée, c’est l’invasion de la barbarie qui doit se produire sur les sommets de la culture européenne. Sous ce rapport, la guerre mondiale aura une signification fatidique pour le destin de l’Europe. L’Europe cultivée et humaniste s’est mise à nu et a perdu toute défense contre l’invasion de la barbarie extérieure et intérieure. On pouvait entendre depuis longtemps déjà les bruits sourds de la barbarie souterraine. Mais la société bourgeoise européenne décadente n’a rien fait pour sauver les vieilles et éternelles valeurs sacrées de l’Europe, elle a vécu avec insouciance, en comptant sur une prospérité infinie.

Laurent Dandrieu, Église et immigration

Les chiffres donnent pourtant le tournis : en 2015, plus d’1 million d’émigrants sont arrivés en Europe par la seule voie maritime, selon le HCR. Sur les six premiers mois de 2016, l’agence Frontex a enregistré 360 000 entrées irrégulières. En Allemagne, pays le plus touché par cette vague, la dimension du phénomène paraît apocalyptique : en 2015, le nombre de demandeurs d’asile a explosé, passant de 200 000 en 2014 à 1 090 000. Leur intégration professionnelle paraît plus que problématique, malgré la propagande médiatique qui a longtemps vendu aux opinions la fable, encore reprise à l’automne 2016 par Mgr Pontier, selon laquelle il s’agirait essentiellement de réfugiés surdiplômés : « Selon l’IFO, un des grands instituts d’analyse économique basé à Munich, 80 % d’entre eux n’ont ni le niveau, ni la formation d’un simple OS [ouvrier spécialisé] allemand. Ils ne parlent pas allemand. Ils ne connaissent pas l’alphabet latin. Et bon nombre d’entre eux sont carrément analphabètes », note Le Point, qui ajoute que selon le ministère des Finances, leur accueil plombera de quelque 93,6 milliards d’euros le budget fédéral d’ici 2020. Si toutefois les prévisions, qui laissent présager 400 000 réfugiés de plus en 2016, et 300 000 les années suivantes, ne s’avèrent pas minorées. Pour Thilo Sarrazin, haut fonctionnaire membre du parti social-démocrate et auteur en 2010 de l’essai à succès L’Allemagne disparaît, la prévision du ministère selon laquelle 55 % des réfugiés auront trouvé un emploi d’ici cinq ans est ridiculement optimiste : lui table sur 80 % d’échecs et conclut : « Cette situation n’est pas maîtrisable. » En France, sans atteindre ces sommets, 80 075 demandes d’asile ont été enregistrées en 2015, en progression de 23 % sur l’année précédente. Dans son édition du 2 septembre 2016, Le Figaro soulignait que, sur les six premiers mois de l’année, la progression était encore de 18,3 % par rapport à la même période de l’année précédente (40 072), que le taux d’acceptation de ces demandes était en forte hausse (36,8 %) et que, sur la même période, les expulsions de clandestins avaient chuté de près de 20 %. Officiellement, en vertu d’accords européens conclus à l’automne 2015, la France devait accueillir en deux ans 24 000 des réfugiés débarqués sur les côtes européennes ; chiffres dont beaucoup d’analystes s’accordent à dire qu’ils devraient être revus à la hausse. Et qui viennent renforcer un afflux qui, depuis des années déjà, n’a fait que se renforcer. En France, selon l’Insee, les immigrés (personnes nées à l’étranger, devenues françaises ou restées étrangères), qui étaient un peu plus d’1 million en 1910, étaient 4,2 millions en 1990, et 5,8 millions en 2012, soit 9 % de la population, dont seulement 40 % sont européens, part qui ne cesse de chuter. Si l’on y ajoute les enfants d’immigrés, on arrivait à 12,6 millions de personnes, soit 19 % de la population totale ; proportion qui monte à 27 % dans la tranche des 25-54 ans. La fécondité des femmes immigrées étant beaucoup plus forte, à 2,6 enfants par femme contre moins de 2 pour celles nées en France, la proportion dans les naissances françaises d’enfants nés d’un ou deux parents étrangers ne cesse d’augmenter, et s’établissait en 2012 à 222 500 sur 821 000. Ces données étant basées sur les recensements, elles sont sujettes à caution. Auteur de nombreux ouvrages sur la question de l’immigration et l’un de ses meilleurs spécialistes, Jean-Paul Gourévitch arrive, lui, pour 2009, au total de 7,7 millions d’immigrés, enfants d’immigrés nés en France et clandestins, soit 12,25 % de la population métropolitaine, dont les trois quarts issus du continent africain. Dès 1991, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing – qui sait de quoi il parle puisque durant son mandat, en 1976, il favorisa le regroupement familial qui transforma l’immigration temporaire en immigration de peuplement –, dans une interview qui fit alors scandale, notait : « Le problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion. » Près de 760 000 étrangers ont acquis la nationalité française sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Dans le même temps, le flux des clandestins grossirait d’environ 125 000 individus chaque année. 35 204 d’entre eux ont été régularisés en 2013, contre 23 294 l’année précédente, suivant le ministère de l’Intérieur. En 2015, on est revenu au chiffre de 28 500 ; 212 000 titres de séjour ont été accordés, 15 500 personnes reconduites à la frontière. Tirant les conclusions de ces chiffres, le démographe Gérard-François Dumont prévoyait en 2014 que, « à l’horizon 2025, le quart de la population résidant en France sera soit étrangère, soit d’origine étrangère ». Or, quand l’Empire romain succomba à l’afflux de populations étrangères qui ne partageaient ni sa culture ni ses valeurs, comme le rappelle Michel De Jaeghere dans son livre Les Derniers Jours, elles ne représentaient pas plus de 10 % de la population. Certes, il s’agissait alors en partie de combattants armés. Mais Michel De Jaeghere n’en précise pas moins : « Le choc que représente l’invasion migratoire actuelle me paraît beaucoup plus redoutable encore que celui qu’a subi l’Empire romain. Les populations concernées sont certes majoritairement pacifiques, mais l’histoire de l’Empire nous enseigne justement que la frontière entre réfugiés et conquérants est mouvante. Elles sont, en outre, infiniment plus nombreuses. »

Jean Raspail, Le Camp des Saints (Page 333)

Une cascade de corps dont le mouvement ininterrompu paraissait liquide. Les bateaux se vidaient de toute part comme une baignoire qui déborde. Le tiers monde dégoulinait et l’Occident lui servait d’égout.

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe ; que faire ?

À la fin de la Première Guerre mondiale, un million et demi de Grecs furent expulsés d’Asie mineure : la volonté politique manque au problème du règlement du recouvrement, par les peuples européens, de leur identité. En France, dans la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, une naissance sur deux est d’origine extra-européenne ; en Île-de-France, ce sont deux naissances sur trois. La quasi-totalité des bandes criminelles sont issus de l’immigration ; 70% des détenus sont des étrangers ou des citoyens issus de l’immigration. […] Il est économiquement impossible de relever le Smic quand une main-d’œuvre permanente et abondante issue de l’immigration arrive sur le marché du travail.

Hugues Lagrange, Le déni des cultures

Les migrants venus du Maroc constituent 1 % de la population immigrée en 1962 et 12 % en 1999 ; ils arrivent par vagues nombreuses au cours des années 1970 et 1980. L’immigration d’origine sahélienne, comme l’immigration d’Asie du Sud-Est, est plus récente : elle date des années 1980 et 1990. Les immigrés italiens, qui comptaient pour un tiers en 1962, voient leur place réduite à un dixième à la fin du siècle. Globalement, on passe d’une immigration proche, européenne – 79 % en 1962 – à une immigration africaine, turque et asiatique : les migrants originaires d’Europe ne représentent plus que 45 % du total en 1999.

Julien Langella, Catholiques et identitaires (Pages 118-120)

De 2004 à 2012, selon l’Insee, 1,6 million de personnes sont entrées légalement en France à raison de 200 000 par an, soit l’équivalent de la ville de Rennes. Pour Jacques Dupâquier, grand démographe français, « le total des entrées légales n’inclut ni les mineurs ni les demandeurs d’asile. Par conséquent, on peut estimer que le volume de l’immigration doit approcher de 300 000 par an ». Quant à sa composition, l’Insee confirme ce que l’on sait déjà : une nette majorité vient d’Afrique : 30% contre 8% de Portugais, 3% de Roumains, 5% de Britanniques ou 4 % d’Italiens. Toujours selon l’Insee, en 2012, la France comptait 5,3 millions d’immigrés et 6,7 millions d’enfants d’immigrés, soit 12 millions de personnes. Les deux tiers viennent de pays extérieurs à l’Union européenne et, parmi eux, une large majorité d’Africains. Au total, pour la même année, au moins 19 % de la population française ne vient pas de France : une personne sur cinq ! La démographe Michèle Tribalat a annoncé les mêmes chiffres… mais pour 2008 : « la population d’origine étrangère sur deux générations (immigrés + enfants d’au moins un parent immigré) serait de 11,7 millions en 2008, soit près de 19% de la population totale ». En 2017, Michèle Tribalat avance que la population d’origine étrangère a atteint 20,4 % depuis sa dernière estimation : « On a donc un peu plus d’un habitant sur cinq d’origine étrangère sur deux générations en 2015 ». Pour 2017, le spécialiste Jean-Paul Gourevitch fait un constat assez proche : 13 à 14 millions de personne d’origine étrangère vivent en France (immigrés et descendants d’immigrés, c’est-à-dire les première et seconde génération). Soit entre un habitant sur quatre et un habitant sur cinq. Pour y voir plus clair, il faut définir les mots. Les descendants d’immigrés sont les enfants dont l’un des parents au moins est immigré, c’est-à-dire né étranger à l’étranger, que ce dernier soit devenu français ou non par la suite. Ainsi, Abdelkader, né marocain au Maroc puis arrivé en France, est un immigré même s’il a renoncé à sa nationalité marocaine : « un individu continue à appartenir à la population immigrée même s’il devient français par acquisition. » Le fils, appelons-le Kader, que cet immigré marocain a eu avec Carole, Française non-immigrée, est donc descendant d’immigré : pour cela, il ne suffit que d’un parent immigré. Mais lorsque Kader, né français en France, conçoit un enfant avec Fatima, descendante d’immigré née, comme lui, française en France, leur enfant sort des statistiques sur les descendants d’immigrés car aucun de ses parents n’est « immigré » au sens de l’Insee. Dès la troisième génération, on perd donc la trace de l’immigration… Jean- Paul Gourévitch admet d’ailleurs que ses chiffres ne concernent que la première et la seconde génération. L’acquisition automatique de la nationalité française par le droit du sol, ce miracle par lequel un crocodile né dans une étable devient une vache, brouille complètement les pistes. Volonté délibérée de nous dissimuler l’ampleur du grand remplacement. Quant aux musulmans, toujours selon Jean-Paul Gourévitch, ils étaient au moins 8,5 millions en 2016, soit environ un habitant sur huit. Jean-Paul Gourévitch formule la projection suivante pour les quarante ans à venir : le « nombre des musulmans dépassera les 40 millions de résidents au milieu du XXI siècle, soit plus de la moitié de la population française de l’époque ». Les études sur la natalité immigrée nous donnent une bonne image de la population allogène en France. En février 2017, selon l’Insee – qui sous-évalue certainement la réalité… -, 61% des descendants d’immigrés de moins de vingt-cinq ans sont d’origine africaine, contre 22% d’Européens. Ce qui montre bien laquelle des deux immigrations impacte le plus notre pays. En 2015, le test de dépistage de la drépanocytose, maladie qui touche essentiellement les populations du sud de la Méditerranée, révèle que 39% des naissances sont concernées. L’africanisation de la France prend une ampleur inquiétante. Quand un pays est à ce point transformé par des populations immigrées, il ne s’agit plus d’immigration : c’est une invasion. Certains hommes d’Église ne s’y trompent pas, comme Monseigneur Ravel, ancien évêque aux armées et actuel archevêque de Strasbourg : « Les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu’aujourd’hui… Comment ils appellent ça ? Le Grand Remplacement, ils vous le disent de façon très calme, très positive : « mais de toute façon, un jour tout ça, ça sera à nous… »