Esther Benbassa, Libération (11 septembre 2000)
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Deux livres récemment parus aux Etats-Unis font couler beaucoup d’encre, celui de Peter Novick, The Holocaust in American Life (éd. Houghton Misslin 1999) et, tout dernièrement, celui, fort provocateur, de Norman Finkelstein, The Holocaust Industry (éd. Verso 2000). Tous deux évoquent la place pathologique que la Shoah en est venue à occuper dans la vie américaine, identifiant, chacun à sa manière, ses perversions et ses distorsions. Plus proches de nous, quelques joutes littéraires de nos penseurs parisiens font écho à certaines des préoccupations de ces auteurs américains. Quelle est donc la fonction assignée aujourd’hui à la Shoah dans l’identité juive? Quel sens donner à une omniprésence allant bien au-delà de sa signification réelle comme événement historique et de ses répercussions tragiques sur le destin juif contemporain? Il ne s’agit pas, ici, de remettre en question ce que fut la Shoah, ni le nombre de ses victimes, ni le poids de ses souffrances, mais de mesurer les dangers que courent ceux qui en font l’élément majeur de leur identité, soit pour remplacer la tradition et la culture juives perdues, soit, tout simplement, pour se situer dans la différence. Je suis une praticienne de l’histoire des juifs, qui écris cette histoire et l’enseigne. Quelle ne fut ma surprise le jour où, à ma sortie d’un amphithéâtre bondé, un étudiant me poursuivit pour me dire : « Comment est-il possible que vous enseigniez la Shoah sans pleurer, le sourire aux lèvres ? » Pendant des semaines, cet auditeur me persécuta pour me rappeler sa vérité. Pour dispenser un savoir acceptable sur ce sujet, il convenait de se transformer en Sarah Bernhardt et de ressentir au plus fort l’émotion, pour la communiquer. En fait, on me renvoyait là à l’ineffabilité de la Shoah. Mais comment vivre avec ce poids ? Il ne s’agit plus, ici, de partager les vicissitudes d’une histoire commune, mais de s’infliger fantasmatiquement les souffrances d’un peuple pour avoir le droit d’en faire partie. Le prix est plus qu’élevé. La guerre des Six Jours, en 1967, a marqué un tournant pour nombre de juifs, suscitant un retour à différentes formes de judéité. Israël et la Shoah, qu’on appelait alors l’Holocauste et qu’on nomme encore ainsi aux Etats-Unis, s’entremêlent pour devenir des éléments essentiels de l’identité des ex-juifs imaginaires. Comme s’ils venaient combler une béance de judaïsme traditionnel. Au fil des années, la mémoire du passé, la mémoire de la Shoah se sont imposées jusqu’à parfois étouffer, aujourd’hui, la vie. Jusqu’à légitimer une étonnante tendance à la victimisation. C’est ainsi que, dans un Occident où l’antisémitisme est actuellement loin de représenter un quelconque danger pour le quotidien des juifs, on traque chaque mot suspect, chaque phrase, le moindre cyberdérapage. On n’a jamais revêtu les habits de la victime avec autant de complaisance que maintenant. Peut-on ouvrir un périodique juif sans y lire un article sur l’antisémitisme ou la Shoah ? La victimisation immunise le juif contre toute critique et immunise par là même Israël. Gare à ceux qui enfreignent cette règle, vite traités d’antisémites, même lorsqu’ils sont eux-mêmes juifs ! Une attitude diasporique éloquente, lorsqu’on la compare à la distanciation avec laquelle certains Israéliens commencent à regarder leur passé, y compris la Shoah, et leur mythologie nationale. Ces derniers ont sans doute moins besoin d’une identité juive que les juifs de la diaspora, sur qui pèse l’épée de Damoclès d’une assimilation réelle ou imaginaire. Avec l’Intifada, la place d’Israël dans l’identité juive a cependant été quelque peu ébranlée. Restent l’antisémitisme et le souvenir de la Shoah, qui préservent la cohésion du groupe. La nouvelle religion séculière a besoin d’exégèses, comme l’ancienne. Livres, mémoires, témoignages, colloques, commémorations étoffent son contenu, lui donnent une assise. Ses entrepreneurs publics veillent sur son temple. A la pratique religieuse, aux devoirs du culte, se substitue l’incontournable devoir de mémoire. L’unicité de la Shoah est offensivement brandie, quitte à occulter d’autres génocides, âprement distingués de celui des juifs. Elle joue un peu le rôle, dans cette nouvelle religion séculière, de l’élection du peuple juif dans la religion traditionnelle. De leur côté, face aux victimes et à leurs descendants, les bien-pensants expient en ranimant la flamme du souvenir. La presse non juive, les intellectuels, les politiciens, dans une sorte de désir de purification, s’immiscent dans un culte qui renforce la victimisation des adeptes de la nouvelle religion et leur confère, en dernière analyse, le statut de juifs. Le cercle est vicieux, on n’en sort pas. À cela s’ajoutent des intérêts divers, pas toujours des plus nobles, et qui ne concernent guère les rescapés ou le simple quidam juif. On croit que la Shoah rapporte, sous forme de papier ou de parole. On entre là de plain-pied dans ce que les Américains nomment le Shoah business. L’acharnement récent sur les banques suisses, au sujet des comptes en déshérence, a ainsi pris des proportions qui agacèrent plus d’un non-juif et plus d’un juif. Aujourd’hui, surtout aux Etats-Unis, la philanthropie juive s’exerce amplement au nom de la pérennisation de la mémoire de la Shoah. L’argent afflue pour créer des chaires sur l’antisémitisme et le génocide, pour financer des musées, des recherches. Comme si rien d’autre n’était important ou n’avait existé. Un exemple suffira : qui se penchera sur le sort des juifs dans les pays de l’Est après la chute du communisme rencontrera des dizaines de travaux subventionnés par des organismes de recherche juifs, et dans leur majorité consacrés à l’antisémitisme. À croire que, dans ces pays, l’anéantissement des juifs, déjà peu nombreux, est proche ! Et pourtant il n’en est rien, ces travaux eux-mêmes le reconnaissent. Mais il est quasi impératif de voir ou de chercher à voir le mal partout, puisque les institutions donatrices vivent de ce mal. Peut-on sans risque écrire un livre ou prononcer une conférence sur les juifs ou sur le judaïsme où l’on n’aligne pas les expulsions et les persécutions ? La réponse est non. L’histoire des juifs est appréhendée sur fond de l’expérience de la Shoah. On attend qu’elle soit écrite dans cette perspective, elle doit d’abord servir à expliquer le cataclysme. Par démagogie, certains ouvrages flattent cette vision téléologique des choses. Cette récupération historique ne date pas d’aujourd’hui. Après l’indifférence à laquelle furent en butte, à leur arrivée en Israël, les survivants de la Shoah, vint le temps de la commémoration, instaurée en 1951. Le génocide est traditionnellement présenté comme la justification ultime du sionisme et de la fondation d’Israël, dans le cadre d’une reconstruction historiographique où cette fondation, en 1948, devient la fin heureuse de l’histoire des juifs. Les « nouveaux historiens » israéliens, ceux qu’on appelle aussi les « post-sionistes », ont, pour leur part, montré comment la Shoah fut utilisée pour renforcer les sentiments nationalistes et la mise en avant dans le conflit israélo-arabe. Arafat n’a-t-il pas souvent été comparé à Hitler ? Cette division du monde entre bons et mauvais, victimes et bourreaux, juifs et antisémites brouille les pistes et masque les réalités.
Robert Faurisson
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La religion de « l’Holocauste » est séculière : elle appartient au monde laïque ; elle est profane ; elle dispose, dans les faits, du bras séculier, c’est-à-dire d’une autorité temporelle au pouvoir redouté. Elle a son dogme, ses commandements, ses décrets, ses prophètes et ses grands prêtres. Ainsi que l’a fait remarquer un révisionniste, elle a sa galerie de saints et de saintes dont, par exemple, sainte Anne (Frank), saint Simon (Wiesenthal) et saint Elie (Wiesel). Elle a ses lieux saints, ses rituels et ses pèlerinages. Elle a ses édifices sacrés (macabres) et ses reliques (sous la forme de savonnettes, de chaussures, de brosses à dents…). Elle a ses martyrs, ses héros, ses miracles et ses miraculés (par millions), sa légende dorée et ses justes. Auschwitz est son Golgotha. Pour elle, Dieu s’appelle Yahweh, protecteur de son peuple élu, qui, comme le précise le psaume 120 de David récemment invoqué par une procureuse, Anne de Fontette, lors d’un procès intenté à un révisionniste français, punit « les lèvres fausses » (soit dit en passant, par l’envoi de « flèches de guerre, barbelées, avec des braises de genêt »). Pour cette religion, Satan se nomme Hitler, condamné, tel Jésus dans le Talmud, à bouillir pour l’éternité dans des excréments. Elle ne connaît ni pitié, ni pardon, ni clémence mais seulement le devoir de vengeance. Elle amasse des fortunes grâce au chantage et à l’extorsion et s’acquiert d’inouïs privilèges. Elle dicte sa loi aux nations. Son cœur bat à Jérusalem, au monument de Yad Vashem, dans un pays conquis sur l’indigène ; à l’abri d’une muraille de 8 mètres de haut destinée à protéger un peuple qui est le sel de la terre, les religionnaires de « l’Holocauste » font régner sur le goy une loi qui est la plus pure expression du militarisme, du racisme et du colonialisme. Une religion toute récente au développement fulgurant Même si elle est en grande partie un avatar de la religion hébraïque, la nouvelle religion est toute récente et elle a connu un développement fulgurant. Pour l’historien, le phénomène est exceptionnel. Le plus souvent une religion d’ampleur universelle trouve sa source dans des temps lointains et obscurs, ce qui rend ardue la tâche de l’historien des idées et des institutions religieuses. Or, voici que, par chance pour ce type d’historien, en l’espace d’une cinquantaine d’années (1945-2000), sous nos yeux, une nouvelle religion, celle de « l’Holocauste », a soudainement pris naissance pour se développer avec une étonnante célérité et s’imposer aujourd’hui un peu partout. Elle a conquis l’Occident et entend s’imposer dans le reste du monde. Tout chercheur s’intéressant au phénomène historique que constituent la naissance, la vie et la mort d’une religion devrait donc saisir l’occasion inespérée qui se présente ainsi d’aller étudier de près la naissance et la vie de cette nouvelle religion, puis d’en calculer les chances de survie et les possibilités de disparition. Tout polémologue guettant les signes annonciateurs d’une conflagration se devrait de surveiller les risques de croisade guerrière où peut nous entraîner cette religion conquérante. Une religion qui épouse la société de consommation En règle générale, la société de consommation met en difficulté ou en danger les religions et les idéologies. Chaque année, l’accroissement de la production industrielle et de l’activité commerciale crée dans les esprits de nouveaux besoins et désirs, bien concrets, qui éloignent les hommes de la soif d’absolu ou de l’aspiration à l’idéal dont se nourrissent religions et idéologies. Par ailleurs, les progrès de l’esprit scientifique rendent les hommes de plus en plus sceptiques quant à la véracité des récits et des promesses que leur font ces dernières. Paradoxalement, seule prospère la religion de « l’Holocauste », qui règne pour ainsi dire sans partage et obtient qu’on mette au ban de l’humanité les sceptiques agissant à visage découvert qu’elle appelle des « négationnistes » et qui se nomment « révisionnistes ». De nos jours sont en crise ou parfois même en voie d’extinction les idées aussi bien de patrie, de nationalisme ou de race que de communisme ou même de socialisme. Sont également en crise les religions du monde occidental, y compris la religion juive, et, à leur tour mais de façon moins voyante, les religions non occidentales, confrontées, elles aussi, à la puissance d’attraction de la société de consommation ; quoi qu’on en puisse penser, la religion musulmane ne fait pas exception : le bazar attire les foules plus que la mosquée et, dans certains royaumes pétroliers, la société de consommation, sous ses formes les plus extravagantes, porte un défi de plus en plus insolent aux règles de vie édictées par l’islam. Le catholicisme romain [Vatican II], quant à lui, est frappé d’anémie ; pour reprendre le mot de Céline, il est devenu « christianémique ». Parmi les catholiques auxquels s’adresse Benoît XVI, combien en reste-t-il pour croire encore à la virginité de Marie, aux miracles de Jésus, à la résurrection physique des morts, à la vie éternelle, au paradis, au purgatoire et à l’enfer ? Le discours des hommes d’Église se limite habituellement à ressasser que « Dieu est amour ». Les religions protestantes ou assimilées se diluent, avec leurs doctrines, en une infinité de sectes et variantes. La religion juive voit ses pratiquants de plus en plus rétifs devant l’obligation d’observer tant de prescriptions ou d’interdits biscornus et, pour commencer, de plus en plus, ses adeptes pratiquent le formariage ou désertent la synagogue. Mais, tandis que les croyances ou les convictions occidentales ont beaucoup perdu de leur substance, la foi en « l’Holocauste », elle, s’est fortifiée ; elle a fini par créer un lien – une religion, du moins selon l’étymologie courante, est un lien (religat religio) – qui permet à des ensembles disparates de communautés et de nations de partager une foi commune. En fin de compte, chrétiens et juifs coopèrent aujourd’hui d’un même cœur à la propagation de la foi holocaustique. On voit même bon nombre d’agnostiques ou d’athées se ranger avec éclat sous la bannière de « l’Holocauste ». « Auschwitz » réalise l’union de tous. C’est que cette nouvelle religion, née à l’âge où la société de consommation a pris son essor, en porte la marque. Elle en a la vigueur, l’habileté, l’inventivité. Elle exploite toutes les ressources du marketing et de la communication. Les infamies du Shoah Business ne sont que les effets secondaires d’une religion qui n’est elle-même, intrinsèquement, qu’une pure fabrication. À partir de bribes d’une réalité historique, somme toute banale en temps de guerre, comme l’internement d’une bonne partie des juifs européens dans des ghettos ou dans des camps, ses promoteurs ont bâti une gigantesque imposture historique : celle, à la fois, de la prétendue extermination des juifs d’Europe, des prétendus camps dotés de chambres à gaz homicides et, enfin, des prétendues six millions de victimes juives. Une religion qui paraît avoir trouvé la solution de la question juive À travers les millénaires, les juifs, d’abord généralement bien reçus dans leurs pays d’accueil, ont fini par susciter un phénomène de rejet qui a conduit à leur expulsion mais, bien souvent, sortis par une porte, ils sont ensuite rentrés par une autre porte. Dans plusieurs nations d’Europe continentale, vers la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, le phénomène est apparu une nouvelle fois. « La question juive » s’est notamment posée en Russie, en Pologne, en Roumanie, en Autriche-Hongrie, en Allemagne et en France. Tout le monde, à commencer par les juifs eux-mêmes, s’est alors mis à chercher « une solution » à cette « question juive ». Pour les sionistes, longtemps en minorité parmi leurs coreligionnaires, la solution ne pouvait être que territoriale. Il convenait de trouver, avec l’accord des nations impériales, un territoire où pourraient s’installer des colons juifs. Cette colonie se situerait, par exemple, en Palestine, à Madagascar, en Ouganda, en Amérique du Sud, en Sibérie,… La Pologne et la France envisageaient la solution de Madagascar tandis que l’Union soviétique créait en Sibérie méridionale le secteur autonome juif de Birobidjan. Quant à l’Allemagne nationale-socialiste, elle allait étudier la possibilité d’une installation des juifs en Palestine mais finit par s’aviser, dès 1937, du caractère irréaliste de cette solution et du grave préjudice qui serait ainsi causé aux Palestiniens. Par la suite, le IIIème Reich a voulu créer une colonie juive dans une partie de la Pologne (le Judenreservat de Nisko, au sud de Lublin), puis, à son tour, en 1940, il a sérieusement envisagé la création d’une colonie à Madagascar (le Madagascar Projekt). Par la suite, en proie aux nécessités d’une guerre à mener sur terre, sur mer, dans les airs et absorbé par les préoccupations de plus en plus angoissantes d’avoir à sauver les villes allemandes d’un déluge de feu, à sauvegarder la vie même de son peuple, à maintenir en activité l’économie de tout un continent si pauvre en matières premières, le Chancelier Hitler, au printemps de 1942, a fait savoir, notamment par l’intermédiaire du ministre du Reich et chef de la Chancellerie du Reich Hans-Heinrich Lammers, qu’il entendait « repousser à l’après-guerre la solution de la question juive ». Constituant en son sein une population nécessairement hostile à l’Allemagne en guerre, les juifs, du moins pour une grande partie d’entre eux, durent être déportés et internés. Ceux qui en étaient capables étaient astreints au travail, les autres étaient confinés dans des camps de concentration ou de transit. Jamais Hitler n’a voulu ou autorisé le massacre des juifs et ses cours martiales sont allées jusqu’à punir de la peine de mort, même en territoire soviétique, ceux qui se rendaient coupables d’excès contre les juifs. Jamais l’État allemand n’a envisagé autre chose, pour ce qui est des juifs, qu’ »une solution finale territoriale de la question juive » et il faut toute la malhonnêteté de nos historiens orthodoxes pour évoquer sans cesse « la solution finale de la question juive » et délibérément escamoter l’adjectif, si important, de « territoriale ». Jusqu’à la fin de la guerre, l’Allemagne n’a cessé de proposer aux Alliés occidentaux de leur livrer des juifs internés, mais à la condition que ceux-ci demeurent en Grande-Bretagne, par exemple, et n’aillent pas envahir la Palestine pour y tourmenter « le noble et vaillant peuple arabe ». Le sort des juifs d’Europe, dans la fournaise générale, n’a rien eu d’exceptionnel. Il n’aurait mérité qu’une mention dans le grand livre de l’histoire de la seconde guerre mondiale. On est donc en droit de s’étonner qu’aujourd’hui le sort des juifs passe pour avoir été l’élément essentiel de cette guerre. Après la guerre, c’est en terre de Palestine et aux dépens des Palestiniens que les tenants de la religion de « l’Holocauste » ont trouvé – ou cru trouver – la solution finale territoriale de la question juive. Une religion qui tâtonne dans ses méthodes de vente (la palinodie de R. Hilberg) Je suggère aux sociologues d’entreprendre une histoire de la nouvelle religion en examinant selon quelles techniques de vente, extrêmement variées, ce « produit » a été créé, lancé et vendu au cours des années 1945-2000. Ils mesureront la distance qui sépare les procédés souvent maladroits du début et la sophistication, à la fin, des packagings de nos actuels spin doctors (experts tordus de la « com ») dans leur présentation de « l’Holocauste » désormais transformé en un produit casher de consommation forcée. En 1961, Raul Hilberg, le premier des historiens de « l’Holocauste », « le pape » de la science exterminationniste, publia la première version de son œuvre majeure, The Destruction of the European Jews. Il y exprima doctoralement la thèse suivante : Hitler avait donné des ordres en vue du massacre organisé des juifs et tout s’expliquait à partir de ces ordres. Cette façon de présenter la marchandise allait faire fiasco. Les révisionnistes demandant à voir ces ordres, Hilberg fut contraint d’admettre que ceux-ci n’avaient jamais existé. De 1982 à 1985, sous la pression des mêmes révisionnistes demandant à voir à quoi avaient bien pu ressembler la technique des magiques chambres à gaz homicides, il fut amené à revoir sa première présentation du produit holocaustique. En 1985, dans l’édition « revue et définitive » du même ouvrage, au lieu de se montrer affirmatif et cassant avec le lecteur ou le client, il chercha à circonvenir ce dernier par toutes sortes de propos alambiqués faisant appel à son goût supposé pour les mystères de la parapsychologie et du paranormal. Il lui exposa l’histoire de la destruction des juifs d’Europe sans faire appel le moins du monde à un ordre quelconque, ni de Hitler ni d’un autre, d’exterminer les juifs. Il expliqua tout par une sorte de mystère diabolique : spontanément les bureaucrates allemands s’étaient donné le mot pour tuer les juifs jusqu’au dernier. « D’innombrables responsables au sein d’une vaste machine administrative » (countless decision makers in a far-flung bureaucratic machine) concoururent à l’entreprise exterminatrice par suite d’un « mécanisme » (mechanism) et cela sans « plan préétabli » (basic plan) (p. 53) ; ces bureaucrates « créèrent ainsi un climat qui leur permit d’écarter progressivement le modus operandi du formalisme écrit » (created an atmosphere in which the formal, written word could gradually be abandoned as a modus operandi) (p. 54) ; il y eut des « accords implicites et généralisés entre fonctionnaires aboutissant à des décisions prises sans ordres précis ni explications » (basic understandings of officials resulting in decisions not requiring orders or explanations) ; « cela avait été une affaire d’état d’esprit, de compréhension tacite, de consonance et de synchronisation » (it was a matter of spirit, of shared comprehension, of consonance and synchronization) ; « il n’y eut pas d’agence unique en charge de toute l’opération » (no one agency was charged with the whole operation) ; il n’y eut « aucun organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l’ensemble du processus » (no single organization directed or coordinated the entire process) (p. 55). Bref, selon R. Hilberg, cette extermination concertée avait bien eu lieu mais sans qu’il fût possible de vraiment le démontrer avec des documents spécifiques à l’appui. Deux ans auparavant, en février 1983, lors d’une conférence donnée à l’Avery Fischer Hall de New York, il avait présenté cette thèse, étrangement fumeuse, sous la forme suivante : « Ce qui commença en 1941 fut un processus de destruction sans plan préétabli, sans organisation centralisatrice d’une quelconque agence. Il n’y eut pas de schéma directeur et il n’y eut pas de budget pour les mesures de destruction. Ces mesures furent prises pas à pas, un pas à chaque fois. Ainsi se produisit non tant la réalisation d’un plan qu’une incroyable rencontre des esprits, une consensuelle transmission de pensée réalisée par une vaste bureaucratie » (What began in 1941 was a process of destruction not planned in advance, not organized centrally by any agency. There was no blueprint and there was no budget for destructive measures. They were taken step by step, one step at a time. Thus came about not so much a plan being carried out, but an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy). Cette vaste entreprise de destruction s’était produite, magiquement, par télépathie et par l’opération diabolique du génie bureaucratique « nazi ». On peut dire qu’avec R. Hilberg, la science historique s’est ainsi faite cabalistique ou religieuse. Serge et Beate Klarsfeld, de leur côté, ont voulu s’engager dans cette même voie de la fausse science en faisant appel au pharmacien français Jean-Claude Pressac. Pendant plusieurs années le malheureux a cherché à vendre le produit frelaté sous une forme pseudo-scientifique mais, découvrant l’imposture, J.-C. Pressac avait, en 1995, opéré un complet retournement et admis que, tout compte fait, le dossier de « l’Holocauste » était « pourri » et tout juste bon « pour les poubelles de l’histoire » ; tels étaient ses propres mots. La nouvelle allait être tenue cachée pendant cinq ans et ne fut révélée qu’en 2000 à la fin d’un ouvrage de Valérie Igounet, autre vendeuse de Shoah et auteur d’une Histoire du négationnisme en France (Seuil, p. 652). Une religion qui découvre enfin les techniques de vente up to date C’est alors que sont entrés en scène les spin doctors. Le produit étant devenu suspect et les clients potentiels commençant à poser des questions, il a fallu virer cap sur cap, renoncer à défendre la marchandise avec des arguments d’apparence scientifique et s’engager dans une voie résolument « moderne ». Les nouveaux religionnaires ont décidé d’accorder la portion congrue à l’argumentation logique et de substituer à la recherche de fond le recours aux sentiments et à l’émotion, c’est-à-dire à l’art, au cinéma, au théâtre, au roman historique, au show, au story telling (art contemporain de trousser un récit ou de cadrer un « témoignage »), au cirque médiatique, à la scénographie de musée, aux cérémonies publiques, aux pèlerinages, à l’adoration des (fausses) reliques et des (faux) symboles (chambres à gaz symboliques, chiffres symboliques, témoins symboliques), à l’incantation, à la musique et même au kitch, le tout accompagné des procédés de la vente forcée assortis de menaces en tous genres. Le cinéaste Steven Spielberg, spécialiste de la fiction échevelée et extraterrestre, est devenu le grand inspirateur aussi bien pour les films holocaustiques que pour le casting de 50 000 témoins. Afin de mieux vendre leur produit frelaté, nos faux historiens et vrais marchands ont obtenu d’en donner le goût dès l’école primaire, car c’est dans le plus jeune âge que se contractent les appétits qui font que, plus tard, le client n’a plus besoin d’être sollicité : il réclamera de lui-même ce qu’il a tant goûté dans son enfance, sucrerie ou poison. C’est ainsi qu’on a fini par se moquer résolument de l’histoire et que l’on s’est mis au seul service d’une certaine Mémoire, c’est-à-dire d’un fatras de ragots, de légendes, de calomnies qui procure le plaisir de se sentir juste et bon (to feel good) et d’aller en chœur chanter les vertus du pauvre juif, de maudire les « nazis » intrinsèquement pervers, d’en appeler à la vengeance et de cracher sur les tombes du vaincu. À la fin, il ne reste plus qu’à collecter un flot d’espèces sonnantes et trébuchantes et de nouveaux privilèges. Pierre Vidal-Naquet n’avait été qu’un amateur : d’abord, en 1979, il s’était montré d’emblée trop élémentaire, trop brutal dans sa promotion de « l’Holocauste ». Par exemple, prié par les révisionnistes d’expliquer comment, diable, après une opération de gazage à l’acide cyanhydrique (composant actif de l’insecticide « Zyklon B »), une équipe de juifs (Sonderkommando) pouvaient impunément pénétrer dans un local encore plein de ce redoutable gaz pour y manipuler et extraire jusqu’à des milliers de cadavres pénétrés de poison, il avait, avec 33 autres universitaires, répondu qu’il n’avait pas à fournir d’explication. Spielberg, lui, plus habile homme, donnera à voir dans un film de fiction une « chambre à gaz » où, pour une fois, « par miracle », les pommes de douches déverseront… de l’eau et non du gaz. Par la suite, en son temps, P. Vidal-Naquet avait, bien maladroitement, tenté de répondre aux révisionnistes sur le plan scientifique et s’était ridiculisé. Claude Lanzmann, de son côté, dans son film Shoah, avait cherché à produire des témoignages ou des aveux mais il était apparu lourd, malhabile et fort peu convaincant ; au moins avait-il compris que le principal était de « faire du cinéma » et d’occuper la place. Aujourd’hui, plus aucun « historien » de « l’Holocauste » ne se mêle d’aller prouver la réalité de « l’Holocauste » et de ses magiques chambres à gaz. Ils agissent tous comme Saul Friedländer dans son dernier ouvrage (L’Allemagne nazie et les juifs / Les années d’extermination, Seuil, 2008) : ils donnent à entendre que tout cela a réellement existé. Avec eux, l’histoire se fait axiomatique encore que leurs axiomes ne soient pas même formulés. Ces nouveaux historiens procèdent avec un tel aplomb que, médusé, le lecteur ne se rend guère compte du tour de passe-passe qu’on lui joue : ces bonimenteurs commentent à perte de souffle un événement dont ils n’ont pas, pour commencer, établi la réalité. Et c’est ainsi que le client, croyant acheter une marchandise, achète en réalité le boniment de celui qui lui a fait l’article. Aujourd’hui, le champion du monde en esbroufe holocaustique est un shabbat goy, le Père Patrick Dubois, qui est un sacré farceur, dont les diverses productions consacrées à « la Shoah par balles », notamment en Ukraine, paraissent atteindre les cimes du battage publicitaire judéo-chrétien. Une success story des grandes puissances En véritable success story dans l’art de la vente, l’entreprise holocaustique s’est acquis le statut d’un lobby international. Ce lobby s’est confondu avec le lobby juif américain (dont l’organisation phare est l’AIPAC) qui, lui-même, défend, bec et ongles, l’intérêt de l’Etat d’Israël, dont « l’Holocauste » est l’épée et le bouclier. Les nations les plus puissantes du globe ne peuvent se permettre de contrarier un tel réseau de groupes de pression qui, sous un vernis religieux, a d’abord été commercial pour devenir ensuite militaro-commercial et pousser à toujours plus d’aventures militaires. Il s’ensuit que d’autres nations, dites émergeantes, ont intérêt, si elles veulent entrer dans les grâces de plus fort qu’elles, à se plier aux désirs de ce dernier. Sans nécessairement professer leur foi en « l’Holocauste », elles contribueront, s’il le faut, à la propagation de « l’Holocauste » ainsi qu’à la répression de ceux qui en contestent la réalité. Les Chinois, par exemple, qui n’ont pourtant que faire de pareille billevesée, se tiennent à l’écart de toute remise en cause du concept d’ »Holocauste juif » ; cela leur permet de se présenter en « juifs » des Japonais pendant la dernière guerre et de faire valoir qu’ils ont, eux aussi, été les victimes d’un génocide, lequel, comme pour les juifs, ouvrira, pensent-ils, la voie à des réparations financières et à des profits politiques. Une religion particulièrement mortelle L’ennui pour la religion de « l’Holocauste » réside dans le fait qu’elle est trop séculière. On songe ici à la Papauté, qui, aux siècles passés, a puisé sa force politique et militaire dans un pouvoir temporel, lequel a, pour solde de tout compte, fini par causer son déclin. La nouvelle religion a partie liée avec, à la fois, l’État d’Israël, les États-Unis, l’Union européenne, l’Otan, la Russie, les grandes banques (qu’elle fait plier quand, à l’exemple des banques suisses, elles renâclent), avec l’affairisme international et avec les lobbies des marchands d’armes. À ce compte, qui peut lui garantir une véritable assise dans l’avenir ? Elle s’est fragilisée en cautionnant, de fait, la politique de nations ou de groupes aux appétits démesurés, dont l’esprit de croisade mondiale, comme on le constate notamment au Proche et au Moyen-Orient, est devenue aventuriste. Il est arrivé que des religions disparaissent avec les empires où elles régnaient. C’est que les religions, comme les civilisations, sont mortelles. Celle de « l’Holocauste » est doublement mortelle : elle incite à la croisade guerrière et elle court à sa mort. Elle y courra même si, en dernier ressort, l’État juif venait à disparaître de la terre de Palestine et même si les juifs qui se disperseraient alors dans le reste du monde n’auraient plus pour ultime ressource que de crier au « Second Holocauste ».
Abbé Du Thail, National-socialisme et catholicisme (Pages 261-264)
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Dans notre société occidentale complètement déchristianisée, il est d’usage de condamner le christianisme (en particulier le catholicisme) comme intolérant, dogmatique, etc. À l’inverse, notre société moderne et laïque est présentée comme tolérante, ouverte, libre, garantissant la liberté de croire ou de ne pas croire. Mais il est une question pour laquelle cette tolérance cesse brusquement : c’est l’Holocauste ou « Shoah », c’est-à-dire l’extermination des Juifs par le Troisième Reich. Là, le débat devient impossible. On doit croire. Les « Nazis » ont exterminé six millions de Juifs, principalement par le moyen de chambres à gaz homicides. Il s’agit là de l’horreur absolue. Le génocide, celui pour lequel ce terme a été inventé. La plus grande catastrophe de l’Histoire. Ça ne se discute pas. Tout le monde doit être d’accord. D’ailleurs, tout le monde est d’accord, la gauche comme la droite (et même « l’extrême-droite » aujourd’hui) : seuls quelques déséquilibrés, menteurs, falsificateurs aux intentions nauséabondes, racistes et antisémites forcément bêtes, méchants et mêmes fous, osent remettre cette vérité en question ! Le « négationnisme » est une sorte de maladie mentale, on se demande seulement si on peut le soigner ou s’il est incurable… On remarquera à ce propos, dans la célèbre interview de Jean-Marie Le Pen sur RTL le 13 septembre 1987, que les médias ont focalisé l’attention sur le fameux « point de détail », supposé choquant comme minimisant la « Shoah », mais ont passé sous silence une question du président du Front National à laquelle on aurait aimé qu’ils répondent clairement : « Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? ». Ils ont été gênés, parce que la réponse ne pouvait qu’être positive, sous peine de passer eux aussi pour « négationnistes ». Mais cela aurait révélé public un fait qui aurait pu le faire réfléchir : oui, ces Français modernes et relativistes qui se croient libres, parce qu’ils ne croient plus en aucune religion, admettent la « Shoah » comme une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire ; ces gens qui se moquent de la morale en font pourtant une obligation morale ! « On ne détruit réellement que ce qu’on remplace » disait Napoléon III, et il semble bien que le monde moderne laïque a trouvé sa nouvelle religion : « Auschwitz est le Golgotha de l’humanité moderne. La croix la potence des Romains, a été remplacée par les chambres à gaz. » (Rabbin Ignaz Maybaum) ; le trop timide rabbin s’est arrêté trop tôt, il aurait pu continuer : – Les Six Millions sont les martyrs ; – Les Justes sont les Saints ; – Les (nombreux) survivants sont les miraculés, avec leurs stigmates (tatouages) ; – Les camps de concentration sont des lieux de pèlerinages, on y vénère des reliques (tas de chaussures ou de cheveux), on y fait de véritables processions (avec des bougies en guise de cierges bénis) ; – Les mémoriaux de la Shoah sont des temples et même des cathédrales, le Yad Vashem étant la nouvelle basilique Saint- Pierre ; – Les plaques commémoratives sont des ex-voto ; les vies de déportés (authentiques ou non) constituent les hagiographies et les martyrologes ; – Les réparations financières versées à Israël sont des aumônes (même si ce n’est pas pour les pauvres…) ; – Les révisionnistes, appelés « négationnistes », sont les blasphémateurs, les mécréants, les hérétiques ; – Heureusement, ils sont poursuivis par l’Inquisition : la LICRA, l’UEJF, et autres congrégations du Bien spécialisées dans le combat contre la Bête immonde. En effet, et c’et là le plus important, le « Père, pardonnez-leur ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34) de Jésus sur la Croix est remplacé par le « ni oubli ni pardon » des Wiesenthal, Klarsfeld et autres « chasseurs de nazis » qui traquent aux quatre coins du monde des vieillards sans défense pour leur rôle réel ou supposé (souvent très secondaire) dans la déportation des Juifs. La rémission des péchés a été remplacée par l’imprescriptibilité des peines, car le pardon des offenses a été remplacé par la vengeance talmudique et la justice équitable de Dieu par le jugement des vainqueurs sur les vaincus au tribunal de Nuremberg. La religion de l’Amour a été remplacée par celle de la Haine. Cette haine est obligatoire d’abord contre le nouveau Satan : Adolf Hitler. II ne peut être qu’un malade mental, un fou dangereux, un criminel ivre de sang, le plus grand psychopathe de l’Histoire. Toute personne qui remet cela en cause est accusée de vouloir réhabiliter le Mal absolu pour recommencer le crime des crimes : l’extermination des Juifs. Cette haine est obligatoire ensuite contre les « nazis » et leurs « collaborateurs » : ce sont des « salauds » qui s’en sont pris à des innocents, soit par un fanatisme irrationnel (puisque l’on sait bien que l’antisémitisme ne repose que sur des fantasmes…), soit par cruauté gratuite, soit par lâcheté ou par ambition cynique. Tous ces « salauds » ne méritent que de mourir dans les plus atroces souffrances, comme l’enseigne l’immonde film de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds. Les tuer est un devoir : c’est ce que pensait Christian Didier, Français moyen (la quarantaine, milieu modeste), qui, après avoir échoué dans ses tentatives d’assassinat contre l’ancien officier SS Klaus Barbie et l’ex- milicien Paul Touvier, finit par tuer de cinq balles l’ancien secrétaire général de la police de Vichy René Bousquet, alors âgé de 84 ans, à son domicile parisien le 8 juin 1993 ; c’est ce que pensait aussi son avocat, un certain Arnaud Montebourg, qui parla alors de « crime civique ». Cette haine est obligatoire enfin contre les « racistes », mais surtout contre les « antisémites » et les « négationnistes » : ce sont des « salauds » qui répandent la haine et qu’il faut faire taire. Pour cela, tous les moyens sont bons : c’est ce que pensaient ceux qui ont tenté de tuer Robert Faurisson dans un parc de Vichy, un jour de novembre 1989, et tous ceux qui, il y a peu, se sont réjouis de sa mort ; c’est ce que pensent les militants des associations antiracistes, spécialisés dans la persécution judiciaire contre les mal-pensants ; c’est ce que pensent les membres des milices « antifascistes » qui ne vivent que pour attaquer ce qu’ils appellent « l’extrême-droite », y compris en harcelant et agressant physiquement les « fachos »… Ainsi, en diabolisant à l’extrême les antisémites ou supposés tels d’hier et d’aujourd’hui, cette nouvelle religion impose le caractère intouchable du peuple juif, le peuple déicide devient nouveau Messie Rédempteur de l’Humanité : toute critique revient à vouloir préparer une nouvelle « Shoah ». La communauté juive et l’État d’Israël ont ainsi l’immunité.
Joseph Mérel, Pour une contre-révolution révolutionnaire (Pages 93-94)
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Les Juifs et les Francs-maçons entendent avilir les masses afin de les river à leurs vices, pour les réduire au rang d’esclaves consentants, afin de favoriser la prise du pouvoir planétaire, en forme d’État mondial, d’une petite élite sataniste menée par son orgueil. Même s’il est plus facile de suivre sa pente descendante que la pente montante, il reste des hommes capables, malgré la déchristianisation, les séductions innombrables, la propagande, soucieux de connaitre la vérité et d’en tirer, pour les appliquer, les conséquences morales. Il est vital que les méchants parviennent à les faire taire. La « Shoah » remplit cet office : inventer un mal absolu (la mort d’un peuple qui est divin en tant qu’il est à lui-même son propre Messie qui meurt au Golgotha d’Auschwitz dans la chambre à gaz et ressuscite en Israël, ainsi qui est le Verbe, l’immanence de Dieu sur Terre), et faire croire que toute mesure susceptible d’enrayer la décadence (rétablissement de l’ordre moral et respect de la loi naturelle, souveraineté des États, respect des identités nationales et des patrimoines biologiques qui en sont la cause ou condition matérielle de pérennité, défense de la famille, etc.) serait, en tant que dogmatique et répressive, solidaire des projets des auteurs de la Shoah (repoussoir universel). La gnose judéo-maçonnique affirme que la subjectivité est divine, que le divin prend conscience de soi et se personnifie en l’homme qui a vocation à sauver Dieu de son impéritie et de sa vacuité originelles, mais que certains hommes sont plus que d’autres habilités à assumer cette tâche (les Juifs, et/ou les Initiés), de sorte que, étant divine par essence, toute subjectivité aurait tous les droits (le droit à jouir, le droit absolu de penser n’importe quoi, droit à la liberté de conscience prohibant toute pensée dogmatique, de sorte que l’objectivisme philosophique et le catholicisme sont les premiers ennemis de cette gnose), cependant que certaines seulement auraient le droit de penser pour les autres afin de refaire le monde mal conçu (constructivisme, mythe du progrès, paradis sur Terre, Âge d’or, eugénisme, euthanasie, écologisme planétaire tératologiquement couplé au projet transhumaniste, etc.). Dès lors, pour qui entend œuvrer au rétablissement de l’ordre naturel des choses, il est absolument nécessaire de faire sauter le mythe incapacitant de la Shoah. Par ailleurs, il est vain de tenter de se désolidariser du national-socialisme afin de rendre supportable aux maîtres actuels du monde l’effort de réhabilitation des valeurs traditionnelles, puisque c’est en tant que force historique porteuse de cette réhabilitation que le national-socialisme est pourchassé (von Papen désignait dans le national-socialisme la « réponse à 89 »). Certes, ce n’est pas à ce titre qu’il l’est officiellement, parce que l’aveu d’un tel but risquerait encore de compromettre l’entreprise de subversion mondialiste, et c’est pourquoi on a forgé ce formidable instrument de répression de la pensée libre qu’est la « Shoah ». Mais c’est bien officieusement ce qui sous-tend l’entreprise de sidération des goïm par les mensonges des Juifs, qui au reste ne peuvent pas, par orgueil vaniteux, se retenir de l’avouer !
Bernhard Schaub, L’action européenne
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Dans la salle du tribunal, on ne cherche jamais à savoir si l’accusé révisionniste a éventuellement raison dans son argumentation. Le juge n’accepte aucune requête de preuve et si l’accusé tente d’expliquer son point de vue, il se rend encore une fois coupable, de même que son avocat (c’est ainsi que l’avocate Sylvia Stolz fut condamnée à 3,5 ans de prison !) et les témoins ! Une monstruosité juridique. Le génocide, portant sur des millions, perpétré dans les chambres à gaz, est supposé de notoriété publique et le tribunal n’a qu’à répondre à la question de savoir si l’accusé conteste effectivement cette notoriété manifeste et à fixer ensuite la mesure pénale. Une chose que l’on devrait normalement décrire comme un événement historique et traiter comme un objet de recherche, est élevé ainsi au rang de loi naturelle, généralement connue et vérifiable par chacun ; mais en même temps, la vérification et la controverse scientifique sont interdites ! Cette partie de l’histoire contemporaine, soit le destin des Juifs dans les camps de concentration allemands, est ainsi soustraite à la recherche scientifique et promue dans la sphère religieuse, à vrai dire d’une sorte de religion mondialiste qui, dans bien des pays, a indubitablement pris les traits d’une religion d’État juridiquement protégée. C’est pourtant la fierté de la science occidentale, déjà depuis la Renaissance et en particulier depuis le « Siècle des Lumières », de ne suivre aucun tabou et de ne reconnaître comme critère qu’une totale objectivité, donc une totale impartialité. La « révision », soit l’examen, la vérification et les questions critiques, est un principe scientifique fondamental. Tout le reste n’est que dogmatisme.
Charles Danten, Requiem pour la bête (Pages 104-109)
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C’est assez étrange comme interdiction. Soixante-quinze ans plus tard, on devrait pouvoir discuter librement du sujet, chercher la contradiction comme on le fait avec l’esclavage et la colonisation. Où est le problème ? Mais c’est ainsi, et il n’y a rien à dire depuis que la Shoah est devenue un culte religieux auquel tout le monde est obligé de croire pour les raisons suivantes, selon le politologue et historien des religions Youssef Hindi : « La sacralisation en cours de l’État hébreu nécessitait au préalable la sacralisation du peuple juif. Dans l’époque contemporaine, où règne, du moins en apparence, l’athéisme, il fallait, pour faire accepter aux goyim (les non-juifs) occidentaux l’idée de la sacralité des juifs, inventer un culte « profane », ou plus précisément, un culte dépourvu de transcendance. » Dans cette version des choses, le culte de la Shoah est un substitut du christianisme servant entre autres à remplacer Jésus par le peuple juif lui-même qui s’est proclamé son propre Messie. De fait, « le sionisme prône une rupture avec une attitude passive des Juifs, qui depuis trop longtemps attendent un Messie. Il prône une prise en main du destin juif par les Juifs eux- mêmes, une volonté de réaliser sur Terre et maintenant, et par des moyens humains, quelque chose qui, jusque-là, avait été un horizon vague entre les mains de Dieu. » Dans cette optique, précise Youssef Hindi, « le sacrifice sur la Croix est remplacé par la chambre à gaz et le four crématoire, le Golgotha, par Auschwitz, le chemin de croix, par les rails de train où passaient les wagons de déportés (d’où la commémoration quasi religieuse du Vel’ d’Hiv’) ». On peut rajouter à cette liste, les cathédrales, remplacées par les musées de la Shoah présents dans presque toutes les grandes villes d’Occident, les saints, remplacés par d’anciens détenus des camps comme les grands menteurs Elie Wiesel et Martin Gray, les livres saints, remplacés par des livres comme le faux journal d’Anne Frank, etc. » Mais pourquoi sacraliser les Juifs et l’État d’Israël ? Afin d’établir leur primauté sur le monde, il est vital que les Juifs et l’État d’Israël soient non seulement protégés de toute critique, mais qu’ils obtiennent un traitement de faveur, les êtres humains, surtout de race blanche, étant naturellement plus indulgents envers les victimes. Le culte de la Shoah, de même que les accusations d’antisémitisme et d’incitation à la haine sont à la fois l’épée et le bouclier grâce auxquels les Juifs et l’État d’Israël, à l’aide de leur insupportable police de la pensée et de leurs alliés non juifs, obtiennent des réparations financières, censurent et persécutent leurs opposants, se protègent de toute critique, unissent et mobilisent leur communauté et réalisent leurs ambitions hégémoniques sur le monde. « C’est un instrument que l’on utilise beaucoup, souligne l’historien israélien Moshe Zimmerman. D’une façon cynique, on peut dire que la Shoah est l’un des objets qui se prêtent le mieux à la manipulation du public, du peuple juif en particulier, en Israël et à l’extérieur. » Comme le dit l’écrivain juif Philip Roth, c’est donc Auschwitz qui permet entre autres à Israël de faire reculer ses frontières. C’est Auschwitz qui justifie les bombardements des civils des pays limitrophes. C’est Auschwitz qui justifie que l’on brise les os des enfants palestiniens et que l’on mutile les mères arabes. Dans cet ordre d’idées, c’est aussi Auschwitz qui justifie des lois liberticides dignes des pires romans dystopiques. C’est Auschwitz qui bloque la résurgence des nations ethniquement homogènes. Au bout du compte, Auschwitz est la clé de voûte du mondialisme, avec le consumérisme, la démocratie libérale et l’antiracisme : « La Shoah a évolué au cours des années pour devenir le mythe national non seulement du peuple juif, mais des mondialistes en général. Elle possède désormais toutes les caractéristiques d’une religion, avec son propre Satan, Hitler, et son propre saint, la nation juive. Dans cette version des choses, le Christ crucifié sur la croix est remplacé par la nation juive crucifiée dans les chambres à gaz. Par cette substitution, ce peuple « martyr » essaye de plagier la christologie chrétienne et de s’approprier le titre de messie afin de pousser les catholiques et les chrétiens en général à se « judaïser » et à accepter sans rechigner leur projet mondialiste. Cette ruse s’inscrit dans une stratégie évolutionnaire de groupe à finalité hégémonique. Cette religion de la Shoah est par ailleurs la colle qui tient le peuple juif ensemble en tant que nationalité distincte, car il n’y a rien de tel que la persécution et la victimisation pour rallier ses troupes. C’est donc surtout pour ces deux raisons que les juifs l’entretiennent et la protègent si soigneusement. » « Des Juifs fous de pouvoir, voilà ce qu’ils sont, déplore l’écrivain juif Philippe Roth, aucune différence avec les autres fous de leur espèce, sauf qu’eux utilisent le mythe de la Shoah pour justifier leur désir éperdu de pouvoir et le fait qu’ils nous victimisent. » Mark Weber de l’Institute for Historical Review a rassemblé dans l’un de ses articles les citations suivantes d’universitaires juifs qui ne laissent aucun doute sur l’instrumentalisation de la souffrance juive à des fins politiques et idéologiques : « Norman Finkelstein, un universitaire juif ayant occupé des postes d’enseignant à l’Université de New York et à l’Université DePaul, écrit dans son livre à succès L’Industrie de l’Holocauste : « […] invoquer l’Holocauste [est] un stratagème pour délégitimer toute critique des Juifs ». Il ajoute : « En conférant une totale innocence aux Juifs, le dogme de l’Holocauste immunise Israël et la communauté juive américaine contre la censure légitime. […] La communauté juive américaine organisée a exploité l’Holocauste nazi pour détourner la critique d’Israël et de ses propres politiques moralement indéfendables. » Pour Paula Hyman, une professeure d’histoire juive moderne de l’Université de Yale : « L’Holocauste peut être utilisé pour prévenir les critiques politiques et réprimer le débat ; il renforce le sentiment qu’ont les Juifs d’être un peuple éternellement assiégé qui peut compter, à la place d’une argumentation rationnelle, sur l’invocation de la souffrance endurée par les Juifs pour convaincre les sceptiques de la légitimité de la politique actuelle du gouvernement israélien. » Ce point de vue est repris par un autre universitaire juif, Tony Judt, directeur du Remarque Institute de l’Université de New York : « La Shoah est fréquemment exploitée en Amérique et en Israël pour détourner et interdire toute critique d’Israël ; il permet à Israël de surpasser les souffrances de toute autre nation (et de justifier ses propres excès) en affirmant que la catastrophe juive était unique et incomparable ; et (en contradiction avec les deux premiers), elle est présentée comme une métaphore polyvalente du mal – partout, partout et toujours enseignée aux écoliers partout en Amérique et en Europe sans aucune référence au contexte ou à la cause. Cette instrumentalisation moderne de l’Holocauste à des fins politiques est éthiquement peu recommandable et politiquement imprudente. » En Israël, explique Tom Segev, un éminent journaliste et auteur israélien, l’Holocauste est devenu « un objet de culte ». De plus, écrit-il, « l’ « héritage de l’Holocauste », tel qu’il est enseigné dans les écoles [d’Israël] et promu dans les cérémonies commémoratives nationales, encourage souvent le chauvinisme insulaire et le sentiment que l’extermination nazie des Juifs justifie tout acte qui semble contribuer à la sécurité d’Israël, y compris l’oppression de la population dans les territoires occupés par Israël pendant la guerre des Six Jours. » Amira Hass, une journaliste et auteure israélienne de renom, est encore plus directe. Écrivant dans un grand quotidien israélien, elle dit ceci : «… Israël a fait de la liquidation des Juifs d’Europe un atout. Nos proches assassinés sont enrôlés pour permettre à Israël de continuer à se moquer des décisions internationales contre l’occupation. Les souffrances que nos parents ont endurées dans les ghettos et les camps de concentration […] sont utilisées comme des armes pour contrecarrer toute critique internationale de la société que nous créons ici. » La grande leçon de l’Holocauste, comme le dit le Premier ministre israélien Ariel Sharon, est que nous les Juifs devons « toujours rester vigilants et ne faire confiance à personne d’autre qu’à nous-mêmes. Les Juifs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Les jeunes Juifs, ajoute-t-il, ont le devoir de transmettre cette leçon, ces souvenirs et ces histoires, pour souligner l’importance de l’exis- tence de l’État juif