Créer votre espace personnel

Connectez-vous avec Google afin de synchroniser vos favoris et vos futures collections.

Nouvelle collection

Ex. Conciles · Ex. À lire · Ex. Histoire

Renommer la collection

40 caractères maximum. Le nom doit être unique.

Nouvelle sous-collection

Changer l'icône

Changer la couleur

Supprimer la collection

Collection
Ressources

Fideon

Judéo-christianisme

Yeshayahou Leibowitz, Ha-Aretz

Cet « héritage judéo-chrétien commun » que prennent pour drapeau les Juifs réformés ou tout bonnement assimilés, notamment aux États-Unis – des Juifs dont le seul but est d’obtenir que le monde chrétien reconnaisse son caractère de secte judaïsante –, cet héritage commun, donc, n’a jamais existé. Un tel concept est absurde et ne ressemble à rien de plus qu’à « un triangle à quatre côtés » ou encore à de la « glace chaude », vormer Prost (en yiddish), expression que Haïm Weizmann appréciait beaucoup. Le christianisme, en effet, n’a pas fleuri à partir du judaïsme : il s’est constitué comme sa négation même. Il ne s’est pas sustenté de la sève du judaïsme, et il n’a assimilé aucun élément substantiel de la foi juive et encore moins de ce qui constitue sa concrétisation dans la réalité – à savoir, le monde de la Torah et des mitzvoth.

Denis Tillinac, Le Figaro (10 avril 2004)

– Journaliste : Reprenez-vous à votre compte l’expression de « judéo-christianisme » ? – Denis Tillinac : Non. Elle met mal à l’aise aussi bien croyants juifs que chrétiens. Elle occulte des différences théologiques essentielles.

Josué Jéhouda, L’Antisémitisme, miroir du monde

L’expression judéo-chrétien est une erreur qui a altéré le cours de l’histoire chrétienne par la confusion qu’elle a semée dans l’esprit des chrétiens si par cette expression on comprend les origines du christianisme. C’est en abolissant la distinction fondamentale qui existe entre les messianismes Juif et chrétien qu’elle tend à rassembler deux idées qui sont en opposition radicale. En mettant l’accent sur l’idée chrétienne plutôt que sur l’idée juive, elle évacue le messianisme monothéiste en tant que discipline valable dans tous les domaines et la réduit à un pur messianisme confessionnel préoccupé, comme le messianisme chrétien, du salut des âmes. Si par cette expression on veut faire croire à une origine commune du judaïsme et du christianisme, on émet une idée très dangereuse. Elle est basée sur la contradiction sur l’objet qui a orienté l’histoire dans la mauvaise voie. Elle réunit deux idées qui sont totalement irréconciliables. Elle tend à démontrer qu’il n’existe aucune différence entre le jour et la nuit, le chaud et le froid, le blanc et le noir et, par là, introduit un élément de confusion fatal sur la base duquel certains, néanmoins, tentent de construire une civilisation judaïque.

Ariella Atzmon, Israélienne, docteur en philosophie, enseignante aux facultés d’éducation et de droit de l’Université hébraïque de Jérusalem,

L’expression « tradition judéo-chrétienne », du point de vue philosophique, révèle une tentative pour faire oublier la différence absolue opposant le judaïsme et le christianisme. Cette expression a été inventée aux États-Unis, en 1964, au cours d’une réunion de 120 rabbins. C’était une volonté délibérée, pour donner l’impression que le judaïsme et le christianisme sont des religions sœurs, qui adoreraient le même Dieu, et auraient en partage les mêmes textes sacrés, les mêmes standards éthiques. Cette expression a été forgée afin de créer un consensus religieux, basé sur l’idée illusoire selon laquelle la reconnaissance du judaïsme permettrait de repousser l’antisémitisme. Il serait plus juste de souligner la parenté entre le judaïsme et l’Islam, plutôt que sa prétendue proximité avec le christianisme. Invention politique, le terme « judéo-chrétien » dissimule le fait qu’il n’y a aucun principe compatible qui soit commun au judaïsme et au christianisme. Ces deux religions prônent en effet des valeurs éthiques totalement opposées, ainsi que des conceptions de Dieu et de l’être humain en violente opposition. De fait, toute l’histoire occidentale pourrait être vue sous l’angle du conflit éternel qui oppose ces deux religions.

Eliezer Berkovits, Disputation and Dialogue : Readings in the Jewish Christian Encounter (Page 291)

Le judaïsme est le judaïsme parce qu’il rejette le christianisme, et le christianisme est le christianisme parce qu’il rejette le judaïsme.

Article du Newsweek (7 décembre 1992)

Les politiques en appellent sans cesse à la tradition judéo-chrétienne. Cette idée est un mythe forgé aux États-Unis et les savants religieux savent que, théologiquement et historiquement, il n’existe rien de tel. C’est un mythe laïc qui à la faveur de gens qui ne sont pas vraiment croyant eux-mêmes.

Hervé Ryssen, La guerre eschatologique

On ne peut douter de la sincérité d’Alain de Benoist dans sa défense de l’identité européenne et son opposition au mondialisme unificateur. Cependant, l’homme a une fâcheuse tendance à associer le judaïsme et l’Église catholique, de manière parfaitement inepte. La vérité est que le “judéo-christianisme” qu’il évoque n’existe guère que dans la bouche des intellectuels juifs ou des goys judaïsants, imprégnés de cosmopolitisme médiatique. Il est évident que la civilisation européenne, depuis deux mille ans, est helléno-chrétienne, et certainement pas “judéo”. Il nous suffit de constater que ce sont les juifs qui, depuis des décennies, portent les coups les plus rudes à notre identité européenne, et non les chrétiens. Ce sont les financiers juifs, en premier lieu, qui soutiennent les politiques d’immigration en Europe ; ce sont les producteurs juifs d’Hollywood qui déversent des cataractes de propagande cosmopolite et des tombereaux d’ordures sur nos écrans ; ce sont les intellectuels juifs, qui n’ont eu de cesse, depuis des lustres, de railler la religion catholique, de promouvoir l’égalité de tous et les droits de “l’Homme”, de nous culpabiliser par tous les moyens afin de dissoudre nos nations et notre culture commune helléno-chrétienne. Mais de Benoist porte des lunettes filtrantes : il ne voit pas les juifs.

Yeshayahou Leibowitz, Le Nouvel Observateur (24 décembre 1992)

II n’y a [entre Juifs et chrétiens] ni héritage commun ni dialogue. Le christianisme est issu de sources juives, mais c’est une religion grecque. […] Pour nous, du point de vue de la foi, le christianisme n’a aucune importance. Mais, pour les chrétiens, depuis l’an 33, le fait même de l’existence d’un judaïsme est impensable. […] La base de la foi chrétienne est la négation de la légitimité du judaïsme. Le christianisme se considère comme le seul judaïsme authentique. […] Les papes [d’avant Vatican II] accomplissaient ce qui devait être accompli : la liquidation du judaïsme

Bibliographie

  • Bluma Finkelstein, Judaïsme et Christianisme : deux religions contradictoires