Créer votre espace personnel

Connectez-vous avec Google afin de synchroniser vos favoris et vos futures collections.

Nouvelle collection

Ex. Conciles · Ex. À lire · Ex. Histoire

Renommer la collection

40 caractères maximum. Le nom doit être unique.

Nouvelle sous-collection

Changer l'icône

Changer la couleur

Supprimer la collection

Collection
Ressources

Impudicité

Dom Bernard Maréchaux, Le Sel de La Terre (Nº 51, Hiver 2004-2005)

Le scandale sévit avec frénésie et s’affiche avec une insolence épouvantable. Dissociant les époux, amenant tous les contacts, la guerre de 14 a brisé tous les liens, arraché toutes les barrières, déchaîné tous les appétits. La fidélité dans le mariage n’est plus guère qu’un préjugé vieilli ; la pudeur chrétienne est méconnue par des femmes qui se disent chrétiennes, et leur manière de s’habiller n’est guère moins provocante que la mise des personnes les plus effrontément mondaines. Avant la guerre, la mode semblait déjà n’avoir qu’une visée : irriter violemment les passions, en accentuant les formes du corps jusqu’à donner l’impression du déshabillé. Aujourd’hui, par les robes écourtées, elle va directement au déshabillé, comme aussi par le décolletage qui s’attaque à tout le haut du corps. Comment expliquer ce dévergondage ? Faut-il l’attribuer à la corruption des cœurs ? Elle existe, hélas ! cette corruption, en bien des cœurs, qui cherchent délibérément le péché par de telles exhibitions ; mais existe-t-elle dans le cœur de toutes celles qui s’y prêtent avec plus ou moins d’inconscience ? Aucune n’est complètement indemne ; mais enfin, il en est que nous ne voudrions en aucune façon assimiler à des femmes perdues. La corruption des cœurs est donc insuffisante à rendre raison des indécences criantes qui s’étalent dans les rues et sur les places publiques. L’explication adéquate de ce lamentable phénomène est dans la tyrannie de la mode. La mode est la grande coupable. On peut lui appliquer les paroles que disait saint Augustin des méthodes d’éducations païennes : « Malheur à toi, torrent de la coutume humaine ! Que d’enfants d’Ève tu entraînes dans une mer de perdition ! » La mode est une production de la triple concupiscence, que saint Jean signale comme étant constitutive de ce qu’on appelle le monde. On trouve en elle la concupiscence de la chair qu’elle irrite ; la concupiscence des yeux, qu’elle rassasie du péché ; l’orgueil de la vie qu’elle porte à son paroxysme. Elle est l’instrument du monde et de Satan pour la ruine éternelle des âmes. Autrefois, dans les temps où la foi exerçait son empire, il y avait pour les femmes un type de vêtement fixé par la modestie chrétienne : et ce vêtement, varié suivant les régions mais d’après une norme invariable de religieuse pudeur, avait un charme auquel les raffinements contemporains n’atteindront jamais ; non, le déballage des coiffures excentriques ne remplacera pas les coiffes à ailerons flottants de nos vieilles provinces. Mais il ne s’agit pas principalement d’esthétique, quoique l’esthétique soit en cause ; il s’agit de moralité. Les anciens costumes protégeaient la moralité ; la mode mène tout droit à l’immoralité. Car elle est, par sa définition même, instable et changeante ; elle entraîne avec elle des dépenses forcément ruineuses que tous les moralistes condamnent ; et surtout, à supposer qu’elle garde parfois quelque réserve dans ses manifestations, se mettant en dehors de toute règle fixe, elle est fatalement livrée aux fauteurs de scandales qui s’en servent pour déshonorer publiquement la femme chrétienne. Et c’est là le triste spectacle qui afflige nos yeux. La mode, vomie par les officines allemandes juives, s’impose, et les chrétiennes acceptent sans résistance appréciable son joug dégradant. Bossuet disait que l’opinion est la reine du monde : la mode est la reine du sexe féminin, elle est plus encore, elle est son idole. À cette idole, il faut des sacrifices, des victimes ; les mères dénaturées lui sacrifient la pudeur de leurs filles grandes et petites. Nous nous demandons si les parents d’autrefois, qui jetaient leurs enfants dans les flancs embrasés de la statue de Moloch, étaient plus coupables qu’elles. Qu’on ne nous taxe pas d’exagération : Moloch brûlait les corps, la mode tue les âmes.

Sacha Guitry, Les Femmes et l’amour (Page 42)

La courtisane est un métier qui tend à disparaître, car la liberté qu’on accorde aux jeunes filles et, d’autre part, la mauvaise tenue des femmes du monde, lui font une terrible concurrence !

Pape Benoît XV

Hâtons-Nous, au contraire, de Nous féliciter de la résolution qu’on vient de formuler : vous allez veiller à ce que la femme catholique se sente tenue non seulement d’être honnête, mais encore de prouver son honnêteté par la façon de se vêtir. Pareille résolution rappelle la nécessité pour la femme catholique de donner le bon exemple. Quel grave et urgent devoir de condamner les exagérations de la mode ! Nées de la corruption de ceux qui les lancent, comme le remarquait tout à l’heure la très digne présidente de l’Union des Femmes catholiques, ces toilettes inconvenantes sont, hélas, un des ferments les plus puissants de la corruption générale des mœurs. Nous croyons devoir insister d’une manière particulière sur ce point. Nous savons, d’une part, que certaines toilettes aujourd’hui admises chez les femmes sont funestes au bien de la société, car elles sont une funeste provocation au mal; et, d’autre part, Nous sommes rempli d’étonnement, de stupeur, en voyant que celles qui versent le poison semblent en méconnaître les funestes effets, que l’incendiaire qui met le feu à la maison semble en ignorer la puissance de dévastation. L’ignorance peut seule expliquer la déplorable extension prise de nos jours par une mode si contraire à la modestie, le plus bel ornement de la femme chrétienne ; mieux éclairée, il Nous semble qu’une femme n’eût jamais pu arriver à cet excès de porter une toilette indécente jusque dans le lieu saint, sous les regards des maîtres naturels et les plus autorisés de la morale chrétienne.

Première Épître de Saint Paul aux Corinthiens XI, 6

Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux à une femme d’avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu’elle se voile.

Monseigneur Quillet, Article du journal La Croix (n° 12688, 24 juillet 1924)

L’indécence de plus en plus caractérisée d’une mode supprimant dans le costume des femmes les manches et augmentant le décolletage, le sans-gène avec lequel certaines personnes viennent à l’église dans une tenue indigne de chrétiennes et osent même parfois s’approcher de la sainte Table, nous obligent à faire publier cet avertissement : 1° L’immodestie des vêtements partout et toujours répréhensible l’est particulièrement dans le saint lieu. C’est pourquoi toute personne se permettant d’y paraître avec une mise inconvenante s’exposerait à être invitée à sortir de l’église. 2° Les sacrements devront être refusés aux femmes et aux jeunes filles qui se présenteraient au tribunal de la pénitence ou à la Table sainte dans un costume peu décent (corsage décolleté, manches insuffisamment longues, ne descendant pas au-dessous des coudes). 3° En ce qui concerne le refus de la sainte Eucharistie, le prêtre, sans faire aucune observation à la personne dont la tenue serait incorrecte, se contentera de passer devant elle sans lui donner la sainte Communion. 4° Le curé d’une personne à laquelle les sacrements auraient été ainsi refusés et qui pourrait ensuite trouver l’occasion de lui donner une paternelle monition n’omettra point cet acte de charité. Par ces citations, nos lecteurs et lectrices voient combien l’Église est émue de voir le paganisme des vêtements nous envahir. Que dis-je ? Ce n’est plus seulement du paganisme. Les habitants des pays non civilisés que la facilité des voyages amène en Europe, s’étonnent, avec raison, de voir notre civilisation se dévêtir à l’envi, tandis qu’au nom de la civilisation, on les invite à adopter, eux, l’usage des vêtements.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique (IIa IIae Question 169 Article 2)

En ce qui concerne la parure féminine, la toilette féminine provoque les hommes à la sensualité, comme on le voit dans les Proverbes (7, 10) : « Voilà qu’une femme l’aborde, parée comme une courtisane, et préparée à tromper. » Cependant une femme peut licitement s’employer à plaire à son mari, de peur qu’en la dédaignant il ne tombe dans l’adultère. C’est pourquoi Saint Paul dit (1 Co 7, 34) : « La femme qui s’est mariée a souci des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari. » Si une femme mariée se pare afin de plaire à son mari, elle peut donc le faire sans péché. Mais les femmes qui ne sont pas mariées, qui ne veulent pas se marier, et qui sont dans une situation de célibat ne peuvent sans péché vouloir plaire aux regards des hommes afin d’exciter leur convoitise, car ce serait les inviter à pécher. Si elles se parent dans cette intention de provoquer les autres à la convoitise, elles pèchent mortellement. Mais si elles le font par légèreté, ou même par vanité à cause d’un certain désir de briller, ce n’est pas toujours un péché mortel, mais parfois un péché véniel.

Saint Cyprien de Carthage, Sur les avantages de la pudeur

Elle a perdu toute pudeur la femme qui cherche à produire sur ses semblables des impressions funestes, même en conservant la chasteté du corps. Loin de nous celles qui ne rehaussent leurs charmes que pour les livrer en pâture à des désirs impurs.

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue

Nos habits, qui doivent toujours être propres et honnêtes, ne doivent point se soumettre au caprice et aux extravagances de la mode. Il est contre l’honnêteté de porter des vêtements qui ne viennent que jusqu’aux genoux, semblables à ceux des filles de Sparte ; car les femmes ne doivent laisser découverte aucune partie de leur corps. Peut-être est-ce ici le cas de rappeler et de louer la réponse que fit une femme à un homme qui lui disait, en la flattant : « Vous avez de beaux bras. — Oui, dit-elle, mais ils ne sont pas exposés aux yeux du public ; — des jambes belles et faites au tour ; — mais elles ne sont que pour mon mari ; — une figure charmante ; — j’en conviens, dit-elle encore, mais cette beauté est tout entière pour l’homme dont je suis l’épouse. » Je n’approuve pas, cependant, que d’honnêtes femmes se donnent occasion de recevoir de semblables louanges de la part de ceux qui ne les leur donnent que dans l’espoir de les séduire et de les déshonorer. Non seulement il leur est défendu de montrer même le bout du pied, il faut encore qu’elles aient la tête voilée quand elles paraissent en public ; car il leur est vraiment honteux que leur beauté serve de piège à la faiblesse des hommes, ou de se servir d’un voile de pourpre pour mieux attirer leurs regards. Plût à Dieu même que je pusse leur interdire entièrement tout usage de cette couleur, et éloigner ainsi d’elle les yeux et l’attention de toutes ces femmes, qui, dédaignant de faire leurs autres habits, se plaisent à travailler la pourpre, qui enflamme leurs passions ; elles vivent et meurent au milieu de cette éclatante et vaine couleur.

Notre-Dame de Fátima, Apparition (1917)

Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer sont les péchés de la chair. Viendront des modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur.

Pape Benoît XV, Sacra propediem (Encyclique)

Nous ne pouvons assez déplorer l’aveuglement de tant de femmes de tout âge et de toute condition : affolées par le désir de plaire, elles ne voient pas à quel point l’indécence de leurs vêtements choque tout homme honnête et offense Dieu. La plupart eussent rougi autrefois de ces toilettes comme d’une faute grave contre la modestie chrétienne ; maintenant, il ne leur suffit pas de les produire sur les voies publiques ; elles ne craignent point de franchir ainsi le seuil des églises, d’assister au Saint Sacrifice de la messe, et même de porter jusqu’à la Table eucharistique, où l’on reçoit le céleste Auteur de la pureté.

Pape Pie XI, Miserentissimus Redemptor (Encyclique)

La pudeur chrétienne est lamentablement oubliée.

Cardinal Joseph Siri, Avertissement à propos du vêtement masculin porté par les femmes

Quand on voit une femme en pantalon, ce n’est pas uniquement à telle personne qui s’habille de manière indigne qu’il faut penser, mais à l’humanité tout entière qui va vers un chaos qui sera atteint quand les femmes seront totalement assimilées aux hommes. Personne n’a intérêt à prêter la main à l’élaboration d’un avenir où règneront l’indéfini, l’ambigu, l’incomplet et, en définitive, le monstrueux.

Cardinal-Vicaire Basilio Pompili, Lettre (24 septembre 1928)

On ne peut considérer comme étant dé­cent un vêtement dont le décolletage dépasse la largeur de deux doigts au-dessous de la naissance du cou ; un vêtement dont les manches ne descendent pas au moins jusqu’aux coudes, et qui descend à peine au-dessous des genoux. Indécents sont également les vêtements d’étoffes transpa­rentes et les bas de couleur chair qui don­nent l’illusion que les jambes ne sont pas couvertes.

Lettre pastorale des évêques canadiens (mai 1946)

Trop de jeunes filles acceptent facilement les raccourcis indécents, parfois provocateurs, les décolletés audacieux où elles ont parfois l’impudence de placer la croix de Notre-Seigneur, Maître de pureté ! Trop d’entre elles s’exhibent en « shorts », encore timidement sur la rue, mais avec sans-gêne au jeu ! Souvent elles réduisent encore leur costume de plage. Immodestes de leur nature même, ces vêtements doivent être bannis de nos mœurs, même dans les sports.  Notons de plus que le port du pantalon sous le moindre prétexte, ou, ce qui est pire, dans le but de s’exhiber en public, n’est pas digne d’une vraie chrétienne.

Pape Pie XII, Allocution aux filles de l’Action Catholique (22 mai 1941)

Certaines filles diront peut-être que telle façon déterminée de se vêtir est plus commode et aussi plus hygiénique ; mais elle devient pour le salut de l’âme un péril grave et prochain, elle n’est certainement pas hygiénique pour notre esprit et il est de votre devoir d’y renoncer. […] Si, comme le prétendent certaines, une mode audacieuse ne produit sur elles aucune impression mauvaise, que savent-elles de l’impression qu’elles causent aux autres ? Qui les assure que les autres n’en retirent pas de mauvaises incitations ? Vous ne connaissez pas les profondeurs de la fragilité humaine, ni quel sang corrompu ruisselle des blessures laissées dans la nature humaine par le péché d’Adam. […] Oh ! Mères chrétiennes, si vous saviez quel avenir d’angoisses et de périls intérieurs, de doutes mal réprimés, de hontes mal contenues, vous préparez à vos fils et à vos filles, en les accoutumant imprudemment à vivre à peine couverts, en leur faisant perdre le sens délicat de la modestie, vous rougiriez de vous-mêmes, et vous redouteriez l’injure que vous vous faites à vous-mêmes, le tort que vous causez à ces enfants que le ciel vous a confiés pour les élever chrétiennement.

Saint Curé d’Ars, Sermon sur la pureté

Cette belle vertu n’est pas connue de ces filles mondaines et corrompues qui prennent tant de précautions et de soins pour attirer sur elles les yeux du monde ; qui, par leurs parures recherchées et indécentes, annoncent publiquement qu’elles sont d’infâmes instruments dont l’enfer se sert pour perdre les âmes ; ces âmes, qui ont tant coûté de travaux, de larmes et de tourments à Jésus-Christ ! Regardez-les, ces malheureuses, et vous verrez que mille démons environnent leur tête et leur poitrine. Ô mon Dieu, comment la terre peut-elle supporter de tels suppôts de l’enfer ? Chose plus étonnante encore, comment des mères les souffrent-elles dans un état indigne d’une chrétienne ! Si je ne craignais d’aller trop loin, je dirais à ces mères qu’elles ne valent pas plus que leurs filles. Hélas ! Ce malheureux cœur et ces yeux impurs ne sont qu’une source empoisonnée qui donne la mort à quiconque les regarde ou les écoute. Comment de tels, monstres osent-ils se présenter devant un Dieu saint et si ennemi de l’impureté ! Hélas ! Leur pauvre vie n’est autre chose qu’un monceau de graisse qu’elles amassent pour enflammer les feux de l’enfer pendant toute l’éternité.

Monseigneur Castro Mayer, Catéchisme des vérités opportunes

Qu’on interdise aux jeunes filles et aux femmes qui s’habillent d’une manière immodeste l’accès de la Table Sainte, le rôle de marraine au Baptême et à la Confirmation, et si les circonstances s’y portent, l’entrée même de l’Église.

Révérend Père Vuillermet, La modestie de la tenue chez la femme chrétienne

L’Église devait rappeler à celles qui l’oublient, le danger que font courir aux âmes certaines toilettes. Les yeux sont les portes de l’âme, et, par eux, toutes les passions entrent en nous. Le sens de la vue, dit saint Grégoire de Nazianze, va plus loin que celui du toucher et son organe est le plus expéditif et le plus insatiable de tous. Les yeux sont des séducteurs toujours prêts à nous entraîner dans le crime. Il n’a fallu qu’un coup d’œil pour perdre David, et, de saint qu’il était, il devint tout à coup adultère et homicide. Vos maris et vos fils sont-ils par hasard plus saints que David, plus sages que Salomon, plus forts que Samson, pour qu’ils puissent faire fi des conseils de l’Esprit-Saint ? […] Femmes, pour le salut des âmes et de la société, il s’agit de ramener l’opinion publique qui, aujourd’hui, confond inconvenance avec élégance, distinction avec ridicule, au respect de soi-même, au culte de la beauté vraie et de la décence. Tout d’abord, conscientes des responsabilités que vous encourez en vous habillant de telle ou telle manière, abstenez-vous de tout ce qui peut blesser la pureté chrétienne, de tout ce qui peut scandaliser l’innocent et inciter le vicieux au mal. Méprisant le qu’en-dira-t-on, les railleries de votre propre milieu, bannissez de vos toilettes les jupes trop adhérentes et trop courtes, les corsages aux encolures outrageusement dégagées, aux draperies transparentes, qui rendent plus provoquant souvent ce qu’elles prétendent dissi­muler.

Bulletin Officiel du District de France n° 181 (Mars 2004)

Une robe qui ne couvre pas les genoux de la personne en position assise est indécente et ne peut en aucune manière être permise.

Jean-Marie Augustin, L’Interdit vestimentaire du Moyen Age au voile islamique

Le 7 février 1942, le journal L’Œuvre ouvre un débat : « Pour ou contre les pantalonnées ? » et donne la parole à l’actrice Arletty. Celle-ci déclare : « Les femmes qui ont les moyens de s’offrir des bottes et des manteaux sont impardonnables de mettre des pantalons. Elles n’épatent personne et ce manque de dignité est seulement une preuve de leur mauvais goût ».

Abbé Louvet, Le Purgatoire d’après les révélations des saints

Dans une extase pendant laquelle Sainte Brigitte fut ravie dans le Purgatoire, elle aperçut, parmi beaucoup d’autres, une jeune demoiselle de haute naissance, qui lui fit connaître combien elle souffrait pour expier ses péchés de vanité : « Maintenant, disait-elle en gémissant, cette tête qui se plaisait aux parures et qui cherchait à attirer les regards est dévorée de flammes à l’intérieur et à l’extérieur, et ces flammes sont si cuisantes qu’il me semble que je suis le point de mire de toutes les flèches décochées par la colère de Dieu ; ces épaules, ces bras, que j’aimais à découvrir sont cruellement étreints dans des chaînes de fer ; ces pieds, si légers à la danse, sont entourés de vipères qui les mordent et qui les souillent de leur bave immonde ; tous ces membres que je chargeais de colliers, de bracelets, de fleurs, de joyaux, sont livrés à des tortures épouvantables qui leur font éprouver à la fois la consomption du feu et les rigueurs de la glace. »

Bibliographie

  • Mona Mikaël, Poing de vue sur le (dé)vêtement féminin au XXI° siècle
  • Abbé Olivier Rioult, De la modestie
  • Cardinal Joseph Siri, Avertissement à propos du vêtement masculin porté par les femmes
  • Révérend Père Vuillermet, La modestie de la tenue chez la femme chrétienne
  • Abbé Beauvais, L’habillement de la femme chrétienne
  • Dom Bernard Maréchaux, La modestie chrétienne
  • Antoine O. Delclos, La pudeur
  • Vidéothèque
  • Guillaume von Hazel – Voile chrétien et modestie catholique
  • Claire B. – Le voile et la femme catholique