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Contraception

Décret du Saint-Office du 19 avril 1858

L’abus du mariage, soit par l’onanisme, soit à l’aide d’un préservatif, est chose intrinsèquement mauvaise.

Pape Pie XII, Discours à la fédération italienne des associations de familles nombreuses (20 janvier 1958)

L’histoire ne trompe pas quand elle indique, comme première cause de la décadence des peuples, l’altération des lois du mariage et de la procréation.

Saint Raymond de Penyafort, Décrétales de Grégoire IX

Si quelqu’un, pour satisfaire sa luxure ou en haine méditée fait quelque chose à un homme ou à une femme ou donne un breuvage tels qu’ils ne puissent lui engendrer ou elle concevoir ou la descendance naître, qu’il soit tenu pour homicide.

Décret du Saint-Office du 2 avril 1955

La Sacré Congrégation élève la voix pour condamner et rejeter comme intrinsèquement mauvais l’usage de stérilet, diaphragme, etc.

Pape Pie XI, Casti connubii (Encyclique)

Tout usage du mariage quel qu’il soit, dans l’exercice duquel l’acte est privé, par l’artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d’une faute grave.

Saint Augustin, Contre Fauste (Livre XV, Chapitre 7)

Quand les hommes prennent des précautions pour que les femmes qu’ils touchent ne deviennent point enceintes, ces époux ne s’unissent à leur femme, dans un rapprochement impudique, que pour assouvir leurs passions avec elles ; s’ils ont des enfants, c’est malgré eux, et pourtant l’usage du mariage ne doit point avoir d’autre fin. C’est alors retrancher du mariage ce qui fait le mariage. En effet, ôtez cela, les maris ne sont plus que des amants impudiques, les épouses des filles de joie, la couche nuptiale un mauvais lieu, et les beaux-pères des proxénètes.

Saint Césaire d’Arles, Sermon

Mais elles ne doivent pas non plus absorber ces mixtures diaboliques qui les rendraient incapables de concevoir à l’avenir. Toute femme qui le fait doit savoir qu’elle se rend coupable d’autant de meurtres que d’enfants qu’elle aurait pu mettre au monde.

Décret du Saint-Office du 21 mai 1851

Soutenir comme probable que l’usage onaniste du mariage n’est pas interdit par la loi naturelle, c’est une proposition scandaleuse et déjà implicitement condamnée par Innocent XI.

Éditorial du Washington Post (23 mars 1931)

Nul ne peut concilier la doctrine de l’institution divine du mariage avec quelque projet moderniste pour la régulation mécanique ou la suppression de naissances. L’Église doit ou bien renier l’enseignement direct de la Bible, ou bien rejeter les thèmes de « production scientifique » d’âmes humaines. Poussé à sa conclusion logique, s’il était mis en application, le rapport du comité sonnerait le glas du mariage en tant qu’institution sacrée, introduisant des pratiques dégradantes qui encourageraient une immoralité aberrante. Et la suggestion que l’usage légal de contraceptifs serait « délicat et sans abus » montre une immense naïveté.

Saint Thomas d’Aquin, Somme de la Foi catholique contre les Gentils (Livre III, Chapitre 122)

L’onanisme est opposé au bien de la nature, c’est-à-dire à la conservation de l’espèce ; c’est pourquoi, après le péché d’homicide, qui détruit la nature humaine déjà en acte, celui qui empêche la génération de la nature humaine nous paraît tenir la seconde place.

Saint Augustin, Le bonheur conjugal

Même avec la femme légitime, l’acte matrimonial devient illicite et honteux, dès que la conception de l’enfant est évitée. C’est ce que faisait Onan, fils de Juda. Et c’est pourquoi Dieu le fit mourir.

Père Onésime Lacouture, Sixième instruction

Que de chrétiens perdent leur mérite éternel parce qu’ils suivent leur raison au lieu de suivre la foi. Par exemple, ceux qui limitent le nombre de leurs enfants tout en usant du mariage, sortent de la volonté de Dieu, et donc n’auront aucun mérite et, de plus, ils vont contre la volonté divine, donc ils pèchent mortellement et se damnent pour jouir un peu plus de la vie naturelle. Il est évident que le bon sens humain peut leur fournir une foule de bonnes raisons humaines pour empêcher la famille ; mais quelle folie de penser arriver au ciel en suivant sa raison contre la foi.

Bienheureux Jean-Martin Moyë, Instructions pour les hommes par rapport au Mariage

L’acte du mariage est toujours péché mortel toutes les fois qu’on empêche la génération, ou qu’on nuit notablement au fruit déjà conçu. Ce premier péché est celui de Het et d’Onan, que Dieu punit de mort, parce que, dit l’Écriture, ils faisaient une chose détestable, parce qu’ils usaient du mariage d’une manière contraire à la génération.

Lettre collective de l’Épiscopat Français (1919)

C’est pécher gravement contre la nature et contre la volonté divine que de frustrer par un calcul égoïste et sensuel le mariage de sa fin.

Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote

Quand l’ordre naturel et nécessaire à la procréation des enfants est perverti… selon qu’on s’écarte plus ou moins de cet ordre, les péchés sont plus ou moins exécrables, mais toujours mortels : car la propagation de la société humaine étant la première et principale fin du mariage, jamais on ne peut se départir de l’ordre qu’elle demande.