Dans son Motu Proprio du 28 octobre 1936, S.S. Pie XI explique les origines de cette Académie [1]. Le 17 août 1603, des savants furent réunis à Rome en une assemblée destinée à leur « permettre, d’acquérir la science et la sagesse par une voie droite et pieuse… et d’en faire part paisiblement aux autres hommes par la parole et la plume, sans causer de préjudice à personne. »
Pie IX en 1847, décidait que cette institution, dépendrait du Pontife romain ; à partir de ce moment, elle s’appela Pontificia academia novorum Lynceorum ; Léon XIII en 1887, lui donna de nouveaux statuts.
A son tour, Pie XI en 1936, donne de nouvelles régies à la Pontificia Academia Scientiarum. Il en nommait en même temps les 70 premiers membres [2] et le R. P. Agostino Gemelli O. F. M., professeur de psychologie appliquée à l’Université catholique du Sacré-Cœur de Milan, et recteur magnifique de cette Université, en fut nommé Président.
A l’occasion de l’ouverture de la douzième année de l’Académie Pontificale des Sciences, le Pape Pie XII a prononcé le discours suivant :
- On trouvera les documents suivants concernant l’Académie pontificale des Sciences :
- Pie XI Motu Proprio In multis solaciis, 28 octobre 1936 (A. A. S., XXVIII, 1936, p. 421, traduction française dans Actes de SS. Pie XI. t. XIV, p. 146).
- Pie XI Discours à la séance inaugurale de la troisième année de l’Académie pontificale des Sciences, 18 décembre 1938. (Osservatore Romano du 19–20 décembre 1938, traduction française dans Actes de SS. Pie XI, tome XVII, p. 235.)
- Pie XII, Discours lors de l’ouverture de la quatrième année de l’Académie pontificale des Sciences, 3 décembre 1939. (Osservatore Romano 4–5 décembre 1939, traduction française dans La Documentation Catholique, tome XLI, col. 195.)
- Pie XII Discours lors dehttps://laportelatine.org/formation/magistere/allocution-a-lacademie-pontificale-des-sciences l’ouverture de la septième année de l’Académie pontificale des Sciences, 21 février 1943 (A. A. S., XXXV, 1943, p. 69.)
- Pie XII Allocution à la Semaine d’Etudes de l’Académie pontificale des Sciences sur le Cancer, 8 juin 1949. (Osservatore Romano, 9 juin 1949.)
[↩]
- On trouvera la liste des membres de l’Académie dans les A. A. S., XXVII, 1936, p. 447.[↩]
- Max Planck, professeur à l’Université de Berlin, était membre de l’Académie pontificale des Sciences. Le Saint-Père, en 1943, faisait allusion à son article Sinn und Grenzen der exakten Wissenchaft (Europäische Revue, février, 1942). Planck était l’auteur de la théorie des quantas. Né à Kiel en 1858, prix Nobel de physique en 1918 ; il a publié de nombreux ouvrages ; citons :
- Das Prinzip der Erhaltung der Energie (1887);
- Vorlesungen über Thermodynamik (1897);
- Die Entstehung und Bisherige entwicklung der Quanten Theorie (1920);
- Einführung in die Theoretische Physik (1926).
Il est mort le 4 octobre 1947, à Goettingen. Max Planck n’était pas catholique, mais il avait un sens religieux très profond et une respectueuse vénération pour l’Église et son Chef.[↩]
- La bombe atomique fut fabriquée à la suite de travaux de laboratoire effectués en secret aux États-Unis. La première bombe fut lancée sur Hiroshima le 6 août 1945 et la deuxième le 10 août sur Nagasaki. Ces deux bombes firent plus de 100.000 victimes. (Cf. Gérard de Vaucouleurs : La Conquête de l’Energie atomique, Éd. Hermann, Paris, 1946 ; H. D. Smith : Atomic Energy. A General account of the Development of Methods of using Atomic Energy for military Purposes under the Auspices of the United States Government. Ed. U. S. A. Government Printing Office, Washington, 1945.) [↩]
- Le Saint-Père répondant à une interview de M. Guptil, directeur pour l’Italie de l’Associated Press déclarait à propos de l’usage de la bombe atomique :
« La question de la bombe atomique n’est qu’un élément d’un problème beaucoup plus général ; le développement des moyens modernes d’offensive est lié au développement de la technique et est directement connexe à l’idée de guerre totale, de cette guerre qui ne fait aucune distinction entre combattants et non-combattants, comme on l’a vu si clairement et si douloureusement dans le dernier conflit. Il faudrait persuader les chefs des Nations qu’ils sont obligés en conscience d’établir des pactes capables d’assurer la paix au monde et qu’ils sont tenus à assurer sur leur honneur la responsabilité de rendre la vie possible aux peuples, en limitant de quelque façon leur droits souverains respectifs. » (Rome, II Quotidiano 14 mars 1947.) [↩]
- Corps simples qui dans la classification de la Table de Mendéléev viennent par leur poids atomique à la suite de l’uranium.[↩]
- cf. Somme théologique, Ia Pars, q. 105, a. 6[↩]
- cf. Somme théologique, I, q. 105, a, 7[↩]