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Discours à l'Académie Pontificale des Sciences

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Allocution · Pie XII · 8 février 1948

Dans son Motu Proprio du 28 octobre 1936, S.S. Pie XI explique les ori­gines de cette Académie [1]. Le 17 août 1603, des savants furent réunis à Rome en une assem­blée des­ti­née à leur « per­mettre, d’acquérir la science et la sagesse par une voie droite et pieuse… et d’en faire part pai­si­ble­ment aux autres hommes par la parole et la plume, sans cau­ser de pré­ju­dice à personne. »

Pie IX en 1847, déci­dait que cette ins­ti­tu­tion, dépen­drait du Pontife romain ; à par­tir de ce moment, elle s’appela Pontificia aca­de­mia novo­rum Lynceorum ; Léon XIII en 1887, lui don­na de nou­veaux statuts.

A son tour, Pie XI en 1936, donne de nou­velles régies à la Pontificia Academia Scientiarum. Il en nom­mait en même temps les 70 pre­miers membres [2] et le R. P. Agostino Gemelli O. F. M., pro­fes­seur de psy­cho­lo­gie appli­quée à l’Université catho­lique du Sacré-​Cœur de Milan, et rec­teur magni­fique de cette Université, en fut nom­mé Président.

A l’occasion de l’ouverture de la dou­zième année de l’Académie Ponti­ficale des Sciences, le Pape Pie XII a pro­non­cé le dis­cours suivant :

Notes de bas de page
  1. On trou­ve­ra les docu­ments sui­vants concer­nant l’Académie pon­ti­fi­cale des Sciences :

    []

  2. On trou­ve­ra la liste des membres de l’Académie dans les A. A. S., XXVII, 1936, p. 447.[]
  3. Max Planck, pro­fes­seur à l’Université de Berlin, était membre de l’Académie pon­ti­fi­cale des Sciences. Le Saint-​Père, en 1943, fai­sait allu­sion à son article Sinn und Grenzen der exak­ten Wissenchaft (Europäische Revue, février, 1942). Planck était l’auteur de la théo­rie des quan­tas. Né à Kiel en 1858, prix Nobel de phy­sique en 1918 ; il a publié de nom­breux ouvrages ; citons :
    • Das Prinzip der Erhaltung der Energie (1887);
    • Vorlesungen über Thermodynamik (1897);
    • Die Entstehung und Bisherige ent­wi­ck­lung der Quanten Theorie (1920);
    • Einführung in die Theoretische Physik (1926).

    Il est mort le 4 octobre 1947, à Goettingen. Max Planck n’était pas catho­lique, mais il avait un sens reli­gieux très pro­fond et une res­pec­tueuse véné­ra­tion pour l’Église et son Chef.[]

  4. La bombe ato­mique fut fabri­quée à la suite de tra­vaux de labo­ra­toire effec­tués en secret aux États-​Unis. La pre­mière bombe fut lan­cée sur Hiroshima le 6 août 1945 et la deuxième le 10 août sur Nagasaki. Ces deux bombes firent plus de 100.000 vic­times. (Cf. Gérard de Vaucouleurs : La Conquête de l’Energie ato­mique, Éd. Hermann, Paris, 1946 ; H. D. Smith : Atomic Energy. A General account of the Development of Methods of using Atomic Energy for mili­ta­ry Purposes under the Auspices of the United States Government. Ed. U. S. A. Government Printing Office, Washington, 1945.) []
  5. Le Saint-​Père répon­dant à une inter­view de M. Guptil, direc­teur pour l’Italie de l’Associated Press décla­rait à pro­pos de l’usage de la bombe atomique :

    « La ques­tion de la bombe ato­mique n’est qu’un élé­ment d’un pro­blème beau­coup plus géné­ral ; le déve­lop­pe­ment des moyens modernes d’offensive est lié au dévelop­pement de la tech­nique et est direc­te­ment connexe à l’idée de guerre totale, de cette guerre qui ne fait aucune dis­tinc­tion entre com­bat­tants et non-​combattants, comme on l’a vu si clai­re­ment et si dou­lou­reu­se­ment dans le der­nier conflit. Il fau­drait per­sua­der les chefs des Nations qu’ils sont obli­gés en conscience d’établir des pactes capables d’assurer la paix au monde et qu’ils sont tenus à assu­rer sur leur hon­neur la res­pon­sa­bi­li­té de rendre la vie pos­sible aux peuples, en limi­tant de quelque façon leur droits sou­ve­rains res­pec­tifs. » (Rome, II Quotidiano 14 mars 1947.) []

  6. Corps simples qui dans la clas­si­fi­ca­tion de la Table de Mendéléev viennent par leur poids ato­mique à la suite de l’uranium.[]
  7. cf. Somme théolo­gique, Ia Pars, q. 105, a. 6[]
  8. cf. Somme théo­lo­gique, I, q. 105, a, 7[]