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Constitution Apostolique Ineffabilis Deus

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Constitution apostolique · Pie IX · 8 décembre 1854

La défi­ni­tion infaillible de Pie IX a fait de l’Immaculée Conception un article de foi. Le pape y déclare qu’en aucun ins­tant de son exis­tence Marie n’a été sou­mise à la domi­na­tion du péché et que, par un effet anti­ci­pé de la Rédemption par le Christ, une faveur par­ti­cu­lière de Dieu l’a pré­ser­vée de la souillure du péché ori­gi­nel. [1]

N.B. : Les notes doc­tri­nales et his­to­riques par l’abbé Alphonse David sont dans l’édition Bonne Presse de 1953, avec Nihil obs­tat : Paris 8 octobre 1953 et Imprimatur : Paris 12 octobre 1953, Michel Potevin, v.g.

Notes de bas de page
  1. Résumé par Gervais Dumeige, S. J., La foi catho­lique, 1960[]
  2. De ces paroles, nombre de théo­lo­giens tirent argu­ment pour affir­mer que la grâce, en Marie, dès sa Conception Immaculée (grâce ini­tiale), fut plus grande. non seule­ment que la grâce de cha­cun des anges et des saints à son terme (grâce finale), mais encore que cette même grâce finale de tous les anges et de tous les saints pris ensemble. (Voir GARRIGOU-​LAGRANGE, O. P. : Mariologie, la Mère du Sauveur et notre vie inté­rieure, p. 67 et suiv. Edit. de l’Abeille, 1941.[]
  3. En Orient, la fête com­men­ça d’exis­ter au moins dès la fin du VIIe siècle à la date du 9 décembre, sous les noms de l’Annonce de la Conception de la Mère de Dieu, puis de Conception de la Mère de Dieu, avec pour thème prin­ci­pal dans la litur­gie et les homé­lies Marie conçue imma­cu­lée. En Occident, elle appa­raît suc­ces­si­ve­ment à dif­fé­rentes dates (9 ou 8 décembre ; mai), en Italie méri­dio­nale (IXe s.) ; en Irlande (IXe et Xe s.) ; en Angleterre et en Espagne (XIe s.) ; en Normandie et à Lyon et dans de nom­breux dio­cèses de France et en Allemagne (XIIes.)… Fin du XIVe et début du XVe siècle on peut dire que la fête était presque uni­ver­sel­le­ment célé­brée. Les Papes d’a­bord l’au­to­ri­sèrent, puis y par­ti­ci­pèrent pen­dant leur séjour à Avignon (1309–1377) et à leur retour à Rome, et enfin l’a­do­ptèrent (XIVe, s.). Par la Bulle Commissi nobis (6 décembre 1708), le Pape Clément XI l’im­po­sa à toute l’Eglise : « Par l’au­to­ri­té apos­to­lique et la teneur des pré­sentes, Nous décré­tons, ordon­nons et man­dons que la fête de la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée soit désor­mais obser­vée et célé­brée en tous lieux, comme les autres fêtes de pré­cepte, par tous les fidèles de l’un et l’autre sexes, et qu’elle soit insé­rée au nombre des fêtes qu’on est tenu d’ob­ser­ver. »[]
  4. Du Pape Sixte IV (1471–1484) datent les pre­miers docu­ments solen­nels des Papes en faveur de la fête et de la doc­trine de l’Immaculée Conception. 

    Le 29 avril 1476, par sa Constitution Cum praeex­cel­sa, le Pape Sixte IV approu­va et recom­man­da l’of­fice propre de la Conception com­po­sé par le Frère mineur Léonard de Nogarole et le 4 octobre 1480, par le Bref Libenter ad ea un autre office du Franciscain Bernardin de Busti. Enfin, en 1482 et 1483, par la Bulle Grave nimis, Sixte IV por­tait des cen­sures contre ceux qui accu­saient d’hé­ré­sie les tenants de la Conception Immaculée et de sa fête. 

    Après Sixte IV, les Actes pon­ti­fi­caux en faveur de l’Immaculée Conception se mul­ti­plient : « A part ceux qui régnèrent très peu de temps, les vingt-​cinq Papes qui gou­ver­nèrent l’Eglise pen­dant cette période d’en­vi­ron deux siècles (1486–1667) ont presque tous mani­fes­té leur dévo­tion envers la Vierge Immaculée par des actes en sa faveur ; actes très nom­breux, dont on trouve l’é­nu­mé­ra­tion détaillée dans une Bulle, Mulierem pul­chram, que Benoît XIV avait fait pré­pa­rer, mais qui ne fut pas publiée. » (X. LE BACHELET, Diction. de théol. cath., t. VII, col. 1164.) Dans ces condi­tions, on s’ex­plique mal la remarque de G. Herzog : « Quand on par­court la série des Actes pon­ti­fi­caux rela­tifs à la Conception de la Vierge, la pre­mière impres­sion qu’on éprouve c’est celle de la stu­pé­fac­tion. Ce qu’un Pape fait, l’autre le défait ; le tra­vail de la veille est détruit le len­de­main : on se trouve en pré­sence de la toile de Pénélope. » (Cité par LE BACHELET, art. cit., col. 1188.) []

  5. Décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 30 sep­tembre 1847.[]
  6. On voit la dif­fé­rence. Sanctification, c’est-​à-​dire l’u­nion à Dieu par la grâce, et Conception Immaculée ne sont pas syno­nymes : saint Jean-​Baptiste a été sanc­ti­fié avant sa nais­sance ; il n’est pas imma­cu­lé dans la concep­tion. Les deux expres­sions ne signi­fie­raient la même chose qu’à la condi­tion de spé­ci­fier que Marie a été sanc­ti­fiée dès le pre­mier ins­tant de sa Conception. Et telle n’é­tait pas l’in­ten­tion de ceux qui par­laient de la sanc­ti­fi­ca­tion de Marie, plu­tôt que de sa Conception Immaculée. Déjà, dès le XIIIe, siècle, ceux qui ne croyaient pas pou­voir sous­crire à la Conception Immaculée de Marie, à cause de l’u­ni­ver­sa­li­té de la Rédemption, avaient réduit la fête de la Conception à l’i­dée de la sanc­ti­fi­ca­tion. Selon leur inter­pré­ta­tion, on célé­brait la sanc­ti­fi­ca­tion de Marie au jour de sa Conception, dans l’i­gno­rance où l’on était du moment pré­cis de cette sanc­ti­fi­ca­tion. (Voir : S. THOMAS. Somme Théol., III. q. 27, art. 2, ad 3.[]
  7. Pour sau­ver le prin­cipe de la Rédemption de tous les hommes par le Christ, d’au­cuns ima­gi­naient, en effet, un pre­mier ins­tant où Marie avait été conçue avec le péché, et un second ins­tant immé­diat où elle avait été sanc­ti­fiée. C’est en ce sens, pensaient-​ils, qu’on peut prê­cher et fêter l’Immaculée Conception : le second ins­tant sui­vant immé­dia­te­ment le pre­mier, on ne dis­tin­gue­rait pas dans la pra­tique. En réa­li­té, c’é­tait nier le pri­vi­lège de l’Immaculée Conception tel que le conçoit l’Eglise : Marie n’a jamais exis­té avec le péché.[]
  8. Constitution Sollicitudo omnium eccle­sia­rum du 8 décembre 1661. Avec Sixte IV et jus­qu’à la défi­ni­tion dog­ma­tique (1854), Alexandre VII est un des trois Papes qui ont le plus fait pour l’Immaculée Conception : Sixte IV a approu­vé offi­ciel­le­ment la fête (1476) ; Alexandre VII en a déter­mi­né l’ob­jet propre : l’Immaculée Conception (1661) Clément XI a éten­du la fête à l’Eglise uni­ver­selle (1708).[]
  9. Voir note 3.[]
  10. En 1659, le roi d’Espagne, Philippe IV, avait envoyé à Rome, Louis Crespi de Borgia, évêque de Plasencia, avec mis­sion de sol­li­ci­ter du Pape une décla­ra­tion sur l’ob­jet propre du culte de la Conception de Marie, c’est-​à-​dire, sur sa Conception même exempte du péché ori­gi­nel, et non sur sa sanc­ti­fi­ca­tion.[]
  11. Voir note 3.[]
  12. Constitution Sanctissimus du 12 sep­tembre 1617. Paul V ordon­nait entre autres » de ne plus se per­mettre à l’a­ve­nir, dans les pré­di­ca­tions, les leçons, les conclu­sions et autres actes de toute nature, d’af­fir­mer publi­que­ment, jus­qu’à défi­ni­tion ou déro­ga­tion de la part de Sa Sainteté ou du Siège apos­to­lique, que la Bienheureuse Vierge a été conçue dans le péché ori­gi­nel ».[]
  13. Constitution Sanctissimus du 4 juin 1622. Grégoire XV éten­dait la défense por­tée par son pré­dé­ces­seur Paul V aux ser­mons et aux écrits pri­vés et don­nait l’ordre de fêter la Conception de Marie, comme l’Eglise romaine, c’est‑à‑dire « de ne pas employer d’autre terme que celui de Conception à la messe et dans l’of­fice divin, public ou pri­vé.[]
  14. Célèbre entre toutes est la déci­sion prise par la Sorbonne le 3 mars 1496. Par cette déci­sion, elle décré­tait que tous ceux qui se pré­sen­taient aux grades de l’Université devaient s’en­ga­ger par ser­ment à défendre l’Immaculée Conception de Marie. Ce à quoi elle tint rigou­reu­se­ment dans la suite.[]
  15. Les cir­cons­tances his­to­riques sou­lignent la valeur de cette inter­pré­ta­tion de la pen­sée du Concile de Trente (1546). Le texte pri­mi­tif sur l’u­ni­ver­selle trans­mis­sion du péché ori­gi­nel, sans cor­rec­tif, aurait pu lais­ser des doutes sur la Conception Immaculée de Marie. Dans les débats qu’il occa­sion­na, plus des deux tiers des membres de l’Assemblée, à com­men­cer par son pre­mier pré­sident, le car­di­nal del Monte, pro­po­sèrent dif­fé­rentes addi­tions pour qu’il appa­rût bien qu’il n’y incluaient pas la Sainte Vierge. Le cor­rec­tif adop­té ne consti­tue pas néan­moins une défi­ni­tion par le biais : les Pères du Concile avaient décla­ré qu’ils ne vou­laient pas abor­der ce pro­blème.[]
  16. Ces lignes indiquent par­fai­te­ment le rôle de l’Eglise elle ne crée pas la Tradition, dans laquelle, comme dans l’Ecriture, sont conte­nues les véri­tés révé­lées par Dieu : « Elle n’y change jamais rien, n’en retranche jamais rien, n’y ajoute jamais rien. » Elle en donne le sens authen­tique dans des for­mules plus pré­cises : « De manière que ces anciens dogmes de la céleste doc­trine reçoivent l’é­vi­dence, la lumière, la dis­tinc­tion, tout en gar­dant leur plé­ni­tude, leur inté­gri­té, leur carac­tère propre. »[]
  17. On n’en fini­rait pas de don­ner les mul­tiples opi­nions des com­men­ta­teurs sur le pro­té­van­gile. Dégageons seule­ment l’i­dée géné­rale qui importe ici : « La femme de la Genèse et son lignage dési­gnent, à tout le moins prin­ci­pa­le­ment, Marie et son divin Fils, l’i­ni­mi­tié annon­cée et vou­lue effi­ca­ce­ment par Dieu se pré­sente comme com­mune à l’un et à l’autre ; elle sera pour la Mère comme pour le Fils, com­plète, abso­lue. C’est là ce qui donne au plan de revanche divin toute sa signi­fi­ca­tion et toute sa por­tée ; au groupe des vain­cus, Adam et Eve, est sub­sti­tué le groupe des vain­queurs, qui se com­pose aus­si d’un homme et d’une femme. La pre­mière, Eve, repen­tante et rele­vée, a repris, il est vrai, les hos­ti­li­tés contre le ser­pent ; mais dans cette femme d’a­bord vain­cue et n’ayant pas retrou­vé l’in­no­cence ori­gi­nelle, la revanche ne peut être que par­tielle et rela­tive ; il n’y aura de revanche totale et abso­lue, que le jour où l’Eve pri­mi­tive, celle qui sor­tit toute pure des mains du Créateur, revi­vra pour ain­si dire en une autre elle-​même et se retrou­ve­ra près du nou­vel Adam pour la lutte suprême. » (X.-M. LE BACHELET, Dict. de théol. cath., t. VII, col 859.)

    A bien noter aus­si la rédac­tion de la Bulle de Pie IX. Le texte « contient deux phrases net­te­ment dis­tinctes : une pre­mière, nar­ra­tive, où l’on attri­bue aux Pères et aux écri­vains ecclé­sias­tiques le sus­dit ensei­gne­ment, docuere (ils ont ensei­gné) ; une seconde déduc­tive, quo­cir­ca (c’est pour­quoi) où les Pères ne sont plus direc­te­ment en scène ; ce sont les rédac­teurs de la Bulle et Pie IX avec eux, qui, par­tant des ensei­gne­ments des Pères comme four­nis­sant le prin­cipe, tirent la consé­quence et font l’ap­pli­ca­tion ». (LE BACHELET, art. cité, col. 860.[]

  18. Avec le pro­té­van­gile, la double salu­ta­tion de Gabriel et d’Elisabeth est la seconde preuve de la Sainte Ecriture, appor­tée par les théo­lo­giens en faveur de l’Immaculée Conception. Mais, comme la pre­mière, elle vaut sur­tout par la Tradition qui l’a inter­pré­tée en ce sens. Autrement dit, cette double salu­ta­tion ne suffirait-​elle pas, à la consi­dé­rer indé­pen­dam­ment, à prou­ver le pri­vi­lège : mais elle le prouve si l’on tient compte de l’in­ter­pré­ta­tion des Pères. Pour eux, Jésus et Marie sont unis dans la même béné­dic­tion divine et la plé­ni­tude de grâce ne se trouve pas en Marie seule­ment au moment où elle devient Mère ; elle existe en elle depuis tou­jours comme condi­tion préa­lable à sa mater­ni­té divine et à son rôle. Il est remar­quable que la Bulle Ineffabilis pré­sente ces deux textes, le pro­té­van­gile et la salu­ta­tion, dans la preuve de la Tradition, seule direc­te­ment invo­quée par Pie IX. « Dans la Bulle qui contient la défi­ni­tion du mys­tère, Pie IX n’in­sis­ta pas sur les témoi­gnages de l’Ecriture comme s’ils for­maient un argu­ment à part ; mais il les lie, si je puis par­ler ain­si, aux témoi­gnages des Pères qui en ont déter­mi­né le sens. » (MGR MALOU : l’Immaculée Conception, 1857, t. 1, p.246.[]
  19. Référence à la parole de saint Augustin, qui après avoir reje­té les asser­tions de Pélage sur cer­tains per­son­nages qui auraient vécu abso­lu­ment sans aucun péché, ajoute « excep­tion faite pour la Sainte Vierge, dont je ne veux pas qu’il soit aucu­ne­ment ques­tion quand il s’a­git de péchés, et cela pour l’hon­neur du Seigneur : qu’elle ait, en effet, reçu une grâce sur­abon­dante pour rem­por­ter une vic­toire abso­lue sur le péché, nous le savons de ce qu’elle a méri­té de conce­voir et d’en­fan­ter Celui qui fut incon­tes­ta­ble­ment sans péché ». (De la nature et de la grâce. C. XXXVI, P. L., t. XLIV, col. 267.) Même si saint Augustin ne parle ici que des péchés per­son­nels, il n’en affirme pas moins que Marie est exempte de tout péché, pour l’hon­neur du Seigneur et le péché ori­gi­nel en Marie ne por­te­rait pas moins atteinte à l’hon­neur du Seigneur.[]
  20. Nombre de ces expres­sions des para­graphes 6 et 8 ont été reprises par Pie XII dans son Encyclique Fulgens Corona du 8 sep­tembre 1953.[]
  21. Les demandes des évêques en faveur d’une défi­ni­tion dog­ma­tique remontent au moins au début du XVe siècle, comme on peut le voir Par le Concile de Bâle (1439). Pour ce qui est des chefs d’Etat, dès le début du XVIIe siècle, Philippe II, roi d’Espagne, com­mence auprès du Saint-​Siège des démarches, appuyées ensuite par le roi de Pologne Sigismond III, en vue d’ob­te­nir la défi­ni­tion du pri­vi­lège. On sait que l’Espagne, civile et reli­gieuse, fut tou­jours à l’avant-​garde pour la pro­mo­tion du culte de l’Immaculée Conception.[]
  22. C’est ain­si qu’en 1840, 10 arche­vêques fran­çais, ceux de Cambrai, Albi, Besançon, Bordeaux, Sens, Avignon, Auch, Reims, Bourges et Lyon et 41 de leurs évêques suf­fra­gants signèrent et adres­sèrent au Pape Grégoire XVI une lettre col­lec­tive en faveur de la défi­ni­tion. De 1843 à 1845, le même Pape reçut des évêques d’autres pays une qua­ran­taine de sup­pliques sem­blables. La Manifestation de la Médaille mira­cu­leuse, rue du Bac (1830), et la conver­sion d’Alphonse Ratisbonne (1842), à Saint-​André delle Fratte, n’a­vaient pas été étran­gères à ce déclen­che­ment de nou­velles péti­tions. Le Pape Grégoire XVI, mal­gré sa dévo­tion à l’Immaculée – il se décla­rait prêt à ver­ser son sang jus­qu’à la der­nière goutte pour attes­ter et scel­ler ce glo­rieux pri­vi­lège – ne jugea pas devoir don­ner suite à ces demandes, par rai­son d’op­por­tu­ni­té, à cause de la réti­cence de cer­tains pays Allemagne, Angleterre, Irlande…[]
  23. Dès le début du pon­ti­fi­cat de Pie IX, une cen­taine de nou­velles sup­pliques conti­nuèrent de par­ve­nir à Rome, dont 70 de pré­lats ita­liens, 11 des Etats pon­ti­fi­caux, et 1 de Ferdinand II, roi des Deux-​Siciles.[]
  24. Cette Congrégation anté­pré­pa­ra­toire, com­po­sée de 8 car­di­naux et 5 consul­teurs, fut nom­mée par Pie IX, pen­dant son séjour à Gaète, le 6 décembre 1848. Elle se tint à Naples, le 22 décembre, sous la pré­si­dence du car­di­nal Lambruschini. Tous se pro­non­cèrent en faveur de la défi­ni­tion ; mais l’u­na­ni­mi­té ne se fit pas sur le mode à choi­sir de la défi­nir.[]
  25. Cette consulte de théo­lo­giens fut ins­ti­tuée par Pie IX, le 1 juin 1848. Elle se com­po­sait de 20 membres : pré­lats de Congrégations romaines, reli­gieux de divers Ordres, quelques maîtres en renom. Trois seule­ment furent défa­vo­rables à la défi­ni­tion. En 1850 et 1851, suc­ces­si­ve­ment 3, puis 6 leur furent adjoints, dont un seul se pro­non­ça contre la défi­ni­tion.[]
  26. Encyclique Ubi Primum que la Congrégation, tenue à Naples, avait sug­gé­rée au Pape Pie IX.[]
  27. Sur les 603 réponses de cette sorte de Concile « par écrit », comme on a nom­mé ce réfé­ren­dum, 546 évêques, un peu plus des neuf dixièmes, se pro­non­cèrent expres­sé­ment pour la défi­ni­tion. Les autres s’y oppo­sèrent, sur­tout pour des ques­tions d’op­por­tu­ni­té. Seuls 4 ou 5 évêques se pro­non­cèrent caté­go­ri­que­ment contre toute défi­ni­tion dog­ma­tique.[]
  28. Voir notes 22 et 23 pour les réponses de la Congrégation car­di­na­lice et celles de la consulte des théo­lo­giens.[]
  29. Pie IX tint ce Consistoire secret le 1 décembre 1854.[]
  30. Nous sou­li­gnons dans la Bulle ce qui est la défi­ni­tion dog­ma­tique pro­pre­ment dite, qui seule est garan­tie par l’in­failli­bi­li­té du Pape et exige notre foi.[]