Jean-Pierre Dickès, Medias-Presss-Infos (3 janvier 2015)
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Nous pensons réellement rendre service aux homosexuels en leur exposant ces faits établis par des travaux scientifiques.
- Une recherche effectuée à Amsterdam établit que 86 % des nouveaux cas de sida concernait les couples homosexuels instables. (Xiridou, M. et al., “The contribution of steady and casual partnerships to the incidence of HIV infection among homosexual men in Amsterdam,” AIDS 17:1029-38.).
- Une étude a suivi 156 couples de même sexe. Seulement sept d’entre eux pratiquaient la fidélité dans leurs relations sexuelles. Il est noté que cette situation favorisait la diffusion des maladies vénériennes et les états de détresse psychologiques. (McWhirter, D. and Mattison, A. “The Male Couple: How Relationships Develop.” (Upper Saddle River, NJ: Prentice Hall).
- Les couples de lesbiennes sont statistiquement très instables par rapport aux couples hétérosexuels. (“Comparative Relationship Stability of Lesbian Mother and Heterosexual Mother Families: A Review of Evidence,” Marriage and Family Review 46: 499-509).
- Une étude danoise parue en 2011 concerne les douze premières années de légalisation du partenariat homosexuel (les Danois n’ont pas osé qualifier ce type d’union de « mariage »). Le risque de suicide chez les hommes est multiplié par huit. (Mathy, R. et al. 2011. “The Association between Relationship Markers of Sexual Orientation and Suicide: Denmark, 1990-2001,” Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, 46: 111-117).
- En 2010, l’ U.S. National Longitudinal Lesbian Family Study a établi que 40 % des couples de lesbiennes ayant conçu un enfant par PMA s’étaient séparés. (Gartrell, N. & Bos, H. 2010. “U.S. National Longitudinal Lesbian Family Study: Psychological Adjustment of 17-year-old Adolescents,” Pediatrics, 126 (1): 28-36.)
- Une étude effectuée en Afrique Sub-saharienne établit que 7 % des hommes avaient été les victimes d’abus sexuels par d’autres hommes au cours de leur vie. Ce chiffre passait à 39 % parmi les homosexuels. (Greenwood, G. et al. 2002. “Battering victimization among a probability-based sample of men who have sex with men,” American Journal of Public Health, 92:1964–69).
- Une importante étude de la revue Cancer publiée en mai 2001 établissait que les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes avaient deux fois plus de risques de faire un cancer que les hétérosexuels. Cette maladie apparaissait à un âge moyen de 41 ans alors que pour le reste de la population masculine elle émergeait à 51 ans. (Boehmer, U. et al. 2011, “Cancer Survivorship and Sexual Orientation,” Cancer, 117:3796–3804.)
- Le Wall Street Journal du 12 novembre 2014 publiait un article pour avertir que le nombre de cancer de la gorge causé par le Papilloma virus (contre lequel on pousse abusivement les petites filles à se vacciner en France par le Gardasil) avait augmenté de 72 % entre 2000 et 2004. Électivement ce cancer touchait les hommes ayant multiplié leurs partenaires masculins.
- En 2012, Finneran and Stephenson ont passé en revue 28 études concernant les violences chez les homosexuels de sexe masculin. Leur conclusion était la suivante : La violence intime entre partenaires (IPV) qu’elle soit psychologique, physique ou sexuelle, a atteint chez les partenaires masculins de même sexe des taux alarmants. (Voir p. 180. P. Finneran, C., Stephenson, R. 2012. “Intimate Partner Violence Among Men Who Have Sex With Men: A Systematic Review,” Trauma, Violence and Abuse, 14: 168-185.)
- En 2007, une étude diligentée par la New York Academy of Medicine établit que plus de 32 pour cent des homosexuels actifs avaient souffert d’ « abus » par un ou plusieurs partenaires au cours de leur vie. Le tout ayant entraîné des dépressions nerveuses et l’usage de stupéfiants. (Houston, E. & McKiman, D.J. 2007, “Intimate Partner Abuse Among Gay and Bisexual Men: Risk Correlates and Health Outcomes,” Journal of Urban Health 84: 681-690.)
- En 2014 la synthèse de 19 études venant de l’Afrique Sub-saharienne a établi que la violence intime entre partenaires de même sexe (IPV) était de 48 % (Buller, A. et al. 2014. “Associations between Intimate Partner Violence and Health among Men Who Have Sex with Men: A Systematic Review and Meta-Analysis.” PLOS Medicine, 11(3): e1001609. doi:10.1371/journal.pmed.1001609.)
Jean Sévillia, Moralement correct
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Paradoxe : au moment où le mariage recule dans la société, les homosexuels le réclament pour eux. Les homosexuels ou des homosexuels ? Selon Frédéric Martel, la population homosexuelle représente moins de 2 % des hommes et moins de 1 % des femmes. Une faiblesse numérique masquée par l’activisme des organisations gays, et par la place accordée à la question par les médias. Le 5 juin 2004, à Bègles, Noël Mamère procède, en infraction avec la loi, au « mariage » de deux hommes : le maire, spécifie l’article 75 du code civil, doit recevoir des futurs époux la confirmation qu’ils « veulent se prendre pour mari et femme ». Smoking crème pour Bertrand, costume gris pour Stéphane, les deux hommes arrivent à la mairie à bord d’une Rolls Royce chocolat. Le lendemain, à la télévision, ils déclarent être « fatigués » de leur nuit de noces, ne pas désirer d’enfants « pour l’instant », et vouloir « vivre leur amour ». Mamère sera suspendu de ses fonctions pendant un mois et le prétendu mariage annulé. Les deux époux, en 2006, seront condamnés pour escroquerie : ils avaient payé les costumes et la voiture de la fête avec un chèque falsifié, soutiré à une vieille dame. Passons. Cette pantomime aura sans doute navré plus d’un homosexuel, gêné d’être pris en otage par les extrémistes du lobbying gay, coutumiers de la provocation. Le 5 juin 2005, un an après la cérémonie de Bègles, des militants d’Act Up organisent un simulacre de mariage homosexuel, à Notre-Dame de Paris, entre deux femmes. Des heurts s’ensuivent au cours desquels l’archiprêtre de la cathédrale est blessé. Il y a trouble dans un lieu de culte. La télévision publique est là pour filmer : puisqu’elle a été prévenue, elle est complice de cet acte illégal. À une question posée par un parlementaire, le garde des Sceaux répondra que l’enquête « n’a pas permis de caractériser l’existence d’une infraction pénale susceptible d’être poursuivie ». En dépit de la plainte déposée par l’ecclésiastique agressé, la procédure sera classée sans suite. Face au prosélytisme gay, les pouvoirs publics sont intellectuellement paralysés. Puisque le « couple » est aujourd’hui l’élément de référence, pourquoi l’union homosexuelle serait-elle moins légitime qu’une autre ? En 2004, au lendemain du « mariage » de Bègles, le Premier ministre, Jean Pierre Raffarin, comme pour s’excuser de la sanction frappant Noël Mamère, propose un projet de loi réprimant « l’homophobie », projet qui sera adopté à la fin de l’année, et suggère de renforcer le pacs. Ce contrat, institué cinq ans plus tôt par les socialistes, est dès lors avalisé par la droite qui l’avait combattu. Afin d’apporter une solution aux problèmes des personnes du même sexe vivant ensemble, il aurait été possible de prévoir un contrat d’association de biens, ou d’abaisser les taxes sur les droits de succession pour les legs hors de la famille. Avec le pacs, le législateur a préféré une formule détournant des caractéristiques propres au mariage : une logique était enclenchée que rien n’arrêtera. En 2006, tous les ténors de la gauche se prononcent pour le mariage homosexuel, tandis que l’UMP propose la création d’un « contrat d’union civile » qui irait plus loin que le pacs, et pourrait être célébré en mairie. Quelle différence avec le mariage ? Pour l’instant, l’opinion est opposée au mariage homosexuel. Mais pour combien de temps ? En réalité, la majorité qui s’y montre hostile est courte, et les moins de 35 ans s’y déclarent favorables à un taux écrasant. Au train où vont les choses, la France rejoindra sous peu les Pays-Bas, la Belgique, le Canada, l’Espagne et le Royaume-Uni dans la liste des pays ayant légalisé le mariage entre individus du même sexe. Et quand celui-ci sera entré dans la loi, les réseaux militants passeront à l’offensive sur leur revendication suivante : le droit à l’adoption. Là aussi, l’opinion y est majoritairement hostile, mais le taux s’inverse chez les moins de 35 ans. La propagande, il est vrai, commence tôt. Dans son numéro de décembre 2005, Tralalire, mensuel pour les 2-5 ans édité par Bayard Jeunesse (maison appartenant à la congrégation des assomptionnistes !), publie un « imagier de la famille » : les vignettes colorées présentent toutes sortes de familles, dont celles « où les enfants sont élevés par deux femmes ou deux hommes ». « Le couple hétérosexuel marié avec enfant n’est plus qu’un modèle parmi d’autres », affirment les organisateurs de la Marche des fiertés (l’ex Gay Pride). C’est en 1997 que l’Association des parents gays et lesbiens (1 500 adhérents) a inventé le mot « homoparentalité ». « Nous avons décidé d’utiliser ce terme, expliquent-ils, pour qu’il entre, via les médias, dans le vocabulaire commun 64. » Dix ans plus tard, le mot figure en effet dans le Petit Larousse. Il repose néanmoins sur un mensonge. Par définition, les enfants vivant avec des homosexuels n’ont pas été conçus par les deux membres du couple qui se veulent leurs parents. Nés d’un rapport hétérosexuel, ils sont les enfants biologiques ou adoptés de l’un ou de l’autre. Depuis qu’une loi de 2002 permet de déléguer l’autorité parentale à un « tiers digne de confiance », des militants homosexuels en profitent pour demander que leur autorité sur un enfant né auparavant soit partagée avec leur compagnon du même sexe. On compte déjà plusieurs cas où la justice a fini par leur donner raison. Tous les psychologues savent que, pour se développer, un enfant a besoin à la fois d’un père et d’une mère, serait-ce, dans le cas des orphelins, un homme ou une femme servant de substitut symbolique. Les seules études affirmant que les enfants élevés par un couple homosexuel sont aussi équilibrés que les autres ont été réalisées aux États-Unis, par des associations gays qui ont interrogé les parents (et pas les enfants) de soixante-trois « familles » de ce type. « On est en train de mettre en place des conditions de pathologie expérimentale, s’exclame le docteur Megglé. Cela n’a jamais eu lieu dans l’histoire de l’humanité : cette histoire fait sauter les psychiatres au plafond 65. » Le lobbying extrémiste ne s’arrêtera pas là. Louis-Georges Tin, qui a dirigé un Dictionnaire de l’homophobie publié par les très sérieuses Presses universitaires de France, se fait fort d’obtenir que l’Organisation mondiale de la santé « raye le transsexualisme de la liste des maladies mentales 66 ». Apparue aux États-Unis il y a quinze ans, la théorie du gender soutient que nous ne sommes pas sexuellement déterminés. Hétérosexuel, homosexuel, bisexuel ou transsexuel, chacun construit son identité en fonction du contexte social, et peut en changer selon son désir. Dans une apathie totale de la société, un micromilieu – relayé, il est vrai, par l’orchestre médiatique – s’emploie à transformer toutes les normes anthropologiques. Jusqu’où ira-t-il ?