Emmanuel Grenier, Étude sur la nature des mouvements écologistes
Au début des années 70, la campagne lancée par le Club de Rome sur la raréfaction des ressources battait son plein. Cependant, il ne suffirait que de quelques années pour prouver scientifiquement que ces prévisions pessimistes étaient totalement fausses. Dans ce cas le mouvement écologiste international aurait risqué de s’éteindre de lui même faute d’une assise « culturelle » suffisamment solide : la peur de la raréfaction des ressources ne pouvant pas jouer ce rôle très longtemps. Cependant la « brèche » ouverte par le Club de Rome avait suffisamment effrayé l’opinion publique pour que s’y engouffre l’irrationnel qui accompagne la peur. Cette peur ayant rendu suspecte la science et sa « prétention de résoudre les problèmes de l’humanité », il fallait du point de vue des malthusiens mettre quelque chose pour combler le vide laissé par la science. La contreculture rock-sexe-drogue visant la jeunesse de l’époque avait contribué en partie à ce changement de paradigme culturel. Une autre attaque touchant plus immédiatement les élites de la société en vue de créer un mouvement de masse fut alors lancée contre la religion. Cette attaque qui cherchait provoquer un sentiment de culpabilité dans la population ; « vous avez trop consommé, maintenant vous devez faire pénitence », visait essentiellement à créer une religion de substitution. […] Parmi ceux qui ont contribué à la création de ce genre de religions figurent un certain nombre de personnalités ayant acquis une renommée dans le domaine scientifique. On y trouve l’anthropologue Margaret Mead, et surtout, le chimiste britannique James Lovelock, père de « l’hypothèse Gaïa ». Ce nom vient de l’ancienne déesse grecque et signifie la « Mère Terre ». Lovelock reprend en fait l’idée du savant russe Vernadsky, le véritable père de la notion de biosphère, mais qu’il dénature complètement. Selon Vernadsky, l’ensemble de la biosphère doit être considéré comme un tout. Cependant, la principale caractéristique de la vie c’est son développement permanent ; dans une telle perspective, la conquête spatiale et l’action de l’homme sur son environnement pour rendre des déserts habitables sont donc des activités cohérentes avec le développement de la nature. Par contre, chez Lovelock, la notion de biosphère devient prétexte à des thèses malthusiennes. Les idées de Lovelock sur la religion ont trouvé de l’écho en particulier auprès de Philip, le duc d’Édimbourg. C’est ainsi qu’en 1986, à l’occasion du 25ème anniversaire du WWF, il organisa à Assise (Italie) une rencontre internationale de trois jours qui a réuni des représentants de toutes les religions pour discuter d’écologie. Ce sommet a vu notamment la création du Religious and Conservation Network. « Ce réseau a généré des centaines de projets de conservation dans le monde », selon un communiqué de presse du WWF de 1995, année au cours de laquelle a été créé un nouveau réseau pour lui succéder : l’Alliance for Religion and Conservation (ARC) lors d’un nouveau « sommet religieux » organisé par le prince Philip. Le prince Philip y a notamment attaqué les religions révélées coupables, selon lui, d’avoir provoqué une catastrophe écologique. « Il est maintenant clair que le pragmatisme écologique des religions soi-disant païennes comme celles des Indiens d’Amérique, des Polynésiens ou des Aborigènes australiens était beaucoup plus réaliste en terme d’éthique de la conservation, que les philosophies monothéistes, plus intellectuelles, des religions révélées ». Le but explicite de NACRE était bien entendu de s’attaquer à l’un des fondements de la religion chrétienne : l’idée exprimée dans la Genèse (1-28) selon laquelle l’homme a pour mandat d’être fécond, de se multiplier et de dominer la Terre, le principal obstacle culturel aux malthusiens.
Pascal Bruckner, Le fanatisme de l’Apocalypse
L’abattement des nations européennes est frappant alors que nous bénéficions encore d’une douceur de vivre sans pareille : partout la culture de la plainte prédomine. […] On y retrouve, dans l’écologie devenue une idéologie globale, tous les travers du marxisme appliqués à l’environnement : le scientisme omniprésent, les visions effroyables de la réalité, l’admonestation aux hommes coupables de ne pas comprendre ceux qui leur veulent du bien. Toutes les sottises du bolchevisme, du maoïsme, du trotskisme sont en quelque sorte reformulées au carré, au nom du salut de la planète.
Thibault Kerlirzin, Comprendre l’Écologie
Il faut savoir que sans Strong, l’Agenda 21 et les COP annuelles qui en découlent n’existeraient tout simplement pas. Avec la mise en place de cet échiquier institutionnel, on peut rigoureusement dire que Maurice Strong est à l’écologisme planétaire ce qu’est Joseph Retinger à l’Union européenne. Mentionnons quelques-unes de ses références : figure de proue du mouvement écologiste, cofondateur du GIEC, chairman du Conseil du World Economic Forum, administrateur de la Fondation Rockefeller de 1971 à 1977 et récipiendaire du National Audubon Society Award, Commandeur de l’Ordre de l’Arche d’Or, premier directeur fondateur du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) à l’origine, avec l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) de la création du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Évolution du Climat (GIEC). Ce PNUE a été créé suite à la Conférence de Stockholm de 1972 que Strong a impulsée et dirigée, il est aussi l’initiateur du Sommet de Rio de 1992 et de son Agenda 21, l’ardent défenseur du New Age aux Nations Unies, le président du 4ème Congrès Mondial des Terres Sauvages de 1987 qui débouchera en 1991 sur la création du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) auquel appartiennent aujourd’hui 183 pays. Liste loin d’être exhaustive. Ainsi, même si Strong est bien moins connu que Soros, c’est lui qui dictait directement la marche à suivre aux chefs d’État, sans filtre ni lobby. La Charte de la Terre, un texte « eschatologique » co-écrit par Steven Rockefeller à l’initiative de Maurice Strong, a par exemple été endossé par l’UNESCO (2003), l’IUCN (2004), le Millenium NGO Forum (2000), le World Resources Institute ou encore le WWF. Or le contenu de cette charte parle de lui-même, tel l’un de ses derniers paragraphes : – Pour bâtir une communauté universelle durable, les nations du monde doivent renouveler leur engagement envers les Nations Unies, honorer leurs obligations dans le cadre des accords internationaux existants et soutenir l’application des principes de la Charte de la Terre au moyen d’un instrument juridiquement contraignant à l’échelle internationale sur les questions d’environnement et de développement.
George Kennan, Foreign Affairs (Avril 1970, Volume 48, N°3)
Ce qui nous manque, c’est précisément cette institution, chargée de la veille et de l’alerte. Elle n’aurait pas à cœur les intérêts d’une nation […] mais seulement des intérêts de l’humanité en général, de ceux de nos compagnons les animaux et les végétaux. […] Si la guerre, ou le risque de guerre, n’est plus en mesure de structurer la société captive, il faut inventer d’autres moyens. […] Cette entité, qui serait créée et soutenue par des gouvernements, aurait à prendre des décisions importantes. Elle devrait y parvenir non par le biais de compromis entre représentants gouvernementaux, mais au moyen d’une collaboration entre intellectuels, scientifiques, experts et peut-être également d’hommes d’État et de diplomates dédiés à la cause environnementale et déliés de tout mandat national ou politique […] Il ne faudrait pas sous-estimer les sommes nécessaires.
Marc Grunert, Le fascisme écologique et l’État mondial à venir
[…] Ainsi la mécanique mondialiste est la suivante : trouver un problème global qui concerne toute l’humanité, gommer les différences politiques et promouvoir une autorité mondiale qui mènera, à l’instauration d’un régime totalitaire, d’une oligarchie de scientifiques, d’intellectuels et d’experts, à la création d’un Conseil des sages. 1983 : Mme Gro Harlem Brundtland, premier ministre travailliste de Norvège, préside la « Commission mondiale sur l’environnement et le développement » créée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Un nouveau rapport est publié en 1988, intitulé « Notre avenir à tous ». Ce nouveau rapport doit répondre à une « mission urgente confiée par l’Assemblée générale de l’ONU à la commission » qui était, selon les termes mêmes du rapport, l’élaboration d’un programme global de changement. Et le rapport est à la hauteur de sa tâche, ses idées seront reprises par la mémorable « Conférence de Rio », nouvelle et prochaine étape fondatrice du fascisme écologique. je ne vais pas ennuyer le lecteur par une litanie de noms et de titres, mais il ressort de la composition de la Commission que 16 membres sur 23 sont marxistes ou issus de la nomenklatura des pays du pacte de Varsovie. C’est dire l’orientation idéologique de tous ces rapports et la nature de leur influence sur les institutions écolo-mondialistes. Quant à la teneur du rapport, ce n’est que catastrophisme : surpopulation, famine, désertification, effet de serre, trou dans la couche d’ozone, etc. Or tous ces problèmes sont transnationaux, ils estompent les frontières et ils sont interdépendants avec les problèmes de l’énergie et du développement. Il faudra abolir les souverainetés nationales (et a fortiori individuelles), définir une nouvelle éthique qui imprégnera les systèmes éducatifs et procéder aux transferts de capitaux et de technologie nécessaires à la préservation de l’environnement dans les pays sous-développés.
Pascal Bernardin, La face cachée du mondialisme vert
On nous a dit que le trou de la couche d’ozone serait causé par les CFC (Chloro-Fluoro-Carbone), un produit chimique qui sert notamment dans les circuits de réfrigération. Ces CFC ont été fabriqués industriellement après la seconde guerre mondiale, et leur production en masse a marqué les années 1960, l’époque du grand bon économique. Or, la communauté scientifique connaît le trou dans la couche d’ozone, la littérature scientifique en fait foi, depuis 1929 ; c’est à dire au moins trente ans avant que la production intensive des CFC n’ait commencé. Ils ne peuvent donc pas être la cause du phénomène. Mais son existence servait à merveille les desseins de certaines organisations internationales, notamment l’Organisation météorologique mondiale, toujours à la recherche de budgets plus importants pour financer ses recherches. […] Nous disposons donc aujourd’hui de nombreux éléments qui vont dans un sens totalement incompatibles avec la thèse des médias qui désigne l’homme comme l’auteur de ce crime écologique. Cela dit, les conséquences économiques et politiques, elles, sont bel et bien réelles. Il y a d’abord la création d’instances internationales chargées de contrôler l’évolution du trou, et d’inciter les États à arrêter ce processus destructeur. Elles sont cependant restées relativement discrète, par rapport à ce qui se passe sur l’autre front, celui de l’effet de serre. Il y a ensuite l’effet médiatique et psychologique qui s’est traduit par l’introduction dans la conscience collective d’un sentiment nouveau : celui d’une authentique responsabilité mondiale qui impliquerait aussi bien les Russes, les Chinois, les Américains que les Européens, car, dans l’atmosphère, tous nos déchets finissent par se mélanger. Ainsi est apparue, et s’est imposée l’idée que l’on était bel et bien en face d’un véritable problème commun, qu’il fallait nécessairement gérer en commun. Un sentiment d’interdépendance s’est ainsi créé qui conduit les opinions publiques à considérer que leur sort est désormais lié aux rejets de CFC qui souillent l’autre côté de la planète. Refuser de l’admettre vous désigne automatiquement comme complice d’une entreprise de destruction de la planète. Se diffuse ainsi un sentiment d’allégeance, non plus à une communauté locale, nationale, voire européenne, mais à une communauté mondiale. Ce facteur psychologique représente un fait politique de première grandeur. [… ] Que faut-il penser de l’effet de serre, du point de vue scientifique? Deux écoles s’affrontent. La première, l’école des libéraux, soutenus par des savants américains de renom, parle explicitement d’imposture. La deuxième école est celle des révolutionnaires qui, depuis la fin des années soixante, ne cessent d’annoncer une catastrophe imminente. Pour eux, il est incontestable que la température a déjà commencé à augmenter; et même que le niveau des mers subit déjà un phénomène d’élévation sensible. En réalité, ceux qui parlent ainsi se fondent encore une fois sur des modèles très incomplets, approximatifs, et donc complètement faux, de l’avis même des savants les plus rigoureux et les plus objectifs. […] Nous ne devons pas oublier que le climat est un élément qui varie en permanence. Par ailleurs, un demi-degré de réchauffement serait plutôt une bonne chose car l’augmentation de la concentration en gaz carbonique qui le provoquerait bénéficierait plus qu’elle ne nuirait à la croissance des plantes, donc à l’agriculture, aux forêts, et plus généralement à la vie, puisque celle-ci se fonde d’abord sur le phénomène de photosynthèse. En fait, l’effet de serre est principalement imputable aux modifications de l’activité solaire, le soleil étant le principal vecteur d’influence sur le climat. Les scientifiques observent cette influence depuis une cinquantaine d’années. Même si nous n’en comprenons pas encore tous les mécanismes, c’est un phénomène qui est de mieux en mieux connu. Par ailleurs, il est bien connu également que des éléments contingents, comme la modulation du rayonnement galactique, exercent une influence sur l’évolution de la couverture nuageuse et ainsi modifient la manière dont une partie des rayons solaires est renvoyée vers l’espace. Alors qu’en dire, sinon que ce à quoi nous avons affaire n’est qu’une grosse escroquerie. La majorité des savants s’efforcent de résister à cette double imposture médiatique et politique. […] Notre civilisation est fondée sur une conception chrétienne de l’homme. Ce paradigme, l’homme, un être voulu et conçu par Dieu, est la base de notre droit. Dès lors que l’on comprend que la conception de l’homme dans l’Univers est fondamentalement mise en cause, « l’homme, cet être néfaste et polluant », on a également compris que l’écologie vise finalement rien moins qu’au renversement de cette conception pour lui substituer la collectivité. L’homme ne vient plus qu’en second. On passe de l’homme en tant qu’individu, à l’homme comme membre de la collectivité. Le totalitarisme n’est pas mort.
Alexandre Del Valle, L’imposture Greta Thunberg ou l’écologisme apocalyptique et anti-national
D’après le journaliste d’investigation suédois Andreas Henriksson, qui a enquêté en premier sur Greta Thunberg, tout aurait été programmé de façon savante pour transformer la jeune Suédoise en « héroïne mondiale ». Le journaliste rappelle tout d’abord que le 1er jour de la grève initiée par Greta, le 24 août, est sorti comme par hasard en librairie une autobiographie familiale, « Scener ur hjärtat », co-écrite par la mère de Greta, Malena Ernman, son père Svante Thunberg, Beata, sa sœur, et très accessoirement Greta elle-même. Peu après, Ingmar Rentzhog, riche ami de la famille qui a participé à une conférence sur le climat le 4 mai 2018 avec Greta et ses parents, publie un fameux post Facebook qui fait connaitre d’un coup la jeune adolescente à l’échelle planétaire. Il est vrai que sa start-up, « We Don’t Have Time », cofondée en 2016, qui est à l’origine d’un réseau social destiné à toucher 100 millions d’internautes, a de quoi propulser des « jeunes talents ». Parmi les actionnaires de la start-up, outre les Rentzhog, on retrouve les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune dans la vente de voitures (Bilbolaget Nord AB). Ni l’une ni l’autre de ces familles, très riches, n’a de lien ancien et fort avec l’écologie puisqu’ils viennent de la finance pure. On apprend aussi qu’Ingmar Rentzhog est CEO du think-tank Global Utmaning, fondé par Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate suédois, très engagé contre les « nationalismes ». Bien que se disant « indépendante » face à ce phénomène de prise de conscience naturelle des « jeunes », si différents et bien plus vertueux que les « vieux », lesquels ont « volé » son rêve d’enfant, la campagne environnementale mondiale de Greta Thunberg a en réalité été mise en œuvre et sponsorisée par tout un réseau de multinationales, sociétés industrielles, milliardaires, et bien sûr de lobbies verts, rouges-verts ou mondialistes-sorossiens qui ne s’en cachent d’ailleurs pas. Reçue à Davos, le plus grand rassemblement de riches des pays industriels, mise en avant par Al Gore, Greta Thunberg a été notamment soutenue par l’incontournable milliardaire George Soros, lequel est tout sauf simplement attiré par la cause climatique, puisqu’il finance les ONG pro-Migrants, les collectifs contre l’islamophobie, les lobbies antirusses et anti-israéliens ou encore les militants No Borders, etc. La jeune fille n’évoque d’ailleurs presque jamais des sujets qui mériteraient pourtant d’être abordés si son message était cohérent. On pense notamment à la mondialisation et au libre-échange. Rappelons en passant que Greta a été reçue à l’Assemblée Nationale le jour même du vote pour la ratification du CETA, qui pose pourtant un certain nombre de problèmes environnementaux qui ne semblent pas préoccuper la jeune suédoise, pourtant par ailleurs intransigeante et exigeante envers les États-Nations souverains, leurs frontières et leur souveraineté, bien plus problématiques pour ses sponsors que le libre-échangisme mondial capitaliste.
Samuel Gregg, From Marx to Gaïa
Au cœur de l’écologie de la libération de Boff se trouve donc une forme d’égalitarisme biologique. Dans la prochaine « démocratie écologique et sociale », déclare Boff, la religion va promouvoir l’idée que « ce ne sont pas seulement les humains qui sont citoyens mais tous les êtres ». La démocratie est donc une question de biocratie et de cosmoscratie. La façon dont les plantes, les animaux, les glaciers, le feu ou les métaux exerceraient leur citoyenneté dans la biocratie de Boff n’est pas claire. Après tout, ils manquent de raison et de libre arbitre. Mais Boff a défini une structure politique distincte pour sa démocratie éco-sociale. Elle devrait s’articuler autour « d’organismes mondiaux, tels que les Nations Unies et ses dix-huit institutions spécialisées et quatorze programmes mondiaux ». Une approche très centralisée et descendante des questions environnementales et de la politique en général serait l’avenir. […] Plus généralement, l’écologie de la libération a un côté nettement romantique. Ses adeptes semblent réticents à admettre que, avec ou sans les humains, le monde naturel n’est pas un paradis symphonique. Les animaux, par exemple, ne sont guère gentils entre eux. Des millions d’espèces ont disparu sans aucune intervention humaine. De plus, la nature a infligé d’énormes dommages aux gens pendant des millénaires par le biais d’événements imprévisibles comme les tremblements de terre. L’affirmation selon laquelle l’environnement est en quelque sorte naturellement inoffensif et nourricier, sauf lorsque les humains le perturbent, n’est tout simplement pas vraie. Certes, les Écritures présentent le monde créé comme bon. Mais ils ne dépeignent pas le monde naturel comme parfait ou ne prétendent pas que la nature est intrinsèquement meilleure que l’homme ou égale à lui, car c’est là que se trouvent les pentes glissantes du syncrétisme et du paganisme.
Leonid savin, L’écologie comme arme du mondialisme
Les membres du G7 tentent régulièrement d’imposer leurs règles et normes aux autres pays, règles et normes qui limitent la souveraineté et empiètent sur les intérêts nationaux. Les sociétés transnationales sont également impliquées dans ce jeu géopolitique. Les milliardaires, de Bill Gates à George Soros, utilisent l’environnement à leur profit, en développant des stratégies à long terme aux niveaux national, régional et mondial. Un certain nombre d’organisations internationales qui prétendent avoir de hautes aspirations morales sont en réalité mêlées à des scandales sordides liés aux milieux politiques et économiques occidentaux. Le 19 septembre 2013, par exemple, Greenpeace a mis en scène un incident contre la Russie lorsque des militants ont tenté d’attaquer délibérément la plateforme pétrolière russe Prirazlomnaya, propriété de Gazprom, à l’aide du navire Arctic Sunrise. Plusieurs personnes ont tenté de grimper sur la plate-forme, dont deux sont tombées à l’eau et ont été secourues par un bateau de patrouille frontalière avant d’être arrêtées par les gardes-frontières russes. Il est évident que cette action avait un objectif géopolitique clair lié aux intérêts de la Russie dans l’Arctique et à la création d’une image négative de la Russie dans la société occidentale. L’Arctic Sunrise battait pavillon néerlandais et la BBC, citant Greenpeace, a indiqué que des ressortissants de 18 pays se trouvaient à bord : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Danemark, États-Unis, Royaume-Uni, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Ukraine, Russie, France, Italie, Turquie, Finlande, Suisse, Pologne et Suède. L’intention des organisateurs de créer un scandale international est donc évidente. L’incident lui-même a eu lieu à l’approche du sommet de l’Arctique à Salekhard, si bien que le président russe Vladimir Poutine a dû s’exprimer à ce sujet. Le Rainbow Warrior III, le plus récent navire de l’organisation de protection de l’environnement Greenpeace, est accompagné par des militants de Greenpeave dans des canots pneumatiques lors de son arrivée au port le 20 octobre 2011 à Hambourg, en Allemagne. Le Rainbow Warrior III, long de 53 mètres, conçu par Greenpeace et construit en Pologne et en Allemagne, est un projet de 23 millions d’euros achevé la semaine dernière. Il est bien connu que certaines sociétés transnationales utilisent Greenpeace comme un outil pour atteindre certains objectifs politiques. Il a été noté plus d’une fois que de nombreuses actions de l’organisation ont, pour une raison ou une autre, été dirigées contre certaines entreprises, tandis que leurs concurrents ont tranquillement récolté les bénéfices. Cela est dû aux dons généreux des parties intéressées : elles paient pour que leurs concurrents soient éliminés sous un prétexte « environnemental ». Dans le même temps, de nombreuses catastrophes humanitaires, comme l’utilisation par l’OTAN de munitions à l’uranium appauvri lors du bombardement de la Serbie en 1999, ont tout simplement été ignorées par Greenpeace. Pourtant, Greenpeace tente traditionnellement de s’attaquer aux problèmes mondiaux. L’air pur de la planète, les sources d’eau et d’autres problèmes sont toujours à l’ordre du jour des écologistes politiques, car ils justifient l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres États. Dans cette optique, il ne peut être question d’une quelconque morale ou valeur prétendument défendue par l’organisation. L’éthique de travail de Greenpeace se caractérise par un principe de base : la fin justifie les moyens. Greenpeace a souvent été prise et poursuivie pour avoir fabriqué des preuves alléguant des dommages environnementaux. Les épisodes suivants en sont de bons exemples : – Torturer délibérément des phoques devant une caméra en 1979 – Payer des pêcheurs d’Afrique de l’Ouest pour qu’ils attrapent du poisson contaminé – L’embauche d’adolescents pour arracher le fœtus d’un kangourou en gestation pour le film Goodbye, Joy de 1986 de Greenpeace – La représentation d’un sable propre contaminé par la radioactivité en 1996 – Payer 5 dollars des adolescents de Seattle pour qu’ils protestent devant les caméras contre la vente de poisson islandais en 1999. Le cofondateur de Greenpeace, David McTaggart, a également été impliqué dans une fraude immobilière. Il a participé à la création de l’organisation elle-même, qui est née d’un petit groupe de militants dévoués. Greenpeace prend soin de cacher des faits comme ceux-là, bien sûr. Mais de nombreux politiciens et militants libéraux du monde entier les aident à prêcher leurs nobles idéaux. Le financement par George Soros de la militante écologiste Greta Thunberg est une preuve supplémentaire que des intérêts idéologiques et politiques se cachent derrière des « héros » artificiellement cultivés et adaptés aux goûts d’une époque. Début 2020, George Soros a annoncé qu’il allait faire don d’un milliard de dollars pour la création d’une université mondiale destinée à lutter contre les gouvernements autoritaires et le changement climatique. Il n’a pas eu à attendre longtemps. La même année, une organisation internationale appelée Open Society University Network a été lancée. Ce réseau mondial comprend environ 40 établissements d’enseignement et universités du monde entier, non seulement des États-Unis et d’Europe occidentale, mais aussi du Kirghizstan, de la Serbie, du Kenya, de Taïwan, du Myanmar, du Bangladesh, de la Colombie et du Liban. On peut probablement supposer que Soros tentera d’étendre ce réseau et, dans le même temps, d’exercer une influence sur divers gouvernements par le biais de ses affiliés existants. L’Open Society University Network forme des jeunes, mène des projets de recherche (huit au total) et s’engage dans des programmes de recherche. Il existe également des diplômes de doctorat spécialisés et des places par le biais de la Chatham House Academy du Royaume-Uni. L’un des domaines d’intervention de l’Open Society University Network est l' »engagement civique », qui se subdivise à son tour en trois composantes : l’engagement des étudiants, l’apprentissage engagé et l’engagement institutionnel, qui implique l’approfondissement des connexions internationales. Cette initiative stratégique vise clairement la création d’un « État » fantôme mondial ; un réseau international d’activistes mondialistes disposant de sa propre armée de jeunes manifestants de rue et de couches d’universitaires et de praticiens de la politique. Autre fait à noter : Mikhaïl Gorbatchev, le fossoyeur de l’URSS, est le fondateur et le président de Green Cross International, créée en 1993 et qui, comme son nom l’indique, s’occupe de questions environnementales. Son siège est situé à Genève. Depuis 2019, Diane Meyer Simon, une Américaine qui était auparavant à la tête de Global Green USA, assure la présidence de l’organisation. Outre l’accès à l’eau et d’autres questions purement environnementales, l’organisation s’occupe du désarmement, de la non-prolifération des armes et du contrôle des matières nucléaires et chimiques. Le département d’État américain n’y est pas étranger et, sous diverses formes, il tente d’établir des monopoles dans les technologies à double usage et la production d’armes. Les activités coordonnées d’organisations comme celles-ci et de l’élite mondialiste pourraient conduire à un nouveau modèle de révolutions de couleur. Alors que la couleur des coups d’État organisés était autrefois choisie en fonction du symbolisme politique des partis qui prenaient le pouvoir en travaillant pour les États-Unis, la zombification « environnementale » par le biais de programmes d’éducation, de subventions et de manipulation des médias pourrait bientôt créer un certain narratif « vert ».
Capucins de Morgon, Lettre aux amis de saint François (N° 33, mars 2016)
Cela fait plusieurs décennies que les instances internationales, en particulier l’ONU, se font les championnes du mouvement écologique. Or, qu’entendent-elles par l’écologie ? Quel objectif cherchent-elles ? Pour répondre à ces questions, il suffit de se reporter aux actes tout à fait officiels qui en émanent. Notons quelques-uns de ces objectifs. Et d’abord le but fondamental : un changement de paradigme, c’est-à-dire un changement de notre conception du monde. La chrétienté avait à sa tête le Christ-Roi. Les hommes étaient soumis à ce maître tendrement aimé et fidèlement servi, tant par les nations que par les individus. Et l’homme lui-même régnait sur les créatures inférieures. La Révolution a chassé le Christ-Roi ; l’homme s’est alors proclamé seul roi, et s’est enivré de ses découvertes. Après avoir détruit la souveraineté de Jésus-Christ sur l’homme, la Révolution achève son œuvre en détruisant la supériorité de l’homme sur les autres créatures. Bref, c’est un renversement (comme le mot « révolution » l’indique). C’est l’adoration des éléments, le culte rendu à la terre, et finalement le panthéisme. Ce nouveau paradigme doit être imposé au monde entier. L’écologie se trouve pour cela être un levier efficace sur tous les plans. D’abord, les problèmes écologiques réels se trouvent partout, donc sont susceptibles de susciter l’intérêt de tous. Ensuite, le souci de protéger l’environnement est un prétexte rêvé pour passer de là au culte de la nature. Enfin, il s’agit de faire une synthèse à la fois politique et religieuse : atteindre un gouvernement mondial et une religion mondiale. Il faut créer dans l’esprit des gens une menace de catastrophe, afin d’assurer la cohésion sociale et l’acceptation d’une autorité politique mondiale totalitaire.
Pascal Bernardin, Lectures Françaises N°601-602 mai-juin 2017
Parmi les principaux arguments scientifiques opposés à la thèse du réchauffement global d’origine anthropique, nous retiendrons les suivants : Le cycle du carbone n’est pas connu avec précision. Plusieurs scientifiques pensent que l’augmentation de la concentration en CO2 observée actuellement est due à l’augmentation de la température globale constatée depuis un siècle (et provoquée par les variations de l’activité solaire) et non l’inverse. En effet, l’océan libère du gaz carbonique quand la température augmente. L’étude des carottes glaciaires, qui permet de reconstituer le climat sur des centaines de milliers d’années, montre que la température globale et la concentration en CO2 ont beaucoup varié, la variation de température précédant la variation de la concentration en gaz carbonique. Le taux actuel en CO2 est de 380 ppm (parties par millions). L’augmentation moyenne de la concentration est de 1,5 ppm par an. En 2002 et 2003, elle s’est élevée à 2,43 et 2,30 ppm pour retomber à 1,5 ppm en 2004. Le gaz carbonique, loin d’être un poison, est nécessaire à la croissance des plantes et donc à l’agriculture et à la vie. Une augmentation de la concentration en C02 fertilise la planète. Les glaciers se rétractent sur l’ensemble de la planète depuis 1820. Les trois quarts de la fonte sont intervenus avant que la concentration en CO2 ne se soit élevée significativement. L’épaisseur de la calotte arctique a diminué brutalement avant les années 90 puis s’est stabilisée. Les données ne permettent pas de mettre en évidence une tendance quelconque pour la banquise antarctique. La température de l’Antarctique baisse. La température des océans a baissé entre 2003 et 2005. Les deux derniers siècles ont enregistré l’activité solaire la plus forte depuis 11 000 ans. Le mécanisme de l’influence des variations de l’activité solaire sur le climat est de mieux en mieux connu. Exposé depuis longtemps, il a été validé par des expériences (et non des modèles auxquels on peut faire tout dire) : les orages magnétiques (solaires), qui augmentent avec l’activité solaire, dévient les rayons cosmiques. Or ceux-ci favorisent la création de nuages. Une augmentation de l’activité solaire provoque donc un accroissement de la température globale. Pendant l’Holocène (10 000 dernières années) les changements climatiques rapides ont été principalement provoqués par des variations de l’activité solaire et de l’insolation et par l’activité volcanique. Les autres planètes du système solaire se réchauffent également. Selon le modèle du Hadley’s Center (contesté, comme tous les modèles) les mesures prévues par le Protocole de Kyoto limiteraient l’augmentation de température de 0,06°C en 2050, soit un résultat presque nul pour un coût estimé à mille milliards de dollars. Les modèles utilisés pour quantifier l’augmentation de température due à l’accroissement de la concentration en gaz carbonique sont très défectueux. Les modèles prévoient une augmentation de la température plus importante dans les basses couches de l’atmosphère (troposphère) qu’au sol. Cette prévision est infirmée par les mesures de la température effectuées par satellites dans les tropiques (représentant la moitié des basses couches de l’atmosphère mondiale). La troposphère tropicale ne présente pas de réchauffement significatif, alors que, selon les modèles, elle constitue l’une des zones qui devrait se réchauffer le plus rapidement. Enfin, il importe d’insister sur le fait que les scientifiques qui contestent l’origine anthropique du réchauffement global le paient très cher : la chasse aux sorcières est ouverte. Les enjeux financiers sont colossaux : on parle de 5 500 milliards d’euros. Les enjeux politiques et spirituels sont plus importants encore. La peur s’installe chez les scientifiques. Nous pouvons donc sans inquiétude ranger l’effet de serre anthropique parmi les montages scientifiques ou idéologiques. Rappelons pêle-mêle l’hiver nucléaire, l’entrée en glaciation prochaine, le DDT, la surpopulation, l’épuisement des ressources naturelles, le trou dans la couche d’ozone, la vache folle, la grippe aviaire, l’Irak possédant la cinquième armée du monde puis des armes de destruction massive, les couveuses koweïtiennes, le charnier de Timisoara, les centaines de milliers d’avortements clandestins etc. Jusqu’à quand continuerons-nous à écouter les médias ? Il importe donc de saisir les véritables enjeux de la querelle de l’effet de serre. Ils sont d’ordres économique et social, politique, culturel, moral et religieux : instauration d’un socialisme mondial et uniformisation des niveaux de vie sur l’ensemble de la planète par le jeu des délocalisations ; création d’un gouvernement mondial ; émergence d’une culture et d’une civilisation écologiques ; enfin et surtout changement de la conception de Dieu, de l’homme et de la nature pour arriver à une nouvelle éthique et à une spiritualité globale, anti-catholique et antéchristique.
Jacques Chirac, Ouverture de la Conférence « Citoyens de la terre » (2 février 2007)
Notre organisation politique internationale est inadaptée à l’enjeu vital du XXIe siècle, qui est l’enjeu écologique. Face à l’urgence, le temps n’est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution au sens authentique du terme. La révolution des consciences. La révolution de l’économie. La révolution de l’action politique. Il faut construire une gouvernance mondiale de l’environnement.
Claude Beauléon, Rivarol (N°3474, 2 juin 2021)
À partir de l’an 1000, on entre dans le petit optimum médiéval, la vigne monte alors très haut en Europe, jusqu’en Scandinavie. Le petit âge glaciaire commence au XIVe siècle et ne prend fin qu’au milieu du XIXe siècle. À partir des années 1850, on entre à nouveau dans une période de réchauffement et les glaciers reculent. Comme cette période correspond également au début de la révolution industrielle en Europe, il devient tentant de faire l’amalgame. Ce que je peux vous dire, c’est que les périodes de réchauffement ont eu plutôt des effets positifs et bénéfiques sur les sociétés, tandis que les périodes de refroidissement ont eu plutôt des effets pervers. Les causes des variations du ou des climats sont assez mal connues, la climatologie est une science jeune et balbutiante. Et en l’état actuel des connaissances, cinq facteurs peuvent être pris en considération : les éruptions volcaniques, les transgressions océaniques, l’activité solaire, les poussières interstellaires, les variations de l’orbite de la Terre autour du Soleil et l’angle d’inclinaison de son axe ainsi que sa vitesse de rotation et sa révolution. Tous phénomènes sur lesquels l’Homme n’a absolument aucune prise. La collecte des données des quelques milliers de stations météo dans le monde montre une hausse de température moyenne globale de 0,74 °C en un siècle. Les variations climatiques ne sont que de quelques dixièmes de degrés sur une durée de plusieurs décennies. Contrairement à ce que nous racontent les médias, il n’y a pas un consensus scientifique au sujet d’un réchauffement global dû à l’effet de serre provoqué par le CO2 rejeté par l’Homme. Cette version est contestée par d’éminents savants, mais leur voix est vite étouffée. Même le GIEC estime que le réchauffement actuellement observé depuis une cinquantaine d’années est probablement dû à l’augmentation des gaz à effet de serre, la probabilité étant estimée supérieure à 60 %. Récemment, pour les besoins de la cause, ils ont fait passer cette probabilité à 90 %. Quelle certitude ! Sauf que tous leurs calculs reposent sur des modèles mathématiques et non sur des faits mesurés. Or, quelle est la fiabilité de ces modèles ? 2 % ! Et puis, quelle valeur accorder à de pseudo-études scientifiques où le taux de probabilité négatif est de 40 % ? On est sûr ou on ne l’est pas ! Bref, vous l’aurez compris, il n’y a aucune preuve certaine que l’activité humaine soit responsable d’un changement climatique, a fortiori d’un bouleversement. Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que personne n’en sait rien. Alors, j’invite nos éminences médiatiques et politiques à un peu plus de modestie et de prudence dans leurs propos. […] Je dirais bien que la thématique du réchauffement climatique a toujours existé depuis la naissance des médias de masse. Le réchauffement est en effet un sujet de choix pour ces gens avides d’histoires pour captiver leurs lecteurs, leurs auditeurs, leurs téléspectateurs. Bref, c’est un sujet qui fait vendre. Lorsqu’on sait comment fonctionnent ces derniers et qui les finance, on se doute bien que le but n’est pas d’informer mais de faire du fric au service des puissants du jour et des modes du moment. Météo France, par son catastrophisme régulier, sort ainsi de son rôle et devient un vecteur de propagande. Or, ce discours anxiogène n’est pas nouveau : j’invite les lecteurs à se plonger dans les archives des grands quotidiens dits « d’information » internationaux sur une période d’un siècle, voire plus. Ils seront édifiés. Que ce soit les unes du New York Times, du Times, du Chicago Tribune, du Washington Post, du Figaro, du Monde, etc. Ils ne seront pas déçus ! On pourrait écrire un livre entier sur les unes de tous ces quotidiens qui nous ont annoncé régulièrement tout et son contraire. Pour ne s’en tenir qu’à la presse étrangère : – New York Times du 23 juin 1890 : « Le climat est-il en train de changer ? » – New York Times du 24 février 1895 : « Les géologues pensent que le monde pourrait de nouveau geler » – New York Times du 7 octobre 1912 : « La cinquième ère glaciaire en chemin » – Los Angeles Times du 23 décembre 1962 : « Nous allons vers une ère glaciaire ». – New York Times du 22 août 1981 : « Un réchauffement global d’une ampleur presque sans précédent » Et je vous épargne les titres de la presse hexagonale de ces dernières années : un livre entier n’y suffirait pas… Mais il est vrai que le sujet a pris de l’ampleur ces trente dernières années, qui coïncident avec la naissance du GIEC et l’organisation des COP, autrement dit avec l’accélération de la mise en place du Nouvel Ordre mondial promu à la fois par les néoconservateurs américains et l’ONU, et dont les caniches nains de l’Union européenne ne sont que les petits télégraphistes. Il fallait bien trouver un substitut aux angoisses de la menace nucléaire de la guerre froide qui prenait fin. […] Le réchauffement est un dogme religieux au même titre que le shoatisme ou le covidisme : ça ne se discute pas. La seule différence avec le premier, c’est qu’on peut encore en parler sans être traîné devant les tribunaux, du moins pour l’instant, mais on peut y perdre son emploi, comme l’a expérimenté le malheureux Philippe Verdier. Nous sommes en plein délire scientiste. La théorie du « réchauffisme » est une variante du lyssenkisme. C’est une caricature idéologique de la science : la croyance l’emporte sur la réalité. Le rationnel scientifique et l’argumentation solide basée sur les faits établis ont laissé la place à l’idéologie, à l’émotionnel, au quasi-religieux. Dans ce domaine comme dans tant d’autres, allons-nous vers la criminalisation de la pensée ? Il semblerait que nous en prenions, hélas, le chemin. […] C’est là que réside le véritable projet : politique et idéologique. En gros, l’argument avancé, c’est que le changement climatique est un enjeu trop grave pour être laissé aux États. Seule l’instauration d’un gouvernement mondial peut résoudre la crise écologique et permettre de dépasser les égoïsmes nationaux. Ce conditionnement et cette infantilisation du public n’ont qu’un but, parler du changement climatique pour nous faire changer. Ce qui est programmé, c’est un appauvrissement des Européens et il semblerait bien que le but soit d’instaurer un socialisme à l’échelle planétaire avec taxes, transferts de fonds et de technologies au profit du tiers-monde. Enfin, il s’agit d’un nouveau credo au service d’une religion mondiale appelée à remplacer la Révélation, une nouvelle spiritualité globale. C’est un changement de paradigme, un renversement radical de la conception de Dieu, de l’Homme et de la Nature. Un nouveau panthéisme en quelque sorte. Le but est clairement de détruire le christianisme.
Hacène Arezki, Nexus (N°118, septembre-octobre 2018)
Réfuter le dogme carbocentriste ne peut se faire que sur le terrain de la science. Et l’on peut s’en satisfaire et s’arrêter là. Si c’est faux, c’est faux, et nul besoin d’autre explication. On peut néanmoins s’interroger sur les conditions d’existence de ce dogme. Comment se fait-il qu’il ait pu si bien s’installer et perdurer ? La somme des intérêts convergents permet d’apporter des réponses. Mais l’énorme machine internationale mise en branle peut et doit laisser perplexe. Si l’on aborde directement la question sous cet angle, on ne peut que se dire que c’est tellement énorme que c’est forcément vrai. Si en revanche les choses ont été prises dans le bon sens et que l’on a d’abord été en mesure intellectuellement de rejeter le dogme du réchauffement climatique, anthropique, inédit et catastrophique, alors la suite logique, c’est de s’intéresser aux arcanes de cette affaire soi-disant scientifique. Et là, le sujet devient diablement scabreux, mais aussi bigrement intéressant. Pourquoi des instances internationales pousseraient-elles des nations à s’entendre sur un non-sujet typiquement transnational à propos duquel il leur est très difficile de trouver un accord ? Cette incapacité des nations à se mettre d’accord ne nourrit-elle pas l’idée que le cadre national est inadapté à la gestion des problèmes globaux, dans un monde justement globalisé ? Et si le but de tout cela était, justement, de ne pouvoir s’entendre… Le mondialisme a plus d’un tour dans sa besace. […] Le simplisme du discours du GIEC tient dans une courbe, sujette à toutes les manipulations. Celle de la température moyenne globale. Depuis une vingtaine d’années, la tendance est quasiment stable (avec les données satellitaires, car avec les stations au sol, les données sont tellement torturées qu’elles finissent par avouer un léger réchauffement). Or, pendant ce temps, nous avons envoyé dans l’atmosphère environ 40 % de tout le CO2 émis par les activités humaines depuis le début de la révolution industrielle. Quand ce fait n’est pas nié, on appelle la variabilité naturelle à la rescousse, lors même que le réchauffement était censé la surpasser allègrement et donc être inexorable. Le discours sur le réchauffement climatique porté par les médias et certains scientifiques s’est totalement affranchi de la réalité. Presque depuis le début. Il suffit de s’intéresser réellement au sujet pour le constater et prendre ses distances face au dogme carbocentriste. La levée du voile a parfois lieu dès lors qu’on se contente d’ouvrir les yeux. Mais, comme l’écrivit La Fontaine, « L’homme est de glace aux vérités, il est de feu aux mensonges ». Alors il se peut que le discours scientifico-médiatique sur le réchauffement ait encore de beaux jours devant lui. Les différents glissements sémantiques sont là pour s’adapter aux discordances trop visibles face à la réalité, car celle-ci risque toujours de se manifester, même auprès de ceux qui ne s’entretiennent avec elle que par l’entremise d’un médiateur. Le passage du réchauffement au changement, puis au dérèglement climatique, n’est pas anodin. Même en cas de refroidissement, cette mascarade pourrait bien perdurer. Mais l’outrance des propos servis au public, ainsi qu’une certaine usure de celui-ci, peuvent contrarier l’ingénierie sociale mise en place. Le tout dans le cadre d’une défiance croissante vis-à-vis des médias dominants et des cercles du pouvoir en général. Internet a permis jusqu’ici l’existence de voix dissidentes et dissonantes. Raison pour laquelle on tente de le corseter. Il faut être aveugle pour ne pas constater que la liberté d’expression se porte de plus en plus mal. J’ai en fait l’impression qu’un nombre croissant de personnes voyant clair côtoient une autre fraction de la population dont le lavage de cerveau n’a jamais été aussi efficace. Bien que n’étant pas d’un optimisme à toute épreuve, je m’efforce de penser que de plus en plus de gens auront à l’esprit cette phrase de la philosophe Simone Weil : « Croire à l’Histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole ».
Claude Allègre, L’imposture climatique
Je vais donner quelques chiffres à l’intention de ceux qui sont sensibles à la loi du grand nombre. Vous savez : « La majorité des scientifiques pense que… » Au premier trimestre 2009, un Congrès a été organisé à New York par les spécialistes qui ne croient pas au « GW » (Global Warming) : ce Congrès a réuni 800 experts. Une pétition a été lancée aux États-Unis par Fred Singer, et a réuni 5 000 signatures de scientifiques. Au Canada, une pétition a rassemblé plus de 600 climatologues qui ont pareillement mis en garde contre les conclusions du GIEC. Deux pétitions avec plusieurs centaines de signatures chacune ont été envoyées à Angela Merkel, et une autre au Premier ministre suédois pour leur dire leur opposition aux conclusions péremptoires du GIEC. Mais l’événement le plus significatif est peut-être le vote qui a eu lieu parmi les spécialistes américains du climat… Le 19 octobre 2009, le Bulletin de la Société météorologique américaine en a rendu publics les résultats. Les voici : 50 % d’entre eux ne croient pas à l’influence de l’homme sur le climat, 27 % en doutent. Seuls 23 % croient aux prédictions du GIEC. […] Il y a longtemps que j’ai perdu mes illusions. C’est comme cela : la science est faite par des hommes. Elle est plongée dans les vicissitudes du siècle et, hélas, elle reflète ses déviances et travers. C’est là une donnée essentielle, qui dépasse la science et touche à l’essence même de notre civilisation. Êtes-vous étonné que des hommes, des scientifiques cherchent par tous les moyens honneurs, argent et reconnaissance ? Quand vous voyez 112 chefs d’État se déplacer à Copenhague et discuter, se disputer, se positionner autour d’une théorie scientifique que vous avez contribué à élaborer et à énoncer (et que vous savez fragile), n’y a-t-il pas de quoi griser les esprits les plus solides ? […] Des échanges de e-mails ont été interceptés, et rendus publics. On y découvre que les membres du GIEC correspondaient entre eux pour contrôler les lecteurs de telle ou telle revue en y plaçant chaque fois comme éditeur un membre du « club ». Et lorsqu’un éditeur scrupuleux acceptait un article en contradiction avec la thèse officielle, on organisait une cabale pour l’acculer à la démission (Patrick Michaels, Wall Street Journal, le 18 décembre 2009). Ainsi le «groupe» a-t-il boycotté la revue Climate Research parce qu’elle avait publié en 2003 l’article de deux spécialistes reconnus critiquant la courbe de Mann. Le boycott a duré jusqu’à ce que l’éditeur « coupable » ait démissionné. Mann et Jones sont à l’origine de cette action concertée. C’est attesté aujourd’hui par les échanges de e-mails partant des ordinateurs des deux hommes. Nous, nous savions que la fameuse courbe de Mann était fausse. Je peux même vous répéter, connaissant bien la technique statistique utilisée, que c’était un très mauvais travail. Mais, pour le verrouillage, les « mafias » ne se sont pas contentées de contrôler journaux et revues. […] Des scientifiques dévoyés ambitionnant l’argent et la gloire, des politiques peu nombreux mais fanatisés à l’idée de sauver le monde et de se faire un nom, de jeunes journalistes, des enseignants et des militants de gauche révoltés contre la société et ayant perdu, pour les plus âgés d’entre eux, leurs repères marxistes : voilà les ingrédients du cocktail initial, mais ils n’auraient pas conduit au débouché que l’on connaît sans l’action de l’ONU et, en son sein, de quelques hauts fonctionnaires. Le global warming planétaire est aussi le produit de la technostructure onusienne et, nous le verrons, on n’aurait pas atteint de pareilles extrémités s’il n’y avait pas eu derrière de gigantesques intérêts financiers, d’ailleurs plus ou moins liés à l’ONU. C’est le point central, qu’il ne faut pas perdre de vue. Un tel scandale n’a pu se produire que parce qu’il a des causes multiples qui se sont additionnées.
Alexis Caron, Le christianisme, responsable de la crise écologique ?
On peut remarquer que les problèmes environnementaux deviennent préoccupant depuis 2 siècles environ, c’est-à-dire depuis le début de l’industrialisation. Or c’est justement depuis 2 siècles que le christianisme est « en régression » d’un point de vue philosophique et politique (fin du XVIIIe siècle, la révolution française, les révolutions industrielles dans différents pays d’Europe ), que son influence sur la société décline de plus en plus… Or la révolution industrielle en Europe s’est faite en pays chrétiens par des régimes qui étaient profondément hostiles au christianisme et cherchant même à l’éradiquer. Les milieux humains responsables de l’ industrialisation en France, sont les descendants (au moins spirituels, assez souvent biologiques) des révolutionnaires de 1789, ceux qui ont renversé la royauté et le catholicisme. En Angleterre et en Allemagne, ce ne sont pas les milieux catholiques qui ont fait (et profité) de l’industrialisation. Rappelons la thèse de Max Weber sur les origines protestantes de l’industrialisation. Les banques qui ont soutenu le processus de l’industrialisation sont d’origine diverses : athée, protestantes, juives, ou autres… Mais aucune n’est catholique ! L’état d’esprit qui a conduit à considérer la nature comme un matériau gérable utilisable à merci qui a conduit à considérer le monde vivant (y compris l’homme) comme un matériau auquel on peut appliquer des processus industriels, qui a exploité terriblement l’homme et provoqué la misère des milieux ouvriers du XIXe siècle, n’est pas issu de la pensée chrétienne et surtout pas catholique mais de certains de ces ennemis les plus acharnés ! Il y a la matière à étudier, à rechercher et il serait souhaitable que des chercheurs se penchent honnêtement sur ces aspects.
Guillaume Faye, L’Archéofuturisme
En France comme en Allemagne, le paradoxe des écologistes politiques, c’est qu’ils font de la politique, mais pas d’écologie. On chercherait en vain dans leurs programmes de véritables propositions écologiques, comme l’organisation continentale du « ferroutage » (les camions sur trains, non plus sur autoroute) ou la production de véhicules non polluants (GPL, électrique, etc), ou la lutte contre le « mitage » (dispersion de l’habitat en zones naturelles), l’épandage de lisier, la pollution phréatique des grands aquifères, l’épuisement halieutique des plateaux continentaux, les additifs alimentaires chimiques, l’excès d’insecticides, de pesticides, etc. A chaque fois que j’ai évoqué ces questions précises et concrètes avec un représentant des Verts, j’ai eu l’impression qu’elles ne le concernaient pas vraiment et qu’il ne les avait même jamais creusées. C’est que, m’a avoué un jour discrètement Brice Lalonde, la cible des Verts est le nucléaire diabolisé de manière magique, car assimilé à la « bombe atomique ». Or leur objectif explicite de fermeture du parc nucléaire implique la remise en fonctionnement de centrales au fioul et au charbon autrement plus polluantes et dangereuses (et plus chères) que les centrales nucléaires et leurs aléas (déchets et risques d’aérosols radioactifs type Tchernobyl). La lutte anti-nucléaire est donc anti-écologique. Contre les marées noires et les émissions de dioxyde de carbone, les Verts donnent peu de la voix; contre le moindre incident sans gravité dans une centrale, c’est un concert de hurlements. Seulement voilà: les Verts n’osent pas s’en prendre au lobby pétrolier mondial qui, sans aucun doute, crache au bassinet pour intensifier la lutte anti-nucléaire. Le lobby nucléaire national est un ennemi beaucoup plus confortable. Il n’existe pas d’énergie non souillante et, à ce jour, le nucléaire est la moins sale des énergies industriellement maîtrisables. Il est extraordinaire de penser que, pour remplacer l’énergie la moins polluante, les Verts en arrivent (comme en Suède) à recourir à la réactivation des énergies fossiles les plus polluantes. Les cinq sources d’énergies peu salissantes alternatives au nucléaire (géothermique, solaire, éolienne, marémotrice, hydraulique) sont techniquement dans l’impossibilité de fournir les mégawatts nécessaires à un pays industriel. […] Les mesures concrètes prises par les Verts au pouvoir sont souvent à se tordre de rire, comme l’annulation du percement du canal Rhin-Rhône obtenue par Madame Voynet. En conséquence : l’augmentation du trafic de marchandises par camions, entre la mer du Nord et la Méditerranée, engorgera davantage la route, voie la plus coûteuse et la plus polluante. En réalité, les Verts ne se préoccupent absolument pas d’écologie. C’est un simple prétexte. À preuve : ils se dépensent sans compter, en Allemagne et en France, pour défendre les naturalisations, la régularisation des clandestins, pour empêcher les expulsions légales, etc, mais bien peu pour défendre la cause écologique. L’écologie est le cache-sexe du gauchisme. L’écologie politique, comme on l’a vu avec les campagnes de Greenpeace, est une vaste imposture. Elle constitue un des innombrables déguisements – comme les associations caritatives et humanitaires ou culturelles – dont se sert l’extrême-gauche politique pour avancer ses pions et pallier son absence profonde de tout projet socio-économique alternatif.
Pierre-Antoine Plaquevent, Globalisme et guerre climatique
Chaque épisode météorologique exceptionnel (ou présenté comme tel) est désormais le prétexte à une mobilisation intense de l’opinion publique. Une mobilisation cognitive qui se déploie au travers de tous les canaux médiatiques disponibles. La science météorologique est ainsi à son tour enrégimentée pour les besoins de la cause globaliste et ne laisse aucun répit à l’esprit public qui est censé passer d’une peur à une autre, d’une anxiété à une autre. Les sociétaires sont ainsi ballotés entre un état de fébrilité anxieuse et un état de stupeur aphasique sous le poids de l’ »éco-anxiété » et de la culpabilité climatique. Une culpabilité qui est censée remplacer la place du péché originel dans le cœur de l’habitant athée de Cosmopolis, la termitière globale, véritable prolétaire contemporain en sursis sanitaire, économique et climatique constant. C’est la nouvelle norme de la « politique panique » qui s’est progressivement installée en Occident depuis la fin du XX° siècle et qui devient aujourd’hui exacerbée et discontinue. La peur climatique succède ainsi (pour l’instant) aux deux années de peur virologique avec laquelle l’humanité fut tenue en laisse courte par la « Davocratie ». Peur virale qui succédait elle-même aux années précédentes, quand l’esprit public était cadenassé par l’urgence terroriste et les massacres de masse à répétition. Nous ne traiterons pas ici de la thématique du réchauffement climatique en tant que tel, ce sera peut-être l’occasion d’un futur travail spécifique. Comme nous l’avons déjà longuement exposé en ce qui concerne les questions sanitaires ou de démographie politique, qu’il soit avéré ou pas, durable ou passager, d’origine anthropique ou non, le prétexte du réchauffement climatique est utilisé afin d’enrôler l’ensemble de la société pour la remodeler selon l’agenda cosmopolitique-cybernétique de la Quatrième révolution techno-industrielle et de sa Grande réinitialisation. Comme pour ce qui relève des pandémies, le climat devient ici le prétexte idéal pour imposer de manière globale et dans l’urgence, des changements sociaux et politiques radicaux qu’il serait en temps normal impossible d’imposer à une si grande échelle. Le dérèglement climatique ou les pandémies constituent des ennemis extérieurs et supranationaux qui permettent de maintenir la société dans l’état de tension et de « stress » nécessaire au passage d’une étape à une autre de l’agenda globaliste. Le réchauffement climatique représente ainsi l’ennemi mondial idéal pour renforcer le projet de gouvernance mondiale intégrée. Face à un ennemi sans frontières comme le réchauffement climatique, la réponse ne peut qu’être que globale, supranationale et supra-étatique.
Paul Kingsnorth, Article du site Unherd (12 novembre 2022)
Si vous vous êtes jamais demandé pourquoi le changement climatique domine aussi totalement le débat écologiste à l’exclusion de tant d’autres problèmes issus de la société industrielle, (l’extinction de masse, l’érosion des sols, l’effondrement des cultures humaines, la pollution des océans), alors voici ma réponse : le changement climatique est un problème qui s’accommode des questions numériques et des réponses technocratiques. C’est en outre un problème qui, presque par définition, ne peut être résolu que par les élites. Si vous ne savez pas lire ou n’êtes pas capable de comprendre « la science évaluée par les spécialistes », alors vous êtes susceptibles d’être intimidé et réduit à un silence craintif par ceux qui en sont capables ou disent qu’ils le sont. Et ces gens-là, (qui viennent, comme presque tous les « principaux penseurs » écologistes, des couches supérieures de la société), amèneront avec eux une vision du monde qui traite la masse de l’humanité comme du bétail à faire entrer dans l’enclos zéro-carbone durable. Si vous vous demandez où vous avez déjà entendu cette histoire, ressortez votre vieux masque anti-Covid et tout vous reviendra.
Jérôme Bourbon, Rivarol n°3353 (21 novembre 2018)
L’écologisme politique de gauche qui sévit depuis plusieurs décennies et dont la malfaisance s’accroît au fil des années est sans doute l’un des pires fléaux qui nous soit arrivé. L’écologie qui était à droite avec notamment le Docteur Alexis Carrel est aujourd’hui contrôlée, dirigée et dévoyée par la gauche qui en fait une arme redoutable pour la transformation de la société et la destruction de nos traditions les plus ancrées et les plus légitimes. Au nom de l’idéologie antispéciste et de la souffrance animale, il ne faudrait plus manger de viande et se contenter d’herbes, de graines et de tofu, de fromage de soja d’origine chinoise absolument ignoble. Au nom du dogme du réchauffement climatique il faudrait accueillir en masse les prétendus réfugiés climatiques. Au nom du trou de la couche d’ozone et de la pollution atmosphérique, il faudrait renoncer à mettre au monde des enfants. En 2009, l’ex-député Vert Yves Cochet préconisait ainsi de supprimer les allocations familiales aux familles françaises ayant plus de deux enfants car, disait-il, « un enfant européen a un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York » ! Il fallait l’oser, celle-là ! Les Verts prétendent lutter contre la pollution mais ils sont les propagateurs des pires pollutions morales et sociétales : dépénalisation des drogues, ouverture de salles de shoot, théorie du genre, transsexualisme, homosexualisme, transhumanisme, immigrationnisme. L’écologie de gauche est une négation de la vie, du réel et du bon sens. C’est une idéologie mortifère. Avec ses discours catastrophistes, il entend culpabiliser, tétaniser l’homme blanc, l’Occidental et le faire payer toujours davantage, au propre comme au figuré. Il faut absolument refuser ce chantage, ces brimades incessantes. Et face à un gouvernement qui ne veut pas céder, il convient de ne surtout pas reculer.
Jean-Jacques Stormay, Abécédaire mal-pensant (Pages 298-299)
L’éruption du volcan dit « Laki » en Islande, en 1783, produisit en deux jours plus de gaz que n’en produisent en un an toutes les industries européennes actuelles (voir la plaquette de Claude Beauléon, La Farce du réchauffement climatique, une imposture au service du mondialisme, Éditions de Chiré, 2018). Il y eut une phase de période chaude dans l’Antiquité, une période froide entre le IVème et le IXème siècle, une période plus chaude dans l’hémisphère nord du Xème au XIVème siècle, nommée « optimum climatique médiéval », un refroidissement dans la même zone entre 1400 et 1850 (« petit âge glaciaire ») période de réchauffement de 1910 à 1940, de refroidissement de 1940 à 1970, et, semble-t-il, de réchauffement depuis 1970 (mais il s’agit peut-être plus de contraste entre les saisons que de réchauffement proprement dit), et aucune de ces périodes de réchauffement ne fut conditionnée par des causes anthropiques, mais probablement par les variations des flux thermiques solaires. Les glaciers étaient plus courts il y a trois mille ans qu’ils ne le sont aujourd’hui, on cultivait la vigne en Angleterre au Moyen Age, et les Vikings s’installèrent à la même époque au Groenland, terre verte. Il n’est pas certain qu’il y ait réchauffement global considérable et précipité, et il est faux qu’il soit imputable au CO2 ; et il est certain qu’il n’est pas d’origine anthropique. On a présenté les deux mille membres du GIEC (département de I’ONU – qui préfigure l’État mondial -, nommé « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ») comme des savants incontestables en laissant entendre qu’il y aurait consensus sur cette question dans le milieu des grands scientifiques. En vérité, comme l’ont rappelé les professeurs Paul Reiter (ancien membre du GIEC et chercheur à l’Institut Pasteur) et Richard Lindzen (ancien membre du GIEC et professeur au MIT), ce n’est pas parce qu’ils étaient de grands savants que les scientifiques ont été sollicités par le GIEC ; c’est parce qu’ils ont accepté de cautionner les positions idéologiques du GIEC que ces scientifiques, souvent à l’origine de seconde zone, ont été administrativement et médiatiquement promus au rang de grands savants. II y eut maints membres du GIEC (dont de nombreux membres ne sont nullement des scientifiques) qui donnèrent leur démission parce qu’ils ne croyaient pas à l’idéologie de cette officine, et qui figurent toujours, contre leur gré, sur la liste des « savants » convoqués par cette entreprise mondialiste. François Gervais, professeur émérite à l’université de Tours, auteur de L’urgence climatique est un leurre (Éditions de l’Artilleur, 2018), rappelle dans ses conférences (dont celle du 13 décembre 2018, aisément accessible sur Internet) que l’on est passé en un siècle du taux de CO2 dans l’air de 0,03 à 0,04 %. Il rappelle aussi, sans insister sur ce point, que la Banque mondiale a prévu, en fait de dépenses destinées à enrayer la montée supposée dramatique du CO2, qu’il faudrait avoir recours à 90 000 milliards de dollars d’ici à 2030, et que les gouvernements seront mis en demeure d’emprunter cet argent. On mesure l’importance de ce chiffre quand on se souvient que la dette souveraine mondiale est actuellement de 60 000 milliards de dollars. On peut se demander si l’escroquerie du réchauffement climatique anthropique n’est pas un mensonge destiné non seulement à accoutumer les peuples à l’idée que certains problèmes excèdent les compétences des États et que le recours à l’État mondial sera nécessaire au salut de l’humanité, mais encore à ménager aux financiers internationaux une rente monstrueuse qui appauvrira les États par le biais d’une fiscalité croissante destinée à rembourser la dette induite par ce danger imaginaire mais paré de toutes les garanties de l’écologie scientifique.
Bibliographie
- Stanislas de Larminat, Les Contrevérités de l’Écologisme
- Pascal Bernardin, L’Empire Écologique
- Claude Allègre, L’imposture climatique
- Alban d’Arguin, Réchauffement climatique – Enquête sur une manipulation mondiale
- Pascal Bruckner, Le fanatisme de l’Apocalypse
- Claude Beauléon, La farce du réchauffement climatique
- Bérénice Levet, L’écologie ou l’ivresse de la table rase
- Falk Van Gaver, L’Écologie selon Jésus-Christ
- Jacques Bompard, Racket sur l’écologie et le culte de l’environnement
- Rémy Prud’homme, L’idéologie du réchauffement
- István Markó, Climat : 15 vérités qui dérangent
- Drieu Godefridi, Le GIEC est mort : Vive la science !
- Georges Dillinger, Menace sur la Terre
- Rosa Koire, Derrière le masque vert