Paul VI, Audience générale (6 déc. 1972)
Dieu existe-t-il ? Qui est Dieu ? Et quelle connaissance l’homme peut-il avoir de lui ? Quelle relation chacun d’entre nous avons avec lui ? Répondre à chacune de ces questions nous conduirait vers des discussions complexes et sans fin. »Paul VI, Discours (17 jan. 1975) « Le Second Concile du Vatican a exprimé son admiration sincère pour le bouddhisme dans ses formes variées […] Nous souhaitons à Votre Sainteté et à tous vos fidèles, une abondance de prospérité et de paix. »
Paul VI, Discours (4 juin 1976) « Tous les musulmans marocains, nos frères dans la foi au Dieu unique […] Le meilleur accueil vous sera toujours réservé, et vous trouverez ici estime et compréhension.
Paul VI, Discours (10 juillet 1969)
Nous allons avoir une période de plus grande liberté dans la vie de l’Église et, par conséquent, pour chacun de ses fils. Cette liberté signifiera moins d’obligations légales et moins d’inhibitions intérieures. La discipline formelle sera réduite, tout arbitraire sera aboli, ainsi que toute intolérance, tout absolutisme. La loi positive sera simplifiée, l’exercice de l’autorité sera tempéré et le sens de la liberté chrétienne sera accru.
Paul VI, Discours (2 août 1969)
Nous avons souhaité rencontrer l’Église anglicane qui fleurit dans ce pays et rendre hommage à ces fils dont elle en est le plus fière, ceux qui – ensemble avec nos propres martyrs catholiques – ont donné à l’Évangile le témoignage généreux de leur vie. »Paul VI, Message (4 octobre 1970) « Aujourd’hui encore Nous tenons à redire ce que Nous avions l’honneur de proclamer le 4 octobre 1965 à la tribune de votre Assemblée : “Cette organisation représente le chemin obligé de la civilisation moderne et de la paix mondiale” […] Où donc d’ailleurs les uns et les autres pourraient-ils mieux trouver un pont pour les relier, une table pour se réunir, une barre pour y plaider la cause de la justice et de la paix ? […] qui saura, mieux que l’ONU et ses agences spécialisées, relever le défi lancé à toute l’humanité ? […] Il existe en effet un bien commun des hommes, et il appartient à votre organisation, de par sa vocation à l’universalité qui est sa raison d’être, de le promouvoir inlassablement.
Paul VI, Discours (28 avril 1969)
En définitive, il n’est de vraie richesse que de l’homme.
Paul VI, Homélie (29 juin 1972)
Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le Temple de Dieu.
Paul VI, Audience générale (1er octobre 1969)
[…] Mais d’autre part, dans beaucoup de secteurs, l’Église cherche à s’assimiler aux formes et aux coutumes du monde laïc ; elle se dépouille de son vêtement distinctif et sacré, elle veut se sentir humaine et terrestre et tend à se laisser absorber par la mentalité du milieu social et temporel, elle est quasiment prise par le respect humain d’être en quelque sorte distincte et obligée à un style de pensée et de vie différent de celui du monde, et en subit les mutations et les dégradations avec un zèle conformiste et presque d’avant-garde.
Paul VI, Audience générale (28 juillet 1971)
La dignité de l’homme ! Nous ne serons jamais en mesure de l’apprécier et de l’honorer en suffisance.
Paul VI, Lettre (7 mars 1971)
Ému par la mort de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille VI, nous exprimons notre sympathie sincère dans l’assurance de nos prières pour le repos éternel de votre pasteur bien-aimé et pour la bénédiction consolante de Dieu sur l’Église orthodoxe copte toute entière.
Paul VI, Homélie (29 juin 1972)
Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu.
Paul VI, Discours (7 décembre 1965)
L’Église du Concile s’est aussi beaucoup occupée de l’homme, de l’homme tel qu’en réalité il se présente à notre époque : l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce qui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion de l’homme qui se fait Dieu. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier. La découverte des besoins humains a absorbé l’attention de notre Synode. Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme
Paul VI, Audience générale (2 juillet 1969)
Si le monde change, la religion ne devrait-elle changer aussi ? […] C’est exactement la raison pour laquelle l’Église a, en particulier, après le concile, entrepris tant de réformes.
Mary Ball Martinez, La sape de l’Église catholique
Comme pour échapper à une opposition croissante, le pape Paul se lança dans une série de voyages comme on avait jamais vu d’aucun pontife romain. Il alla à Jérusalem, à Manille, à Sidney, à Hong Kong, et à Bogota pour le congrès du CELAM. A New-York, il déclara à l’Assemblée des Nations Unies qu’elle était « le plus grand espoir de l’humanité » et il supplia le monde de reconnaître le nouvel humanisme de l’Eglise : « Nous aussi, plus que d’autres, nous avons foi en l’homme » énonça-t-il. Le débarquement d’astronautes sur la lune le rendit plus lyrique encore : »Honneur au courage humain, dit-il. Honneur à la synthèse des activités scientifiques et du sens de l’organisation de l’Homme, roi de la terre et dorénavant prince des cieux ». […] Paul VI se retrouva ainsi en étrange compagnie. Arrivait au Vatican Rodman Williams d’une « Melodyland Scool of Théology » d’Anahei, Massachussetts, le Dr David Du Plessis, d’Afrique du Sud, connu sous le nom de « Mr Pentecôte », chef du Conseil mondial Pentecôtiste, le leader pentecôtiste anglican Michael Harper et l’allemand Arthur Bittlinger. Les accueillant en audience privée, Paul VI les assura qu' »ils disposaient de ressources spirituelles dont toute la famille humaine avait un urgent besoin. Marchons donc ensemble, en écoutant docilement ce que l’Esprit nous dit aujourd’hui, et apprêtons-nous à entrer dans l’avenir avec joie et confiance ». Puis, le dimanche de la Pentecôte, des milliers de Catholiques qui s’étaient faits adeptes du pentecôtisme envahirent la basilique Saint Pierre. La plupart provenaient des Etats-Unis, mais il y en avait également venant d’Irlande, du Canada, d’Inde, du Mexique et d’une douzaine d’autres pays, et ils firent de cette matinée un évènement aussi bizarre et, si possible, encore plus délirant que l’extravagance conçue dix ans plus tard à Assise par le pape Jean-Paul II. Ces charismatiques, pour la plupart des adultes d’une quarantaine d’années, se tinrent debout faces aux colonnes torsadées du Bernin du Grand autel, chacun agitant un bras et tenant de l’autre levé une radio à transistors japonaise, pendant que tout autour d’eux des milliers d’autres s’asseyaient en cercles sur le dallage de marbre, se tenant bras-dessus bras-dessous. Tout à coup d’un micro se fit entendre une puissante voix mâle. Malgré son accent du Michighan, le message de cette voix était lourd de conséquences : « Sachez que, Moi, Votre Dieu, disait la voix, j’ai conduit Pierre et Paul à Rome pour être les témoins de Ma Gloire. Maintenant Moi, Votre Dieu, J’ai choisi de vous amener à Rome. Ecoutez, Mon peuple. Je m’adresse à vous, à l’aube d’une nouvelle ère. Mon Eglise sera différente. Mon peuple sera différent. Préparez-vous. Ouvrez les yeux ! Ouvrez les yeux ! ». Sept cents prêtres catholiques, la plupart américains et récemment convertis au culte charismatique, concélébrèrent au grand autel, entourant le cardinal Suenens de Malines-Bruxelles. A la communion, les prêtres s’avancèrent le long de l’allée centrale et distribuèrent les hosties par poignées, afin qu’on se les passe ainsi de main en main ; beaucoup d’entre elles tombèrent sur le sol. Puis, d’un petit autel latéral vint la voix du Pape. Après un prône de dix minutes à la louange du Mouvement Charismatique, Paul VI leva les bras en l’air, en s’écriant : « Jésus est le Seigneur, Allelluia ». L’euphorie de Paul fut de courte durée. A peine quelques mois plus tard, il était retombé dans le découragement et demandait lors d’une audience générale à un auditoire stupéfait : « Avons nous offensé ceux qui se rebellent et se séparent ? Nous voulons les assurer que ce n’était pas notre intention et nous voudrons être le premier à leur demander de nous pardonner ». Ces paroles, si peu accordées à sa position, furent prononcées tout juste dix ans après le grand moment de l’accolade avec Maritain, à l’issue du Concile. Le cours de l’Humanisme intégral de Maritain était ainsi parvenu à sa conclusion logique. Une Église qui ne demande rien ne reçoit rien, et Paul VI, comme l’Eglise d’Amour que lui et Saul Alinski avaient rêvée, s’effondrait.
Bibliographie
- Thilo Stopka, L’invalidité des consécrations épiscopales selon le rite de Paul VI