Jean-Paul I, Angélus (10 septembre 1978)
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Dieu est papa ; plus encore Il est mère.
Mary Ball Martinez, La sape de l’Église catholique
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Dans une interview donnée à un journal de Milan, Mgr Lefebvre fit ce commentaire : « Un conclave aboutissant en un délai si court à un complet accord a du avoir été conclu avant même que les scellés aient été apposés sur les portes ». […] Albino Luciani avait été un protégé d’Angelo Roncalli. Ils s’étaient rencontrés en 1953, lorsque Roncalli quitta l’Unesco à Paris pour occuper le poste de patriarche de Venise. Son travail d’organisateur de congrès et de conférences pour l’évêque de Belluno l’amena souvent dans les environs de Venise. Que le futur Pape Jean ait alors remarqué dans ce prêtre des talents appropriés à l’Eglise changeante est prouvé par le fait que l’un de ses premiers actes en tant que Pape fut de le sacrer évêque de ses propres mains en la basilique Saint Pierre. Peu après, lorsqu’il annonça le Concile et qu’il installa les deux commissions préparatoires, celle du groupe officiel dont les deux ans de travaux finiront à la poubelle et celle du groupe d' »experts » initiés, Mgr Luciani fit partie de cette dernière. Comment le nouvel évêque parvint à ce statut d' »expert », c’est ce que dévoila l’interview donnée par l’écrivain italien Alfonso Stepellone au quotidien romain Il Messagero à la mort de Luciani. Il déclara que le Patriarche Luciani lui avait dit un jour, pendant le Concile, qu’il était passé par ce qu’il appela « une crise spirituelle grave qu’heureusement il put surmonter ». Jusque très récemment, me dit-il, il avait fait sien le concept du Saint-Office que, dans l’Église, seule la Vérité a des droits. C’est ensuite, selon ce qu’il confia à des amis, qu’il se convainquit de s’être trompé, après quoi, non sans un certain tourment et hésitations, il participa activement à la formulation du document sur la Liberté religieuse, l’un des textes fondamentaux du Concile Vatican II ». Ce décret est celui qui fait de la foi religieuse une question de libre choix ou, comme le document le dit, une question de conscience, et que les Pères du groupe conservateur au Concile refusèrent de signer. La rédaction du Décret eut lieu sous la tutelle d’Augustin Bea dorénavant cardinal, et, après son acceptation au Concile, s’ensuivirent toute une série de réunions interreligieuses en différents points du globe, la série la plus importante ayant eu lieu à Venise au cours des dix ans qui suivirent. Le révérend Philip Potter, un créole responsable du Conseil Mondial des Églises à l’époque de l’élection de Luciani, se souvint des nombreuses réunions qu’il eut avec lui : « Oui, bien sûr, dit-il à la presse, je connais le nouveau Pape. Nous avons fait parti du Comité de Travail Conjoint (sur l’œcuménisme) depuis 1965. Le cardinal Willebrands et moi-même avons été ses invités à Venise, lorsqu’il était le patriarche, et je me souviens très bien du discours qu’il prononca devant ce groupe en 1974, témoignant de ses convictions de la valeur positive de l’œcuménisme. Assurément il avait une attitude très ouverte. Il y a eu aussi le fait de son refus du trône et de la tiare. Cela démontrait clairement l’évolution de l’Église Catholique et cela montre aussi la personnalité du nouveau Pape. »
Jean-Paul I, Message radio ‘Urbi et Orbi’
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Nous poursuivrons la révision des deux Codes de droit canonique, tant de la tradition orientale que latine.