Dom Paul Delatte, Vie de Dom Guéranger (Page 177)
Ajouter à
Ni l’homme, ni la société, ni l’histoire ne sont explicables en dehors de l’idée chrétienne, et si la Providence n’est pas un mot, si l’Incarnation n’est pas un mythe, si l’ordre surnaturel n’est pas une rêverie, si l’éternité n’est pas un mirage, ce vaste ensemble de la vie de l’humanité que l’histoire a la prétention de présenter aux esprits a un sens, une portée, une loi, une direction. Il ne se peut pas qu’il y ait là autre chose que des faits et des dates, un pur spectacle, et que l’humanité au cours de sa longue vie n’ait rien à faire, rien à obtenir.
Honoré de Balzac, Illusions perdues (Page 535)
Ajouter à
Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini ; puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse.
Chanoine Emmanuel Chabauty, Les juifs, nos maîtres (Page 101)
Ajouter à
Ils ignoraient qu’il y avait, au-dessous de l’histoire apparente et officielle, une série de faits cachés qui étaient la préparation et la cause véritable des faits publics.
Professeur Robert Faurisson, Écrits révisionnistes
Ajouter à
Le révisionnisme est une affaire de méthode et non une idéologie. Il préconise, pour toute recherche, le retour au point de départ, l’examen suivi du réexamen, la relecture et la réécriture, l’évaluation suivie de la réévaluation, la réorientation, la révision, la refonte ; il est, en esprit, le contraire de l’idéologie. Il ne nie pas mais il vise à affirmer avec plus d’exactitude. Les révisionnistes ne sont pas des négateurs ou des négationnistes ; ils s’efforcent de chercher et de trouver là où, paraît-il, il n’y avait plus rien à chercher ni à trouver. Le révisionnisme peut s’exercer en cent activités de la vie courante et en cent domaines de la recherche historique, scientifique ou littéraire. Il ne remet pas forcément en cause des idées acquises mais souvent amène à les nuancer. Il cherche à démêler le vrai d’avec le faux. L’histoire est, par essence, révisionniste ; l’idéologie est son ennemie. Comme l’idéologie n’est jamais aussi forte qu’en temps de guerre ou de conflit, et comme elle fabrique alors du faux à profusion pour les nécessités de sa propagande, l’historien sera, en la circonstance, conduit à redoubler de vigilance : passant au crible de l’examen ce qu’on a pu lui assener de vérités , il s’apercevra sans doute que, là où une guerre a provoqué des dizaines de millions de victimes, la première des victimes aura été la vérité vérifiable : une vérité qu’il s’agira de rechercher et de rétablir. L’histoire officielle de la seconde guerre mondiale contient un peu de vrai combiné avec beaucoup de faux.
Léon Bloy, Jeanne d’Arc et l’Allemagne (Page 135)
Ajouter à
À mesure que l’histoire se déroule, elle devient aussitôt le secret de Dieu, et l’authenticité, même la plus forte, aux yeux du penseur, n’est qu’une opinion probable. Quelque documenté que puisse être un historien, le fait qu’il a devant lui, l’ayant si péniblement ramené, comme une épave, du fond des ténèbres, il sait bien qu’il ne le voit pas. Sa forme essentielle, divine, lui échappe nécessairement.
Jean-Pierre Abel, L’âge de Caïn
Ajouter à
Cependant, il se passait des choses, à l’extérieur, d’étranges choses qu’on ne connaîtra jamais bien. Car tous les esprits étaient dans un délire de haine ou d’épouvante, de joie ou de désespoir. Et qu’attendre de tels témoins ? Je n’ai jamais mieux compris la vanité de l’histoire que dans ces jours de la Libération. L’histoire, dit-on, est une science, et il suffit de bons témoignages, pour qu’elle soit aussi objective que la physique. Mais, d’après ma petite expérience, il n’y a de bons témoignages que dans les époques où il ne se passe rien. Et c’est facile à comprendre. Quand il se passe quelque chose, parmi les hommes, quelque chose qui compte et qui les excite vraiment, alors, ils sont si passionnés, si hors d’eux-mêmes que tout le sang de leur coeur, à grands coups, leur remonte jusqu’aux yeux, jusqu’aux oreilles, et leur brouille les sens. Ils ne voient plus, ils n’entendent plus rien comme cela est. Ils voient leurs adversaires comme au travers de fumées d’enfer, comme des démons dont la moindre parole est un blasphème et le moindre geste un maléfice. Eux-mêmes, ils se voient comme des archanges qui ont mission d’exorciser l’Erreur et d’exterminer le Mal. Le mensonge est alors partout, sur toutes les lèvres, dans l’excès des haines, dans l’aveuglement des amours, dans la déclamation et dans l’extravagance des passions. Et même les morts sont menteurs, car ils ne sont pas morts pour ce qu’ils croyaient, tant les autres, contre lesquels ils se sont battus, étaient différents de ce qu’ils imaginaient. L’historien peut bien se promener dans ce désordre, avec une lanterne. Il ne trouvera que mensonge. Pour avoir de bons témoignages, il devrait attendre un temps où tout soit au repos, où les événements soient ordinaires, où les hommes soient revenus à la grisaille de tous les jours. Il rencontrerait alors de bons témoins, avec un visage calme, avec des yeux clairs. Mais ils n’auraient à lui dire que la température qu’il fait, ou leur santé, ou la naissance de leur petit dernier… Pauvre historien !
Maurice Bardèche, Les Temps modernes (Pages 28-29)
Ajouter à
Naturellement, la falsification de l’histoire jouant un rôle capital dans un régime fondé sur la victoire militaire d’un certain système idéologique, ce miroir déformant à travers lequel l’opinion aperçoit l’histoire récente et les visages de ses grandes vedettes est un prisme indispensable, un transformateur fondamental. Cette lentille savante, ce miroir magique à travers lequel passe nécessairement le regard de chacun est un élément permanent et invisible de rééducation. Notre âme ne nous appartient plus. Notre volonté ne nous appartient plus. On a découvert que ce sont des armes trop dangereuses pour les laisser entre nos mains. Il arrive qu’elles se révoltent, qu’elles grondent, qu’elles éclatent qu’elles tuent. La première de toutes les tâches politiques est de nous en déposséder, par la contrainte ou le pas de l’oie en Russie, par la persuasion chez nous. Nous sommes au temps des lavages de cerveau. Avant tout, il faut que nous se soyons pas nous-mêmes. On ne sait pas ce qu’il peut y avoir en nous-mêmes : peut-être le sentiment de l’honneur, la fierté, le respect de notre sang, une sorte d’aspiration à la propreté et à la grandeur, qui sait ?
Louis de Bonald, Réflexions sur l’accord des dogmes de la religion avec la raison (Page 113)
Ajouter à
Un athée qui écrit l’histoire est un sourd qui traite de l’harmonie.
Henri de Fersan, L’Église catholique et le nazisme (Pages 3-4)
Ajouter à
Le débat est faussé car l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale ne peut pas être étudiée avec sérénité. La loi Gayssot empêche le rétablissement de la vérité historique, ce qui fait que nous ne savons du Troisième Reich que ce que les zélotes du mondialisme, cette fusion entre le communisme et le capitalisme apatride (version dévoyée de l’économie de marché), ont hissé au rang de croyance obligatoire. Le nazisme est devenu un fourre-tout permettant à des gens peu recommandables de se recréer une virginité sur demande : il permet de relativiser les horreurs du stalinisme, puisque Staline a lutté contre Hitler. Il interdit toute critique contre les Juifs, puisque ces derniers ont été victimes des nazis et que, mutans mutandis, leurs contradicteurs veulent donc forcément « poursuivre la Shoah ». Il permet de justifier l’impérialisme de l’ONU (donc des États-Unis), puisque celle-ci a été créée en 1943 contre Hitler… Un demi-siècle de bourrage de crâne a fait de l’opinion publique l’équivalent humain des canidés du docteur Pavlov : comme la serveuse est accorte et le traître vil, le nazi est forcément ignoble. L’équation est simple et simpliste : Hitler, c’est Auschwitz, les chambres à gaz et le génocide juif… […] Malgré la répression, l’histoire officielle s’écroule par pans entiers. Il y a deux moyens d’échapper à l’arme de l’adversaire : esquiver les coups ou décharger son arme. Il va de soi que c’est la dernière méthode qui est la meilleure. Le meilleur moyen de détruire l’arsenal de l’extrême gauche, ce n’est pas la dénégation ou la repentance. C’est de rétablir la vérité sur le national-socialisme, de montrer ce qu’il fut réellement, sans sombrer dans le panégyrique de ce dernier. Les crimes hitlériens doivent être replacés dans leur contexte et mis en parallèles avec les crimes des Alliés. Si les nazis ont commis des crimes, ils n’ont pas été pires que les Américains, les Britanniques et, bien évidemment, les Soviétiques. Seule la vérité rend libre… En montrant, preuve à l’appui, le vrai visage des uns et des autres, les gens cesseront d’avoir peur des fantômes et nos ennemis se verront privés de leur arme principale.
Bibliographie
- Charles Barthélemy, Erreurs et mensonges historiques