Abbé Jean Verdereau, Exposition historique des propositions du Syllabus
C’est vraiment étrange combien l’erreur compte de partisans, avoués ou secrets. Il semble que la vérité pure et simple fasse peur au monde ; et, quand elle nous apparaît dans toute son intégrité, elle trouve, sinon des ennemis, du moins des critiques acerbes jusqu’au sein de la famille dont les membres se font gloire de professer la vérité et d’en appliquer les conséquences dans la pratique de la vie. Et ce ne sont pas là malheureusement les ennemis les moins dangereux de la vérité. On prend des précautions contre l’ennemi du dehors ; il n’est pas aussi facile de se garantir contre l’ennemi du dedans, qui n’est pas même ennemi, mais qui se trompe dans son dévouement. Ils sont comme cet enfant présomptueux et ignorant qui prendrait du poison en soutenant à sa mère que c’est une nourriture saine et bienfaisante : bien que sa mère l’ait averti plusieurs fois et l’ait mis en garde contre l’influence délétère de ce poison, il s’obstine à croire, lui, que l’aliment n’est pas si mauvais ; il n’ose pas dire à sa mère qu’elle se trompe, mais elle exagère, et il passe outre, se croyant plus expérimenté et mieux au courant qu’elle, dans sa tendresse maternelle, des besoins de ses enfants. Ainsi font ces catholiques libéraux : ils se croient plus habiles que l’Église leur mère, plus au courant des besoins de ce que l’on appelle la civilisation moderne.
Charles Maurras, Votre bel aujourd’hui (Page 462)
Si la liberté est reine et déesse, il ne peut y avoir de liberté contre elle, donc il n’y en a plus nulle part. Être libre, à la condition d’être assujetti au Dieu libéral ou libertaire, en fait de mariage ou d’association, cela s’appelle être enchaîné dans toutes les langues du monde. Ce faux Dieu contradictoire fait rire.
Pape Léon XIII, Libertas Præstantissimum (Encyclique)
Il en est un grand nombre qui, à l’exemple de Lucifer, de qui est ce mot criminel : « Je ne servirai pas », entendent par le nom de liberté ce qui n’est qu’une pure et absurde licence. Tels sont ceux qui appartiennent à cette école si répandue et si puissante et qui, empruntant leur nom au mot de liberté, veulent être appelés Libéraux. […] Mais une chose demeure toujours vraie, c’est que cette liberté, accordée indifféremment à tous et pour tous, n’est pas, comme nous l’avons souvent répété, désirable par elle-même, puisqu’il répugne à la raison que le faux et le vrai aient les mêmes droits, et, en ce qui touche la tolérance, il est étrange de voir à quel point s’éloignent de l’équité et de la prudence de l’Église ceux qui professent le Libéralisme. […] Nier cette souveraineté de Dieu et refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est abus de la liberté et révolte ; et c’est précisément d’une telle disposition d’âme que se constitue et que naît le vice capital du Libéralisme. […] S’insurger complètement contre l’empire suprême de Dieu et lui refuser absolument toute obéissance, soit dans la vie publique, soit dans la vie privée et domestique, c’est à la fois, sans nul doute, la plus grande dépravation de la liberté et la pire espèce de Libéralisme. C’est sur elle que doivent tomber sans restriction tous les blâmes que nous avons jusqu’ici formulés.
Pape Pie IX, Réponse à une députation de catholiques français (18 juin 1871)
L’athéisme dans les lois, l’indifférence en matière de religion et les maximes pernicieuses, appelées catholiques-libérales, sont, oui, elles sont véritablement la cause de la ruine des États ; elles l’ont été de la perte de la France. Croyez-moi, le mal que je vous dénonce est plus terrible que la Révolution, plus terrible même que la Commune. J’ai toujours condamné le catholicisme-libéral et je le condamnerai encore quarante fois si c’est nécessaire.
Syllabus de Pie IX Proposition condamnée :
Chaque homme est libre d’embrasser et de professer cette religion qu’il a jugée être la vraie à la lumière de la raison.
Article du journal Civiltà Cattolica (Vol. I, série V, page 27)
De Maistre dit que l’Église et les papes n’ont jamais demandé pour leur cause rien de plus que la vérité et la justice. Tout au contraire, les libéraux, par le fait sans doute de la respectueuse horreur qu’ils professent tout naturellement pour la vérité et surtout pour la justice, nous demandent à toute heure : la charité. Il y a plus de douze ans que, pour notre part, nous assistons à ce curieux spectacle donné par les libéraux italiens. Ils ne cessent pas un moment de mendier avec des larmes notre charité. Ils en deviennent insupportables, ils en perdent toute pudeur, les bras en croix, en prose, en vers, dans leurs brochures, dans leurs journaux, dans leurs lettres publiques et privées, anonymes et pseudonymes, directement ou indirectement, ils nous supplient d’exercer envers eux la charité pour l’amour de Dieu. Ils nous conjurent de ne plus nous permettre de faire rire le prochain à leurs dépens, et de ne pas nous livrer à un examen aussi détaillé, aussi minutieux de leurs sublimes écrits, de ne point nous opiniâtrer à mettre en lumière leurs glorieux exploits, de fermer nos yeux et nos oreilles à leurs bévues, à leurs solécismes, à leurs mensonges, à leurs calomnies, à leurs mystifications, en un mot de les laisser vivre en paix. En définitive, la charité est la charité ! Que les libéraux n’en aient point, c’est si naturel qu’on peut très bien se l’expliquer, mais que les écrivains comme ceux de la ‘’Civiltà Cattolica’’ n’en fassent point usage, voilà certes bien une autre affaire. De tous temps les libéraux ont abhorré la mendicité publique jusqu’au point de l’interdire en beaucoup de pays sous peine de prison ; aussi est-ce par un juste châtiment de Dieu, qu’ils se voient réduits à devenir mendiants publics, demandant au nom du ciel, un peu de charité !
Monseigneur Henri Delassus, La conjuration antichrétienne
Le libéralisme n’est pas une hérésie ordinaire, c’est l’hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ.
Don Félix Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché
Il n’y a d’autre parti catholique, acceptable en bonne thèse pour des catholiques, que celui où l’on professe, où l’on soutient, où l’on pratique des idées résolument anti-libérales. Tout autre, si respectable qu’il soit, si conservateur qu’il se montre, quel que puisse être l’ordre matériel qu’il assure au pays, les avantages et les biens que par accident il offre à la religion, n’est pas un parti catholique, du moment qu’il se présente fondé sur des principes libéraux, ou organisé dans un esprit libéral, ou dirigé vers un but libéral.
Pape Pie VII, à l’évêque de Troyes dans Post tam diuturnitas (Encyclique)
Un nouveau sujet de peine dont Notre cœur est encore plus vivement affligé, et qui, Nous l’avouons, Nous cause un tourment, un accablement et une angoisse extrêmes, c’est le 22e article de la Constitution. Non seulement on y permet la liberté des cultes et de conscience, pour Nous servir des termes mêmes de l’article, mais on promet appui et protection à cette liberté, et en outre aux ministres de ce qu’on nomme les cultes. Il n’est certes pas besoin de longs discours, Nous adressant à un évêque tel que vous, pour vous faire reconnaître clairement de quelle mortelle blessure la religion catholique en France se trouve frappée par cet article. Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur, et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque l’Épouse sainte et immaculée du Christ, l’Église hors de laquelle il ne peut y avoir de salut. En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise, non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement. »
Abbé Roussel, Libéralisme et catholicisme (Pages 16-17)
Le libéral est un fanatique d’indépendance, il la prône jusqu’à l’absurdité, en tout domaine.
Monseigneur Fèvre, Histoire critique du catholicisme libéral (Page 546)
La vérité est seule tolérante et ne persécute jamais personne, elle se borne à empêcher de faire le mal. L’erreur est essentiellement intolérante et dès qu’elle se sent en force, école, parti ou secte, elle tient à manifester sa puissance en supprimant ses adversaires, en les injuriant, surtout en les empêchant de parler. Le droit de parler, très préconisé des libéraux, au point qu’ils l’inscrivent dans la constitution et en font l’élément privilégié du parlementarisme, ne leur paraît acceptable que s’il leur assure les immunités de monologue et empêche toute critique. L’objet qui leur plaît le plus, c’est l’encensoir pour eux, et, pour leurs adversaires, des chaînes ou le bâillon.
Article du journal La Croix (Avril 1942)
L’Église a condamné – et elle condamnera toujours – la liberté illimitée de la pensée, de la presse, de l’enseignement, des cultes, reconnue comme un droit absolu de l’individu ou comme un bien essentiel de la société : le libéralisme est une erreur.
Michaël Schmauss, Rencontres entre le christianisme catholique et la conception national-socialiste du
Entre la foi catholique et la pensée libérale il n’y a pas de compromis sur le plan des idées.
Syllabus de Pie IX Proposition condamnée :
La raison humaine, considérée sans aucun rapport à Dieu, est l’unique arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal : elle est à elle-même sa loi, elle suffit par ses forces naturelles à procurer le bien des hommes et des peuples.
Lettre pastorale des évêques de l’Équateur à leurs diocésains
À l’heure présente le libéralisme est l’erreur capitale des intelligences et la passion dominante de notre siècle, il forme comme une atmosphère infecte qui enveloppe de toute part le monde politique et religieux, qui est un péril suprême pour la société et pour l’individu. Ennemi aussi gratuit qu’injuste et cruel de l’Église catholique, il entasse en faisceau,dans un désordre insensé, tous les éléments de destruction et de mort, afin de la proscrire de la terre. Il fausse les idées, corrompt les jugements, adultère les consciences, énerve les caractères, allume les passions, assujettit les gouvernants, soulève les gouvernés, et, non content d’éteindre (si cela lui était possible) le flambeau de la révélation, il s’avance inconscient et audacieux pour éteindre la lumière de la raison naturelle elle-même
Pape Léon XIII, È giunto (Lettre)
À plusieurs reprises déjà, dans des documents officiels adressés au Monde Catholique, Nous avons démontré combien est erronée la doctrine de ceux, qui sous le nom séducteur de liberté du culte, proclament l’apostasie légale de la société, la détournant ainsi de son Auteur divin.
Père Ramière, Les Doctrines Romaines sur le libéralisme envisagées dans les rapports avec le Dogme Chrétien et avec les besoins des sociétés modernes
Le libéralisme affecte les plus graves intérêts et les dogmes les plus fondamentaux du Christianisme.
Monseigneur Nicolas Casas y Conde, Enseñanzas dela Iglesia sobre el liberalismo (Page 27)
Le libéralisme consiste proprement et véritablement à nier à Dieu son empire sur l’homme, ou à ne vouloir pas l’accepter ; dans cette mauvaise disposition de l’âme qui rejette l’empire de Dieu, soit pour le nier, soit pour ne pas vouloir le supporter, se condense et s’accomplit le vice capital du libéralisme, c’est-à-dire sa plus grande et principale malice.
Ezequiel Moreno Diaz, Testament (6 octobre 1905)
Je confesse, une fois de plus, que le libéralisme est un péché, ennemi fatal de l’Église et du Règne de Jésus-Christ, et ruine des peuples et nations, et voulant enseigner ceci, même après ma mort, je désire que dans la pièce où sera exposé mon cadavre, et même dans l’église pendant les obsèques, soit mis à la vue de tous un texte qui dira : le libéralisme est un péché.
Père Castellani, Cristo ¿ vuelve o no vuelve ? (Page 163)
Le libéralisme est une dangereuse hérésie moderne qui proclame la liberté et trouve son nom en elle. La liberté est un grand bien que, comme tous les grands biens, seul Dieu peut donner ; le libéralisme cherche la liberté en dehors de Dieu, et ainsi il ne trouve que des falsifications de la liberté.
Monseigneur Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné
Que fut, essentiellement, la Révolution de 89 ? Ce fut le naturalisme et le subjectivisme du protestantisme, réduits en normes juridiques et imposés à une société encore catholique. De là la proclamation des droits de l’homme sans Dieu, de là l’exaltation de la subjectivité de chacun aux dépens de la vérité objective, de là la mise sur le même niveau de toutes les « fois » religieuses devant le Droit, de là enfin l’organisation de la société sans Dieu, en dehors de Notre Seigneur Jésus-Christ. Un seul mot désigne cette théorie monstrueuse : le LIBÉRALISME.
Abbé Basilio Mérano, Le Libéralisme est une hérésie
Le libéralisme nie le Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ, la soumission des Nations au Christ Roi et à son Église, il nie la royauté sociale de Jésus-Christ. Quelle hérésie plus grande que celle-ci ! Celui qui ne le voit pas n’est pas catholique.
Lettre pastorale des pères du 5ème Concile Provincial de Québec
Le libéralisme s’est introduit peu à peu dans la sainte Église et s’y est caché en usant d’adresse et de fourberie, comme l’ancien serpent dans le paradis terrestre afin de séduire les âmes imprévoyantes, en les poussant, par ses artifices, à manger du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal.
Monseigneur Ignace Bourget, Lettre pastorale
Le libéralisme tend toujours à subordonner les droits de l’Église aux droits de l’État par mesure de prudence et de haute sagesse, et même à séparer l’Église de l’État, ou il voudrait une Église libre dans un État libre. Le libéralisme prétend que le clergé seul est appelé à défendre la Religion ; et que les laïques n’ont point cette mission, tandis que le Pape déclare, dans son Encyclique de 1853, que les laïques remplissent en cela un devoir filial, du moment qu’ils combattent sous la direction du clergé. Le libéralisme moderne prétend que la Religion ne doit pas sortir de la sacristie, ni franchir les limites de la piété privée. Mais le Pape déclare que les catholiques ne peuvent défendre efficacement leurs droits et leurs libertés qu’en se mêlant activement à toutes les affaires publiques.
Saint Augustin, Lettre CLXVI
Quelle mort plus funeste pour les âmes que la liberté de l’erreur !
Louis Veuillot, L’illusion libérale
Le catholique libéral n’est ni catholique ni libéral. Je veux dire par là, sans douter encore de sa sincérité, qu’il n’a pas plus la notion vraie de la liberté que la notion vraie de l’Église. Catholique libéral tant qu’il voudra ! Il porte un caractère plus connu, et tous ses traits font également reconnaître un personnage trop ancien et trop fréquent dans l’histoire de l’Église : sectaire, voilà son vrai nom.
Jacques-Bénigne Bossuet, Première instruction pastorale sur les promesses de l’Église (Page 112)
L’hérétique est celui qui a une opinion ; et c’est ce que le mot même signifie. Qu’est-ce à dire : avoir une opinion ? C’est suivre sa propre pensée et son sentiment particulier. Mais le catholique est catholique, c’est-à-dire qu’il est universel ; et sans avoir de sentiment particulier il suit sans hésiter celui de l’Église.
Julien Langella, Catholiques et identitaires (Pages 97-98)
Omniprésente en Europe et dans le monde occidental, l’idéologie multiculturaliste est fondée sur le même principe que la théorie du genre : chacun pourrait choisir son identité sans tenir compte de ses origines et de la culture du pays où il vit, en pur consommateur zappeur. Théorie du genre et multiculturalisme ont la même origine philosophique : le narcissisme libéral en vertu duquel « mon corps m’appartient », « il est interdit d’interdire » et autre « seul Dieu peut me juger » (ce qu’Il fera sans aucun doute, soyez en certains). Mon identité ne serait plus un héritage mais le fruit de ma volonté isolée, redéfinissable à chaque instant. L’inné s’efface complètement devant l’acquis.
Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Encyclique)
Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la Foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’Il est la souveraine vérité et le motif propre de la Foi.
Abbé Auguste Boulenger, Manuel d’apologétique
Les libéraux, qui mettent en avant les libertés modernes, pour combattre ce qu’ils appellent l’intolérance de l’Église, entendent-ils par là que l’homme a le droit de penser, de dire, d’écrire, d’enseigner tout ce qu’il veut, le faux comme le vrai, le mal comme le bien, qu’il a une liberté de conscience illimitée, qu’il « lui est loisible de professer telle religion qui lui plaît ou même de n’en professer aucune », qu’il a le droit de s’affranchir de ses devoirs envers Dieu ? Si telle est leur conception de la liberté, il est évident qu’elle est en opposition flagrante avec la doctrine catholique, disons plus, avec la raison. Cette soi-disant liberté, l’Église l’appelle « pure licence », et assurément, elle la condamne. Jamais elle n’admettra que la liberté puisse être le droit d’agir contre la raison et la nature, le droit d’embrasser l’erreur et de choisir le mal.
Alain de Benoist, Orientations pour des années décisives (Page 39)
Le libéralisme ne cesse de proclamer les droits des individus, mais reste muet sur les droits des peuples, sur les droits des États, sur les droits des nations.
Monseigneur Joseph Clifford Fenton, Journal (31 Octobre 1962)
Ce qui ressort de tout ce fatras [Vatican II] paraît entièrement libéral. Il me tarde de rentrer. J’ai bien peur de n’avoir plus rien à faire ici. Avoir fait partie de ce concile est sans doute la grande expérience de ma vie. Mais, dans le même temps, j’en retire une déception qui me fait frissonner. Je n’aurais jamais pensé que l’épiscopat pût être aussi libéral. C’est la fin de la religion catholique telle que nous l’avons connue.
Bibliographie
- Abbé Emmanuel Barbier, Critique du libéralisme religieux, politique et social
- Mgr Justin Fèvre, Histoire critique du catholicisme libéral en France jusqu’au pontificat de Léon XIII
- Abbé Philippe Marcille, Anatomie et physiologie du libéralisme