Mgr Jozef Tiso, Article (7 septembre 1941)
Ce sera une surprise pour beaucoup si j’affirme que les principes sociaux traduits par les encycliques du pape et les principes du national-socialisme sont les mêmes. Les principes des encycliques papales, les principes principaux sur lesquels sera fondée l’organisation sociale en Slovaquie, et les principes du national-socialisme sont identiques. Et seul celui qui n’a lu ni les uns, ni les autres, ou qui ne les a pas comparés, peut parler d’une lutte entre eux.
Michaël Schmaus, Rencontres entre le christianisme catholique et la conception national-socialiste du
Les tables de la loi national-socialiste et celles de l’impératif catholique se dressent, certes, sur des plans différents de l’être mais elles indiquent la même direction.
Abbé Du Thail, National-socialisme et catholicisme
Le terme « national-socialisme » peut être revendiqué haut et fort : « Les mots de national et de socialisme enfin rapprochés n’ont rien de dangereux pour nous et ce n’est pas parce que leur union a vu le jour a l’étranger, dans un pays qui a vaincu nos forces militaires défaillantes, que nous devons nous priver des enseignements qu’ils nous apportent. Quand nous affirmons que nous sommes nationaux-socialistes, nous ne voulons pas dire par là que la France est décidée à adopter les institutions allemandes ni qu’elle consent à une vassalité que personne d’ailleurs ne prétend lui imposer. En nous proclamant nationaux-socialistes, nous ne faisons pas acte d’allégeance vis-à-vis de l’Allemagne. En adoptant cette étiquette, nous voulons simplement signifier que nous entendons en finir avec un ordre social qui a créé d’abord, puis maintenu ensuite des antagonismes farouches, auxquels on n’a su trouver d’autres remèdes que le recours à un internationalisme dont la prétendue nécessité ne fut jamais qu’apparente. En nous proclamant nationaux-socialistes, nous renouons avec les plus pures traditions du socialisme français du début du XIXème siècle, qui tout en cherchant à faire des prolétaires des hommes vivant d’une vie propre et indépendante, délivrée de l’esclavage capitaliste, voulut aussi en faire des Français attachés au passé de leur pays et ayant constamment le regard tourné vers sa grandeur future. En nous proclamant nationaux-socialistes, nous prétendons être dans la tradition des grands sociologues français que le sens déformé qu’a pris le mot socialiste au cours du XIXème siècle, empêcha d’être ordinairement qualifiés de socialistes, mais dont nous affirmons être les continuateurs. Qu’on se souvienne en effet qu’un jour Albert de Mun, qui fut le disciple et l’ami de La Tour du Pin, s’entendit gratifier en plein Parlement, de cette apostrophe injurieuse, « mais vous êtes socialiste », parce qu’il avait tout simplement développé devant ses collègues, aussi ignorants qu’aujourd’hui, les principes essentiels de la doctrine corporative de La Tour du Pin. Qu’on se souvienne aussi que La Tour du Pin lui-même, alors qu’il avait exposé au pape Léon XIII les principes essentiels de sa doctrine, s’entendit répondre par ce dernier : « Mais, mon cher fils, tout ceci n’est pas du socialisme, c’est tout simplement du christianisme. » Et c’est pourquoi enfin en nous proclamant à notre tour nationaux-socialistes, nous prétendons encore être dans la tradition chrétienne la plus pure et la plus orthodoxe. »
Jean-Jacques Stormay, Doctrine du Fascisme Catholique en abrégé
Le socialisme ici désigne non point la suppression de la propriété privée, non du tout la recherche de l’égalité dans l’ordre de l’avoir ou dans celui de l’être – toutes choses qui sont inspirées par l’individualisme -, mais l’exigence de subordination de l’individu à la communauté, ce qui traduit tout simplement le primat du bien commun sur le bien particulier qui reconnaît en celui-là – bien du tout pris comme tout – la part la plus précieuse de lui-même. Tout membre de l’État fasciste catholique se sait investi d’une dignité particulière consistant dans le devoir de servir le bien commun, lequel en dernier ressort consiste en ceci : à l’intérieur d’une communauté particulière de destin expressive d’une manière idéale et paradigmatique nationale d’être homme, faire s’actualiser toutes les potentialités, dans le respect de leurs hiérarchies, de la nature humaine telle qu’elle se révèle particularisée par cette manière d’être homme que l’on peut aussi nommer « esprit d’un peuple » (le concept germanique de « Volksgeist »). Tout membre de l’État fasciste catholique est donc chargé d’une mission politique, si l’on entend par « politique » la recherche consciente du bien commun.
Arthur Moeller van den Bruck, Le Troisième Reich
Chaque peuple a son propre socialisme.
Joseph Mérel, Pour une contre-révolution révolutionnaire
Il est de bon ton, dans les milieux contre-révolutionnaires, de fustiger sans réserve le national-socialisme : « C’est un socialisme, il est antichrétien, il relève du matérialisme biologique, il est opposé à la famille, il est eugéniste, il est « statolâtre », par là païen mais aussi subjectiviste et rousseauiste, il est criminel et totalitaire, il fut financé par les Juifs et plus généralement les mondialistes », etc. Qu’il y ait une part de vérité dans ces critiques peu mesurées est peut-être recevable. Il reste qu’il fut le grand ennemi du communisme ; c’était même sa première raison d’être, la raison la plus décisive de sa genèse, comme l’a montré l’historien contemporain Ernst Nolte […] : le national-socialisme fut le grand ennemi du capital apatride, le grand ennemi des francs-maçons (même la Thule-Gesellschaft fut interdite dès l’arrivée de Hitler au pouvoir), l’ennemi lucide des Juifs et des démocrates libéraux et jacobins : ce sont là des raisons de ne pas le repousser a priori d’un revers de main dédaigneux, quand bien même il soulèverait d’indignation la poitrine étique des aristocraties rances et les positions sociales privilégiées des bourgeoisies capitalistes toujours disposées au compromis. Par ailleurs, il fut une réaction contre ce surnaturalisme d’inspiration augustinienne sur lequel étaient fondées les Monarchies d’Ancien Régime ayant exténué la dimension d’organicité nécessaire à la poursuite du bien commun, ayant par là préparé, par réaction, leur propre liquidation par les puissances oligarchiques et maçonniques bourgeoises. Enfin, le national-socialisme fut l’expression passionnelle d’un instinct de survie fondé sur l’intuition de ce que, au terme de la guerre de 14-18, les peuples d’Europe seraient voués à l’esclavage, pris dans la mâchoire américano-soviétique, s’ils ne réagissaient pas de manière urgentissime et extrêmement brutale. L’Allemagne hitlérienne fut la seule nation à avoir compris cela avant tout le monde, et dans l’intérêt bien compris de toute l’Europe ; sur ce point l’histoire lui a donné raison.
Charles Maurras, Dictionnaire politique et critique
Il y a opposition, contradiction à angle droit entre le marxisme égalitaire international et la protection de la Nation et de la Patrie. Mais un socialisme libéré de l’élément démocratique et cosmopolite, peut aller au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main.
Evariste de Saint-Ange, Le fascisme expliqué à ma génération
J’ai dit que le Fascisme est du côté du peuple, et donc d’une certaine forme de socialisme. Il faut donner quelques précisions à ce propos. Le but des politiques sociales du Fascisme n’est pas d’éliminer les inégalités, mais d’éliminer la pauvreté. Une élimination totale des inégalités est impossible, comme nous l’a montré l’échec systématique du communisme au cours du siècle précédent, échec que nous avions vu venir de loin. Et puis, au fond, peu nous importe qu’untel ait plus d’argent qu’untel. Ce que nous voulons surtout, c’est que tout le monde vive dans des conditions décentes. De nos jours, ça veut dire avoir un toit, l’électricité, le chauffage central, de la nourriture saine sur la table, un pouvoir d’achat adéquat, etc. C’est vrai qu’il y a de la jalousie des pauvres envers les riches, mais c’est surtout vrai quand les pauvres vivent dans des conditions invivables. Voir les riches se baigner dans du champagne dans leurs bateaux de luxe est absolument insupportable quand on a du mal à se trouver à manger. En revanche, quand on vit bien et qu’on n’a pas ce genre de soucis, on se moque complètement que les riches aient leurs petites lubies. L’être humain de base n’a pas spécialement envie de se baigner dans du champagne, ni d’avoir un bateau de luxe. Mais quand il voit que des gens se permettent de faire ça alors que lui-même n’a même pas de quoi manger, la colère grandit en lui, et on ne peut pas dire que ce ne soit pas légitime.
Louis-Ferdinand Céline, L’école des cadavres
Les États fascistes ne veulent pas de la guerre. Ils n’ont rien à gagner dans une guerre. Tout à perdre. Si la paix pouvait encore durer trois ou quatre ans, tous les états d’Europe tourneraient fascistes, tout simplement, spontanément. Pourquoi ? Parce que des États fascistes réalisent sous nos yeux, entre Aryens, sans or, sans Juifs, sans francs-maçons, le fameux programme socialiste, dont les youtres et les communistes ont toujours plein la gueule et ne réalisent jamais.
Alain de Benoist, Orientations pour des années décisives
La question nationale et la question sociale sont une seule et même question.
Abbé Du Thail, National-socialisme et catholicisme
Si être national-socialiste consiste à adhérer aux 25 points du NSDAP, alors oui, un catholique peut être national-socialiste. Par ailleurs, il ne s’agit là que du national-socialisme allemand, qui est évidemment celui qui a marqué ce courant, mais on ne peut pas ignorer que de nombreux non-Allemands s’intitulèrent aussi nationaux-socialistes. Comme le disait Philippe Henriot : « Un national-socialisme, s’il s’instaurait chez nous, devrait être spécifiquement français, sous peine de cesser précisément d’être national. » José Streel, dans sa Révolution du Vingtième Siècle, cherchait précisément à discerner ce qui est commun à ce courant, au-delà des spécificités nationales, pour mieux l’appliquer ensuite à chaque pays. Le rexisme belge, la Milice, le PPF ou le RNP en France, les Croix-Fléchées en Hongrie, se disaient eux-mêmes nationaux-socialistes, et sans parler des « parti national-socialiste danois/russe/biélorusse/grec/suédois/etc. » : on ne peut donc pas limiter le national-socialisme à l’Allemagne.
Maréchal Pétain, Revue des Deux mondes (15 septembre 1940)
L’idée nationale-socialiste de la primauté du travail et de sa réalité essentielle par rapport à la fiction des signes monétaires, nous avons d’autant moins de peine à l’accepter qu’elle fait partie de notre héritage classique.
Hans Frank, Im Angesicht des Galgens
L’hybris des partisans mettait en œuvre les pensées et les plans du Führer de leur propre initiative, d’une manière qui reprenait, transfigurait et améliorait toujours ses paroles, ses principes ou ses ordres initiaux, bien au-delà des limites que Hitler s’était souvent fixées lui-même. C’était donc l’arrogance d’une volonté exagérée de servir. Himmler et Bormann, par exemple, ont souvent transformé les remarques occasionnelles du Führer après le dîner en « grands ordres concrets » ou les ont utilisées pour obtenir l’autorisation d’agir. L’histoire de toute la période ultérieure du Troisième Reich est pleine de ces autorisations du Führer exécutées de manière exagérée. Mais le Führer lui-même était souvent trop faible pour annuler ces exagérations, de peur d’être considéré comme « pas assez radical ». Parfois, cependant, cela s’est produit. Un exemple frappant est le « décret Bormann », qui contenait la phrase : « Le christianisme n’est pas compatible avec le national-socialisme », et que le Führer avait ordonné de retirer immédiatement, réclamant même aux destinataires les copies du décret qui avaient déjà été envoyées, dès qu’il avait eu connaissance de ce décret du parti qui avait été publié sans son autorisation.
Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise
La condamnation du parti national-socialiste va beaucoup plus loin qu’elle n’en a l’air. Elle atteint, en réalité, toutes les formes solides, toutes les formes géologiques de la vie politique. Toute nation, tout parti qui se souviennent du sol, de la tradition, du métier sont suspects. Quiconque se réclame du droit du premier occupant et atteste des choses aussi évidentes que la propriété de la cité offense une morale universelle qui nie le droit des peuples à rédiger leurs lois. Ce n’est pas les Allemands seulement, c’est nous tous qui sommes dépossédés. Nul n’a plus le droit de s’asseoir dans son champ et de dire : « Cette terre est à moi ». Nul n’a plus le droit de se lever dans la cité et de dire : « Nous sommes les anciens, nous avons bâti les maisons de cette ville, que celui qui ne veut pas obéir aux lois sorte de chez moi ». Il est écrit maintenant qu’un concile d’êtres impalpables a le pouvoir de connaître ce qui se passe dans nos maisons et dans nos villes. Crimes contre l’humanité : cette loi est bonne, celle-ci n’est pas bonne. La civilisation a un droit de veto. Nous vivions jusqu’ici dans un univers solide dont les générations avaient déposé l’une après l’autre les stratifications. Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l’étranger était l’étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la loi. Aujourd’hui ces bases certaines de la vie politique sont frappées d’anathème. Car ces vérités constituent le programme d’un parti raciste condamné au tribunal de l’humanité. En échange, l’étranger nous recommande un univers selon ses rêves. Il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de cités. D’un bout à l’autre du continent, les lois sont les mêmes, et aussi les passeports, et aussi les monnaies. […] Le monde est désormais démocratique à perpétuité. Il est démocratique par décision de justice. Désormais un précédent judiciaire pèse sur toute espèce de renaissance nationale. […] La décision de Nuremberg consiste à faire une sélection préalable entre les partis. Les uns sont légitimes et les autres suspects. Les uns sont dans la ligne de l’esprit démocratique et ils ont le droit en conséquence de prendre le pouvoir et d’avoir un plan concerté, car on est sûr que ce plan concerté ne menacera jamais la démocratie et la paix. Les autres, au contraire, n’ont pas le droit au pouvoir et par conséquent, il est inutile qu’ils existent : il est entendu qu’ils contiennent en germe toutes sortes de crimes contre la paix et l’humanité.
Lucien Rebatet, Je Suis Partout (28 juillet 1944)
Le national-socialisme allemand a eu en tout et pour tout six années d’une demi-paix horriblement difficile. En dépit de tous les obstacles, et dans ce délai si court, il est parvenu au redressement complet d’un pays brisé, et qui, depuis, a suffisamment prouvé, dans la plus dure des guerres, à quel degré de force et d’unité il est parvenu. Qui a connu l’Allemagne de 1933 à 1939 conserve pour toujours dans sa mémoire les prodigieux tableaux d’un peuple tiré du tombeau, de la plus passionnante explosion de vitalité, de joie retrouvée qu’il soit possible d’imaginer sur cette terre. C’est justement cette foudroyante réussite qui a déterminé la coalition judéo-capitaliste à choisir la guerre et à y acculer l’Allemagne. Malgré tant d’obstacles, Hitler était parvenu à faire revivre normalement un peuple de quatre-vingts millions d’habitants, à lui rendre son prestige et sa puissance, et cela en bridant le capitalisme, en crevant les baudruches démocratiques, en excluant les Juifs. La méthode était trop bonne, trop dangereuse pour les féodaux de l’or. Il ne leur restait plus qu’un moyen : le canon.
Cahier de la SS n°2 (1938)
L’économie a pour tâche de soutenir l’État dans son combat pour la sauvegarde des principes vitaux du peuple.
Stepinac, Du problème du rapport entre Nature et Grâce dans le thomisme et le néo-thomisme, et de ses enjeux politiques contemporains
On veut à tout prix nous faire croire aujourd’hui que le national-socialisme serait incompatible avec le catholicisme. II ne l’est nullement par essence, il l’est par accident, à cause des menées antichrétiennes de certaines franges de néo-païens devenus tels par réaction exaspérée contre le surnaturalisme et l’esprit démocrate-chrétien des papes du Ralliement. Le national-socialisme fut, malgré ses travers, la dernière chance politique du catholicisme. Les néo-païens, auxquels ne se réduit nullement le national-socialisme, ont contourné le surnaturalisme en refusant le surnaturel, les modernistes l’ont contourné en naturalisant la surnature.
Holger Arning, Süddeutsche Zeitung (24 mars 2013)
« […], on ne peut nier que, à quelques exceptions près, le peuple catholique s’est tourné avec enthousiasme vers le nouveau régime », rapporta Cesare Orsenigo, nonce apostolique à Berlin, à Rome, le 22 mars [1933]. Un jour plus tard, le Parti du Centre approuva la Loi d’habilitation et, le 28 mars, les évêques allemands retirèrent les interdictions et les avertissements antérieurs contre le national-socialisme.
Johannes Öhquist, Le National-socialisme, des origines à la guerre
Si le mot « Socialisme » doit avoir une sens, déclarait Adolf Hitler au congrès du 3 septembre 1933, il ne peut que s’agir, par une justice d’airain, c’est-à-dire en vertu de la compréhension la plus profonde, d’investir chacun, pour la conservation de la collectivité de la mission qui répond à ses aptitudes innées et par là même à sa valeur […]. Le peuple n’est pas la somme des citoyens, mais une communauté de destin national et sociale où chacun à sa tâche et son devoir, et dont il ne saurait se libérer sans léser la loi morale du socialisme. […] Le socialisme n’est pas une politique social qui se traduit par des aumônes, mais une doctrine qui engage chacun des membres de la nation à concevoir et à diriger son existence comme un service rendu au peuple.
Gérard Menuhin, Dites la vérité et vous humilierez le diable
Lorsqu’on examine le National-Socialisme, il est essentiel de séparer la période d’avant-guerre des années de guerre. Le National-Socialisme a, pendant les années d’avant-guerre, uni un peuple et a restauré un pays économiquement et socialement ruiné et psychologiquement humilié. Pendant la guerre, cette conquête transcendante fut détruite, laissant l’Allemagne dans un état pire qu’en 1918. Nous savons que les dictatures sont mauvaises et que la démocratie est bonne. Comment alors expliquer qu’Adolf Hitler, un dictateur avec sa propre vision du socialisme, a rallié la majorité des Allemands derrière lui, alors que la majorité des citoyens dans les prétendues démocraties d’aujourd’hui rejettent leurs représentants élus ? Qu’est-ce que le « socialisme » ? « Il y a de nombreuses variétés de socialisme, et il n’y a aucune définition qui les regroupe toutes. » (Peter Lamb, J.C. Docherty, Historical Dictionary of Socialism [Dictionnaire historique du socialisme], Scarecrow Press, Lanham, Maryland/Oxford, 2006, p. 1). « Ils diffèrent dans le type de propriété sociale qu’ils défendent, le degré auquel ils dépendent des marchés ou de la planification, comment la gestion doit être organisée au sein des institutions productives et le rôle de l’État dans la construction du socialisme. « (Alec Nove, « Socialisme », dans : Steven N. Durlauf, Lawrence Blum (eds.), New Palgrave Dictionary of Economics, 2ème édition, Palgrave Macmillan, Basingstoke/New York 2008). Les pays développés de l’Occident subissent actuellement une « économie sociale de marché » ; les Américains peu instruits râlent vis-à vis de ce qu’ils appellent le « socialisme », qu’ils peuvent confondre avec le communisme bolchevique ; le communisme bolchevique lui-même, ou pseudo-socialisme juif, fondé ostensiblement sur les théories payées de Marx, a aidé un très petit groupe de juifs à franchir un grand pas vers leur but ultime de dictature mondiale ; le premier ministre Thatcher a déclaré : « Le problème avec le socialisme est que vous finissez par manquer de l’argent des autres. » Aucun de ces exemples ou définitions ne concerne le National-Socialisme. L’économie sociale de marché est une appellation impropre, dans laquelle le marché est souverain et où l’élément social est sur le point de disparaître. La compréhension politique américaine est basée sur quelques mots à la mode, à laquelle l’interprétation caustique de Thatcher était liée, comme une répudiation de ceux qui n’ont pas saisissant la propriété de ceux qui ont. Le communisme bolchevique, depuis sa conception et sa création, était une escroquerie délibérée : un système socio-économique théoriquement structuré sur la propriété commune des moyens de production est la recette même d’un désastre. Le communisme n’a rien à voir avec la communauté, mais avec le communalisme ou la collectivisation. Il divise une société en fomentant la « guerre de classe ». Le National-Socialisme est la doctrine politique de la communauté nationale ; elle unit la société. Il convient donc ici de citer une description du véritable National-socialisme, celui qui a induit les socialistes gauchistes contemporains (par exemple Paul Rassinier, Horst Mahler) à transférer leurs espoirs et leurs loyautés aux mouvements de droite : » « Socialisme fasciste » est le titre d’un essai de Drieu La Rochelle, constatation symbolique, car le socialisme fasciste est une idée et non un catalogue de réalisations. Tous les mouvements fascistes ont rencontré le socialisme à un moment donné, tous s’en sont inspirés : le parti hitlérien sřappelait officiellement Parti socialiste national des ouvriers allemands (N.S.D.A.P., National sozialistiche Deutsche arbeiter parteï), Mussolini est un instituteur socialiste, José-Antonio Primo de Rivera est le symbole du socialisme national-syndicaliste, la Garde de Fer de Codreanu est un mouvement dřétudiants et de paysans, Mosley en Angleterre était un ministre travailliste, Doriot en France était un leader communiste et le P.P.F. eut pour origine la cellule communiste de Saint-Denis. Tous les mouvements fascistes historiques ont été des mouvements de libération contre la confiscation du pouvoir réel par le capitalisme cosmopolite et la malhonnêteté fondamentale des régimes démocratiques qui dépouillait le peuple de son droit de participation. Et pourtant, à lřexception du régime justicialiste de Peròn en Argentine, les circonstances nřont jamais permis la réalisation intégrale de la vocation socialiste des partis fascistes. Ceux qui sont arrivés au pouvoir ont immédiatement eu à reconstituer une économie ruinée par une gestion démagogique, à rétablir un ordre bouleversé par lřanarchie, à créer au sortir du chaos leurs propres structures ou à se défendre contre des périls extérieurs qui menaçaient leur existence même : tâches urgentes et indispensables qui ont mobilisé toutes leurs forces, qui ont imposé des priorités. Finalement, les circonstances ont empêché presque partout la synthèse qu’ils voulaient réaliser entre le socialisme et le nationalisme, et le changement socialiste est devenu un objectif secondaire par rapport aux impératifs de survie nationale. Une difficulté s’ajoutait à ces circonstances. Les mouvements fascistes ont toujours refusé de détruire les structures de la société capitaliste. Leurs adversaires étaient la ploutocratie, le pouvoir du capitalisme apatride, les usurpateurs de la souveraineté de la nation : leur objectif était de mettre l’intérêt national au-dessus des intérêts capitalistes et par conséquent d’imposer un pouvoir régime capable d’assurer la protection du peuple et la justice, comme autrefois les rois l’avaient fait contre les excès du pouvoir féodal. Cette politique de conservation des anciennes structures ne pouvait avoir comme aboutissement qu’une transformation des mentalités et un transfert des pouvoirs : elle excluait la destruction révolutionnaire de l’ordre social, toujours plus spectaculaire et malheureusement plus facile à réaliser que des réformes profondes. Cette nostalgie du socialisme fasciste, elle est si profonde qu’on voit reparaître régulièrement dans les mouvements néo-fascistes les germes d’un fascisme national révolutionnaire, plus verbal que concret, et qui présente toutes les nuances de la radicalisation doctrinale jusqu’au rêve, également verbal, d’un national communisme. Ce phénomène peut être observé partout en Europe, aussi bien en Italie qu’en Allemagne, en Espagne, et en France ; provoquant la naissance de groupes ou de publications extrémistes intransigeantes, éprises de pureté et d’absolu, traduisant très bien par leur violence même, ce manque fortement ressenti, avertisseur qui nous permet de mesurer à la fois la permanence et l’importance de cette vocation socialiste dans toute tentative de redéfinition du fascisme et aussi l’imprécision, parfois le vide qui les accompagnent quand il s’agit de préconiser des mesures et d’établir un programme. Est-ce une contradiction propre à tout néo-fascisme que cette impuissance à combiner la conservation des structures hiérarchiques sur lesquelles repose toute la civilisation occidentale avec des mesures spécifiquement socialistes ? Ou les néo-fascistes expriment-ils inconsciemment par ces velléités l’impossibilité de greffer des mesures de justice sociale sur une civilisation profondément étrangère à leur idéal et par conséquent l’impossibilité de participer à un dialogue sur les questions actuelles, qui les condamne à l’isolement et à l’utopie ? Revenons donc aux principes. Toute vision nouvelle des rapports sociaux rejetant le marxisme repose sur un certain nombre de postulats, qui sont, je crois, communs à tous les groupes d’opposition radicale, quels que soient leur tendance propre ou leur choix tactique. 1° Condamnation du libéralisme économique et politique qui est l’instrument de la domination ploutocratique. Seul un régime autoritaire peut imposer le respect de l’intérêt national et de la justice sociale. 2° Refus de la lutte des classes. C’est un schéma marxiste qui ne peut [inévitablement] aboutir qu’au sabotage de l’économie et à une dictature bureaucratique, la prospérité est un bénéfice qui profite à tous et qui ne peut être obtenu que par une collaboration loyale et une juste répartition. 3° Protection du capital national qui est un capital-travail, représenté par tous ceux qui participent à la production. Cette masse production est inerte par elle-même. Elle ne peut être activée que par l’initiative du capital-argent, ou par la créativité et l’énergie individuelle. La fonction de l’Etat [fasciste] est de favoriser cette initiative, mais sans permettre que des contrats léonins soient imposés par ceux qui sont en position de force à ceux qui offrent leur travail. 4° L’économie nationale étant un facteur de l’indépendance nationale au même titre que l’armée et les institutions doit être protégée contre les ingérences étrangères, quel que soit leur moyen d’action, idéologique ou économique, l’indépendance économique doit être reconnue comme un facteur capital de l’indépendance nationale. 5° Les nations modernes étant devenues des ensembles économico-politiques dans lesquels ce qu’on appelle le pouvoir appartient tout autant à ceux qui contrôlent les secteurs importants de l’économie qu’à ceux qui ont l’exclusivité souvent illusoire, des décisions politiques, la participation à la vie de la nation doit s’exercer aussi bien dans le domaine de l’économie que dans celui de la politique. Les instruments de cette participation à la vie réelle du pays sont à inventer. Cette participation ne peut s’exercer par des méthodes anarchiques qui remettent un pouvoir de fait à des organisations qui ne sont ni représentatives, ni intégrées au mécanisme constitutionnel. 6° L’intérêt national doit avoir la priorité sur tous les intérêts particuliers. Aucun citoyen n’ayant le droit de se soustraire aux lois, aucune règle, convention ou privilège ne doit permettre aux personnes morales que sont les sociétés commerciales de se soustraire à la loi de l’intérêt national qui est la loi suprême de la nation. Il n’y a rien dans ces principes qui soit spécifiquement socialiste au sens où l’on entend ce mot aujourd’hui, puisque le socialisme n’est pas autre chose pour nos contemporains qu’une guerre sociale qui doit se terminer par le triomphe des états-majors bureaucratiques qui prétendent représenter les travailleurs [c.-à-d. les fédérations syndicales nationales]. Mais ces mêmes principes s’accordent très facilement, en revanche, avec un autre concept du socialisme, celui qui recherche une juste répartition résultat de la production entre les différents partenaires. Cette préoccupation n’est pas l’idée directrice qui inspire ces postulats, mais elle en est le résultat. La juste répartition ne sera jamais obtenue par des luttes sporadiques récurrentes dont les effets sont remis en question aussitôt par la dégradation de la monnaie : elle ne peut être obtenue que par l’autorité d’un État fort qui impose les conditions qui lui paraissent équitables. » (Maurice Bardèche, Socialisme fasciste, Éditions du Javelot, Waterloo 1991).
Joseph Mérel, Pour un fascisme du jour d’après
Mgr Hudal (1885-1963), autrichien, titulaire de deux doctorats de théologie, défendit jusqu’au bout le national-socialisme dont il adoptait une vision chrétienne et conservatrice, sans lui contester le statut de fascisme allemand, avec toute la dimension novatrice et non conformiste que contient cette notion ; ce qui ne l’empêcha pas de fustiger le chauvinisme. Nommé consultant du Saint-Office en 1930 par Mgr Merry Del Val, il était antisémite, prônait la croisade antibolchevique, et organisa l’extradition des « criminels de guerre » vers l’Amérique du Sud. Auteur de Die Grundlagen des Nationalsozialismus (Les Fondements du National-Socialisme, Vienne, 1937, l’année de la publication de Mit Brennender Sorge), il était en opposition frontale à la politique étrangère de Pie XI et finit par s’isoler, à Rome, dans son Collège teutonique de Santa Maria Dell’Anima. Mgr Galen et le cardinal Faulhaber protestèrent contre le néo-paganisme de certains courants de la NSDAP, mais ils tinrent le régime pour légitime et ne manquaient pas de terminer leurs homélies par une prière pour « la patrie et le Führer ».
Joseph Lortz, Geschichte der Kirche
Le national-socialisme fut longtemps considéré comme anticatholique. Mais cette opinion ne relevait en réalité que d’un funeste malentendu : premièrement, par une méconnaissance du programme positif du national-socialisme, tel qu’il fut déjà exposé de manière authentique et accessible à tous depuis 1925 dans le livre de Hitler Mein Kampf ; deuxièmement, par une confusion entre, d’un côté, la propagande de combat et certains « réformateurs » de tendance germano-païenne ou anticléricale qui s’étaient greffés sur le mouvement national-socialiste, et de l’autre, le noyau même de ce dernier ; troisièmement, par une certaine confusion entre le catholicisme politique et le catholicisme en tant qu’idée religieuse et spirituelle. Ce malentendu fut définitivement levé par la lettre pastorale des évêques allemands à la Pentecôte de 1933, ainsi que par le concordat conclu la même année entre le Saint-Siège et le gouvernement national-socialiste d’Allemagne. De ce fait, il incombe au catholicisme allemand de s’engager pleinement et positivement dans le mouvement, ou plus exactement dans le nouvel État national-socialiste. L’accomplissement de cette tâche sera décisif tant pour le catholicisme que pour le national-socialisme lui-même. La voie à suivre est tracée par les profondes affinités qui existent entre les deux, ainsi que par la reconnaissance des conséquences hautement significatives et bénéfiques pour l’action de l’Église qui découlent du national-socialisme.
- Affinités fondamentales entre le catholicisme et le national-socialisme : a) L’un comme l’autre sont, par essence, des ennemis mortels du bolchevisme, du libéralisme et du relativisme. L’importance de cette parenté — qu’il est impossible de surestimer — tient au fait que nous avons reconnu dans le bolchevisme, le libéralisme et le relativisme les maladies mortelles de notre temps menant à la désagrégation de la société, ainsi que les principaux ennemis du travail de l’Église. Les notions fondamentales pour le national-socialisme de la vraie liberté et autorité, c’est-à-dire la liberté et l’autorité au service du peuple, correspondent exactement aux exigences que Grégoire XVI et Pie IX enseignèrent au XIXème siècle, sous le rire moqueur du monde dit progressiste ; à cela s’ajoute l’hostilité envers la franc-maçonnerie. b) La lutte commune contre le mouvement athée, l’immoralité publique et l’égalitarisme destructeur de la vie authentique, en faveur d’une organisation de la société humaine à la fois pleine de sens, fructueuse et fondée sur Dieu, et pour la structuration corporative de la société prônée par Léon XIII et Pie XI (encyclique Quadragesimo anno) ; la défense du droit des travailleurs manuels et des paysans à une existence digne ; l’opposition à la dénaturation et au caractère dépourvu de tradition des grandes agglomérations urbaines et industrielles modernes. c) Par son impératif chrétien fondamental : le bien commun prime l’intérêt particulier ; en mettant, le plus largement possible, l’accent sur la primauté de la communauté sur l’individu ; en reconnaissant le caractère indispensable de la forme politique, la seule à partir de laquelle l’individu peut vivre sa vie la plus profonde ; en fondant toute la vie sur l’idée du chef et sur l’autorité (plutôt que sur le principe mécaniste du nombre ou de la majorité) : le national-socialisme ouvre ainsi la voie à un complément important du type humain germanique particulariste, tout en rapprochant son attitude intérieure de celle du catholicisme, qui vit de la doctrine objective et de l’institution sacramentelle. d) Peut-être le plus important : le national-socialisme est une confession de foi. Face au doute et à l’incrédulité frivoles qui détruisent tout, il redonne à de larges pans de la société l’expérience que l’attitude croyante n’est pas quelque chose de douteux, ni encore moins d’inférieur, comme le libéralisme avait appris à toute la société à le prétendre, mais bien ce qui seul accomplit pleinement l’homme. Et même si l’Église de Dieu ne s’identifiera jamais à aucun mouvement quel qu’il soit, elle ne peut faire autrement que d’accueillir avec gratitude ce puissant allié, envoyé de Dieu, dans le combat contre le rationalisme athée.
Alphonse de Châteaubriant, La Gerbe des forces
Dans le monde se forme, en ces jours, un mouvement dans lequel s’exprime tout l’essentiel du christianisme : l’oubli de soi-même, le sacrifice de soi-même. Le national-socialisme fut un jaillissement religieux.
Joseph Mérel, Fascisme et Monarchie
Le « socialisme » du national-socialisme ne fut qu’une manière, durcie par les nécessités d’une économie de guerre, de réhabiliter le primat du bien commun sur le bien particulier, et du politique sur l’économie. Hitler se prononça pour une organisation corporative de la société.
Père Charles Coughlin, Social Justice (13 février 1939)
Je commence à comprendre pourquoi j’ai été traité de « nazi » ou de « fasciste » par les publications juives aux États-Unis, car pratiquement tous les seize principes de justice sociale sont mis en pratique en Italie et en Allemagne. Je ne sous-entends pas que les gouvernements de Hitler ou de Mussolini soient en accord à 100 % avec l’Église catholique, pas plus que je ne défends les points sur lesquels ils sont en conflit avec le Vatican. […] J’affirme qu’il existe une exagération grossière des aspects négatifs et une sous-estimation tout aussi grossière des aspects positifs mis en œuvre par l’Italie et l’Allemagne, en raison de l’influence juive dans le gouvernement, le journalisme et la finance dans notre propre pays.
Dr Friedrich, La Tribune de l’Aube (27 janvier 1942)
L’application du nouveau socialisme, la réorganisation sociale, la réorganisation commerciale, industrielle et agricole, doit forcément présenter, pour chaque pays, l’aspect qui correspond aux caractéristiques du pays, et employer les méthodes les mieux appropriées pour établir le plus efficacement possible un ordre nouveau. C’est pourquoi les méthodes allemandes ne peuvent s’appliquer à la France, par exemple, et pourquoi des méthodes appliquées en France, seraient vraisemblablement vouées à l’échec dans l’un ou l’autre des pays balkaniques ou même dans le Reich. C’est pourquoi la Révolution nationale française doit s’inspirer uniquement de méthodes essentiellement françaises, et c’est pourquoi la Révolution nationale française, si elle veut revêtir le caractère d’une Révolution française et d’une vraie, doit trouver pour les problèmes qu’elle cherche à résoudre des solutions essentiellement françaises.
Adolf Hitler, Discours (4 Décembre 1938)