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Mussolini (Benito)

Benito Mussolini, Lettre au Padre Pio (2 juin 1924)

Cher Frère et bien-aimé. Je témoigne de ton amour pour la vérité :

  1. Cela m’a ramené à Dieu !
  2. Votre foi est l’objet de ma préparation à la réconciliation. De fasciste à fasciste, croyez-moi.

Benito Mussolini, Discours (23 septembre 1924)

Juste avant de venir ici, je suis entré dans l’église et je me suis agenouillé devant l’autel. Cela n’a pas été fait pour rendre un hommage superficiel à la religion de l’état ; c’était l’expression d’une conviction intime, car je crois qu’un peuple ne peut devenir grand et puissant, conscient de ses destinées, sans religion ; à moins de regarder la religion et d’en ressentir le besoin en tant qu’élément essentiel de sa vie publique et privée.

Padre Don Giulio Maria Tam

Mille mercis à Mussolini et à ses hommes, qui eurent la volonté, le courage et la décision de l’accomplir… Il ne suffit point de la chemise noire ni d’un salut romain… Être fasciste, c’est croire, combattre et mourir pour les fondements mêmes de la Civilisation : Dieu, Patrie et Famille. […] Mussolini est un homme que la divine Providence nous a envoyé.

Benito Mussolini, Discours (28 mars 1944)

Je suis catholique par conviction, parce que je crois que le catholicisme a une doctrine adéquate et suffisante pour résoudre tous les problèmes de la vie individuelle, sociale, nationale et internationale, et que, dans le contraste entre esprit et matière, le catholicisme soutient et désire la supériorité et la victoire de l’esprit.

Benito Mussolini, Entretien (Juin 1931)

La religion, je la crois nécessaire, indispensable. Pas seulement pour le peuple, pour l’élite aussi, même pour la science qu’elle complète. J’ai dit à une inauguration de congrès scientifique : « il y a un moment où la science, quels que soient ses progrès, s’arrête. Elle se trouve comme devant un mur. Sur ce mur, il faut écrire un nom : Dieu. ». Je veux donc qu’il y ait de la religion dans tout le pays, qu’on apprenne aux enfants le catéchisme. Je les enverrai communier le dimanche en masse, dans leurs uniformes de Balillas [ndlr : uniformes des jeunesses fascistes] ou autres. Pour tout cela, je laisse les prêtres agir : c’est de la religion. Le reste, c’est de la politique. Et la politique, c’est moi.

Abbé Francesco Ricossa, Sodalitium N°73 (Juillet 2023)

Après la chute du fascisme et de Mussolini, don de Töth écrivit en 1958 en se souvenant de son ami Sassoli de’ Bianchi : « Aucun homme de gouvernement n’avait parlé de l’Église avec le respect de Mussolini ; personne jusqu’alors n’avait souhaité la fin du conflit entre l’Église et l’État en Italie, en plus de tant de bonnes lois et de la Charte du Travail, inspirée tout entière des principes de la sociologie catholique.

Benito Mussolini, Discours (21 novembre 1922)

Mon esprit est profondément religieux. La religion est une force fondamentale qui doit être respectée et défendue. Je suis donc opposé à la démagogie anticléricale et athée. J’affirme que le catholicisme est un grand pouvoir spirituel et moral.

Abbé Du Thail, National-socialisme et catholicisme

L’Italie, alliée de l’Allemagne depuis 1936, la rejoint dans la guerre en juin 1940. Elle est à ce moment dirigée par le chef du fascisme, le Duce Benito Mussolini. C’est grâce à lui que le pays est alors sous un concordat très favorable à l’Église, celui de 1929, qui fait notamment du catholicisme la religion d’État. Si les relations entre le régime fasciste et l’Église connurent des hauts et des bas, et malgré l’anticléricalisme de beaucoup de cadres et militants fascistes, la grande majorité des catholiques italiens est reconnaissante à Mussolini des bonnes mesures prises depuis la Marche sur Rome de 1922 et de son bilan largement positif.

Benito Mussolini, Discours (10 décembre 1925)

Il y a des lois de nature morale qui sont vraiment immuables : je crois que les Dix Commandements de Moïse, par exemple, sont définitifs à cet égard.

Mgr Édouard Devoghel, La question romaine sous Pie XI et Mussolini

Les pouvoirs ayant été ainsi vérifiés, le Cardinal Gasparri et M. Mussolini signent tous les instruments diplomatiques et parafent chacune de leurs pages. Ils se servent pour cela d’une plume d’or que le cardinal offre ensuite en souvenir au Premier ministre au nom du Souverain Pontife, tandis que les accords sont munis des sceaux protocolaires. Pendant ce temps, midi a sonné et comme chaque jour à pareille heure, au signal donné par le canon du Janicule, on a tinté l’Angelus au campanile voisin. Peu après, un fonctionnaire annonce à la foule que l’événement historique est accompli et, au pied de l’obélisque où une épigraphe latine rappelle la victoire libératrice de Constantin, un groupe de séminaristes entonne le Te Deum, tandis que les soldats fascistes lancent des « Eia » et des « Alala » en l’honneur du Pape et du « Duce ». À l’intérieur, le Cardinal Gasparri, M. Mussolini et leurs collaborateurs parcourent le Musée après avoir apposé leurs signatures au registre des visiteurs sur une page où trois mots consacrent déjà le souvenir de ce grand jour : « Justitia et Pax ». M. Mussolini les lit avant de signer et remarque : «Bien, bien. Justice et Paix. C’est ainsi que cela doit être.

Benito Mussolini, Discours (21 juin 1921)

J’affirme que la tradition latine et impériale de Rome est représentée aujourd’hui par le catholicisme.

Mgr Édouard Devoghel, La question romaine sous Pie XI et Mussolini

[…] mais le Pape lui-même fit exprimer à M. Mussolini sa réprobation de l’attentat et ses félicitations pour le bonheur avec lequel il y avait échappé. On remarqua que, pour la première fois, l’expression de ces sentiments avait revêtu une forme publique et quasi officielle dans une note communiquée aux journaux, par l’Agence Stefani. De plus, un télégramme fut envoyé à M. Mussolini par l’avocat Colombo, président du Comité central de l’Action Catholique Italienne au nom de cet organisme placé, nous l’avons dit, sous la dépendance immédiate du Saint-Siège. Voici le texte de ce document : « Interprète des sentiments des catholiques organisés, je prie Votre Excellence d’agréer l’expression de la vive joie de tous ceux qui servent l’idéal chrétien dans les rangs de l’Action Catholique d’avoir vu Votre Excellence échapper providentiellement à une nouvelle tentative homicide. Tous les catholiques élèvent de ferventes prières afin que le Très-Haut, apaisant les haines et conduisant toujours mieux les âmes à la pratique de la loi du Christ, assure à la Nation italienne le bien-être spirituel et matériel qu’elle mérite. » À ce télégramme, M. Mussolini répondit dans les termes suivants : « Les félicitations si courtoises que Vous avez voulu m’envoyer au nom des membres de l’Action Catholique m’ont été particulièrement agréables. En vous en remerciant avec émotion, je désire vous dire aussi que j’ai blâmé certaines manifestations sporadiques d’hostilité contre des organisations catholiques qui se sont produites en cette occasion, œuvres d’éléments irréguliers réfractaires à la discipline du Parti National Fasciste qui porte à son programme comme postulat fondamental : le plus grand respect de la Religion Catholique qui est la religion du peuple italien. »

Benito Mussolini, Article (25 mai 1922)

Le fascisme respecte la religion ; il n’est pas athée, il n’est pas anti-chrétien, il n’est pas anti-catholique. Il arrive rarement qu’un rite funéraire fasciste soit laïc.

Winston Churchill

Je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de la fascination, comme tant d’autres personnes pour l’attitude courtoise et simple de M. Mussolini. Il n’a qu’une seule pensée : le bien-être durable du peuple italien. Il est parfaitement absurde de déclarer que le gouvernement italien ne repose pas sur une base populaire ou n’est pas soutenu par l’approbation active et pratique des grandes masses. Si j’avais été italien, j’en suis certain, j’aurais été entièrement avec vous du début jusqu’à la fin de votre lutte contre les appétits bestiaux et les passions du léninisme. Du point de vue extérieur, votre mouvement a rendu service au monde entier. […] Le génie romain, personnifié par Benito Mussolini, le plus grand législateur vivant, à montré à de nombreuses nations que l’on peut résister au communisme ; il a tracé la route qu’une nation peut suivre quand elle est menée avec courage. Avec le régime fasciste, Mussolini a établi une orientation centrale que les pays engagés dans la lutte contre le communisme ne devraient plus hésiter à prendre comme guide. Si j’étais italien, je suis sûr que j’aurai soutenu Mussolini depuis le début jusqu’à la fin. C’est une sottise de prétendre que Je pouvoir italien ne repose pas sur une base populaire où qu’il ne reste pas au pouvoir avec le consentement actif de la grande masse de la population italienne. J’ai été fasciné, ainsi que beaucoup d’autres, par le comportement très simple de Mussolini, par le calme et la sérénité qu’il garde malgré tant de charges et de dangers. Il ne pense, de toute évidence, qu’au bien-être durable du peuple italien. Il à fait de son pays une puissance admise et respectée dons le monde. L’Italie retrouve la grandeur impériale de son passé.

Léon Degrelle, Interview (Octobre 1976)

C’était un homme plein de spontanéité, très sûr de lui, à la tête puissante, ou menton massif et vainqueur, au langage amusant, parfois précipité. Il était direct et coloré, théâtral, la pupille noire tournant comme une toupie. Nous n’avions pas en tout les mêmes idées, notamment en ce qui concernait la Beauté et les Arts. Il riait quand je tentais de lui décrire la perfection d’un marbre romain : « Moi, s’esclaffait-il, je n’ai été qu’une fois dans ma vie dans un musée ! Ce que je m’y suis ennuyé ! » Un aqueduc, oui. Assainir les Marais Pontins, oui. Un stade plus grand que le Colisée, oui encore. Mais la Beauté comme telle ne l’intéressait pas. Il était le géant de l’Empire romain, un Imperator, Trajan ou César, dont il avait d’ailleurs le port superbe. Il avait créé en Italie une œuvre considérable. Une telle création était intéressante à étudier. L’homme et l’œuvre étaient transcendants.

The Times (30 décembre 1922)

Il est incontestable que l’Italie n’a jamais été aussi forte et unie qu’aujourd’hui. Le monde a été frappé par le fait que le fascisme n’est pas seulement un système politique qui a réussi, mais aussi une révolution spirituelle. Le Duce a simplifié le régime fiscal et fortement réduit le déficit. Il a grandement amélioré le service public, en particulier les chemins de fer. Il est parvenu à réduire une bureaucratie excessivement abondante, sans augmenter le chômage, bien au contraire le nombre de chômeurs n’a jamais été aussi bas en Italie. […] Sa politique sociale en faveur des plus défavorisés, est remarquable. Grâce à Benito Mussolini, l’Italie est devenue une puissance que le monde admire.

Dominique Lormier, Mai-juin 40 : les causes de la défaite

Dès mars 1923, Mussolini, fidèle à son passé socialiste, entreprend d’importantes réformes sociales en faveur des classes les plus pauvres. La journée de travail est réduite à huit heures, et la semaine passe de soixante-douze à quarante heures. Le travail de nuit est interdit aux filles et aux garçons de moins de 18 ans. Des dispositions sont prises en faveur des travailleurs ou sujet de l’hygiène et de la qualité de vie dans les usines et les entreprises. L’assurance contre les risques du travail voit le jour, ainsi que les allocations familiales, l’assurance chômage et celle contre les maladies. Dans le cadre de la santé publique, Mussolini fonde les premières colonies de vacances pour les enfants des classes populaires, les terrains de camping et de jeux. La dépense annuelle des allocations familiales est fixée à 344 millions de lires, dont 215 millions à la charge du patronat. Cette politique sociale est appréciée par la population. Le nombre des chômeurs passe de 541 000 en 1921 à 122 00 en 1923, La relance de l’économie favorise la reprise de la consommation et le démarrage de grands travaux. En mai 1925, dans sa conception des obligations d’assistance et d’éducation envers les citoyens, notamment les plus défavorisés, Mussolini met en place 10 000 groupes musicaux, culturels et folkloriques, 2 500 théâtres, 3 500 bibliothèques, 750 centres d’enseignement gratuit pour les pauvres et 10 000 clubs sportifs. Ces loisirs populaires sont offerts à 3 millions d’italiennes et d’italiens. Des voyages collectifs se multiplient à travers le pays, avec des camps d’été ou d’hiver, des croisières et même des courses cyclistes. En avril 1926, l’Oeuvre pour la protection de la maternité et de l’enfant assure à la fille-mère qui reconnaît son enfant une pension alimentaire durant les trois premières années. Cette mesure sociale fait diminuer considérablement les présentations d’enfants illégitimes aux hospices. L’Oeuvre prend également à sa charge les consultations prénatales, augmente les constructions de crèches et de maternités. En mai 1928, l’office autonome de la route voit le jour à la demande de Mussolini. Cet office construit les premières autoroutes d’Europe. Les travaux reposent sur un ensemble de 700 kilomètres dans toute l’Italie. L’Office doit également entreprendre la réfection complète de 21 000 kilomètres de routes nationales et en construire 700 kilomètres de plus. Près de 6 000 kilomètres de routes secondaires sont prévus, ainsi que la construction de 400 ponts. Des sociétés privées sont mobilisées pour épauler l’Office. Ces travaux offrent du travail aux Italiens les plus démunis. Les lignes ferroviaires sont toutes électrifiées. En décembre 1928, Mussolini lance le début des grands travaux portant sur la conquête de nouvelles terres cultivables, par l’assèchement, le drainage, l’irrigation et le reboisement. C’est l’objet de la Bonification intégrale, couvrant 5 700 000 hectares en dix ans. Sous l’impulsion d’Arrigo Serpieri, ingénieur novateur, les terres abandonnées ou incultes sont assainies, puis occupées par 78 000 paysans venant des régions les plus pauvres de la péninsule. Les travaux portent sur les secteurs inondables du Pô inférieur, les plaines marécageuses du littoral. Dévastés depuis des siècles par la malaria, les 60 000 hectares des marais pontins sont asséchés es découpés en 3 000 exploitations pour les paysans. Des villes nouvelles voient le jour avec toutes les installations nécessaires pour une vie harmonieuse et sécurisée. Mussolini fait multiplier la construction de cliniques en d’hôpitaux dans toute l’Italie. Entre 1922 et 1930, le chiffre a quadruplé. C’est sur le terrain de la tuberculose que le régime fasciste obtient une réussite exemplaire. Jusqu’en 1925, l’Italie voyait mourir en moyenne 70 000 de ses enfants tous les ans. La mortalité tombe à 20 000 en 1930. Le même effort est couronné de succès dans la lutte contre le malaria, l’alcoolisme, les maladies vénériennes, le trachome, l’usage de la drogue et le cancer. Les enfants les plus pauvres peuvent faire du sport gratuitement, profiter de l’air pur de la montagne lors de séjours pris en charge par l’État, s’amuser au bord de la mer dans les meilleures conditions. En février 1929, Mussolini signe avec le Vatican les accords du Latran, mettant fin ainsi aux longues rivalités entre l’État italien et l’Église catholique. Le pape reconnaît la légitimité de l’État politique italien sur toute la péninsule, Rome comprise, et abandonne ses droits sur les anciens États pontificaux. En échange, l’État italien reconnaît au pape la souveraineté sur la cité du Vatican, les bâtiments ecclésiastiques de la ville, promet la liberté d’accès aux diplomates de tous les pays étrangers. Le catholicisme est officiellement reconnu comme religion d’État. Mussolini accorde au souverain pontife un versement de 2 milliards de lires. Le pape obtient également la liberté de communiquer avec tous les catholiques du monde entier.

Galeazzo Ciano, Journal politique (6 septembre 1937)

Le Duce s’est déchainé contre l’Amérique, pays de nègres et de Juifs, éléments de désagrégation pour la civilisation. II veut écrire un livre : L’Europe en l’an 2000. Les races qui joueront un rôle important seront celles d’Italie, d’Allemagne, de Russie et du Japon. Les autres peuples seront détruits par l’acide de la corruption judaïque. Ils refusent même de faire des enfants parce qu’il leur en coûte. Ils ne savent pas que la douleur est le seul élément constructif dans la vie des peuples ; et dans celle des hommes aussi.

Jean-Jacques Stormay, Abécédaire mal-pensant

Les « intellectuels », les esprits forts, c’est-à-dire les lâches retranchés derrière leurs sophismes amphigouriques, se plaisent, avec une moue suffisante, à réduire Mussolini à un guignol emplumé. Avec le recul du temps, on est bien obligé de prendre acte de la lucidité prémonitoire du fondateur du fascisme, par là de reconnaître l’éminente actualité de ce dernier. Il suffit d’oser regarder l’état de la France en ce début de XXIème siècle : déchristianisée, désindustrialisée, déracinée, sans paysannerie, submergée par les dettes publiques, ainsi prise à la gorge par la rapacité des Banques ; infestée d’autoroutes qui font – d’elle à destination du tourisme auquel se réduira bientôt son industrie – un lieu de passage sans consistance propre, une pure forme sans contenu autre que celui – vide – de la proclamation des Droits de l’Homme, et rempli, sur fond d’hallucinations hédonistes et de gadgets, par les débris puants des sous-cultures du tiers-monde envenimé par le consumérisme corrupteur de l’individualisme anglo-saxon ; un peuple avachi, démembré, atomisé, américanisé, prostré dans son subjectivisme, ses prétentions dérisoires, noyé dans ses mensonges, envahi par plus de quatre-vingt-dix ethnies non européennes, gangrené par une énorme communauté juive arrogante et toute-puissante ; infidèle à sa vocation catholique, à sa culture gréco-latine, celtique et germanique ; n’ayant conservé, de son génie ancestral – tout fait de mesure, de force dans l’humilité, et d’inventivité dans le respect de ses racines – que ses propres travers, à savoir une grande gueule vaniteuse et triviale gorgée d’impudence jacobine et de ridicule maçonnique. Le capitalisme avait par ses excès engendré le socialisme ; la coexistence tératologique de la féodalité à fondement théocratique et de l’absolutisme gallican à vocation étatique s’était résolue, après maintes péripéties, dans le capitalisme individualiste promu par des Anglo-saxons cyniques et brutaux qu’i fera lui aussi crever ; le fascisme est la réhabilitation, par réaction contre les frères ennemis que sont le libéralisme et le communisme, de ce qu’il y avait de meilleur dans la féodalité (catholique, terrienne, organique) et dans l’absolutisme (primat de l’État, ainsi du tout sur les parties) ; il est l’amorce d’une conversion de ces deux contraires à leur identité concrète.

Oswald Mosley, Du fascisme au nationalisme européen

Les caractéristiques notables de Mussolini étaient la rapidité, l’étendue et la pénétration de son intelligence. Il avait l’esprit le plus rapide et le plus clair parmi tous les hommes d’État que j’ai rencontrés, à l’exception peut-être de Lloyd George. Ils étaient très similaires dans leur capacité à aller directement au cœur d’un sujet. Il avait une érudition profonde plutôt qu’étendue, car il s’était surtout concentré sur les sujets qui l’intéressaient et le concernaient. Sa première formation en tant que maitre d’école, cependant, lui donnait des connaissances considérables, y compris une maitrise des langues. Il parlait français excellemment. […] Quiconque le connaissant ne pouvait nier son charme ou son sens de l’humour. Ses plaisanteries étaient aussi directes que ses manières. En privé, après notre première rencontre il était entièrement dénué de pause, c’était un homme direct et naturel. La posture était réservée aux occasions publiques. Il devait penser que cela convenait bien à son peuple, et les réceptions que celui-ci lui accordait indiquaient certainement qu’il avait raison.

Nicholas Farrell, Mussolini

L’hostilité de Mussolini envers les Juifs avait une cause identique à son hostilité envers la bourgeoisie. C’était la psyché ou l’esprit juif, l’incarnation même de l’esprit bourgeois, qu’il méprisait sous le nom de « vita comoda » – qu’il voulait éradiquer, et non les Juifs . Mussolini se persuadait que les Juifs, comme les francs-maçons, entretenaient des loyautés secrètes en conflit avec le fascisme. Le judaïsme en général était international ; il s’opposait à la nation. Les sionistes italiens, en particulier, qui souhaitaient établir un foyer national juif en Palestine, s’opposaient également à la nation.