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Mit brennender Sorge

Mgr Federico Sargolini, Gioventu italica (Mars 1937)

Certains, à l’étranger, se sont hâtés de la saluer comme une condamnation du national-socialisme en tant que régime politique ; mais l’Église, qui n’intervient pas sur les questions politiques, laisse aux peuples la liberté de se choisir la forme de gouvernement qui correspond le mieux à leur mentalité et à leurs aspirations ; elle est indifférente aux formes autoritaires ou démocratiques ; tout ce qui l’intéresse est que l’esprit chrétien pénètre et vivifie toutes les institutions. C’est pourquoi le national-socialisme, comme régime politique, n’a rien à craindre de la part de l’Église romaine, laquelle a même, après l’avènement de Hitler au pouvoir, conclu un concordat avec le Reich.

Adrien Arcand, Lettre (27 novembre 1961)

J’ai peut-être cent fois lu, dans ses textes allemand, latin, anglais et français cette lettre d’encyclique et je n’y ai jamais rien vu qui condamnât le national-socialisme. Certes, il y a des allusions contre Alfred Rosenberg et ses 90.000 wotanistes (sur 80.000.000 d’allemands) mais aucune contre Hitler. En temps opportuns, j’avais écrit à une très haute autorité pour exiger, en tant que catholique et pour le salut de mon âme, qu’on me renseigne sur ce qu’il y avait de condamnable dans Mein Kampf et dans les discours de Hitler. On ne put m’indiquer rien de condamnable. Hitler a mis au ban de la loi : le communisme, le socialisme, les clubs d’athées et de libres penseurs, les Témoins de Jéhovah, les clubs d’homosexuels, la franc-maçonnerie, toutes choses que l’Église a toujours condamnées. Seul chef de l’Occident, il a eu l’immense honneur de lancer ses forces armées contre l’URSS. Il a imposé le port du brassard aux juifs, copiant les papes du Moyen-Âge qui imposaient le port de la rouelle aux mêmes juifs.

Abbé Du Thail, National-socialisme et catholicisme

L’encyclique Mit brennender Sorge, écrite avec la collaboration de cinq évêques allemands (les cardinaux Bertram, von Faulhaber et Schulte, les évêques von Preysing et von Galen), n’est pas une condamnation du national-socialisme, qui n’est même pas nommé dans l’encyclique : elle ne condamne qu’une série d’erreurs, certes largement répandues au sein du NSDAP, mais de toute façon notoirement contraires à la doctrine de l’Église bien avant la publication de l’encyclique. Comme l’explique alors le cardinal Pacelli : « Tout progrès du peuple allemand sur le chemin d’une véritable prospérité, tout objectif et toute action de son gouvernement au service de ce but sont assurés de l’approbation éclairée et du soutien moral du Saint-Siège. Quiconque se laisse imprégner des paroles du Saint-Père, uniquement inspirées en toutes ses parties par l’inquiétude et par une objectivité dépourvue de passion, n’y verra, même dans les passages qui constatent le développement d’anomalies et l’ampleur de la crise actuelle, que l’inéluctable protocole diagnostic d’un état pathologique. Ce diagnostic ne vise rien d’autre qu’une guérison plus rapide, plus radicale et plus sûre. Un franc constat des dommages ne signifie nullement que les prestations réalisées pour le bien-être du peuple allemand ne soient pas reconnues. » Comparons avec l’encyclique quasi-concomitante Divini Redemptoris. Dès le début, le ton est donné : « La révolution actuelle, qui est déjà déchainée ou qui devient sérieusement menaçante presque partout, peut-on dire, et dépasse, par l’ampleur et la violence, ce qu’on a éprouvé dans les persécutions antérieures contre l’Église. Des peuples entiers sont exposés à retomber dans une barbarie plus affreuse que celle où se trouvait encore la plus grande partie du monde à la venue du Rédempteur. Ce péril si menaçant. Vous l’avez déjà compris, Vénérables Frères, c’est le communisme bolchevique et athée, qui prétend renverser l’ordre social et saper jusque dans ses fondements la civilisation chrétienne. » Et toute l’encyclique est sur le même ton, la conclusion étant sans appel : « Veillez, Vénérables Frères, à ce que les fidèles ne se laissent pas tromper. Le communisme est intrinsèquement pervers, et l’on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne. Si quelques-uns, induits en erreur coopéraient à la victoire du communisme dans leur pays, ils tomberaient les premiers, victimes de leur égarement ; et plus les régions où le communisme réussit à pénétrer se distinguent par l’antiquité et la grandeur de leur civilisation chrétienne, plus la haine des « sans- Dieu » se montrera dévastatrice. » Quand l’Église condamne, c’est très clair, il n’y a aucune ambiguïté possible. Pour Mit brennender Sorge, on est bien plus proche de l’encyclique Non abbiamo bisogno de 1931 qui précise, à propos du fascisme : « Nous n’avons pas voulu condamner le parti et le régime comme tels. Nous avons entendu signaler et condamner tout ce que, dans le programme et l’action du parti, Nous avons vu et constaté de contraire à la doctrine et à la pratique catholiques et, par suite, d’inconciliable avec le nom et la profession de catholique. »

Vincent Reynouard, Plaidoyer pour le racisme

Ce que dit Mit brenneder Sorge Qu’a donc écrit le futur Pie XII dans cette encyclique ? Voici : « Quiconque prend la race ou le peuple ou l’État ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle des valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d’une conception de la vie répondant à cette foi […]. Nul ne songe, certes, à barrer la route qui doit conduire la jeunesse allemande à la constitution d’une vraie communauté ethnique, dans le noble amour de la liberté, l’inviolable fidélité à la patrie. Ce contre quoi Nous Nous élevons, et Nous devons Nous élever, c’est l’antagonisme volontairement et systématiquement suscité entre ces préoccupations d’éducation nationale et celles du devoir religieux. Voilà pourquoi Nous crions à cette jeunesse : Chantez vos hymnes à la liberté, mais n’oubliez pas pour autant la liberté des enfants de Dieu ! » Les deux formules soulignées sont capitales : « toutes choses [comprenez, comme le contexte l’indique : la race, la nation, le peuple, l’État] qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable » et « nul ne songe, certes, à barrer la route qui doit conduire la jeunesse allemande à la constitution d’une vraie communauté ethnique ». Les « oublier » permet de prétendre qu’avec Mit brennender Sorge, l’Église catholique aurait condamné le fascisme et le national-socialisme dans leur principe même, tout comme elle avait condamné le communisme ou le socialisme. Mais c’est parfaitement faux : une mise en garde n’est nullement une condamnation de principe. Les régimes organicistes ne furent nullement déclarés « intrinsèquement pervers » comme le fut le communisme dans l’encyclique Divini Redemptoris en 1937. Un article capital de 1933 Dès 1931, d’ailleurs, l’organe de presse du Vatican, l’Osservatore Romano, avait clairement rappelé qu’il n’existait aucune condamnation générale de l’hitlérisme et que l’Église permettait à ses fidèles de collaborer avec les nationaux-socialistes. Dans un article très important, on lisait : « La déclaration de l’épiscopat ne contient ni une défense de collaboration politique avec le national-socialisme, ni une défense de collaboration avec la social-démocratie ou avec les partis libéraux. Au contraire, la déclaration établit explicitement et énergiquement que la condamnation religieuse porte uniquement sur certaines maximes de politique culturelle (c’est-à-dire ce qui touche à la foi et aux mœurs) et non aux principes de politique d’État (c’est-à-dire purement politique et ne touchant pas à la foi et à la morale) du national-socialisme. Cette déclaration s’applique également à la social-démocratie et aux partis libéraux. Aussi les programmes de ces partis sont-ils à rejeter du point de vue religieux seulement, dans la mesure où ils touchent à la foi et à la morale, s’ils soutiennent dans ce domaine des principes qui sont inconciliables avec la doctrine catholique. En aucun cas la condamnation de certains principes d’un programme n’entraîne en soi la condamnation générale de toute la politique du parti mis en cause ; elle n’entraîne pas une telle condamnation générale, parce qu’en fait l’Église ne prend pas position contre l’attitude purement politique des partis. Par conséquent, la condamnation de quelques principes de politique culturelle en particulier et les règles de conduite pastorale ne signifient aucune défense de la part de l’Église de collaborer en politique avec les partis frappés d’une telle condamnation. » (La Documentation catholique, 21 mars 1931) Voilà pourquoi lorsque, le 13 avril 1933, le vice-chancelier allemand Franz von Papen vint au Vatican comme envoyé d’A. Hitler, il reçut la sainte communion de la main du pape Pie XI lui-même. (La Documentation catholique, 7 octobre 1933). À supposer que le national-socialisme ait reçu une condamnation de principe (comme le communisme, le socialisme ou la franc-maçonnerie) avec interdiction de toute collaboration, jamais F. von Papen n’aurait pu communier… Un sermon important de juillet 1933 Je rappelle également qu’après la signature du Concordat entre l’Allemagne et le Vatican (20 juillet 1933), le P. Marianus Vetter prononça un sermon radiodiffusé dans lequel il félicita : « le Führer du grand mouvement populaire allemand, l’homme qui a un sentiment de sa responsabilité devant Dieu, qui veut sincèrement le bien du peuple allemand selon la volonté créatrice de Dieu ». L’homme d’Église ajoutait : « Un deuxième fait caractérise l’esprit de cette œuvre concordataire. Cet esprit s’appuie sur une volonté explicite de paix et d’amitié. Cette œuvre n’est pas un compromis, mais un concordat. Ce n’est pas un compromis où deux adversaires inconciliables s’entendent par traité sur une délimitation provisoire, mais une œuvre de concorde pour collaborer amicalement au bien de notre peuple allemand. » Le sens de Mit brenneder Sorge Qui, face à de tels faits, oserait encore prétendre que l’Église avait condamné le national-socialisme dans son principe même ? Ceux qui invoquent Mit brennender Sorge feraient bien de la lire soigneusement. Ils découvriraient que loin de mettre toute forme de racisme et de nationalisme hors-la-loi, l’Encyclique, en tant qu’elle émane d’un pape, déclare au contraire que le souci, « nécessaire et honorable », de l’intégrité de la race, de la grandeur d’une nation, de la puissance d’un État, et d’intégrité d’une communauté ethnique, sont expressives de la doctrine catholique, à tout le moins en parfaite conformité avec elle.

Stepinac, De quelques problèmes politico-religieux contemporains

Mit brennender Sorge ne fut pas une condamnation du national-socialisme en tant que tel (l’expression « national-socialisme » n’est pas évoquée une seule fois dans cette encyclique) ; cette encyclique fut seulement une mise en garde, un nécessaire un rappel des exigences de la morale chrétienne suscité par certaines tendances inquiétantes du régime hitlérien ; suggérer que le national-socialisme aurait été condamné au même titre que le communisme (qui lui seul fut qualifié d’intrinsèquement pervers) relève de la forfaiture.

Mgr Eugenio Pacelli, Lettre à l’ambassadeur d’Allemagne (30 avril 1937)

Excellence, En réponse à la note qui nous est parvenue datée du 12 de ce mois, j’ai l’honneur de vous présenter les remarques et rectifications suivantes :

  1. La note en question part visiblement de la supposition, non démontrée et non démontrable, que le Saint-Siège s’est comporté jusqu’à ce jour, et en particulier en publiant l’encyclique « Mit brennender Sorge », en se guidant ou se laissant influencer par des préjugés hostiles envers le peuple allemand ou l’État allemand. Le sentiment de sa propre dignité ainsi que la vérité font un devoir au Saint-Siège de réfuter de semblables allégations. Tout progrès du peuple allemand sur le chemin d’une véritable prospérité, tout objectif et toute action de son gouvernement au service de ce but sont assurés de l’approbation éclairée et du soutien moral du Saint-Siège. Quiconque se laisse imprégner des paroles du Saint Père, uniquement inspirées en toutes ses parties par l’inquiétude et par une objectivité dépourvue de passion, n’y verra, même dans les passages qui constatent le développement d’anomalies et l’ampleur de la crise actuelle, que l’inéluctable protocole diagnostique d’un état pathologique. Ce diagnostic ne vise rien d’autre qu’une guérison plus rapide, plus radicale et plus sûre. Un franc constat des dommages ne signifie nullement que les prestations réalisées pour le bien-être du peuple allemand ne soient pas reconnues. […]
  2. Là où l’encyclique pontificale appelle l’attention sur les « manœuvres qui, dès le début, ne visaient qu’à une guerre d’extermination », le gouvernement allemand répond par une série de constats ponctuels, qui témoigneraient de son attitude positive à l’égard de l’Église. En examinant avec précision le texte de l’encyclique, le gouvernement se rendra compte qu’il s’agissait simplement de constater l’existence de ces manœuvres sans que pour autant la direction de l’État en tant que tel soit assimilée à ces manœuvres. Il suffit de connaître la littérature et la rhétorique de certaines personnalités dirigeantes et organes du mouvement national-socialiste et des groupements idéologiques qu’elles patronnent pour faire la regrettable constatation que les précisions données dans l’encyclique sont conformes à la réalité. Il appartient au gouvernement d’éliminer les anomalies relevées, ce que tendent à confirmer les déclarations de hautes personnalités de l’État faites à des représentants de l’Église. Le gouvernement n’a pas encore jusqu’ici mis lui-même cette possibilité à profit. Pour prouver son attitude positive à l’égard de l’Eglise, la note appelle « l’attention sur le fait, reconnu par l’Église elle-même, que c’est grâce au national-socialisme que l’Église catholique d’Allemagne a été sauvée du chaos bolchevique ». Le Saint-Siège ne nie pas que le gouvernement actuel de l’Allemagne a efficacement éliminé le communisme en tant qu’organisation publique. Dans quelle mesure, à l’époque de la prise du pouvoir par le national-socialisme, le communisme représentait en Allemagne un danger immédiat dont il était exclu de pouvoir triompher par d’autres moyens, voilà une question objective que le Saint-Siège en tant que tel n’a pas à trancher. En tout cas il apprécie tout effort honnête vers l’ordre et la paix.

Henri de Fersan, L’Église catholique et le nazisme

Lorsqu’on parle des rapports entre l’Église catholique et le Reich allemand, on pense immédiatement à l’encyclique Mit Brennender Sorge. Elle fut publiée le 10 mars 1937, soit 9 jours avant Divini Redemptoris jugeant le communisme intrinsèquement pervers. Elle a été rédigée en allemand : c’est la première fois qu’une encyclique n’est pas rédigée en latin. Elle a été diffusée dans 11.500 paroisses. Cette encyclique fut lue dans tous les pays du monde, sauf l’Espagne, à la demande de Franco et sur ordre de Mgr Isidoro Goma Tomas, archevêque de Tolède. Intitulée : « Sur la situation de l’Église catholique dans le Reich Allemand. Le mot « nazi » n’est cité aucune fois dans celle-ci. Le Reich n’a été jugé ni illégal, ni illicite. Dans une lettre au ministre des Affaires Etrangères de Hitler, le comte von Neurath (lui-même catholique pratiquant), le futur Pape Pie XII donnait son opinion personnelle sur la fameuse encyclique. Tout d’abord, il annonça son soutien à la politique sociale de Hitler : « Tout progrès du peuple allemand sur le chemin d’une véritable prospérité, tout objectif et toute action de son gouvernement au service de ce but sont assurés de l’approbation éclairée et du soutien moral du Saint-Siège. » Selon Pie XII, le Vatican approuvait avec des réserves la politique hitlérienne : « Un franc constat des dommages ne signifie nullement que les prestations réalisées pour le bien-être du peuple allemand ne soient pas reconnues. […] Ce diagnostic ne vise rien d’autre qu’une guérison plus rapide, plus radicale et plus sûre. » Pour lui, l’Encyclique visait à enrayer le noyautage des milieux dirigeants du gouvernement et du parti national-socialiste par un clan tendant à leur instiller une idéologie antichrétienne, clan par ailleurs extrêmement minoritaire dans l’appareil nazi et centré autour de Himmler. Le futur Pie XII reconnaît la lutte anticommuniste des nazis et son bienfait : « Le Saint-Siège ne méconnaît pas la grande importance que revêt l’édification des fronts de défense politiques intérieurement sains et viables contre le danger du bolchevisme athée. » Il ne nie pas le rôle joué par le régime nazi dans sa lutte antibolchevique : « Le Saint-Siège ne nie pas que le gouvernement actuel de l’Allemagne a efficacement éliminé le communisme en tant qu’organisation publique […] en tout cas il apprécie tout effort honnête vers l’ordre et la paix. » Cependant, il demande au régime nazi de se méfier des dérives anticléricales, mais ne l’accuse pas : « En examinant avec précision le texte de l’encyclique, le gouvernement se rendra compte qu’il simplement de constater l’existence de ces manœuvres sans que pour autant la direction de État en tant que tel soit assimilée à ces manœuvres. » Seule une minorité du parti est visée : « Il suffit de connaître la littérature et la rhétorique de certaines personnalités dirigeantes et organes du mouvement national-socialiste et des groupements idéologiques qu’elles patronnent pour faire la regrettable constatation que les précisions données dans l’encyclique sont conformes à la réalité. Il appartient au gouvernement d’éliminer les anomalies relevées, ce que tendent à confirmer les déclarations de hautes personnalités de l’État faites à des représentants de l’Église. Le gouvernement n’a pas encore jusqu’ici mis lui-même cette possibilité à profit. » Il déclara que tant que l’Allemagne respectait le concordat, il n’y avait aucun problème à ce que les catholiques soutiennent le régime : « Tant que ce principe [non-laïcité de l’État Allemand] sera reconnu et mis en pratique par le gouvernement allemand, les conflits de conscience entre les devoirs du chrétien et ses devoirs de fidélité de citoyen resteront exclus. » On ne peut parler de l’Encyclique sans évoquer le Handbuch der religiösen Gegenwartsfragen (Manuel des questions religieuses actuelles, sous-titré : Avec la recommandation de l’ensemble de l’Épiscopat allemand.) Dans ce livre paru en 1937, Mgr Conrad Gröber déclarait : « La conséquence de cet envahissement de la race par l’étranger se manifesterait principalement par une atteinte à l’essence originelle de notre civilisation. L’afflux de races étrangères (l’immigration excessive) déforme sa nature propre. […] Du fait que chaque peuple assume la responsabilité de son heureux maintien, et que l’apport de sang totalement étranger représente toujours une menace pour le caractère historiquement préservé d’un peuple, il s’ensuit qu’on ne saurait contester à aucun peuple le droit de maintenir l’acquis intégral de sa race ni celui de prendre les mesures qui doivent le lui assurer. La religion chrétienne exige seulement que les moyens appliqués ne contreviennent à la loi morale ni à la justice naturelle. » On est loin de la collaboration de l’épiscopat actuel avec l’immigration-colonisation.

Pape Pie XI, Non abbiamo bisogno (Encyclique)

Nous avons veillé à parler avec calme et sérénité et, en même temps, avec une totale clarté ; Nous ne pouvons pas cependant ne point Nous préoccuper des incompréhensions possibles, Nous ne disons pas de votre part, Vénérables Frères, et aujourd’hui plus que jamais, unis à Nous par les pensées et les sentiments, mais de la part du grand public. Et c’est pourquoi Nous ajoutons comme conclusion de tout ce que Nous venons de dire : Nous n’avons pas voulu condamner le parti et le régime comme tel.