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Novus Ordo Missae

Jean Guitton, Radio Courtoisie (19 décembre 1993)

L’intention de Paul VI en ce qui concerne la liturgie, ce qu’on appelle la vulgarisation de la messe, était de réformer la liturgie catholique de façon à ce qu’elle coïncide à peu de choses près avec la liturgie protestante, avec la Cène protestante. […] Je répète que Paul VI a fait tout ce qui était en son pouvoir pour rapprocher la Messe catholique de la Cène protestante. […] Je ne crois pas me tromper en disant que l’intention de Paul VI et de la nouvelle liturgie qui porte son nom est de demander aux fidèles une plus grande participation à la Messe, et de donner une place plus grande à l’Écriture, et une place moins grande à tout ce qui en elle est certains disent magique, d’autres parlent de Consécration transsubtantielle, et qui est la foi catholique. En d’autres termes, il y a en Paul VI une intention œcuménique d’effacer, ou au moins de corriger, d’atténuer, ce qu’il y a de trop catholique, dans le sens traditionnel, dans la Messe, et de rapprocher la Messe catholique, je le répète, de la Messe calviniste.”

Pape Saint Pie V, De Defectibus (Bulle)

Si le prêtre abrège ou charge la forme de la Consécration du Corps et du Sang, de telle façon que cette altération dans la formulation des paroles ne signifiât pas la même chose, il ne confère pas le Sacrement. Si, d’un autre côté, le prêtre ajoute ou retranche quoi que ce soit qui ne changerait pas le sens de la formule, le Sacrement est valide, mais le prêtre commettrait un grave péché.

Monseigneur Lefebvre, Sermon (29 août 1976)

Détruire l’Église par obéissance. Nous la voyons détruite tous les jours sous nos yeux : les séminaires vides, ce beau séminaire de Lille qui était rempli de séminaristes, où sont-ils ces séminaristes ? Qui sont-ils encore ces séminaristes ? Savent-ils qu’ils vont être prêtres ? Savent-ils ce qu’ils vont faire quand ils vont être prêtres ? Ah ! Et cela précisément parce que cette union voulue par les catholiques libéraux entre l’Église et la Révolution est une union adultère ! De cette union adultère ne peut venir que des bâtards. Et qui sont ces bâtards ? Ce sont nos rites. Le rite de la nouvelle messe est un rite bâtard. Les sacrements sont des sacrements bâtards. Nous ne savons plus si ce sont des sacrements qui donnent la grâce ou qui ne la donnent pas. Nous ne savons plus si cette messe nous donne le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ ou si elle ne les donne pas. Les prêtres qui sortent des séminaires ne savent plus eux-mêmes ce qu’ils sont. […] C’est cette volonté de dialogue avec les protestants qui nous a valu cette messe bâtarde, et ces rites bâtards. Les protestants nous ont dit : « Nous ne voulons pas de votre messe parce qu’elle comporte des choses incompatibles avec notre foi protestante, alors changez cette messe et nous pourrons prier avec vous, nous pourrons faire des intercommunions, nous pourrons recevoir vos sacrements, vous pourrez venir dans nos églises, nous, nous irons dans les vôtres, et tout sera fini, et nous aurons l’unité ». Oui, nous aurons l’unité, mais dans la confusion, dans la bâtardise. Nous ne voulons pas de cela. Jamais l’Église ne l’a voulu.

Pape Pie XII, Mediator Dei (Encyclique)

Il y a en effet, Vénérables Frères, des gens qui, se rapprochant d’erreurs jadis condamnées, enseignent aujourd’hui que dans le Nouveau Testament, le mot « sacerdoce » désigne uniquement les prérogatives de quiconque a été purifié dans le bain sacré du baptême ; de même, disent-ils, le précepte de faire ce qu’il avait fait, donné par Jésus-Christ à ses apôtres durant la dernière Cène, vise directement toute l’Église des chrétiens, et c’est par conséquent plus tard seulement qu’on en est arrivé au sacerdoce hiérarchique. C’est pourquoi, ils prétendent que le peuple jouit d’un véritable pouvoir sacerdotal, et que le prêtre agit seulement comme un fonctionnaire délégué par la communauté. À cause de cela, ils estiment que le sacrifice eucharistique est au sens propre une « concélébration », et que les prêtres devraient « concélébrer » avec le peuple présent, plutôt que d’offrir le sacrifice en particulier en l’absence du peuple.

Sacrée congrégation du Saint-Office, Monitum (24 juillet 1958)

Cette Suprême et Sacrée Congrégation a appris que dans une certaine traduction du nouvel ordo de la Semaine Sainte en langue vernaculaire, les mots « mysterium fidei » dans la forme de la consécration du calice, sont omis. Il a également été rapporté que certains prêtres omettent ces mots dans la célébration même de la messe. Ainsi, cette Suprême Congrégation prévient qu’il est impie d’introduire un changement concernant une matière si sacrée, et de mutiler ou d’altérer les éditions des livres liturgiques.

Pape Saint Pie X, Ex Quo Nono (Lettre)

Il est bien connu que l’Église ne possède aucun pouvoir d’innover quoi que ce soit en ce qui concerne la substance des sacrements.

Dietrich von Hildebrand, La vigne ravagée

En vérité, si l’un des démons de C. S. Lewis dans la « Tactique du diable » s’était vu confier de ruiner la liturgie, il n’aurait pas pu faire mieux.

Martin Luther, Contra Henrichum regem Angliae (Page 220)

Quand la messe sera renversée, je pense que nous aurons renversé la papauté ! Car c’est sur la messe comme sur un rocher que s’appuie la papauté tout entière, avec ses monastères, ses collèges, ses autels, ses ministres et sa doctrine. Tout s’écroulera quand s’écroulera la messe sacrilège et abominable.

Cardinaux Ottavianiet Bacci

Le nouvel Ordo Missae, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort diverses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impressionnant, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu’elle a été formulée au concile de Trente, lequel en fixant définitivement les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique (IIIa Question 60 Article 8)

L’intention de celui qui prononce ces paroles est requise au sacrement, comme nous le verrons plus loin. C’est pourquoi, s’il a l’intention, par cette addition ou ce retranchement, d’introduire un nouveau rite, non agréé par l’Église, le sacrement ne semble pas réalisé, car le ministre ne semble pas avoir l’intention de faire ce que fait l’Église.

Annibale Bugnini, L’Osservatore Romano (15 mars 1965)

Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c’est-à-dire pour les Protestants.

Saint Alphonse de Liguori, Œuvres complètes (Page 5)

La messe est le meilleur et le plus beau trésor de l’Église, selon ce qu’avait prédit le prophète Zacharie. Car, à la messe, le Verbe incarné se sacrifie au père Éternel, et se donne à nous dans le sacrement de l’Eucharistie, qui est la fin et le but de presque tous les autres sacrements. C’est ce qui fait dire à saint Bonaventure que la messe est l’œuvre dans laquelle Dieu met devant nos yeux tout l’amour qu’il nous a porté, et qu’elle est un abrégé de tous les bienfaits qu’il nous a accordés. C’est pour cela que le démon a toujours cherché à ôter du monde ce saint sacrifice par le moyen des hérétiques, en les établissant précurseurs de l’Antéchrist, lequel avant tout, s’efforcera d’abolir et abolira en effet le saint sacrifice de l’autel, en punition des péchés des hommes, selon la prédiction de Daniel.

Gérard Siegwalt, professeur de dogmatique à la faculté protestante de Strasbourg,

Rien dans la messe maintenant renouvelée ne peut gêner vraiment le chrétien évangélique.

Roger Mehl, théologien protestant,

Si l’on tient compte de l’évolution décisive de la liturgie catholique, de la possibilité de substituer au canon de la messe d’autres prières liturgiques, de l’effacement de l’idée selon laquelle la messe constituerait un sacrifice, de la possibilité de communier sous les deux espèces, il n’y a plus de raisons pour les Églises de la Réforme d’interdire à leurs fidèles de prendre part à l’Eucharistie dans l’Église Romaine.

Pape Saint Pie V, Quo primum tempore (Bulle)

Nous avons décidé et déclarons que les Supérieurs, Administrateurs, Chanoines, Chapelains et autres prêtres, de quelque nom qu’ils seront désignés, ou les religieux de n’importe quel ordre, ne peuvent être tenus de célébrer la messe autrement que nous l’avons fixé, et que jamais et en aucun temps, qui que ce soit ne pourra les contraindre et les forcer à laisser ce missel ou à abroger la présente instruction ou la modifier, mais qu’elle demeurera toujours en vigueur et valide, dans toute sa force […] Si cependant quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux Apôtres Pierre et Paul.

Benoît XVI, Théologie de la liturgie

La dévotion eucharistique, comme celle que l’on remarque dans les visites silencieuses des dévots à l’église, ne doit pas être considérée comme une conversation avec Dieu. Cela impliquerait en effet que Dieu soit présent là, en quelque sorte confiné. Une telle assertion révèle une incompréhension des mystères christologiques, du concept véritable de Dieu : elle répugne à la pensée sérieuse de celui qui connaît l’omniprésence divine. Aller à l’Église, pour rencontrer Dieu présent là, est un acte dépourvu de sens, que l’homme moderne rejette avec raison.

Julien Green, Ce qu’il faut d’amour à l’homme

Un jour que j’étais à la campagne avec ma sœur Anne, nous assistâmes à la messe télévisée, le curé du village étant absent ce dimanche-là. Je me souviens que tournant les pages de mon missel français, j’essayais de reconnaître sur l’écran quelque chose qui ressemblât à une messe. En vain. Ce que je reconnus, comme Anne de son côté, était une imitation assez grossière du service anglican qui nous était familier dans notre enfance. Le vieux protestant qui sommeille en moi dans sa foi catholique se réveilla tout à coup devant l’évidente et absurde imposture que nous offrait l’écran, et cette étrange cérémonie ayant pris fin, je demandai simplement à ma sœur : « Pourquoi nous sommes-nous convertis ? »

Troisième concile de Constantinople

Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à leurs prières, qu’ils soient destitués et privés de communion.

Monseigneur Klaus Gamber, La Réforme de la liturgie romaine, Histoire et Problématique

Une radicale rupture avec la tradition s’est consommée de nos jours avec l’introduction du Novus Ordo Missæ et des nouveaux livres liturgiques.

Monseigneur Lefebvre, Lettre aux catholiques perplexes

Pour préparer le Congrès eucharistique de 1981, un questionnaire a été répandu, dont la première question était celle-ci : « Entre ces deux définitions : « Saint Sacrifice de la messe » et « Repas eucharistique », laquelle adoptez-vous spontanément ? » Il y aurait beaucoup à dire sur cette façon d’interroger les catholiques en leur laissant en quelque sorte le choix et en faisant appel à leur jugement personnel dans une matière où la spontanéité n’a que faire. On ne choisit pas sa définition de la messe comme on choisit un parti politique. Hélas ! L’insinuation ne résulte pas d’une maladresse du rédacteur de ce questionnaire. Il faut s’en convaincre : la réforme liturgique tend à remplacer la notion et la réalité du Sacrifice par la réalité d’un repas. C’est ainsi qu’on parle de célébration eucharistique, de Cène, mais le terme de Sacrifice est beaucoup moins évoqué ; il a presque totalement disparu des manuels de catéchèse, comme de la prédication. Il est absent du Canon n° 2, dit de saint Hippolyte. Cette tendance rejoint celle que nous constations à propos de la Présence réelle : s’il n’y a plus de sacrifice, il n’y a plus besoin de victime. La victime est présente en vue du sacrifice. Faire de la messe un repas mémorial, un repas fraternel est l’erreur des protestants. Que s’est-il passé au XVIe siècle ? Précisément ce qui est en train de se passer aujourd’hui. Ils ont immédiatement remplacé l’autel par une table, ils ont supprimé le crucifix sur celle-ci, fait tourner vers les fidèles le « président de l’assemblée ». Le scénario de la Cène protestante se trouve dans Pierres Vivantes, le recueil composé par les évêques de France et que tous les enfants des catéchismes doivent obligatoirement utiliser : « Les chrétiens se rassemblent pour célébrer l’Eucharistie. C’est la messe… Ils proclament la foi de l’Eglise, ils prient pour le monde entier, ils offrent le pain et le vin… Le prêtre qui préside l’assemblée dit la grande prière d’action de grâces… » Or dans la religion catholique, c’est le prêtre qui célèbre la messe, c’est lui qui offre le pain et le vin. La notion de président est directement empruntée au protestantisme. Le vocabulaire suit le changement des esprits. On disait autrefois : « Monseigneur Lustiger célébrera une messe pontificale. » On m’a rapporté qu’à radio Notre-Dame, la phrase utilisée à présent est : « Jean-Marie Lustiger présidera une concélébration. » Voici comment on parle de la messe dans une brochure éditée par la Conférence des évêques suisses : « Le repas du Seigneur réalise d’abord la communion avec le Christ. C’est la même communion que Jésus réalisait durant Sa vie terrestre en se mettant à table avec les pécheurs, qui se continue dans le repas eucharistique depuis le jour de la Résurrection. Le Seigneur invite Ses amis à se rassembler et Il sera présent parmi eux. » Eh bien, tout catholique est obligé de répondre d’une façon catégorique : Non ! La messe, ce n’est pas cela. Ce n’est pas la continuation d’un repas semblable à celui auquel Notre-Seigneur convia saint Pierre et quelques disciples un matin, sur le bord du lac, après Sa résurrection : « Quand ils furent descendus à terre, ils virent qu’il y avait là un feu de braise avec du poisson dessus, et du pain… Jésus leur dit : Venez déjeuner. Aucun des disciples, sachant que c’était le Seigneur, n’osait Lui demander : Qui êtes-Vous ? Jésus arrive, prend le pain, le leur donne, et pareillement du poisson » (Jean XXI, 9-13). La communion du prêtre et des fidèles est une communion à la victime qui s’est offerte sur l’autel du sacrifice. Celui-ci est massif, en pierre ; s’il ne l’est pas, il contient au moins la pierre d’autel, qui est une pierre sacrificielle. On y a incrusté les reliques des martyrs, parce qu’ils ont offert leur sang pour leur Maître. Cette communion du sang de Notre-Seigneur avec le sang des martyrs nous encourage à offrir nous aussi nos vies. Si la messe est un repas, je comprends que le prêtre se tourne vers les fidèles. On ne préside pas un repas en tournant le dos aux convives. Mais un sacrifice s’offre à Dieu, pas aux assistants. C’est pour cette raison que le prêtre, à la tête des fidèles, se tourne vers Dieu, vers le crucifix dominant l’autel. On insiste à toute occasion sur ce que le Nouveau Missel des dimanches appelle « le récit de l’institution. » Le Centre Jean-Bart, centre officiel de l’évêché de Paris, déclare : « Au cœur de la messe, il y a un récit. » Encore une fois : Non ! La messe n’est pas une narration, elle est une action. Trois conditions indispensables existent pour qu’elle soit la continuation du Sacrifice de la Croix : l’oblation de la victime, la transsubstantiation qui rend celle-ci présente effectivement et non symboliquement, la célébration par un prêtre tenant la place du Prêtre principal qu’est Notre-Seigneur, et qui doit être consacré par son sacerdoce. Ainsi la messe peut-elle procurer la rémission des péchés. Un simple mémorial, un récit de l’institution accompagné d’un repas serait loin d’y suffire. Toute la vertu surnaturelle de la messe vient de sa relation au Sacrifice de la Croix. Si on ne croit plus à cela, on ne croit plus à rien de la sainte Église, l’Église n’a plus de raison d’être, il ne faut plus prétendre être catholique. Luther avait très bien compris que la messe est le cœur, l’âme de l’Église. Il disait : « Détruisons la messe et nous détruirons l’Église. »

Adrien Abauzit, Radio Athéna (3 janvier 2023)

– Suppression partielle de l’introït – Suppression du Psaume 42 – Suppression de 64% des oraisons – Modification dans un sens moderniste de la moitié des 36% restants – Suppression du Graduel – Suppression de l’Alléluia – Suppression du cycle de lecture Temporal – Modification du Canon – Modification du mode de réception de la Communion

Paul Scortesco, L’Église condamnée

Ah, quel abîme, quel schisme profond sépare Paul VI de saint Pie V ! Aucune continuité, aucune parenté entre la Bulle Quo primum tempore de saint Pie V qui a respecté même, comme le remarque Jean Madiran, les rites anciens, dominicain, lyonnais, ambrosien, avec la suppression totale de Paul VI, non seulement de la messe romaine, mais de ces rites mêmes ! Au nom de quoi ? D’un rite fabriqué par six protestants et un franc-maçon, Mgr Bugnini. Au nom de quoi encore ? Au nom de son « autorité qui vient du Christ ». Condamner l’Église de Jésus-Christ, avec son passé deux fois millénaire, au nom de Jésus-Christ ! Magnifique !

Concile de Trente (Canon 9, Session XXII, chapitre 9)

Si quelqu’un dit que le rite de l’Église romaine, où l’on prononce à voix basse une partie de la consécration, doit être condamné, ou que la Messe doit n’être célébrée qu’en langue vulgaire : qu’il soit anathème.

Pierre Guyon et Bruno Hirout, Combat pour la France (Pages 37-39)

En 1962, s’ouvre le concile Vatican II qui va faire basculer l’Église de toujours dans la fange moderniste et protestante. Ce funeste concile s’achèvera en 1965. Parmi toutes les horreurs et toutes les erreurs issues de ce concile, deux vont particulièrement déstabiliser et diviser l’Église : la réforme liturgique et la liberté religieuse. La réforme liturgique, c’est-à-dire l’adoption d’une nouvelle messe en rupture avec la messe qu’a toujours connue l’Église, va désacraliser le rite pour, petit à petit, transformer le saint sacrifice de la messe en une simple réunion de paroissiens, exactement comme peuvent le faire les protestants et les témoins de Jéhovah. Alors bien sûr, la messe traditionnelle d’aujourd’hui n’est pas exactement la même que les autres variations de messe qu’il y a eu à travers les siècles et les nations, mais comme l’explique très bien le MJCF dans le livre « La messe a-t-elle une histoire ? », il y a parfois eu des modifications qui permettaient de mettre un élément en valeur pour éviter des erreurs ou pour répondre à des hérésies, mais ces modifications étaient comme allumer une lumière dans le coin sombre d’une pièce pour mieux la voir, il ne s’agissait pas, comme l’a fait le concile Vatican II, de carrément changer de pièce et même de maison…

Cardinaux Ottaviani et Bacci – Bref examen critique du Novus Ordo Missae (1MO) Jean Vaquié – La révolution liturgique (1MO) Phazael – La

nouvelle messe

Raoul Naz*, *Dictionnaire de droit canonique

La communication est positive quand un catholique prend part à un culte infidèle, hérétique ou schismatique. Elle est négative dans l’hypothèse inverse, lorsque c’est un non-catholique qui participe à un culte catholique. La communication est à la fois active et formelle lorsqu’un catholique participe à un culte hétérodoxe avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques. La communication est passive et seulement matérielle lorsqu’un catholique assiste à une cérémonie d’un culte hétérodoxe, pour des raisons sérieuses fondées sur les convenances sociales, mais sans avoir l’intention de participer réellement à ce culte en y associant sa pensée. Une semblable participation équivaut à la profession d’une fausse religion et par conséquent au reniement de la religion catholique. Et même au cas où toute idée de reniement puisse être exclue, il demeure toujours trois très graves dommages:

  1. Le danger de perversion pour le catholique qui y participe.
  2. Le scandale, tant des fidèles qui en prennent motif pour mal juger de la personne qui traite avec les adversaires de la foi et peut-être même pour douter de la vérité de cette foi, tant des acatholiques eux-mêmes qui sont confirmés ainsi dans leur erreur.
  3. L’indifférentisme en matière de religion, c’est-à-dire l’approbation extérieure de croyances erronées et l’idée que l’expression externe de sa propre foi est chose négligeable.

Bibliographie

  • Abbé Anthony Cekada, La messe de Paul VI en question
  • Louis Salleron, La nouvelle messe, cinquante ans après