Jérémie XVII, 5
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Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme.
Pape saint Pie X, E Supremi
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Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le Fils de Perdition dont parle l’Apôtre n’ait déjà fait son avènement parmi nous. Si grande est l’audace et si grande la rage avec lesquelles on se rue partout à l’attaque de la religion, on bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l’homme avec la divinité ! En revanche, et c’est là, au dire du même Apôtre, le caractère propre de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur, en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu. C’est à tel point que, impuissant à éteindre complètement en soi la notion de Dieu, il secoue cependant le joug de sa majesté et se dédie à lui-même le monde visible en guise de temple, où il prétend recevoir les adorations de ses semblables. […] Et c’est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c’est de ramener le genre humain à l’emprise du Christ. Toutefois, pour que le résultat réponde à nos espérances, il faut par tous les moyens et au prix de tous les efforts, déraciner entièrement cette monstrueuse et détestable iniquité propre au temps où nous vivons et par laquelle l’homme se substitue à Dieu.
Abbé Joseph Lémann, La religion de combat
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Sans Dieu, puis contre Dieu, telles sont donc les étapes que la secte fait parcourir à la démocratie: mais dans quel but? que poursuit le plan sectaire ? Ce but : Substituer à la Divinité, l’Humanité ; à Dieu, l’homme. Dieu n’est plus, l’homme le remplace ! N’est-ce pas l’insolence de l’usurpation ? L’usurpation, en effet, forme le fond de la malice humaine, depuis le péché. Le paganisme antique avec ses mille dieux aux formes humaines a été l’accaparement, l’absorption, de la divinité dans l’humanité ; mais l’audace moderne tente une entreprise plus nettement usurpatrice : la supplantation directe de Dieu par l’homme. Plus de détours : Dieu est de trop ; l’Homme-Dieu est de trop ; l’Église de Dieu est de trop ; ce que l’homme veut, c’est lui-même ; c’est lui seul. La Divinité ayant été balayée, apparaîtra l’Humanité ! Dans un âpre désert de l’Orient, au milieu d’un buisson qui brûlait sans se consumer, l’Éternel avait révélé son nom au pâtre qui fut Moïse : « Je suis Celui qui suis; tu diras aux enfants d’Israël que Celui qui est t’envoie vers eux. » Ô terre de l’Orient, murmure le plan sectaire, tu prétends avoir entendu cela ; Arabie, pays de l’encens, tu as envoyé cette révélation, avec tes parfums, dans toutes les directions de la terre ; mais l’Occident, lui, comme un robuste travailleur en pleine possession de lui-même, avec ses bras noircis par le travail, avec les flots de fumée de ses chars de feu, l’Occident apporte au monde une autre révélation que voici : Dieu n’est pas, mais l’homme est ; il est à lui-même son Dieu, et c’est à lui de se créer sa félicité.
Pape saint Pie X, Forts dans la Foi (N°37, Page 34)
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Il faut combattre le crime capital de l’âge moderne qui prétend sacrilègement substituer l’homme à Dieu.
Pape Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis (Encyclique)
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Ainsi, Vénérables Frères, la doctrine des modernistes, comme l’objet de leurs efforts, c’est qu’il n’y ait rien de stable, rien d’immuable dans l’Église. Ils ont eu des précurseurs, ceux dont Pie IX, notre prédécesseur, écrivait : ces ennemis de la révélation divine exaltent le progrès humain et prétendent, avec une témérité et une audace vraiment sacrilèges, l’introduire dans la religion catholique, comme si cette religion n’était pas l’œuvre de Dieu, mais l’œuvre des hommes, une invention philosophique quelconque, susceptible de perfectionnements humains.
Paul VI, Gaudium et Spes
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Croyants et incroyants sont généralement d’accord sur ce point : tout sur terre doit être ordonné à l’homme comme à son centre et à son sommet.
Paul VI, Homélie (7 décembre 1965)
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L’Église du Concile, il est vrai, s’est beaucoup occupée de l’homme, de l’homme tel qu’en réalité il se présente à notre époque, l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce qui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité. […] Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme
Paul VI, Angélus (7 février 1971)
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Honneur à l’homme, honneur à la pensée, honneur à la science, honneur à la technique, honneur au travail, honneur à la hardiesse humaine ; honneur à la synthèse de l’activité scientifique et du sens de l’organisation de l’homme qui, à la différence des autres animaux, sait donner à son et à son habileté manuelle des instruments de conquête ; honneur à l’homme, roi de la terre et aujourd’hui prince du ciel.
Jean-Paul II, Ut Unum Sint (Encyclique)
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La disposition au dialogue se situe au niveau de la nature de la personne et de sa dignité. Du point de vue philosophique, une telle position se rattache à la vérité chrétienne exprimée par le Concile sur l’homme : en effet, il est la « seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même » ; l’homme ne peut donc « pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même ». Le dialogue est un passage obligé sur le chemin à parcourir vers l’accomplissement de l’homme par lui- même, de l’individu de même que de toute communauté humaine. Bien que le concept de dialogue semble mettre au premier plan le moment cognitif (dia-logos), tout dialogue comporte de soi une dimension globale et existentielle. Le sujet humain tout entier y est impliqué ; le dialogue entre les communautés engage de manière particulière en chacune d’elles sa qualité de sujet.
Paul VI, Audience (28 juillet 1971)
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La dignité de l’homme ! Nous ne serons jamais en mesure de l’apprécier et de l’honorer en suffisance.
Daniel Raffard de Brienne, L’envers des droits de l’homme (Pages 361-362)
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Jean XXIII franchira une étape essentielle en approuvant dans Pacem in terris, le 11 avril 1963, cette Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. Il déclare : « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale. Cette Déclaration reconnaît solennellement à tous les hommes, sans exception, leur dignité de personne. » Désormais tout sera fondé sur la dignité de l’homme, une dignité qui n’est plus due à sa vocation surnaturelle et à sa Rédemption par le Christ, mais à sa nature temporelle qui est, on le sait, une nature déchue. C’est là un renversement de la doctrine qui aboutit au « Vous serez comme des dieux » du péché originel. On rappelle les déclarations de Paul VI. « Nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme ». Ou encore : « Toute la richesse doctrinale du Concile ne vise qu’à une chose : servir l’homme ». La révolution conciliaire était alors accomplie. On peut lire dans la constitution Gaudium et spes de Vatican II : « L’Église, en vertu de l’Évangile qui lui a été confié, proclame les droits de l’homme ». Nous y sommes.