Saint Athanase, Lettre aux fidèles d’Alexandrie
Ajouter à
Même si les catholiques fidèles à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui sont la véritable Église de Jésus-Christ.
Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Encyclique)
Ajouter à
Jésus-Christ a ordonné aux Apôtres et aux successeurs perpétuels des Apôtres d’instruire et de gouverner les peuples : Il a ordonné aux peuples de recevoir leur doctrine et de se soumettre docilement à leur autorité. Mais ces relations mutuelles de droits et de devoirs dans la société chrétienne, non seulement n’auraient pas pu durer, mais n’auraient même pas pu s’établir sans l’intermédiaire des sens, interprètes et messagers des choses. C’est pour toutes ces raisons que l’Église, dans les saintes Lettres, est si souvent appelée un corps, et aussi le corps du Christ. Vous êtes le corps du Christ. Parce que l’Église est un corps, elle est visible aux yeux ; parce qu’elle est le corps du Christ, elle est un corps vivant, actif, plein de sève, soutenu qu’il est et animé par Jésus-Christ qui le pénètre de Sa vertu à peu près comme le tronc de la vigne nourrit et rend fertiles les rameaux qui lui sont unis. Dans les êtres animés, le principe vital est invisible et caché au plus profond de l’être, mais il se trahit et se manifeste par le mouvement et l’action des membres : ainsi le principe de vie surnaturelle qui anime l’Église apparaît à tous les yeux par les actes qu’elle produit.
Matthieu XVI, 18
Ajouter à
Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.
Saint Augustin, Discours sur le Psaume LXXI
Ajouter à
Les infidèles croient que la religion chrétienne doit durer un certain temps dans le monde, puis disparaître. Elle durera donc autant que le soleil : tant que le soleil continuera à se lever et à se coucher, c’est-à-dire tant que durera le cours même des temps, l’Église de Dieu, c’est-à-dire le corps du Christ, ne disparaîtra point du monde.
Pape Léon XIII, Caritatis Studium (Encyclique)
Ajouter à
Dans la foi de Pierre il n’y a rien d’insuffisant, rien d’obscur, rien d’imparfait, rien contre quoi puissent prévaloir ces mauvaises doctrines et ces opinions perverses qui sont comme les portes de l’enfer.
Pape Pie XI, Mortalium Animos (Encyclique)
Ajouter à
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l’Église ne subsiste aujourd’hui et toujours, mais aussi qu’elle ne subsiste pas absolument la même qu’aux temps apostoliques ; – à moins que nous ne voulions dire – à Dieu ne plaise ! – ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu’il s’est trompé quand il affirma que les portes de l’enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18).
Lionel Lindsay, Catéchisme de controverse (Page 24)
Ajouter à
Le Sauveur annonce à Pierre que les épreuves les plus terribles vont bientôt fondre sur les Apôtres et qu’ils seront criblés comme le froment, mais il ajoute : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point et toi, à ton tour, confirme tes frères. » La foi de Pierre, grâce à la prière de Jésus, ne saurait donc défaillir : en d’autres termes, elle sera inébranlable et ainsi il pourra affermir ses frères, les chrétiens, dans la foi.
Saint Thomas d’Aquin, Catena Aurea
Ajouter à
Héritier légitime de cette foi et de cette confession, vous veillez avec soin, très saint-Père, à ce que la lumière de la divine sagesse inonde les cœurs des fidèles, et repousse les folles inventions des hérétiques, qui sont appelées avec raison les portes de l’enfer.
Jacques-Bénigne Bossuet, Histoire des variations des églises protestantes
Ajouter à
Il faut bien se garder de croire que les erreurs, quelle qu’elle soit, puisse détruire l’Église et en interrompre la suite ; elles y viennent pour la réveiller, et faire qu’elle entende mieux ce qu’elle croyait.
Mgr Bernard Bartmann, Précis de théologie dogmatique
Ajouter à
L’Église a reçu de son divin fondateur la promesse d’une durée indestructible jusqu’à la fin du monde. C’est pourquoi, dans ce sens, elle est perpétuelle. En affirmant cette perpétuité de l’Église, on n’exprime, en soi et à proprement parler, que son existence continuelle. Elle ne périra jamais, son existence ne sera pas non plus interrompue. Cela est déjà une perfection, mais qui n’exclut pas nécessairement toute imperfection. Des royaumes terrestres et des religions non chrétiennes pourraient également avoir une durée pareille. Mais ils éprouveraient au cours des temps, en raison des circonstances et des influences étrangères, des changements intérieurs et extérieurs, si bien que tout au moins en considérant ces changements, on ne pourrait pas parler d’une durée continuelle. Si donc l’on veut parler de la durée indestructible de l’Église, au sens parfait et strict, il faut immédiatement ajouter un autre élément, l’immutabilité. Il faut ces deux éléments pour constituer la notion d’indéfectibilité. L’immutabilité ajoute à la perpétuité un élément essentiel. C’est elle qui est la raison de la durée continuelle ; bien plus, elle est la raison de toutes les autres propriétés et caractéristiques de l’Église. Elle indique en effet que l’Église est immuablement une, sainte, catholique et apostolique, telle qu’elle a été établie au commencement par son fondateur. L’Église est perpétuelle et immuable, tant dans sa forme extérieure que dans sa forme intérieure. Elle l’est par rapport à sa constitution extérieure et visible, à sa hiérarchie et à sa primauté. Elle l’est par rapport à son essence interne, à sa foi et à sa doctrine. Ni sur un point ni sur l’autre, l’Église ne peut se démentir. Cette indéfectibilité n’est pas seulement accidentelle et effective ; elle est intérieurement nécessaire, en tant qu’elle a été voulue par le Christ ; aussi, ce n’est pas une indéfectibilité que les membres de l’Église peuvent présumer, c’est une donnée nécessaire de l’essence de l’Église, garantie dans la foi. La cause de cette indéfectibilité est en premier lieu le Saint‑Esprit. Il a précisément été envoyé à l’Église, avec ce but de constituer son principe intérieur et permanent de vie jusqu’à la fin du monde. Les causes secondaires sont l’ordre hiérarchique institué par le Christ, particulièrement la primauté, ainsi que les ordonnances immuables établies par le Christ, concernant le culte commun (messe, sacrements). Si l’on résume la vie intérieure complète de l’Église dans l’unique foi de l’Église universelle, alors son indéfectibilité est causée et garantie par l’infaillibilité de son magistère. Il faut faire les réserves suivantes : cette perpétuité et cette immutabilité n’ont été données à l’Église que par rapport à ses éléments essentiels, et, par suite, les changements accidentels dans l’Église ne sont pas seulement possibles, mais encore effectifs. Bien plus, ils sont d’une certaine manière nécessaires, car l’Église est un organisme vivant et il est dans la nature d’un organisme vivant de se développer et de se fortifier dans des formes de vie changeantes. Et cela s’applique tant à la vie intérieure qu’à la vie extérieure de l’Église : il suffit d’un coup d’œil sur l’histoire de l’Église pour s’en convaincre. Les adversaires de cette vérité de la durée immuable de l’Église sont toutes les sectes qui veulent établir une nouvelle religion modifiée, à la place de l’Église, sous prétexte de la perfectionner et de l’améliorer. Certaines de ces sectes, comme celle des montanistes, rêvaient d’un troisième royaume, l’ère nouvelle du Saint‑Esprit ; d’autres utopistes du Moyen‑Age rêvaient d’un Évangile éternel ; d’autres admettaient trois Églises successives : l’Église pétriniste (catholique) ; l’Église pauliniste (protestante) et l’Église johannique (dans l’avenir). Cette dernière Église est d’ordinaire conçue comme une libre Église de l’Esprit, sans aucun ordre hiérarchique. Il n’y a que quelques protestants à admettre que l’Église johannique existe déjà dans l’Église grecque. Parmi les décisions ecclésiastiques, il faut citer ici la condamnation d’une proposition du Synode de Pistoïe qui affirme que, dans les derniers siècles, il s’est produit dans l’Église un obscurcissement général des vérités importantes de la foi et des mœurs, comme le Christ l’a annoncé. Cette proposition a été déclarée hérétique (Denz., 1501). De même fut condamnée une proposition de Quesnel, dans laquelle il attribuait à l’Église des signes manifestes de sénilité (Denz., 1145). Dans ces derniers temps, il faut signaler des erreurs semblables des modernistes qui affirment une modification intérieure et extérieure de l’Église : « La constitution organique n’est pas immuable, mais la société chrétienne, comme toute société humaine, est soumise à une évolution perpétuelle » (Denz., 2053). Il a déjà été question (t. 1er) de la doctrine moderniste d’un changement continuel du dogme (Denz., 2054, 2058, 2065). La preuve d’Écriture se trouve déjà dans les Prophètes. Ils caractérisent la nouvelle alliance, que doit fonder le Messie, comme éternelle, et son royaume, comme un royaume qui n’aura pas de fin (Cf. Is., 9, 6 sq. ; 55, 3 sq. ; 61, 8 sq. ; Jér., 31, 31-36 ; 32, 40. Dan., 2, 44 ; 7, 14. Os., 2, 19. Ps 88, 36-38). Aussi cette durée perpétuelle de la Nouvelle Alliance est annoncée par l’Ange au moment de l’entrée du Seigneur dans le monde : « Il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son royaume n’aura pas de fin » (Luc, 1, 32 sq. Cf Hébr., 12, 27 sq.) Jésus lui‑même a exprimé cette vérité sous différentes formes. « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Math., 16, 18). « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Math., 28, 20). « Il vous enverra un autre consolateur, l’Esprit de vérité, afin qu’il demeure avec vous éternellement » (Jean, 14, 16). Dans la parabole de l’ivraie parmi le bon grain, il dit que les deux semences doivent croître jusqu’au temps de la récolte ; et ce temps, c’est la fin du monde (Math., 13, 24-43). Les Apôtres exposent la même doctrine. Déjà, dans l’image paulinienne de l’Église corps du Christ, se trouve cette conception que, de même que le Christ éternel ne sera jamais dépourvu de son corps mystique, de même le corps ne sera jamais privé de sa tête (Cf. 1 Cor., 12, 12 sq. Eph., 1, 22 sq. ; 4, 13. Col., 1, 18 sq.) Dieu veut « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim., 2, 4). Cette vérité par laquelle tous les hommes doivent être sauvés n’est autre que la vérité que le Christ a transmise à ses Apôtres et par eux à son Église. « L’Église du Dieu vivant est la colonne et la base de la vérité » (1 Tim., 3, 14 sq.). Les Pères sont aussi nets. S. Athanase écrit : « Sous le nom de trône du Christ, comprends l’Église ; car c’est sur elle qu’il se repose. Par conséquent, l’Église du Christ brillera et illuminera l’univers et durera éternellement comme le soleil et la lune. » (Exp. in Ps. 88, 38). S. Jean Chrysostome : « Il est plus facile d’éteindre le soleil que de détruire l’Église. » (Hom. 4 in illud : Vidi Dominum, 2 : M. 56, 122). S. Augustin : « Personne ne détruit, au ciel, le plan de Dieu ; personne ne détruit, sur la terre, l’Église de Dieu. » (Ep. 43, 9, 27). De son temps déjà, il y avait des gens qui disaient : « Cette Église, qui se compose de tous les peuples, n’existe déjà plus, elle est anéantie. c’est ce que disent ceux qui ne vivent pas en elle. Quelle affirmation éhontée : cette Église n’est plus, parce que tu n’es plus en elle ? ». Il emploie ensuite les termes les plus durs pour stigmatiser l’opinion de ceux qui prétendent que l’Église est anéantie : « Cette voix abominable, détestable, pleine de présomption et de fausseté, qui n’a pour base aucune vérité, qui n’est éclairée par aucune sagesse, ni pondérée par aucune prudence, qui est vaine, qui est téméraire, qui est précipitée, qui est pernicieuse, a été prévue par l’Esprit de Dieu » (In Ps. 101, sermo 2, 8 : M. 37, 1309). De même S. Ambroise : « C’est Pierre lui‑même à qui il a dit : Tu es Pierre, etc. Par conséquent, là où est Pierre, là est l’Église : là ou est l’Église, il n’y a pas de mort, mais la vie éternelle. Et c’est pourquoi il ajoute : et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. » (Enar. in Ps. 40, 30 : M. 14, 1082). D’après S. Jérôme, « L’Église fondée sur le rocher ne sera ébranlée par aucune tempête, ne sera renversée par aucun mauvais temps. » (In Is., 4, 6 : M. 24, 74). S. Léon Ier écrit : « De même que demeure ce que Pierre a cru dans le Christ, de même demeure ce que le Christ a institué en Pierre. » (Sermo 3, de natali Petri et Pauli, 2 : M. 54, 146). La raison théologique de la durée immuable de l’Église est empruntée à la notion chrétienne de Dieu. Les promesses de Dieu ne peuvent pas ne pas se réaliser. Cela ne veut pas dire qu’on doive entendre cette réalisation au sens fataliste et que les membres de l’Église, particulièrement les prêtres, doivent s’en remettre à Dieu seul du soin de maintenir l’Église, sa foi et ses mœurs. Il en va ici comme dans les effets de la Providence en général. Dieu les produit ordinairement par les causes secondes. Sans doute l’Église universelle est certainement conservée par l’influence de Dieu, mais la permanence des Églises particulières dépend, à un degré important, de la coopération des fidèles. Des parties importantes de l’Église ont été perdues par la faute des fidèles et par la faute des prêtres, dont la part n’est pas la moindre.