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Fideon

Extra Ecclesiam nulla salus

Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies

Il ne faut pas chercher entre autres la vérité qui peut être facilement obtenu à partir de l’Église en elle, comme dans un riche trésor, les apôtres ont placé tout ce qui a trait à la vérité, afin que chacun puisse boire cette boisson de la vie. Elle est la porte de la vie.

Saint Fulgence de Ruspe, La Règle de la foi

Ceci, tenez le ferme et n’en doutez jamais : non seulement tous les païens, mais aussi tous les Juifs et tous les hérétiques et schismatiques qui terminent leur vie présente en se trouvant en dehors de l’Église catholique, sont en route pour le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges.

Pape Saint Grégoire (1er) le Grand, Morales sur Job (XIV, 5)

La sainte Église Catholique enseigne que Dieu ne peut être véritablement adoré que dans son sein, elle affirme que tous ceux qui en sont séparés ne seront pas sauvés.

Saint Augustin, Sermon au peuple de Césarée

Un homme ne peut se sauver si ce n’est dans l’Église catholique. En dehors de l’Église catholique, il peut tout avoir, sauf le salut. Il peut avoir l’honneur (être évêque), il peut avoir les sacrements, il peut chanter l’Alléluia, il peut répondre Amen, il peut tenir l’Évangile, il peut avoir et prêcher la foi au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, mais jamais il ne peut trouver le salut si ce n’est dans l’Église catholique

Symbole de Saint Athanase

Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

Saint Augustin, Sermons

Seule l’Église Catholique est le Corps du Christ […] en dehors de ce corps, l’Esprit-Saint ne vivifie personne […] c’est pourquoi ils n’ont pas l’Esprit-Saint, ceux qui sont en dehors de l’Église.

Origène, Homélies sur Josué

Que personne donc ne s’illusionne, que personne ne se trompe lui-même : hors de cette demeure, c’est-à-dire hors de l’Église, personne n’est sauvé ; celui qui en sort est lui-même responsable de sa mort.

Pape Pie VIII, Litteris altero (Encyclique)

Le dogme le plus ferme de notre religion, c’est que hors de l’Église personne ne peut être sauvé.

Pape Innocent III, Concile du Latran (Constitution 1)

Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé.

Pape Clément V, Concile de Vienne (Décret n ° 30)

A la vérité, parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle personne n’est sauvée, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam (Bulle)

La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, elle hors de laquelle il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés.

Saint Cyprien de Carthage, L’unité de l’Église catholique

Quiconque se sépare de l’Église véritable, pour se joindre à une secte adultère, renonce aux promesses de l’Église. Les promesses du Christ ne sont pas pour celui qui abandonne son Église. Cet homme est un étranger, un profane, un ennemi. Non, on ne peut avoir Dieu pour Père si on n’a pas l’Église pour Mère. Au temps du déluge, pouvait-on se sauver hors de l’arche de Noé ? De même aujourd’hui, hors de l’Église, le naufrage est certain.

Pape Léon X, Vème Concile du Latran (Session 11)

Il n’existe en effet qu’une seule Eglise universelle incluant réguliers et séculiers, prélats et sujets, exempts et non exempts, hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur et une seule foi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (Encyclique)

Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de notre pontificat, nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur nous n’avions qu’un seul désir : qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Cette assurance solennelle, nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette lettre encyclique, où nous avons célébré la louange du « grand et glorieux Corps du Christ », les invitant tous et chacun de toute notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions intimes de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec nous dans le seul organisme du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Encyclique)

Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique.

Pape Pie XII, Lettre du Saint-Office à l’Évêque de Boston

C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Église a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Église ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre

Saint Grégoire de Naziance, Carmen de Vita Sua

Quant à ce qui est de la foi, l’ancienne Rome, dès le principe comme aujourd’hui, poursuit heureusement sa course, et elle tient l’occident tout entier dans les liens de la doctrine qui sauve

Pape Léon XII, Ubi Primum (Encyclique)

Il est impossible au Dieu Très-Haut, qui est Lui-même la Vérité, le Meilleur, le plus sage nourricier, et le rétributeur des hommes bons, d’approuver toutes les sectes qui professent des faux enseignements qui se trouvent la plupart du temps inconstants les uns avec les autres et contradictoires entre eux-mêmes, et d’accorder la récompense éternelle à leurs membres…de foi divine, nous professons un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême. C’est pourquoi nous professons que, hors de l’Église, il n’y a pas de salut.

Pape Innocent III, Lettre à l’archevêque de Tarragone

Nous croyons de tout notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, non celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé.

Pape Eugène IV, Concile de Florence (Cantate Domino)

La très sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent devenir participants de la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25,41) à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, que pour eux seuls jeûne, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique.

Pape Grégoire XVI, The Papal Encyclicals (Volume 1 Page 229)

Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle.

Saint Ambroise de Milan, Commentaire sur le Psaume 40

Là où est Pierre donc, il y a l’Église. Là où l’Église est il n’y a pas la mort, mais la vie éternelle. Bien que beaucoup se disent chrétiens, ils usurpent le nom et n’auront pas la récompense.

Abbé Marziac, Soleil levant ou soleil couchant ?

Et ici, Fils chéris et vénérables Frères, il faut rappeler de nouveau et blâmer l’erreur très grave où sont malheureusement tombés quelques catholiques : ils croient que les hommes vivants dans l’erreur et séparés de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent parvenir à la vie éternelle. Cela est tout à fait contraire à la doctrine catholique. Nous le savons et vous le savez, ceux qui souffrent d’une ignorance invincible à l’égard de notre très sainte religion, et qui observent avec soin la loi naturelle et ses préceptes gravés par Dieu dans le cœur de tous, qui sont disposés à obéir à Dieu, qui mènent une vie honnête et juste, ceux-là peuvent, par l’efficacité de la lumière divine et de la grâce, acquérir la vie éternelle ; puisque Dieu, qui voit parfaitement les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, les scrute et les connait, ne souffre pas, dans sa bonté et dans sa clémence souveraines, que quelqu’un qui n’est point coupable d’une faute volontaire soit puni par des supplices éternels. Mais parfaitement connu aussi est le dogme catholique : hors de l’Église catholique nul ne peut être sauvé, et les contumaces rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Église, ceux qui demeurent opiniâtrement hors de l’unité de cette Église et séparés du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui la garde de la vigne a été confiée par le Sauveur, ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel.

Le petit catéchisme de Québec (1858)

– Peut-on être sauvé hors de l’Église catholique, apostolique et romaine ? – Non, hors de l’Église il n’y a point de salut. – Que faut-il donc penser de toutes ces sectes qui sont séparées de l’Église catholique ? – Il faut regarder toutes les sectes séparées de l’Église catholique, comme autant d’institutions humaines, et de fausses religions, qui ne servent qu’à égarer les hommes, et qui ne sauraient les conduire à Dieu.

R. P. Marin de Boylesve, L’Église et le pape (Page 3)

Personne, il est vrai, ne peut être sauvé sans la foi au Dieu sauveur et par conséquent sans la connaissance d’un Dieu fait homme et mort en croix pour racheter le monde. Et ainsi la foi aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption est essentielle au salut. Mais celui qui ne connaît pas l’Église ou qui prend une Église fausse pour la véritable, n’ira pas loin sans s’égarer sur le dogme de l’Incarnation. Bientôt (l’expérience l’a montré) il méconnaîtra le Sauveur même, et Jésus-Christ pour lui ne sera plus ni Dieu ni Sauveur. Les Arius, les Nestorius, les Eutychès, les Pélage, les Manès, les Luther, les Calvin n’auraient pas eu tant de disciples, si l’Église eût été mieux connue de ceux que ces hérésiarques séduisirent en se donnant eux-mêmes pour les docteurs légitimes, c’est-à-dire pour la véritable Église. Or il n’est pas une de ces hérésies qui ne retranche plus ou moins à la doctrine du Sauveur, quand elle ne va pas jusqu’à méconnaître sa nature, sa personne et sa divinité même. Il importe donc souverainement de bien savoir ce que c’est que l’Église et de la distinguer nettement de tout ce qui n’est pas elle. Que j’ignore un article de foi, que je me trompe sur un dogme, je ne suis pour cela ni infidèle, ni incrédule, ni même hérétique. Pourvu que je me tienne prêt à soumettre mon opinion au jugement de l’Église, à condamner ce qu’elle condamne, à croire ce qu’elle enseigne, mon ignorance, mon erreur même ne compromettent pas mon salut. Car par le fait même que ma résolution est de garder inviolablement la foi de l’Église, c’est en Jésus-Christ et à Jésus-Christ, chef, docteur et maître de l’Église, que je crois. Mais quand je serais doué du plus brillant génie, de la science la plus vaste, de la plus haute sagesse, quand j’aurais sur Dieu, sur son Verbe, les aperçus les plus sublimes et les plus profonds, si je ne suis pas enfant et membre de l’Église, si je ne reconnais pas son autorité, ou si en matière de religion j’en reconnais une autre, dès lors je n’appartiens pas à Jésus-Christ, je ne crois pas : ma damnation est certaine. Tout ceci sera démontré. Nous devions le dire d’avance pour attirer l’attention sur ce mot ou plutôt sur la grande chose que signifie ce mot : l’Église. Cette question n’est donc pas une de celles que l’on puisse laisser aux disputes de l’école : c’est un point capital. L’indifférence sur ce sujet ne serait pas seulement un crime, ce serait une folie.

Paul VI

De plus, parmi les éléments ou les biens par l’ensemble desquels l’Église se construit et est vivifiée, plusieurs et même beaucoup, et de grande valeur, peuvent exister en dehors des limites visibles de l’Église catholique : la Parole de Dieu écrite, la vie de grâce, la foi, l’espérance et la charité, d’autres dons intérieurs du Saint-Esprit et d’autres éléments visibles. Tout cela, qui provient du Christ et conduit à lui, appartient de droit à l’unique Église du Christ. De même, chez nos frères séparés s’accomplissent beaucoup d’actions sacrées de la religion chrétienne qui, de manières différentes selon la situation diverse de chaque Église ou communauté, peuvent certainement produire effectivement la vie de grâce, et l’on doit reconnaître qu’elles donnent accès à la communion du salut. En conséquence, ces Églises et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique.

Jean Paul II, Dominus Iesus (Déclaration, 6 août 2000)

Les Églises qui, quoique sans communion parfaite avec l’Église catholique, lui restent cependant unies par des liens très étroits comme la succession apostolique et l’Eucharistie valide, sont de véritables Églises particulières. Par conséquent, l’Église du Christ est présente et agissante dans ces Églises, malgré l’absence de la pleine communion avec l’Église catholique, provoquée par leur non–acceptation de la doctrine catholique du Primat, que l’Évêque de Rome, d’une façon objective, possède et exerce sur toute l’Église conformément à la volonté divine.

Jacques-Bénigne Bossuet*, *Élévations sur les Mystères, méditations et autres textes

Comment est-ce que les docteurs ferment la porte du Ciel ? En débitant de fausses maximes, en mettant l’erreur en dogme. […] Un autre moyen de la fermer, c’est de la faire trop large, pendant que Jésus-Christ l’a fait étroite. Car dès là, ce n’est plus la porte que Jésus-Christ a ouverte : c’en est une autre que vous ouvrez de vous-même : et parce qu’elle est plus aisée, vous faites abandonner l’autre qui est véritable.

Bibliographie

  • R.P. Édouard Hugon, Hors de l’Église point de salut ?