Louis Veuillot, L’Illusion libérale (Chapitre IX)
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Jésus-Christ est le roi du monde, il parle au monde par son Prêtre, et les décrets de ce Prêtre, étant l’expression des droits royaux de Jésus-Christ, sont éternels. Ils ne s’appliquent pas à un temps, mais à tous les temps ; à une société, mais à toutes les sociétés ; à quelques hommes, mais à tous les hommes. Et comme ils sont dictés suivant la nature même de l’Humanité par le Créateur même de l’Humanité, partout la société humaine en a besoin, partout son instinct les appelle à force de cris, de gémissements, de troubles renaissants, d’inénarrables douleurs ; car en dehors de leur empire, rien de bon n’existe, ou rien de bon n’a la plénitude et l’assurance de la vie. C’est pourquoi il n’est point de temps, point de société, point d’homme de qui les fidèles du Christ ne doivent, lorsqu’ils le peuvent, exiger quelque forme d’obéissance aux décrets du prêtre de Jésus-Christ roi du monde. Les enfants du Christ, les enfants du Roi, sont des rois. Ils forment une société absolument supérieure, qui doit s’emparer de la terre et y régner pour baptiser tous les hommes et les élever à cette même vie surnaturelle, à cette même royauté et à cette même gloire que leur a destinés le Christ. Ils doivent tendre à ce but, parce que la domination universelle du Christ réalisera seule l’universelle fraternité. Car la liberté due à l’homme est d’atteindre sa fin surnaturelle, qui est d’aller au Christ ; et l’on ne vit jamais que la société des disciples du Christ qui reconnût les hommes pour égaux et frères.
Pape Pie XI, Quas Primas (Encyclique)
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Les États apprendront par la célébration annuelle de cette fête du Christ-Roi que les gouvernants et les magistrats ont l’obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d’obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l’ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l’ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles ; car sa dignité royale exige que l’État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l’établissement des lois, dans l’administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs.
Bibliographie
- Action Familiale et Scolaire, Étude sur le Christ-Roi
- Père Miguel Ayuso, Le Christ Roi – Théologie, philosophie et politique