Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre (Page 266)
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Le cinéma, la pieuvre mondiale des cerveaux… toute la pourriture… autant de ventouses à pourriture que de salles obscures !
Michel Clouscard, La Bête sauvage
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Le cinéma est l’art du capitalisme. […] Le cinéma est un moment décisif dans l’histoire de l’esthétique… et des modes de production. Entre le potentiel de l’imaginaire et la réalisation cinématographique, le rêve et la réalité, le désir et son objet, le projet subjectif et la marchandise culturelle, il n’y a plus de distance mais rapport d’expression immédiat. On ne peut plus rêver, comme le roman a pu le permettre. Celui-ci a été l’art de l’interprétation, des possibles…, de l’ineffable. Il a inventé… le romanesque : la quête d’une mise en contenu propre à la liberté de chacun. […] La lecture du roman est un acte, du sujet-lecteur. Le sujet-spectateur est totalement passif. Le travail de l’imaginaire n’a plus à être fait. Il est consommé. […] Le cinéma est la production du modèle culturel qui met en relation d’engendrement réciproque l’imaginaire et la marchandise (celle qui est spécifique du nouveau marché, le marché du désir). Il tient les deux bouts : le rêve et la réalité, l’esthétique et le marché, l’utile et l’agréable. Il permet aussi d’interdire l’autre, l’ailleurs, l’authentique imaginaire, tout ce qui n’est pas la culture de la technologie cinématographique. Il fait oublier le rêve, du passé, et il interdit tout autre désir, de l’avenir. Ainsi procède l’idéologie monopoliste : elle créé un temps, un vécu, sans mémoire et sans avenir.
Georges Duhamel, Scènes de la vie future
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C’est un divertissement d’ilotes, un passe-temps d’illettrés, de créatures misérables, ahuries par leur besogne et leurs soucis. C’est, savamment empoisonnée, la nourriture d’une multitude que les Puissances de Moloch ont jugée, condamnée et qu’elles achèvent d’avilir. Un spectacle qui ne demande aucun effort, qui ne suppose aucune suite dans les idées, ne soulève aucune question, n’aborde sérieusement aucun problème, n’allume aucune passion, n’éveille au fond des cœurs aucune lumière, n’excite aucune espérance, sinon celle, ridicule, d’être un jour « star » à Los Angeles. Le dynamisme même du cinéma nous arrache les images sur lesquelles notre songerie aimerait s’arrêter. Les plaisirs sont offerts au public sans qu’il ait besoin d’y participer autrement que par une molle et vague adhésion. Ces plaisirs se succèdent avec une rapidité fébrile, si fébrile même que le public n’a presque jamais le temps de comprendre ce qu’on lui glisse sous le nez. Tout est disposé pour que l’homme n’ait pas lieu de s’ennuyer, surtout ! Pas lieu de faire acte d’intelligence, pas lieu de discuter, de réagir, de participer d’une manière quelconque. Et cette machine terrible, compliquée d’éblouissements, de luxe, de musique, de voix humaines, cette machine d’abêtissement et de dissolution compte aujourd’hui parmi les plus étonnantes forces du monde. J’affirme qu’un peuple soumis pendant un demi-siècle au régime actuel des cinémas américains s’achemine vers la pire décadence. J’affirme qu’un peuple hébété par des plaisirs fugitifs, épidermiques, obtenus sans le moindre effort intellectuel, j’affirme qu’un tel peuple se trouvera, quelque jour, incapable de mener à bien une œuvre de longue haleine et de s’élever, si peu que ce soit, par l’énergie de la pensée. J’entends bien que l’on m’objectera les grandes entreprises de l’Amérique, les gros bateaux, les grands buildings. Non ! Un building s’élève de deux ou trois étages par semaine. Il a fallu vingt ans à Wagner pour construire la Tétralogie, une vie à Littré pour édifier son dictionnaire. Jamais invention ne rencontra, dès son aurore, intérêt plus général et plus ardent. Le cinéma est encore dans son enfance, je le sais. Mais le monde entier lui a fait crédit. Le cinématographe a, dès son début, enflammé les imaginations, rassemblé des capitaux énormes, conquis la collaboration des savants et des foules, fait naître, employé, usé des talents innombrables, variés, surprenants. Il a déjà son martyrologe. Il consomme une effarante quantité d’énergie, de courage et d’invention. Tout cela pour un résultat dérisoire. Je donne toute la bibliothèque cinématographique du monde, y compris ce que les gens de métier appellent pompeusement leurs « classiques », pour une pièce de Molière, pour un tableau de Rembrandt, pour une fugue de Bach… Toutes les œuvres qui ont tenu quelque place dans ma vie, toutes les œuvres d’art dont la connaissance a fait de moi un homme, représentaient, d’abord, une conquête. J’ai dû les aborder de haute lutte et les mériter après une fervente passion. Il n’y a pas lieu, jusqu’à nouvel ordre, de conquérir l’œuvre cinématographique. Elle ne soumet notre esprit et notre cœur à nulle épreuve. Elle nous dit tout de suite tout ce qu’elle sait. Elle est sans mystère, sans détours, sans tréfonds, sans réserves. Elle s’évertue pour nous combler et nous procure toujours une pénible sensation d’inassouvissement. Par nature, elle est mouvement ; mais elle nous laisse immobiles, appesantis et comme paralytiques. Beethoven, Wagner, Baudelaire, Mallarmé, Giorgione, Vinci – je cite pêle-mêle, j’en appelle six, il y en a cent, voilà vraiment l’art. Pour comprendre l’œuvre de ces grands hommes, pour en exprimer, en humer le suc, j’ai fait, je fais toujours des efforts qui m’élèvent au-dessus de moi-même et qui comptent parmi les plus joyeuses victoires de ma vie. Le cinéma parfois m’a diverti, parfois même ému ; jamais il ne m’a demandé de me surpasser. Ce n’est pas un art, ce n’est pas l’art.
Angelus Silesius
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Tu te nourris d’images alors que toi-même tu es Image. Comment penses-tu donc pouvoir subsister ?
Joël Stein, juif,
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Los Angeles Je n’ai jamais été aussi bouleversé par un sondage de ma vie. Seul 22% des Américains croient maintenant que « les industries du cinéma et de la télévision sont peu ou prou dirigés par des Juifs », en baisse de près de 50% par rapport à 1964. L’Anti-Defamation League, qui a publié les résultats du sondage, voit dans ces chiffres une victoire contre les stéréotypes. Mais en fait, cela montre seulement à quel point l’Amérique est devenue stupide. Les Juifs dirigent Hollywood. À quel point Hollywood est-il juif ? Lorsque les chefs de studio ont publié une annonce pleine page dans le Los Angeles Times il y a quelques semaines pour exiger que la Screen Actors Guild règle son contrat, la lettre ouverte a été signée par : News Corp. Président Peter Chernin (juif), Paramount Pictures Président Brad Grey (juif), Walt Disney Co. Directeur Général Robert Iger (juif), Président de Sony Pictures Michael Lynton (surprise, juif néerlandais), Warner Bros. Président Barry Meyer (juif), CBS Corp PDG Leslie Moonves (donc juif, son grand-oncle était le premier Premier ministre d’Israël), le président de la MGM Harry Sloan (juif) et le directeur général de NBC Universal Jeff Zucker (juif). Celui qu’ils visaient dans cette annonce était le président du SAG, Alan Rosenberg (devinez). La réfutation cinglante à l’annonce a été écrite par le super-agent de divertissement Ari Emanuel (juif de parents israéliens) sur le Huffington Post, en Israël, qui appartient à Arianna Huffington (pas juive et qui n’a jamais travaillé à Hollywood.) Les juifs sont si dominants, j’ai dû parcourir tous les postes pour trouver six gentils dans des positions élevées dans des entreprises de divertissement. Quand je les ai appelés pour parler de leur incroyable réussite, cinq d’entre eux ont refusé de me parler, apparemment par peur d’insulter les juifs. Le sixième, Charlie Collier, président de l’AMC, s’est avéré être juif.
Bibliographie
- Hervé Ryssen, Satan à Hollywood
- Mathew Alford, Hollywood Propaganda : Final Cut